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24/08/2011

la Martine de Lille 11

J'aime bien le blog d'Yvan Rioufol. Il rentre de vacances et je n'ai pas manqué de l'informer de mes démélés avec Martine Aubry !

§

Bien le bonjour Monsieur Rioufol !

C’est déjà la rentrée, et nous sentons tous qu’elle sera chaude.

Pendant votre absence, Madame Aubry a fait des siennes. Elle n’est pas la seule bien entendu ; mais pour ce qui la concerne, elle s’en est pris à « la liberté de parole et de la confrontation des idées »

Comme vous, en beaucoup plus modeste, c’est pour la liberté d’expression et le débat d’idées que j’anime un blog : Le systémicien. Il a pour objectif de faire connaître et développer l’analyse systémique appliquée au plan politique, économique et social. Ce blog est si « confidentiel » qu’il est visité par environ 500 fidèles et une moyenne de 4000 visites/mois. Je l’ai créé il y a 7 ans et je n’ai jamais eu de difficultés avec qui que ce soit.

C’est pourtant moi « Petit Blogueur Strasbourgeois » qui fut choisi par Madame Aubry-Brochen pour faire les frais de son attaque en règle afin d’éliminer, dit-elle, des rumeurs la concernant elle et son époux.

Je suis assigné le 12 septembre au Tribunal de grande instance de Paris, pour avoir publié un texte, contribution d’un internaute ami.

Je suis poursuivi en tant que « directeur de publication » pour avoir, je cite : « enchaîné les diffamations envers particulier, envers citoyen chargé d’un mandat public et atteinte à la vie privée ».

Bien sûr, Madame Aubry et son époux Monsieur Brochen ne s’en prennent pas à ceux qui auraient « fabriqué » ces rumeurs qu’elle dit infondées, ni même à ceux qui les auraient « colportés » bien avant moi. Pour certains, elle se contente d’une sommation à leurs hébergeurs.

Pour ma part, je ne m’intéresse à l’évènement que le 11 juillet 2011 (date de la parution sur mon blog du texte incriminé, intitulé « La Martine de Lille »). Et encore parce qu’il s’agit d’une candidate à la magistrature suprême, qu’il me semblait bon de savoir qui elle est, au même titre d’ailleurs que les autres candidats. Enfin, le rédacteur est un ami, strasbourgeois comme moi, que je connais bien. Il propose un texte bref, bien documenté, qui n’est pas particulièrement « agressif » comparé à d’autres que j’ai lu sur internet.

Comme d’habitude, même si je ne partage pas l’intégralité des opinions et des allégations produites, je m’interdis de les commenter et de porter sur elles un « jugement de valeur ». Etant moi-même assez hostile au verbe « ETRE » trop réducteur à mon sens. Je laisse mes autres amis internautes « interagir »

Enfin, je trouvais étrange que des « rumeurs » qui circulaient depuis si longtemps n’aient jamais fait l’objet de recherches plus approfondies de la part des « journalistes d’investigation » et qu’elles n’aient jamais étés ni confirmées ni infirmées.

Madame Aubry ne perd pas de temps, le texte parait le 11 juillet, elle m’attaque le 21 !

Elle choisit un blogueur anonyme, d’un certain âge, en plein mois de juillet, espérant peut-être qu’il soit en vacances. Elle omet de le mettre en demeure de retirer le texte, comme elle le fait pour d’autres, plus expérimentés et plus médiatiques.

Elle espère probablement qu’il n’aura, pas ni la compétence, ni l’énergie, ni le temps, ni les moyens de se défendre. En plus elle ne l’assigne pas à Strasbourg, ni même à Lille, mais à Paris, fief d’un certain parisianisme où elle suppose probablement avoir un public qui lui est acquis.

J’ai pensé un moment renoncer à me défendre, songeant au pot de terre contre le pot de fer. Mais le choc émotionnel de l’assignation une fois dépassé, ainsi que l’angoisse de se savoir attaqué par une personne qui possède un grand pouvoir, qui prétend à la Présidence de mon pays, j’ai choisi de lutter et de ne rien céder à la peur. Et surtout pas ma liberté de penser et de m’exprimer.

