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14/02/2009

L'avenir

Si l’avenir n’est inscrit nulle part, construisons le au présent !

 

Les rationalistes croient avec Tocqueville que le système le plus démocratique est celui qui associe une solide  centralisation de l’autorité gouvernementale à une forte décentralisation administrative ; ils imaginent volontiers avec Max Weber que dans les sociétés qui ne sont plus structurées par des croyances religieuses, le « polythéisme » des valeurs peut être résolu par un processus de rationalisation qui tend à sélectionner les meilleures idées, les meilleures institutions et les meilleures pratiques sociales. (Ex : droit de grève, abolition de la peine de mort !) Bref, un espèce de passage obligé de la raison et de la forme dans lequel l’ordre se retrouve dans le désordre, quoi que l’on face l’on suit un chemin qui se trace lui-même. De toutes façons, nous serions déterminés.

 

Mais cette sélection des pratiques et des valeurs « universelles » et universellement appliquées, peuvent elles encore s’opérer à l’heure de la globalisation et du heurt des valeurs et des cultures ?  Ces dernières fortement antagonistes,  bouleversent tous les domaines, démographique, économique, social, culturel, cultuel, dans une société de la communication immédiate qui ne laisse plus le temps de la réflexion et où prime la satisfaction du besoin individuel ?

Le relativisme, voire la complémentarité des valeurs est-il encore possible dans un bain multiculturel où les valeurs occidentales entreraient en résistances face au brouillage des repères qui ont fait leur identité ? Les valeurs Islamistes, par exemple, peuvent elles faire l’objet d’un accommodement avec l’identité occidentale ?

Sur quelles bases construire une démocratie élective à partir d’une société multiculturelle au sein de laquelle des cultures s’opposeraient avec violence ?

 

Alors, avenir ou impasse ? Quelles expériences et pratiques gagnantes pouvons nous extraire de l’histoire  pour éclairer l’avenir ? Le présent peut il construire un avenir possible sans s’y référer ?

Tocqueville a bien affirmé sa confiance dans « l’avenir, juge éclairé et impartial » mais c’était pour ajouter qu’il arrive « hélas ! Toujours trop tard ». La crise des subprimes en est l’exemple éclatant. Cet avenir là n’était il pas prévisible et n’était il possible au cours de ce présent passé, d’influencer un avenir que l’on savait compromis ?

 

Le sociologue propose trois pistes pour ne pas s’égarer sur des chemins hasardeux.

 

La première : Les idées sont le moteur de l’histoire contrairement à ce que pensait Marx qui penchait pour les intérêts matériels.

La seconde : L’éthique de la responsabilité de Max Weber qui oblige dans une perspective libérale, la raison à prendre en compte les principes sur lesquels elle se fonde, n’empêche pas que ces principes demeurent des idées régulatrices et finissent par entrer dans les faits à long terme.

La troisième : Le vrai et principal « danger » pour l’invariance démocratique provient de petits groupes idéologiques organisés, structurés et fortement motivés. Un groupe d’hommes et de femmes décidées peuvent changer l’avenir. La majorité silencieuse n’a pas la détermination nécessaire ni l’organisation pour y résister. La catastrophe pour une démocratie est lorsque le pouvoir élu par une majorité abandonne cette dernière, se laisse contraindre par ces minorités et oriente sa politique, son action, par goût du pouvoir, convention, ignorance, démagogie, en fonction des diktats de ces minorités.

C’est la « chianlie » disait Charles de Gaulle ! Alors faut-il désespérer des idées, de la démocratie, du suffrage universel et de l’éthique de nos élus ? Allez savoir !

 

Retenons avec malice, et une idée derrière la tête, qu’une minorité agissante peut très bien changer le cours des choses. Après tout ce que certains font, d’autres peuvent le faire. 

Commentaires

les problèmes et limites de la démocratie sont multiples.

Le problèmes fondamentales soulevé ici, est la vocation universelle de la démocratie. les idées peuvent remonter et subir un processus de selection, cependant elle sont ensuite imposer de manière universelle; ce qui eput être contraire au respect de certaine culture (interdiction du voile).

lire a ce sujet l'excellent texte que Raimon Panikkar écrivait il y a deja un quart de siècle :
http://www.dhdi.free.fr/recherches/gouvernance/articles/panikkaralternatives.pdf

Écrit par : phyrezo | 27/03/2009

" Progresser plus loin, aller plus vite, avec le support d'un groupe..."
Cette idée a été émise il y a 2 ans déjà par une personne dans le cadre d'une comparaison entre Psychanalyse et analyse de personnalité tout en tenant compte "d'un temps culturel spécifique, du contexte et de l'environnement".

Mais cette idée aurait pu être (en réalité, a déjà été) émise pour d'autres types de progression...avant que ses auteurs s'aperçoivent, voire même dans certain cas ne s'aperçoivent pas, deux ans après, de ses limitations puisqu'elle magnifie les 3 slogans les plus caractéristiques et surement les plus vagues et indéfinissables du mythe de la performance.

Comme elle a généré, dans notre société, l'énergie d'accomplir des objectifs tous aussi contradictoires les uns que les autres (dont la contradiction n'a rien ou si peu eu à voir avec des oppositions d'opinions), ce la pourrait fournir un sujet d'étude (voire même de satire) assez passionant.

