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Le systémicien - Page 411

  • Héritage culturel et crise identitaire.

    La crise du désir « d’être et de devenir » au bénéfice de deux slogans de mai 68 : « Il est interdit d’interdire » et « Jouissons sans entraves » provoque la décadence de  « l’empire occidental » qui refuse de se perpétuer. 

    Conséquence N° 1 : si nous n’y prenons garde, l’avenir appartiendra aux barbares qui ont faim, prolifèrent, et recherchent un espace vital économique et écologique qui se rétrécie comme peau de chagrin.

    Conséquence N°2 : c’est à présent eux ou nous ! Il n’y aura pas d’accommodements raisonnables, en particulier avec les islamistes.

    En Occident, l’énergie libidinale, celle du désir, est dévoyée au profit des élites d’une société qui rejette clairement l’idée de son identité, de sa projection dans un futur construit à sa mesure, dans la niche environnementale qui l’a façonnée au cours des siècles et qu’elle a emménagée à son profit.

    Que va t-il devenir, cet Occident, sans ce désir de se perpétuer, de construire et de reconstruire un monde ? Va-t-il sombrer dans une jouissance perpétuelle de « consommation » ou s’échouer sur le récif des peuples conquérants qui veulent bénéficier de son héritage et se substituer à sa population ?

    Cette faillite identitaire et cette carence du désir sont voulues, fabriquées afin qu’elles se projettent dans le champ de la consommation et du libre-échangisme.

    Les codes et procédures sociales de reconnaissance sont détournés et accaparés par ceux qui détiennent le pouvoir médiatique et la notoriété. La grande masse des individus « socialisés » s’y conforme.

    En société, quelle soit occidentale ou orientale, la quête identitaire se poursuit sur le mode de la revendication d’appartenance. Elle engendre des rivalités et frustrations provoquées par la recherche aléatoire de l’identité, de la reconnaissance.

    Cette identité perdue, ce relativisme culturel, comporte un verso recherché par les élites qui nous gouvernent et qui espèrent ainsi mieux nous manipuler : la honte de nos origines, de notre passé, le rejet de nos « valeurs » judéo-chrétiennes en particulier.   

    Le rejet de notre identité, nos valeurs, nos codes sociaux, et même de nos lois, se manifeste aussi au plus haut degré politique, économique et social. Tout se vaut du moment que l’argent circule au niveau des prédateurs, en particulier financiers, qui nous régentent. 

    Cette élite mondialisée prône un relativisme culturel qu’elle veut universel.  Un humanisme « global » où les cultures et civilisations seraient indifférenciées et leurs valeurs équivalentes.
    Ce « chauvinisme » qui n’aurait plus rien d’occidental, c’est celui des « droits de l’homme » majoritairement encombrés de principes inégalitaires, sexistes et tribaux  qui règnent dans le camp des « barbares » et cela n’a plus rien à voir avec les valeurs universelles que les philosophes du siècle des lumières ont apporté au monde.

    Le concept de l’Homme Universel tel que le désirent les tenants de la mondialisation libérale est un mythe soigneusement dévoyé et entretenu par les « marchands » qui nous régentent et font de l’Homme une marchandise.

    Malheureusement, dans leur aveuglement, que je crois volontaire,  ils n’ont pas pris conscience que leurs alliés objectifs, les islamistes, « les roulent dans la farine ». Ces derniers disent eux-mêmes qu’ils sont les seuls à combattre la mondialisation et le retour aux valeurs familiales et tribales : la fameuse « singularité de l’Islam » qui régit ces sociétés traditionnelles par la charia.   

    Heureusement, il n’y a pas, il n’y aura j’espère jamais, d’Homme Universel ». Chaque homme, chaque femme est unique et porteur de son identité.

    Il et elle sont libres d’adhérer aux valeurs qui les concernent,  de se les approprier, de les perpétuer et de les faire respecter avec ceux qui, comme eux, les partagent.

    Ils sont libres aussi de combattre pour elles contre certains qui les trahissent et d’autres qui veulent imposer les leurs. 

    L’erreur, la grande faute des dirigeants français et européens de droite comme de gauche a été permettre le regroupement des familles et de vouloir satisfaire les revendications identitaires des groupes ethniques et traditionnels ayant migrés massivement en territoire occidental sur l’invitation du patronat. 