J’ai bien fait, car à présent de nombreux amis me soutiennent moralement, parfois d’une manière excessive, mais au combien réconfortante.

Ils me communiquent des informations utiles pour ma défense et m’assistent même sur le plan financier, sachant que mes moyens sont limités.

Voilà, je voulais juste vous informer de cet « évènement » estival et vous dire que je ne regrette rien, que je ferai face malgré les insultes et les menaces que j’ai subies.

Me voilà, comme vous, entré véritablement en résistance, et ma foi je m’y sens très bien.

Bien à vous

Francis NERI        

12/08/2011

La Martine de Lille 9

La Martine de Lille 9

Après réflexion et une fois le choc émotionnel de l’assignation passé, je ne suis plus aussi  inquiet qu’au début par ces poursuites. En diffusant une chronique de mon ami Bertrand, j’ai la ferme conviction d’avoir utilisé la liberté d'expression, que nous reconnaît la loi. Nous pensons l’avoir fait de manière adulte, citoyenne et responsable et nous avons le sentiment de ne pas en avoir abusé, ce que la loi ne nous permet pas.

Mais puisqu'il y a doute, manifestement, puisque Mme Aubry se plaint, le mieux est en effet de laisser un juge indépendant, agissant "au nom du peuple", de... juger. C'est son métier et son indépendance est garantie. En tout cas chez nous bien plus que dans bien des pays du monde.

Alors sommes-nous en mesure de prouver ce que Bertrand a avancé ? Je crois que oui, mais est-ce bien nécessaire ?  Bertrand a des informations et manifestement, ce n'est pas des ragots. Faut-il pour autant  le démontrer, pour échapper à l'accusation de diffamation ?

J’avoue que personnellement cela me pose problème, je n’ai nulle envie de « m’acharner » sur Madame Aubry et son époux car sa vie privée et publique en serait complètement brisée, et franchement ce n’était pas dans mes objectifs.

Alors, même si ce que Bertrand et moi avons avancé est faux. Ça arrive, tout le monde peut de tromper, et la loi nous reconnaît ce droit - que : 

- 1/ lui et moi sommes de bonne foi

- 2/ il a écrit sans animosité

- 3/ il a mené une enquête réelle et sérieuse.

Alors même si ce que Bertrand dit de Mme Aubry et son époux ne peut être ni confirmé, ni infirmé, nous sommes de bonne foi, lui en l’écrivant, moi en le diffusant. Il a travaillé son billet sérieusement, je l’ai examiné sérieusement et diffusé dans l’intérêt général, et nous n'avons pas d'animosité envers elle.

Dans l’intérêt de tous et probablement dans l’intérêt supérieur de Madame Aubry et son époux, cette assignation devrait être retirée. 

La liberté d’expression resterait intacte, tout en rendant certains internautes plus attentifs à ce qu’ils postent, et l’avenir de Madame Aubry encore compatible avec celui de la République 

Francis NERI

12 Août 2011

PS: Merci à l'internaute qui m'a inspiré cette chronique.

10/08/2011

La Martine de Lille 8

Je me suis amusé à relier quelques informations relativement récentes sur notre affaire, du moins celles qui n’ont pas été éliminées par l’autocensure. Elles concernent Martine Aubry.

Mon premier sentiment c’est qu’elle n’a pas vraiment « envie d’y aller » à la présidentielle.

« Elle peut et sait tromper son monde, voire elle-même, avancer à couvert, comme si elle n’avait guère d’ambition. » dit le journal Marianne du 25 juin.

Alors d’ici à ce qu’elle m’ait attaqué juste pour se donner un prétexte pour ne pas y aller, je m’interroge !

Elle a peut être pensé qu’elle  n’avait pas « la maîtrise du temps » et qu’il fallait monter sur le ring pour en gagner : faire monter la pression médiatique, ne serait-ce que pour se mettre au pied du mur, pour voir si elle en était capable ou pas …ou alors pour masquer une absence de programme. C’est complexe…je ne l’ignore point. 

