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  • Cherchons despote éclairé

    Les dernières élections ont entériné un état de fait qui dure maintenant depuis quelques années : la vie politique en France est décidée par environ 20% de la population, celle qui a intérêt à faire perdurer un système à son seul bénéfice : politiciens progressistes (y compris de la prétendue droite), média mainstream, hauts fonctionnaires, pouvoir juridique.
    Les candidats aux élections peuvent être élus et maintenus indéfiniment à leur poste par de petites minorités, représentant à peine plus de 10% de l'électorat.
    Il n'y a pas d'autre raison à l'abstention : ni le covid ni un prétendu je-m'en-foutisme n'en sont l'explication. Seulement le fait que 20% de la population peut décider à l'avance du résultat de l'élection, des candidats qui seront désignés et de qui en bénéficiera.
    Ce système qui détruit le sens du vote mais qui en conserve toutes les apparences extérieures est non seulement la négation de la démocratie mais il en est une démolition encore plus profonde et encore plus perverse que ne le serait une dictature assumée.
    C'est la raison pour laquelle de plus en plus de Français seraient prêts à une dictature : celle-ci aurait au moins l'avantage de ne pas rajouter l'hypocrisie et l'apparence de la morale à un despotisme devenu évident.
     
     

  • Les rentiers de la république

    La France est à l'heure du grand dégoût, d'une nausée que je partage avec la plupart de mes compatriotes.

    Ceux qui trouveraient matière à se réjouir du scrutin d'hier n'ont rien compris à la situation du pays. Les rentiers de la république vont se trouver confortés dans l'idée qu'ils peuvent se maintenir indéfiniment au pouvoir, dans le seul intérêt de leurs petites castes respectives.

    Que les petites combines et arrangements continuent de marcher et continueront toujours.

    L'on pourrait à la limite acquiescer à ce raisonnement cynique si la situation de la France le permettait : la politique emprunte souvent les voies peu glorieuses du mal nécessaire. Mais ce qui attend l'équipe qui prendra les leviers de l'exécutif dans un an - quelle que soit cette équipe - est un pays en état de sombrer sur la totalité du spectre politique : économie, insécurité, éducation nationale, culture… : il n'y a plus un seul axe de gouvernement qui ne soit gravement sinistré.

    Un exécutif digne de ce nom en 2022 devra à la fois faire preuve d'un très grand courage dans tous les domaines régaliens et d'une inspiration invoquant ce qui réside au plus profond de l'identité française et du génie français.

    Nous atteignons le point où l'histoire devient tragique, où la croisée des chemins ne peut être manquée, parce que notre pays joue sa survie.

    Et jusqu'à maintenant, nous ne voyons que des boutiquiers pour faire face à cette situation.

    29 06 21

    Marc Rameaux