    A partir de 1973, les politiciens comme Jacques CHIRAC et V.G.E  ont  organisé le sacrifice des populations autochtones, alors que Georges Habache, le palestinien, et ses amis arabes affichaient déjà clairement leurs intentions dans une interview accordée à Oriana Fallaci en mai 1972 : « Il est nécessaire que la nation arabe entière entre en guerre avec l’Amérique et l’Europe. Qu’elle déclenche une guerre totale contre l’Occident. Et elle la déclenchera. Que l’Amérique et l’Europe sachent que nous sommes à peine au commencement du commencement. Que le plus beau est encore à venir. Qu’à partir de maintenant, il n’y aura plus de paix pour elles. Et ensuite, avancer pas à pas, millimètres par millimètres. Années après années. Décennies après décennies. Déterminés, obstinés, patients. Telle est notre stratégie. Une stratégie que nous élargirons par la conquête de vos territoires grâce à l’immigration que vous avez la bonté de nous faciliter. »    

    Les projets des Islamistes sont en train de se réaliser, plus personne ne peut raisonnablement le contester. Les musulmans enracinent, chez nous, leur identité et leur mode de vie et substituent leur population à la notre. 

    Allons nous nous laisser faire ? Notre propre mode de vie, notre héritage culturel ont été la résultante d’efforts considérables de la part de nos aïeux. Nous y sommes attachés car nous avons construit une société qui concilie la liberté individuelle et l’intérêt général. 

    Cette société n’est pas idéale, nous le savons, mais il nous appartient de la faire évoluer pour qu’elle continue à être pour nos enfants la meilleure des société possible, c’est de notre responsabilité et c’est notre devoir de rentrer en résistance contre ceux qui veulent nous le faire oublier. 

    C’est la raison pour laquelle nous sommes opposés à l’émergence d’une gouvernance mondiale, d’une humanité ayant perdu toute « singularité » grâce à l’effacement des différences, ce à quoi  se garde bien de souscrire la société islamique en territoire occidental. 

    Les conflits identitaires ne s’effaceront pas par le rejet de l’altérité, bien au contraire, et le métissage est une illusion d’optique, une tromperie qui permet tout au plus de faciliter l’immigration.

    Les islamistes se heurteront bientôt, très bientôt, à une simple alternative : rester Français en s’assimilant et cantonner leur religion à la sphère privée ou quitter la France et l’Europe le plus rapidement possible.

    Nous sommes pour encore un bon moment majoritaire et, la prise de conscience des autochtones se fait de plus en plus rapidement. Leurs réactions se manifesteront avec de plus en plus de fermeté envers les envahisseurs islamistes et leurs complices.

    Les prochaines échéances électorales devraient permettre un profond changement de stratégie envers la mondialisation et l’islamisation.

    Si cela ne se fait pas, alors que ceux qui croient prient le ciel que tout ne se termine pas en guerre civile et affrontements sanglants dont les musulmans seraient les principales victimes.        

    Francis NERI

     

     

     

     

  • Widad Belatel étudiante

    Strasbourg Capitale de l'Europe est une ville clé de la "Reconquista" Européenne. Il est d'ailleurs fortement question d'y tenir de nouvelles assises sur l'islamisation de nos pays, mais aussi sur les méfaits de la mondialisation et de sa connivence avec l'islamisme radical et conquérant.

    Monsieur Roland RIES, actuel Maire PS de Strasbourg doit son élection à l'indigence du tandem UMP qui le précédait et qui avait déjà largement engagé l'islamisation rampante de la citée.

    Le maire actuel n'en fini pas de courber l'échine devant les islamistes. et de faire le jeu de leurs complices du parlement Européen.

    Cela doit cesser.

    A Résistance Républicaine, en association avec d'autres groupes qui partagent majoritairement nos convictions, nous avons décidés de ne pas laisser Monsieur RIES conserver le pouvoir à Strasbourg et dans la Communauté Urbaine. Nous entendons le lui faire savoir et d'être les témoins objectifs de ses errements.

    Nous appelons tous ceux qui partagent notre indignation envers les irresponsables et les élites corrompues qui trompent  le peuple français à nous rejoindre et partager notre combat.

    Ci-dessous une lettre ouverte que nous vous prions de diffuser largement.

    Francis NERI   

                                                                                                              Monsieur Roland RIES

                                                                                                              Maire de Strasbourg

     Objet : Widad Belatel étudiante 

    Monsieur le Maire,

    Un article des Dernières nouvelles d’Alsace en date du jeudi 21 avril 2011 intitulé « Une étudiante algérienne expulsée » vient d’attirer notre attention.

    Widad Belatel étudiante en civilisation anglaise à l’université de Strasbourg, a été expulsée, semble t-il, vers l’Algérie.

