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09/06/2011

Quelques questions.

Au-delà de l’élection présidentielle, de fortes tensions agitent la droite. Elles concernent les législatives de 2012 et surtout les municipales de 2014.

Face au silence médiatique, au défaut de crédibilité et à la division des opposants actuels à la gauche, solidement installée aux commandes de nos régions et de nos villes, la droite s’agite.

Le fonctionnement des fédérations UMP est vivement critiqué et la défection de militants s’accélère.

Alors nous nous posons une première question : Quelle pourrait être la clé de la reconquête et, y a-t-il quelque part des équipes locales en mesure de la conduire ?

Et puis vient la seconde : une liste « dissidente », libérée de la pression des « notables », plus ouverte, au-delà des clivages de partis peut-elle véritablement émerger ?

Bref, que faire, avec qui et comment, sachant que toutes les compétences seront utiles pour faire gagner la France, ses régions et ses villes, que l’enjeu et le défi qui nous sont adressés sont formidables ?

Qui va prendre la responsabilité du changement, de la connection entre des aspirations souvent contradictoires ? Qui va tenter l’aventure du rassemblement autour d’une « plateforme de gouvernement local », en porter le projet, sa mise en oeuvre  et les actes qui en découleront ?

Il n’y aura pas de « campagne non-violente », violence que le Front National a jusqu’ici, canalisée, régulée, contenue.

La précision des menaces : Europe, mondialisation, insécurité, chômage, islamisation etc…et le niveau, la nature de l’enjeu sont tels que seuls ceux qui portent un idéal républicain et national fort seront en mesure de l’emporter.

Y aura-t-il beaucoup de volontaires élus, sortant de l’UMPS, pour se joindre à Marine et s’organiser autour de la « Droite Nationale » ?

Nous n’en savons encore rien, et nous nous demandons si cela est souhaitable, alors que s’installe entre eux un climat « affairiste » lourd et détestable, que les citoyens pleurent  sur leurs illusions perdues et que la colère enfle ?

Le peuple estime qu’il n’est plus possible de faire confiance aux politiciens. Selon eux, quels que soient les vainqueurs, ils appliqueront le programme de la mondialisation élaboré par le F.M.I. Programme qui implique chômage, pouvoir d’achat en baisse, insécurité, perte de l’identité et de l’indépendance nationale, renoncement aux retraites, prestations sociales et emploi stable.

Et dans ce cas, la guerre civile devient une prospective réaliste

Alors quels « scénarios » de « Reconquista » pour la France et tous les Français ?

Pour le savoir, nous nous sommes, à l’occasion des cantonales, rapprochés, entre autres, de certains représentants locaux de la droite, espérant être utiles dans leur action sur le terrain.

Sans vouloir porter de jugement de valeur sur les uns et les autres, nous avons pu constater que l’énergie, la volonté de reconquérir les territoires perdus fait encore défaut pour nombre d’entre eux, y compris ceux de la Droite nationale.

Les effectifs de la résistance sont encore largement insuffisants et trop différenciés idéologiquement pour espérer donner à Marine en 2012, en cas d’élection à la présidence de la République, le soutien local nécessaire pour qu’un réseau d’élus développe régionalement un « programme commun ».

Ils ne nous semblent pas, pour beaucoup de ceux que nous avons rencontré, acquis à la nécessité de passer à une attitude et des comportements plus combatifs, plus rassembleurs et plus médiatiques.

En Alsace, par exemple, et à Strasbourg en particulier, la droite a été de tout temps majoritaire ; seule l’incompétence, l’incurie, le clientélisme de certains de ses représentants a permis que la gauche s’installe durablement au pouvoir.

Ce pouvoir, il faudra l’arracher à ceux qui défendront pied à pied leurs réseaux, leurs privilèges et prébendes.

Le parti de l’UMP sera-t-il présent aux régionales et aux municipales en cas d’échec de son leader national ?

Un Front National, débarrassé de ses vieux démons, qui deviendrait fort et rassembleur, peut-il alors porter cet espoir ?

Sommes nous prêts à le soutenir, personnellement, avec force et conviction ? Ses représentants locaux seront-ils à même de nous accepter parmi eux, avec nos différences, et de nous aider à les aider ?

Voilà quelques unes des questions qui nous précèdent, en quelque sorte, et auxquelles il nous faudra répondre dés à présent. 

Collectif 12  Alsace 

CARILLO Hervé

herve.carillo@sfr.fr  

MITSCH Roger

roger.mitsch@free.fr

NERI Francis

fneri@noos.fr

…/…

 

 

18/05/2011

La gauche et la droite !

Ouf ! Voila l'article que j'attendais. Je m'apprêtais à l'écrire, moi qui suis un « sou(s) chien », un homme du peuple, un habitant d'HLM, un anonyme adhérent de base à l'UMP ! 

J'ai honte du silence de mon parti, j'ai honte pour le  parti socialiste, j'ai honte pour l'élite journalistique de mon pays, pour ses intellectuels à la BHL, pour sa justice de classe, j'ai honte devant l'Amérique que je n'aime pas beaucoup mais qui me donne une nouvelle leçon.

