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10/02/2017

L’Allemagne est très mal partie

L’Allemagne est très mal partie pour l’année 2017: le prosélytisme islamique dans la population musulmane récemment arrivée et de plus en plus aigrie de ne se voir rien proposer sinon des formations linguistiques pour arriver à pouvoir entrer dans une filière d’apprentissage, s’étend dangereusement. Le parti « populiste » qui monte, l’Alternative für Deutschland (AfD), le répète: les quelques 10.000 dangereux salafistes identifiés par la police outre-Rhin font des émules…

Selon l’institut Gatestone, l’association caritative du Sheikh Eid Bin Mohammad al-Thani du Qatar et la Ligue musulmane mondiale de l’Arabie Saoudite ont une « stratégie d’influence de long terme » en Allemagne, indique un rapport des services de sécurité allemands.

  • « Il s’agit de guerre, d’enfants endoctrinés ; ils sont encore à l’école primaire et déjà, ils rêvent qu’une fois devenus grands, ils rejoindront le djihad pour tuer les infidèles. » — Wolfgang Trusheim, bureau de la Sécurité d’Etat de Francfort.
  • « Depuis un certain temps, preuves et indications s’accumulent sur l’aide que les salafistes allemands obtiennent des gouvernements d’Arabie Saoudite, du Qatar et du Koweït sous forme de transferts financiers, d’envois d’imams et de constructions de mosquées. » — Rolf Mützenich, député allemand et expert du Moyen-Orient.
  • Le refus de s’assimiler à l’Ouest se poursuit dans le but affiché, religieusement mandaté, de convertir à l’islam les pays d’accueil.

Le salafisme – de l’arabe salaf qui signifie « ancêtres » ou « prédécesseurs » – exhorte les musulmans à entrer en émulation avec le comportement des trois premières générations de compagnons du prophète Mahomet et avec Mahomet lui-même. Cette interprétation de l’islam est généralement considérée comme la plus fondamentaliste de toutes.

Les services de sécurité allemands affirment que ces 9.200 extrémistes salafistes considèrent le pays comme le leur. Selon le Süddeutsche Zeitung, les services de renseignements allemands mettent en garde contre cette « idéologie qui a déjà 10.000 adeptes » et dont l’influence va croissant.

« Presque tous les ressortissants allemands partis en Syrie pour combattre aux côtés de l’Etat islamique ont été radicalisés par des salafistes, lesquels ciblent en priorité les jeunes musulmans pauvres des grandes villes allemandes, » a écrit le Los Angeles Times. Le journal ajoute que les fonctionnaires des services de renseignement allemands éprouvent de plus en plus de difficultés à établir une « différence entre ceux qui s’identifient intellectuellement au salafisme et ceux qui font le choix de la violence pour promouvoir une version radicale de l’islam.

Tant l’Office fédéral pour la protection de la Constitution (BfV) que l’Agence fédérale de renseignement (BND) « ont accusé l’Arabie saoudite et le Koweït de financer des groupes religieux et des groupes de conversion, des construction de mosquées et le salaire des imams extrémistes, » indique le Daily express .

Peu après la perquisition de tous ses bureaux en Allemagne, le groupe activiste Die Wahre Religion (« La vraie religion ») a été interdit.

Selon le ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Mazière, « des Corans traduits en allemand sont distribuées accompagnés de messages de haine et d’idéologies anticonstitutionnelles … Les adolescents sont radicalisés à l’aide de théories du complot. »

Un garçon radicalisé de 12 ans a récemment été arrêté ; il était accusé de poser des bombes ciblant les promeneurs des célèbres marchés de Noël en Allemagne.

Des descentes de police ont eu lieu dans les 190 locaux de Die Wahre Religion ; les autorités ont décrit le mouvement comme un « pool de recrutement » pour djihadistes qui a déjà envoyé 140 combattants sur les champs de bataille étrangers.

850 personnes environ ont quitté « l’Allemagne pour combattre en Syrie et en Irak dans les rangs de groupes extrémistes comme l’État islamique, » indique Associated Press.