    Cette expulsion est conforme au droit français et européen. Les voies de recours ont été respectées et la préfecture n’a pas renouvelé son titre de séjour étudiant.

    Que les éternels « bien-pensants » et politiquement corrects, comme le Réseau universités sans frontières, s’en prennent  aux représentants de l’autorité ou au Directeur du CROUS ne nous étonnent pas, nous sommes habitués à ce que ces individus incitent à la  transgression et la violation de nos lois, nos valeurs, nos codes sociaux,   

    Par contre ce qui a fait bondir et s’indigner nos adhérents, dont nombreux sont ceux qui, par leurs votes, vous ont permis d’accéder à la Mairie de Strasbourg, c’est l’inqualifiable comportement de votre colistier, militant et élu PS au conseil municipal, Monsieur Syamak Agha Babaei.

    Il semblerait que ce soit ce dernier qui ait conduit la fronde contre  les services de police, et tenu des propos inqualifiables envers l’autorité, l’Etat, le gouvernement.

    Monsieur le Maire, nous vous devons un certain respect en raison de la noblesse de votre fonction.

    Nous pensons toutefois devoir vous rappeler que vous-même et vos amis élus PS êtes tenus à un certain devoir de réserve et au respect de vos engagements envers vos concitoyens.

    Il ne semblerait pas que vous et les vôtres, y souscrivez véritablement. Aussi, vos électeurs ne manqueront pas de vous demander des comptes sur votre gestion économique, sociale, mais aussi sur votre volonté immigrationiste qui favorise la poussée islamique et que majoritairement ils ne partagent absolument pas.

    Vos administrés, en ne vous réélisant pas, souhaiteront vous éviter d’être tenté de construire de nouvelles mosquées, hammams ou écoles coraniques, en infraction avec la loi de 1905.

    Ils échapperont aussi à l’angoisse de voir s’accélérer, en raison de votre politique clientéliste envers les « baronnies » PS et associatives locales, la « délocalisation » interne et externe qui ruine nos entrepreneurs, appauvrit nos salariés et accélère la disproportion entre économie financière et économie réelle.

    Les prochaines échéances électorales verront apparaître un clivage qui ne passera plus vraiment par les partis comme le vôtre, leurs réseaux, leurs notables, leurs élites corrompues. 

    L'enjeu de 2012 est clair, la ligne de fracture passe entre ceux qui refusent la mondialisation néolibérale anglo-américaine, qui nous est imposée pour notre plus grand malheur, et ceux qui veulent des Etats forts et associés, capables de résoudre les problèmes que cette même mondialisation a créé.

    Une mondialisation prédatrice qui a favorisé l'émergence de l'islamisme radical et qui le démontre actuellement en favorisant un "printemps arabe" qui nous parait être, en fait, un printemps islamiste.

    Cette provocation, dont cet élu PS a endossé la responsabilité, permet à Résistance Républicaine et ses amis de vous informer qu’ils sont à la pointe du combat sur les deux fronts. La diversité de ses adhérents, qui appartiennent aussi bien à la droite la plus décidée  qu'à la gauche la plus dure, en est la preuve éclatante.

    Nous sommes dans le souffle de l'Histoire, et nous saurons l'utiliser au mieux pour nous rendre incontournables et peser, le moment venu, localement et nationalement, sur cette histoire en marche.

    D’ici là nous prenons bonne note de ce que nous considérons comme des comportements qui mettent en danger Strasbourg, la France et les Français. Le moment de rendre des comptes est proche et, nous serons au rendez-vous.

    Veuillez agréer, Monsieur le Maire nos respectueuses salutations.

    Francis NERI

    Responsable Résistance Républicaine Alsace

  • Front populaire

    Pour ceux qui ne sont pas encore abonnés au blog de Christine TASIN, Présidente de Résistance Républicaine, il m’a parut important de vous faire connaître le point de vue d’André Gerin, député communiste du Rhône.

    Vous verrez c’est décoiffant ! Mon père qui glorifiait 36 et le front populaire doit dans sa tombe se reconnaître et se réjouir. Quand à moi un adhérent de l’UMP je me reprends à espérer.  

    Je ne suis pas étonné de cette prise de position qui va, je le souhaite vivement, se généraliser. L'horizon politique, économique et social s'éclaircit peu à peu. L'enjeu de 2012 est clair, la ligne de fracture passe entre ceux qui refusent la mondialisation néolibérale anglo-américaine, qui nous est imposée pour notre plus grand malheur, et ceux qui veulent des Etats forts et associés, capables de résoudre les problèmes que cette même mondialisation a créé.