J'ai honte et j'ai la rage, je me dis : comment leur faire payer !

Je ne vois que Marine Le Pen qui ait osée dire la "réalité"...il me prend des envies de déchirer ma carte d'adhérent et de la rejoindre. Après tout qu’est ce que je risque ? Etre méprisé à ce point, cela ne semble pas possible !

Merci Jean-Patrick  

Francis NERI

Le cul du Parti socialiste - par Jean-Patrick Grumberg

Ils ont du cul, de la chance, au Parti socialiste. 

Ils trouvent des gogos, durement touchés par la crise, qui acceptent de croire que le parti de gauche, qui soutenait le candidat milliardaire DSK, peut les comprendre et les aider.

Grandissez et devenez adultes, les gogos. Regardez la débauche des derniers jours : sexe, fric et jet set. Vous allez vraiment voter pour cette gauche caviar diamants qui protège les nantis, Strauss Kahn, et crachent sur la classe défavorisée, la femme de ménage de l'hôtel ? 

Vous allez encore une fois vous réveiller, étonnés d'avoir élu un candidat (lequel, c'est du pareil au même) tout empli du mépris hautain des grands de ce monde pour le petit peuple. 

Les derniers évènements montrent que le bling bling de Sarkozy, en comparaison de la richesse du candidat socialiste DSK, dont le parcours semble être légèrement entravé, c'est de la bijouterie de pacotille ! Combien de journalistes en ont parlé, à part Drzz.fr ? Le New York Times, journal très à gauche mais d'un pays qui respecte la liberté d'expression, l'a fait. Il vient de publier le patrimoine immobilier de DSK et de sa femme, dans un article qu'il intitule "les contradictions d'un socialiste français". Je vous laisse le découvrir, sauf si vous me demandez de le traduire. Ca donne le tournis. Et je ne méprise pas l'argent et ceux qui le gagnent. 

Il se trouve hélas des français pour croire qu'à ce niveau de richesse, ces candidats peuvent encore comprendre les préoccupations de ceux qui, avec deux cent euros de plus, arriveraient à boucler leurs fins de mois. C'est décourageant. 

Avec l'affaire DSK, la gauche a montré combien elle est coupée, et depuis trop longtemps pour encore changer, des valeurs de coeur et de morale qu'elle a fait croire incarner. Elle s'est dévoilée plus proche de la morale des seigneurs que celles des peuples. 

Je ne sais pas si le PS verra son candidat élu au pouvoir en 2012. Ce que je sais, en revanche, c'est comment il transformera la justice française.

Nous aurons une justice de riches qui protège les puissants et bafoue les droits de la populace, réduite à se taire.

Nous aurons une justice qui ne met pas en garde à vue un membre de la caste, même accusé du crime de viol.

Nous aurons une justice qui revient quarante ans en arrière, lorsque la victime d'un viol était nécessairement une menteuse, une allumeuse qui a provoqué l'homme qu'on excuse de n'avoir pas résisté.

Nous aurons une justice ou les puissants seront au dessus des lois, libres de tout faire, car il se trouvera toujours un membre du clan pour éteindre les incendies.

Je n'invente rien. Ils l'ont déclaré eux même.

Que la justice américaine ait osé accuser un homme dont l'intelligence et le rang le place au dessus des lois, Badinter appelle cela une "défaillance"… il a été Ministre de la justice.

Elisabeth Guigou se dit "heureuse" de vivre dans un pays ou la justice protège les nantis. "Heureuse", soulagée, que la France n'ait pas le même système que les américains, qui traite sur le même pied d'égalité une simple servante et la crème du socialisme.

Chevènement décrit la justice américaine, qui a osé protégé la victime, et non l'élite, d'"infernale". Comme il fait partie de l'élite, on le comprend.

Trop c'est trop. 

Une telle débauche, venant de gens d'en haut et de si petite moralité, en si peu de temps, est proprement hallucinant. Ces gens méprisent à ce point le peuple, symbolisé par cette humble femme de ménage, qu'en cas de pépin, la vérité nue leur sort par tous les orifices.

Rien n'arrêtera cette classe politique puante, qui, juste après les faibles participations électorales, rabâche pendant vingt quatre heures que les politiques se sont coupés du peuple et doivent regagner sa confiance.

Jusqu'à Lang qui ose un "quoi, il n'y a pas mort d'homme" dans l'indifférence totale. A t-il songé un instant, ce sale type, à la douleur de la victime, francophone, lorsqu'elle entendra ses mots ? Faites preuve d'humanité et dites-lui pardon publiquement, Mr Lang.

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article :

© Jean-Patrick Grumberg pour Drzz.fr

 

17/05/2011

Vive la jupe !

"Lorsque mes sœurs, à Vitry ou ailleurs, portent des jupes, elles se font souvent traiter de putes. Elles bravent l'interdit en arborant trop de liberté et de féminité."

Sihem Habchi, Présidente de Ni Putes Ni Soumises.