Dans un entrepôt situé à l’ouest de Cologne, les autorités ont saisi environ 21.000 exemplaires du Coran en langue allemande. L’interdiction du mouvement a été prononcée dans la semaine qui a suivi l’arrestation de cinq hommes accusés d’avoir aidé l’Etat islamique en recrutant des miliciens en Allemagne et en lui fournissant une aide financière et logistique.

Le ministre de l’Intérieur allemand a précisé que cette interdiction ne visait nullement à limiter la liberté religieuse en Allemagne ou la pratique pacifique de l’islam. Mais, a-t-il ajouté, le groupe glorifiait le terrorisme et prônait, dans ses vidéos comme dans ses réunions, le rejet de la constitution allemande.

Le terrorisme est une préoccupation constante en Allemagne, si l’on en croit les récentes réflexions de Wolfgang Trusheim, chef du bureau de la Sécurité d’Etat de Francfort, qui s’inquiète de l’influence que les salafistes exercent sur l’esprit des jeunes. 

L.R.

Le Peuple
10 02 17

L’Allemagne est très mal partie

L’Allemagne est très mal partie pour l’année 2017: le prosélytisme islamique dans la population musulmane récemment arrivée et de plus en plus aigrie de ne se voir rien proposer sinon des formations linguistiques pour arriver à pouvoir entrer dans une filière d’apprentissage, s’étend dangereusement. Le parti « populiste » qui monte, l’Alternative für Deutschland (AfD), le répète: les quelques 10.000 dangereux salafistes identifiés par la police outre-Rhin font des émules…

Selon l’institut Gatestone, l’association caritative du Sheikh Eid Bin Mohammad al-Thani du Qatar et la Ligue musulmane mondiale de l’Arabie Saoudite ont une « stratégie d’influence de long terme » en Allemagne, indique un rapport des services de sécurité allemands.

  • « Il s’agit de guerre, d’enfants endoctrinés ; ils sont encore à l’école primaire et déjà, ils rêvent qu’une fois devenus grands, ils rejoindront le djihad pour tuer les infidèles. » — Wolfgang Trusheim, bureau de la Sécurité d’Etat de Francfort.
  • « Depuis un certain temps, preuves et indications s’accumulent sur l’aide que les salafistes allemands obtiennent des gouvernements d’Arabie Saoudite, du Qatar et du Koweït sous forme de transferts financiers, d’envois d’imams et de constructions de mosquées. » — Rolf Mützenich, député allemand et expert du Moyen-Orient.
  • Le refus de s’assimiler à l’Ouest se poursuit dans le but affiché, religieusement mandaté, de convertir à l’islam les pays d’accueil.

Le salafisme – de l’arabe salaf qui signifie « ancêtres » ou « prédécesseurs » – exhorte les musulmans à entrer en émulation avec le comportement des trois premières générations de compagnons du prophète Mahomet et avec Mahomet lui-même. Cette interprétation de l’islam est généralement considérée comme la plus fondamentaliste de toutes.

Les services de sécurité allemands affirment que ces 9.200 extrémistes salafistes considèrent le pays comme le leur. Selon le Süddeutsche Zeitung, les services de renseignements allemands mettent en garde contre cette « idéologie qui a déjà 10.000 adeptes » et dont l’influence va croissant.

« Presque tous les ressortissants allemands partis en Syrie pour combattre aux côtés de l’Etat islamique ont été radicalisés par des salafistes, lesquels ciblent en priorité les jeunes musulmans pauvres des grandes villes allemandes, » a écrit le Los Angeles Times. Le journal ajoute que les fonctionnaires des services de renseignement allemands éprouvent de plus en plus de difficultés à établir une « différence entre ceux qui s’identifient intellectuellement au salafisme et ceux qui font le choix de la violence pour promouvoir une version radicale de l’islam.

Tant l’Office fédéral pour la protection de la Constitution (BfV) que l’Agence fédérale de renseignement (BND) « ont accusé l’Arabie saoudite et le Koweït de financer des groupes religieux et des groupes de conversion, des construction de mosquées et le salaire des imams extrémistes, » indique le Daily express .

Peu après la perquisition de tous ses bureaux en Allemagne, le groupe activiste Die Wahre Religion (« La vraie religion ») a été interdit.