    Une mondialisation qui a favorisé l'émergence de l'islamisme radical et qui le démontre actuellement en favorisant un "printemps arabe" qui me parait être, en fait, un printemps islamiste.

    Résistance Républicaine est à la pointe du combat sur les deux fronts, et la diversité de ses adhérents qui appartiennent aussi bien à la droite la plus décidée  qu'à la gauche la plus dure en est la preuve éclatante. Nous sommes dans le souffle de l'histoire, à nous de l'utiliser au mieux pour nous rendre incontournables et de peser, le moment venu, sur cette histoire en marche.

    Francis NERI

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     Sortir de l’Euro, pour une Europe de la coopération entre des nations et des peuples souverains André Gérin

    A lire, sur son blog, le point de vue d’André Gerin, député communiste du Rhône

    Le peuple français a toujours éprouvé de la méfiance à l’égard de l’Europe, depuis le début de son histoire. Avec le traité de Maastricht en 1992, puis le projet de Constitution européenne en 2005 qu’il a majoritairement rejeté (54,87 %), la méfiance s’est transformée en défiance.

    L’Euro, quel bilan ?

    Leur expérience parle d’elle-même : l’Europe et sa monnaie, l’Euro, devaient nous permettre d’affronter la mondialisation, de tirer notre épingle du jeu. C’est le contraire qui se produit. « La concurrence libre et non faussée » a ouvert le champ aux délocalisations à l’intérieur et à l’extérieur de l’Europe, favorisé le dumping social, laminé notre potentiel industriel et ses emplois (‑ 800 000 en 18 mois).

    L’Europe et l’Euro devaient nous mettre à l’abri des crises. Elles ont participé à la « tambouille » de l’oligarchie financière et des grandes banques, qui ont transformé la planète en Monopoly géant et débouché sur la gabegie par les États de milliards de dollars et d’Euros pour renflouer les établissements financiers incendiaires. Aujourd’hui les peuples paient la facture. La commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne y veillent, tandis que les agences de notation distribuent les bons et les mauvais points.

    L’Europe et l’Euro devaient nous garantir des prix stables à la consommation. Chacun le constate : ils ont flambé. Votre baguette de pain que vous payiez 0,95 Franc en 1975 vous coûtait 4,95 Francs en 2003 et aujourd’hui 5,71 Francs (0,87 euro)

    A présent, la défiance s’est transformée en rejet. Un sondage paru en cette fin d’année 2010 a montré que 35 % des français voulaient sortir de l’Euro, tandis qu’ils sont 51,5 % des allemands à exprimer le même souhait.

    Bien sûr, quiconque se risquerait à leur emboîter le pas serait traité de « populiste ». J’en prends le risque.

    Au regard du bilan de cette construction européenne, il est illusoire de laisser penser qu’elle constituerait aujourd’hui une donnée institutionnelle incontournable, qu’il faudrait faire avec et donc au mieux l’amender à la marge. Cela reviendrait à considérer que le capitalisme est donc la fin de l’histoire, alors que la mobilisation des peuples contre lui, sous diverses formes, se manifeste et s’amplifie.

    Un viol de la souveraineté des peuples

    Si nous adoptons, un tant soit peu, cette position, nous nous condamnons à l’impuissance ; nous acceptons la domination du marché sur la société ; nous renonçons à la défense de l’intérêt général ; nous consacrons la démission du « politique » et enterrons la souveraineté populaire, son expression et son respect.

    Dans un discours resté célèbre prononcé à l’Assemblée nationale, Philippe Seguin déclarait : « l’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 (NDLR : le traité de Maastricht) est littéralement l’anti 1789 ».

    Revenons, en effet, aux « fondamentaux ». Qu’est-ce qui préside, depuis le début, à cette construction européenne ?

    En 1947, le plan Marshall, officiellement appelé « programme de rétablissement européen » a donné le la, en mettant fin à l’expérience inédite du Conseil national de la Résistance (CNR) autour, en particulier, des communistes et des gaullistes.

    Elle commence institutionnellement en 1951 avec le traité de la communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Il a jeté les bases de l’architecture communautaire actuelle avec la création d’une « haute autorité », d’une assemblée parlementaire, d’un conseil des ministres, d’une cour de justice et d’un comité consultatif.

    Dans l’esprit de ses promoteurs, la CECA n’était qu’une première étape sur la voie qui conduirait à une « fédération européenne ».