Le problème c’est qu’il faut être prudent avec « les relais d’opinion » et lorsque l’on « touche » un support, la rétroaction est instantanée…le plus souvent.

Quel visage offre t-elle à présent aux électeurs ? Je ne puis répondre à cette question, l’on pourrait prétendre que je n’ai pas l’objectivité nécessaire. Et puis est-elle en situation d’affronter le Président sortant ?

Enfin, n’est-elle pas depuis trop longtemps en « terrain miné » comme le prétend Gérard Andrieu dans Marianne du 25 juin qui ajoute :

« DSK listait lui-même ce qu’il appelait ses handicaps : l’argent, les femmes et la judaïté. Du coté d’Aubry, point besoin de gratter non plus. Ses proches se chargent eux-mêmes de répertorier ces histoires qui pullulent sur le net, que les français s’échangent par mail et que la campagne fera irrémédiablement resurgir.

Première de ces « affaires » : son mari, Jean-Louis Brochen , présenté comme l’avocat « salafiste », l’avocat des islamistes, l’avocat « halal » pour avoir défendu en 1993 des jeunes filles voilées exclues de leur lycée et, quelques années plus tard, un membre du gang de Roubaix. L’opération déminage a été soigneusement pensée. A l’été 2010, Jean-louis Brochen a fini par couper court à ces rumeurs. Le média choisi pour s’exprimer n’a rien d’anodin : il s’agit du site non-fiction.fr dirigé par Frédéric Martel, un ancien du cabinet d’Aubry au ministère de l’emploi.

Autre « affaire » récurrente : celle des créneaux horaires accordés à des femmes musulmanes à la piscine de Lille sud. Si, à l’origine elle déclarait voir là un moyen pour ces femmes de « s’émanciper », aujourd’hui elle confie à certains de ses interlocuteurs s’être fait avoir « par une association de femmes obèses » qui comptaient essentiellement des femmes musulmanes. Depuis, ce dispositif a été corrigé et les hommes ne seraient plus exclus.

Enfin la dernière « affaire » est sans doute la plus délicate. Il suffit pour en avoir connaissance de taper « Aubry » dans google. La deuxième suggestion faite par le moteur de recherche est « Aubry alcoolique », preuve que cette requête est parmi les premières chez les internautes.

Ses proches ont connaissance de ce qu’ils dénoncent comme une « odieuse rumeur », alimentée par des agents sarkozystes. Là encore, abordent d’eux-mêmes et sans détour le sujet. « C’est débile, je ne l’ai jamais vue saoule. Ce n’est pas une alcoolique », affirme un collaborateur. « C’est une connerie monumentale, explique un parlementaire. Ce n’est pas une ascète, elle aime le bon vin, les vins légers de Loire, mais dire qu’elle est alcoolique et qu’elle a fait des cures de désintoxication …

D’ailleurs si elle avait fait une cure de désintoxication, elle ne pourrait pas boire un verre du tout ».

Et c’est signé Gérard Andrieux.

Un peu plus loin il écrit : « Martine Aubry c’est Janus en politique. Tel le Dieu romain, elle possède deux visages. Celui de la responsable politique qui a envie d’en découdre le mardi matin et celui aussi, qui veut tout plaquer …le mardi soir !

Bref : « Seigneur occupez-vous de mes amis, mes ennemis je m’en charge » et puis comme propagation de « rumeurs », on ne fait pas mieux. Moi avec mes 500 amis j’ai l’air de quoi ?

Question : « Madame Aubry poursuit-elle Gérard Andrieux et Marianne pour « diffamations ». Si quelqu’un en a entendu parler qu’il me le fasse savoir, enfin je ne serai plus seul car, qu’à t-il fait de plus ou de moins que moi : relayer des « rumeurs » s’il s’avère qu’elles en soient ! Il a pourtant les moyens lui de vérifier ses informations, d’enquêter, c’est un vrai journaliste non ? Il aurait pu confirmer ou infirmer, non il « rapporte » c’est tout ! 

Tout çà n’est pas sérieux ! 

Francis NERI