Selon le ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Mazière, « des Corans traduits en allemand sont distribuées accompagnés de messages de haine et d’idéologies anticonstitutionnelles … Les adolescents sont radicalisés à l’aide de théories du complot. »

Un garçon radicalisé de 12 ans a récemment été arrêté ; il était accusé de poser des bombes ciblant les promeneurs des célèbres marchés de Noël en Allemagne.

Des descentes de police ont eu lieu dans les 190 locaux de Die Wahre Religion ; les autorités ont décrit le mouvement comme un « pool de recrutement » pour djihadistes qui a déjà envoyé 140 combattants sur les champs de bataille étrangers.

850 personnes environ ont quitté « l’Allemagne pour combattre en Syrie et en Irak dans les rangs de groupes extrémistes comme l’État islamique, » indique Associated Press.

Dans un entrepôt situé à l’ouest de Cologne, les autorités ont saisi environ 21.000 exemplaires du Coran en langue allemande. L’interdiction du mouvement a été prononcée dans la semaine qui a suivi l’arrestation de cinq hommes accusés d’avoir aidé l’Etat islamique en recrutant des miliciens en Allemagne et en lui fournissant une aide financière et logistique.

Le ministre de l’Intérieur allemand a précisé que cette interdiction ne visait nullement à limiter la liberté religieuse en Allemagne ou la pratique pacifique de l’islam. Mais, a-t-il ajouté, le groupe glorifiait le terrorisme et prônait, dans ses vidéos comme dans ses réunions, le rejet de la constitution allemande.

Le terrorisme est une préoccupation constante en Allemagne, si l’on en croit les récentes réflexions de Wolfgang Trusheim, chef du bureau de la Sécurité d’Etat de Francfort, qui s’inquiète de l’influence que les salafistes exercent sur l’esprit des jeunes. 

L.R.

Le Peuple
10 02 17

11/10/2016

L’homme sans contexte.

L'État islamique se nourrit du vide spirituel occidental si bien décrit par Soljenitsyne en son temps. Dans un numéro du magazine de propagande de l'État islamique en français, Dar-al Islam, on pouvait lire ce passage sidérant: «Ce pays faible (la France), en pleine crise économique et morale dont le peuple est abruti par les divertissements, où la presse people est plus lue que la presse politique, déclare la guerre à un État (l'État islamique) où chaque habitant est un combattant en puissance ayant suivi un entraînement militaire et faisant la guerre pour sa foi, espérant le paradis éternel s'il est tué».

Le problème de cette description de notre société dans les opuscules islamistes est qu’elle est partiellement vraie. Nous sommes devenus sur plus d’un point des décadents, mus par le seul intérêt égoïste dont le travestissement de la pensée libérale a fait la source de tout bienfait (« les vices privés font les vertus publiques »), attachés à notre seul confort et à des ambitions uniquement matérielles ou égotistes.

Face à cela, des fanatiques formés à se penser comme des combattants et prêts à aller jusqu’au sacrifice suprême pour ce qu’ils défendent ont toutes leurs chances. Nous ne parvenons déjà plus à les contenir. Celui qui n’est pas prêt à engager sa propre vie pour les valeurs dans lesquelles il croit se repose sur des dispositifs trop lourds, trop lents, parce qu’ils dédouanent chaque citoyen de sa responsabilité.

L’on peut trouver choquant que j’en appelle ainsi à une forme de glorification de l’esprit guerrier, qui est aussi celui des fanatiques. Mais précisément, une civilisation qui laisse aux seuls extrémistes et fanatiques le monopole de l’esprit guerrier est vouée à la disparition. Toute grande civilisation a su à un moment ou à un autre penser la question de l’usage légitime de la force et de son usage illégitime. Sans Léonidas et Thémistocle, Socrate, Phidias et Périclès n’auraient jamais vu le jour. 

L’on ne peut donc se contenter de l’évacuation simpliste et quelque peu bien-pensante de toute violence : il nous faut penser à nouveau le rapport à l’autorité et au droit d’employer la force. En sachant que celui qui engage le combat doit être bien conscient que cela peut impliquer d’aller jusqu’à ses conséquences ultimes, la mort de l’adversaire ou de soi-même, et qu’il ne sera plus temps de rebrousser chemin une fois engagé.

Extrait de « La dignité du hoplite »

Marc Rameaux

11 10 16