Depuis que je n’y suis plus admis, car ma conception de l’Education et de la Socialisation ne convient pas aux syndicalistes et aux mandarins gauchistes de l’Education Nationale, j’ai cessé d’intervenir dans les établissements scolaires.  

J’y ai pourtant conservé quelques amis, et pour ne pas perdre le contact, je fais des surveillances d’examen.

Il faisait très beau la semaine précédente, et je surveillais un « BTS » dans un lycée d’une petite ville aux environs de Strasbourg.

Un joli parc, une petite rivière ombragée, un lycée tout neuf, un proviseur adjoint jeune et sympathique, une équipe souriante, compétente et, par-dessus tout çà, un soleil radieux.

Et c’est là que j’ai eu un coup au cœur : des jupes, encore des jupes, des courtes, des longues, des shorts, des chemisiers, des décolletés et tenez vous bien, pas le moindre voile !

Pas non plus de jeans informes, déchirés ou salis, de cheveux gras pendant lamentablement, mais des talons claquant dans les couloirs (çà ce n’est pas bon pour le silence exigé de l’examen), des chemisiers, de jolis décolletés, des mains soignées, et même du rouge à lèvres.

Je n’ai pas résisté ! A l’occasion d’une pause, j’ai interrogé quelques-unes de ces jeunes filles, espérant, sans trop y croire, qu’elles n’obéissaient pas seulement à une nouvelle mode.

Je n’ai pas été déçu : des réponses précises et sans ambiguïté :

Absence de provocation, rien à voir avec un signal sexuel adressé aux garçons (bien que là je sois un peu sceptique), mais la manifestation de sa féminité, un progrès vers la liberté de la femme.

Une seule, très jolie, très entourée, de famille probablement aisée vu la qualité des vêtements portés, m’a affirmé le faire en toute conscience politique et « féministe », ce qui fit rire le garçon qui l’accompagnait. Pour lui, seul le « jeans » était un uniforme féministe, du moins pour celles qui voulaient que la femme ressemble en tout point à l’homme. Je les ai laissés à leur débat.

Ces jeunes filles m’ont enfin parlé du film : « la journée de la jupe » et, tenez vous bien, je n’en avais jusqu’alors pas entendu parler, sinon sur la site de Riposte laïque, sous la plume de Christine TASIN…J’avoue ne pas y avoir prêté grande attention car j’ai sous estimé son impact, j’avais tort ! Je devrais peut être regarder un peu plus la télé !  

Je me suis rattrapé, et ma foi, j’ai retenu un commentaire d’Isabelle Adjani sur le film qui me semble résumer l’essentiel : « La modernité, c’est la jupe ou le pantalon ? Ce fut le pantalon, c’est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c’est quand même embêtant. C’était inimaginable avant le phénomène de l’intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile. »

Je me suis interrogé : Comment vont réagir les caïds de la banlieue, infectée par une idéologie machiste ?

J’ai posé la question à une professeur. Elle était très indécise et craignait des débordements, se demandant même s’il ne fallait pas interdire la mini-jupe pour ne pas « provoquer ».   

Ce qui m’a fait penser aux colonels Grecs qui avaient fait de même !

Pour éviter ce problème, en avril 2010, le collège privé Saint Joseph, à Gap (Hautes-Alpes), a trouvé lui aussi la "solution": la jupe est interdite au sein de l’établissement !

Et me voilà revenu à la réalité des représentations, et au « don » qu’il faut avoir pour approcher « sa » réalité.

Ces jeunes filles ont un Don, celui que l’on choisit d’avoir et qui change la vie.

Représentation, la vie n’est que représentation. Une histoire, un film…plein de bruit et de fureur…si nous le voulons ainsi. Plein de lumière autrement !

 Il y a cette salle de cinéma. On y joue « La journée de la jupe ». Vous avez envie de le voir car « on » vous en a parlé ! Vous sortez vos sous, car il faut comme au poker payer pour voir.

Vous entrez et vous regardez, vous « vivez » et vos yeux piquent car elle meurt à la fin ! La bobine s’est déroulée, il fallait bien que le temps s’écoule pendant que vous rêviez.

J’ai une leçon à tirer de cette histoire. Vous pouvez rêver votre vie, c’est ce que font ces jeunes filles, sans toujours en avoir conscience.

Vous êtes metteur en scène, acteur, caméraman, projectionniste, spectateur et plein d’autres choses encore et tout cela à la fois si vous voulez.

Vous faites jouer ce qu’il vous plaira sur l’écran noir de votre imagination.

Le plaisir partagé, c’est quand votre film est bon pour les autres aussi. Ils vont s’asseoir dans votre salle obscure et c’est peut être ce qui manque parfois à ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas rester seuls : quelqu’un qui vienne voir votre film.

Souvent, c’est parce que cette ou ces personnes ne trouvent pas leur propre film excellent.

Serait-ce le cas des islamistes, des financiers du CAC 40 et des mondialistes qui veulent nous faire voir le même film pour tous ?   

Si oui, faisons des tas de « films » différents et invitons les à les regarder avec nous.

Francis NERI