    En 1950, Robert Schumann, comme en prélude au traité, déclarait : « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant une solidarité de fait ».

    Suivront les traités de la communauté économique européenne (CEE) et de la communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom), le traité de Rome signé en 1957 et entré en vigueur en 1958.

    Un cadre pour imposer la mondialisation capitaliste

    L’accélération vers l’intégration européenne interviendra à partir de l’acte unique européen en 1986 avec la mise en place du grand marché européen et du traité de Maastricht en 1992 fondant la monnaie unique et les critères d’austérité qui l’accompagnent pour chaque pays.

    Il ne peut échapper à personne que cette accélération a correspondu à l’effondrement des pays de l’Est et à la consécration du capitalisme qui se considère alors comme désormais triomphant, débarrassé de tout adversaire, poussant donc sa mondialisation, foulant du pied tout ce qui peut lui faire obstacle.

    Dans le Manifeste du Parti communiste, Marx et Engels écrivaient déjà (nous sommes en 1848) : « poussée par le besoin de débouchés de plus en plus larges pour ses produits, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, mettre tout en exploitation, établir partout des relations ».

    La construction européenne est l’un des maillons de la mondialisation capitaliste. Elle implique que les lois de la jungle du marché s’imposent à tous, que tous les États et les peuples y soient arrimés, sans possibilité de retour en arrière en mettant les centres de décision hors de leur portée. A cette fin, il faut briser un obstacle : les cadres nationaux.

    La marche européenne, depuis 1950, tend vers cet objectif et tout va plus vite depuis Maastricht avec Amsterdam, Nice puis Lisbonne. Et la prochaine étape consistera à imposer, malgré tout, le contenu de la Constitution européenne repoussé par le suffrage universel.

    A l’image de cette structuration institutionnelle sonnant le glas des nations, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN procède de la même démarche, en rupture avec ce qui avait incité le Général de Gaulle, en 1966, à quitter l’organisation militaire américaine. Celui-ci déclarait alors : « La France se propose de recouvrer sur son territoire, l’entier exercice de sa souveraineté… et de ne plus mettre de force à disposition de l’OTAN ».

    Les communistes et le combat pour la souveraineté nationale

    Pourquoi le PCF a-t-il toujours été à la pointe du combat de la souveraineté des nations. Pas par dogmatisme mais parce que la nation, c’est l’histoire commune d’un peuple ; c’est une identité, une culture ; c’est une somme de luttes qui a forgé un destin commun ; c’est le creuset de la démocratie et de la capacité des peuples à décider de leur sort ; c’est par là-même le cadre le mieux adapté à l’exercice des souverainetés.

    De fait, si, en France, des conquêtes sociales et démocratiques imposées au capital ont été possibles, c’est au prix d’un combat de classe acharné, qui s’est développé à l’échelle nationale.

    Les communistes français, ces internationalistes, se sont ainsi retrouvés au premier rang dans la défense de la nation, quand celle-ci a été menacée. C’est sur ces bases-là que s’est bâti le contrat social issu de la Libération que Sarkozy et les siens s’appliquent à démolir.

    Et il en est un qui résumait fort bien ce que représentait la nouvelle étape d’intégration que se fixait la Constitution européenne. C’est Daniel Cohn Bendit, qui déclarait, le 15 mai 2005, au Grand Jury RTL – Le Monde – LCI : « l’idée française de la République, de cette République que j’appellerai gaullo-communiste, n’est pas compatible avec le compromis européen ». Voilà qui a le mérite d’être clair.

    Cette Europe du grand capital n’est pas amendable

    Regardez donc ce que sont les institutions européennes : une commission européenne qui dispose à la fois de l’exécutif et de l’initiative parlementaire, qui ne détient pourtant aucun mandat populaire, qui voudrait même aujourd’hui décider des budgets nationaux, un Parlement croupion dépossédé de tout vrai pouvoir législatif, une banque centrale européenne qui n’a de compte à rendre à personne, des décisions de plus en plus nombreuses à la majorité qualifiée, des critères d’austérité imposés à tous, des entreprises et services publics contraints à la privatisation.

    Bref, pas-à-pas et maintenant au pas de course, il tend à ne plus rien rester des souverainetés nationales. Laisser croire que les institutions peuvent être mises au service de projets autres que ceux que le marché entend imposer relève de l’illusion. C’est ce que tente de nous faire croire la social-démocratie. Il faut bien constater que là où ses représentants gouvernent, ils mettent la main à la pâte dans la voie du renoncement et de l’austérité imposée à leur propre peuple.