On se félicite, on se congratule, une fois l'objectif atteint...l'important étant qu'il ne doit sous aucun prétexte parvenir à son aboutissement le plus complet. Sinon, gare à la dépression et à l'inactivité "mère de tous les vices" qui suivraient la question : "nous y sommes parvenus...et ensuite que faire d'autre ?".

Cette fameuse question qui plonge le "champion" dans le difficile apprentissage de la victoire et de l'accomplissement... parce qu'on lui demande de se répéter, donc de se dépasser.

Cette fameuse question qui le conduit à remettre en cause ces "plus loin", "plus vite" jusqu'au "support" même de ce fameux "groupe" pourrait finalement gâcher toute une vie, tout un environnement, toute une nation et, en fin de compte, tout un monde dédiés à la finalité de ces slogans.

Cette idée selon laquelle nous devrions nous interdire cette question participe de la plus incroyable attaque de tous les temps, coordonnée orchestrée et menée depuis des siècles contre ce que ses éloges appellent avec dégoût : L'individualisme.

Pourtant, en observant attentivement la réalité dans laquelle évolue ce monde, nous serions bien avisés de comprendre que nous ne devrions pas interposer entre la réalité et l'homme qui perçoit cette réalité, ces slogans.

Et bien nous en viendrait d'admettre, sans en avoir honte, que Oui! Nous sommes des êtres individuels ! Que la rapidité avec laquelle nous progressons n'a rien à voir avec celle du groupe ! Et enfin, que notre mémoire collective, justement, s'accomode très mal, voire même se dilue et se perd totalement, dans ces mythe de la performance qui n'appartiennet qu'au groupe et non à l'individu.

Car là où un individu peut revenir en arrière, entre autres dans ses réflexions (relisez vos articles d'avril et mai 2007), un groupe ne le peut pas.

Se priver de son individualité revient à se priver de sa mémoire et à s'exclure définitivement de toute améloiration possible du groupe.

Ce n'est donc pas l'individualisme qui est à mettre en cause, mais bien plutôt ces slogans de groupe qui conduisent à une radicalité de position nuisible à l'espèce humaine et à son environnement !

Écrit par : Il y a 2 ans... déjà! | 22/05/2009

" Progresser plus loin, aller plus vite, avec le support d'un groupe..."
Cette idée a été émise il y a 2 ans déjà par une personne dans le cadre d'une comparaison entre Psychanalyse et analyse de personnalité tout en tenant compte "d'un temps culturel spécifique, du contexte et de l'environnement".

Mais cette idée aurait pu être (en réalité, a déjà été) émise pour d'autres types de progression...avant que ses auteurs s'aperçoivent, voire même dans certain cas ne s'aperçoivent pas, deux ans après, de ses limitations puisqu'elle magnifie les 3 slogans les plus caractéristiques et surement les plus vagues et indéfinissables du mythe de la performance.

Comme elle a généré, dans notre société, l'énergie d'accomplir des objectifs tous aussi contradictoires les uns que les autres (dont la contradiction n'a rien ou si peu eu à voir avec des oppositions d'opinions), ce la pourrait fournir un sujet d'étude (voire même de satire) assez passionant.

On se félicite, on se congratule, une fois l'objectif atteint...l'important étant qu'il ne doit sous aucun prétexte parvenir à son aboutissement le plus complet. Sinon, gare à la dépression et à l'inactivité "mère de tous les vices" qui suivraient la question : "nous y sommes parvenus...et ensuite que faire d'autre ?".

Cette fameuse question qui plonge le "champion" dans le difficile apprentissage de la victoire et de l'accomplissement... parce qu'on lui demande de se répéter, donc de se dépasser.

Cette fameuse question qui le conduit à remettre en cause ces "plus loin", "plus vite" jusqu'au "support" même de ce fameux "groupe" pourrait finalement gâcher toute une vie, tout un environnement, toute une nation et, en fin de compte, tout un monde dédiés à la finalité de ces slogans.

Cette idée selon laquelle nous devrions nous interdire cette question participe de la plus incroyable attaque de tous les temps, coordonnée orchestrée et menée depuis des siècles contre ce que ses éloges appellent avec dégoût : L'individualisme.

Pourtant, en observant attentivement la réalité dans laquelle évolue ce monde, nous serions bien avisés de comprendre que nous ne devrions pas interposer entre la réalité et l'homme qui perçoit cette réalité, ces slogans.

Et bien nous en viendrait d'admettre, sans en avoir honte, que Oui! Nous sommes des êtres individuels ! Que la rapidité avec laquelle nous progressons n'a rien à voir avec celle du groupe ! Et enfin, que notre mémoire collective, justement, s'accomode très mal, voire même se dilue et se perd totalement, dans ces mythe de la performance qui n'appartiennet qu'au groupe et non à l'individu.

Car là où un individu peut revenir en arrière, entre autres dans ses réflexions (relisez vos articles d'avril et mai 2007), un groupe ne le peut pas.

Se priver de son individualité revient à se priver de sa mémoire et à s'exclure définitivement de toute améloiration possible du groupe.

Ce n'est donc pas l'individualisme qui est à mettre en cause, mais bien plutôt ces slogans de groupe qui conduisent à une radicalité de position nuisible à l'espèce humaine et à son environnement !

Écrit par : Deux ans....Déjà! | 22/05/2009

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