    L’initiative du Parti de la gauche européenne (PGE) que préside Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, depuis le congrès du 5 décembre, relève de la même illusion. Penser que dans cette Europe-là, la BCE puisse apporter sa contribution à un développement social européen est une plaisanterie.

    La dérive du PCF sur la question européenne a débuté en 1990 et s’est accélérée avec Robert Hue et la liste « Bouge l’Europe ». Au fil des années, le PCF a abandonné son combat pour une Europe des peuples, des nations et de la coopération et se fond désormais dans le cadre existant. La création du PGE en est l’expression et ne peut être porteuse que de choix sociaux-démocrates soumis aux orientations du grand capital.

    Notons que le PCF a adhéré au PGE avec moins de 40 % du vote de ses adhérents.

    Sortir de l’Euro pour reprendre la main

    S’il s’agit de se fixer un objectif urgent de lutte, la sortie de l’Euro en constitue un d’envergure, qui détricoterait cette Europe des marchés qui nous est imposée depuis le traité de Maastricht.

    Contrairement à ce qui nous est asséné, sortir de l’Euro ne conduirait pas à la catastrophe. Je rappelle que la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark n’ont pas adopté l’Euro. Or, leur indépendance leur a permis de jouer sur la valeur de leur monnaie pour relancer la croissance. La Suède a eu une croissance de 4 % en 2010 et le Danemark de 2,2 %. Et la Grande Bretagne, sans la dépréciation de la Livre rendue impossible si elle avait appartenu à la zone Euro, aurait subi une crise beaucoup plus sévère que sur le continent.

    Pour une monnaie commune de la coopération

    L’Euro est un instrument de domination pour soumettre les peuples aux lois du marché, à la dictature de la grande finance. Ce retour aux monnaies nationales, qui permettrait de reconsidérer les parités de chacune en fonction des situations afin de s’assurer relance et croissance, n’implique pas de renoncer à une monnaie non pas unique, mais commune. Il s’agirait d’une unité de compte de réserve formée de fractions de monnaies nationales, comme avant 1999.

    Cela aiderait les entreprises du continent dans l’accès aux marchés. Nous pourrions bâtir des projets communs sur la base d’intérêts mutuellement avantageux, comme ce fut le cas hier d’Airbus et d’Ariane.

    Sur les bases d’une telle initiative, nous renouerions avec ce qui a toujours fondé nos rapports à l’Europe et au monde : nations souveraines, coopérations, solidarité internationale.

    André Gerin

    NB : "L’Humanité", dans son édition du samedi 15 janvier, a consacré un dossier de cinq pages sur le thème « sortir de l’Euro : solution ou impasse ».

    Il est regrettable qu’une seule voix ait pu se faire entendre en faveur de la sortie de l’euro, celle de Jacques Nikonoff *. Je partage pleinement son analyse et les propositions qu’il avance.

    Voici ses propositions :

    « Ne pas laisser la bataille, pour la sortie de l’euro dans les mains de l’extrême droite et des gaullistes de droite. La gauche doit combattre clairement et frontalement l’UE, qui fait partie des piliers de l’ordre néolibéral mondial, au même titre que l’OTAN, la Banque mondiale, le FMI, l’OMC et l’OCDE. La sortie de l’euro est une revendication de gauche qui permet de sortir de l’ordre monétaire néolibéral et de repolitiser la politique monétaire. Elle est la suite logique des combats de 1992 et de 2005.

    Si la sortie de l’euro est la condition nécessaire à des politiques de gauche, elle n’est pas suffisante. Il faudra :

     Annoncer le défaut de paiement et restructurer la dette,

     Dévaluer,

     Financer une partie de la dette publique par la politique monétaire,

     Nationaliser les banques et les compagnies d’assurances,

     Démanteler les marchés financiers spéculatifs, fermer les marchés obligatoires, organiser le dépérissement de la Bourse,

     Contrôler les changes et les mouvements de capitaux,

     Lancer une nouvelle politique économique fondée sur le droit opposable à l’emploi, des mesures protectionnistes dans le cadre universaliste de la charte de La Havane, une mutation écologique du mode de production,

     Agir pour une monnaie commune,

     Désobéir à l’UE.

     Un pays qui appliquerait ce programme susciterait l’enthousiasme et un puissant effet d’entraînement ».

    (Auteur de « Sortons de l’euro, vite ! », Editions Mille et Une Nuits, début mars 2011).