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28/08/2010

Humeur

Stop aux critiques destructives qui font le jeu de l'adversaire !

C'est bien beau de cartonner sur le Président, de se répandre sur les blogs en diatribes incendiaires...c'est même très bien , mais à part çà, que faisons nous ?

Voulez vous un exemple ?

J'ai décidé de donner un coup de main à Christine Tasin et organiser à Strasbourg un apéro républicain le 4 septembre. Vous savez la IIIe, la loi sur la laïcité !

Je reçois à longueur d'année pour information et faire suivre, de la part de nombreux amis Alsaciens, des attaques virulentes qui dénoncent, pas toujours dans des termes choisis, l'Islam, les cités, les voyous, Sarkozy et j'en passe.

Plein d'espoir je les ai invité à me donner un coup de main. Voulez vous connaitre le résultat ? Un seul, il est de Colmar. Je crois qu'il se reconnaîtra. Il n'est même pas adhérent de RR !

Ne parlons pas des officiels des différentes "communautés": silence radio. Ni même des assos participantes !

Alors s'il vous plait cessons de "parler" : agissons. Je ne suis pas très tendre avec le Président, il m'a assez déçu,  mais ici et maintenant comme disait l'autre, sur ce coup, s'il ne sent pas le peuple derrière lui, que voulez vous qu'il fasse. C'est maintenant où jamais, le tournant quoi ! Après nous pourrons toujours régler nos comptes en 2012 et en interne et même revoter pour lui si enfin il réalise ses promesses !

Vous savez, nous vivons dans un monde de signes, de symboles et là je crois qu'il faut donner un signe fort, un marqueur comme disent les sociologues.

Que vais je faire seul avec mon Colmarien pour organiser un truc pareil sachant que l'autorisation me sera accordée ? Sachant que je n'ai aucune expérience de ce genre d'action ? Où vais je trouver  les 20 personnes pour le service d'ordre? La sono ? Les Talkies ? Qui va m'aider à tracter dans les boites aux lettres ?

Vous savez je pense à Kennedy : Arrêtez de vous dire ce que Sarkozy peut faire pour vous....! Et puis dégager vous un peu de votre PC, sortez. Prenez l'air Alsaciens et Lorrains, venez faire un tour à l'Orangerie, le 4 septembre à 18 h vous ne pourrez pas vous tromper c'est en face du Parlement Européen et surtout, n'hésitez pas, engagez vous, donnez nous un coup de main !

Allez à plus !

Francis NERI


 

26/08/2010

Roms

Quelques réflexions, de plus en plus violentes recueillies ici et là, que je considère non dénuées de bon sens. Si j'étais à la place de « certains » je commencerai à m'inquiéter et envisager l'exil, ou le retour au pays !

Francis NERI

§

La libre circulation des personnes est un droit fondamental des citoyens de l'UE, mais il existe des restrictions.

Selon une directive (loi) européenne de 2004, les citoyens de l'UE peuvent librement circuler en Europe et demeurer jusqu'à trois mois dans le pays de leur choix à condition d'avoir un passeport ou une carte d'identité valide.

Au-delà de trois mois, il faut avoir un emploi, être étudiant ou disposer de ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale et disposer d'une assurance maladie.

Par ailleurs, des restrictions à la libre circulation peuvent exister, notamment pour des raisons d'ordre public mais en se fondant alors uniquement sur la conduite individuelle de la personne concernée. La décision doit alors lui être notifiée, avec détail des motifs. Sauf en cas d'urgence justifié, le délai doit être d'au moins un mois pour partir.

Rien dans la constitution européenne ne nous oblige à accepter une communauté qui attaque un village, qui ne respecte pas le droit de propriété et dont le taux de criminalité a augmenté l'année dernière de 150% rien qu'à Paris. Plutôt que de gesticuler dans leurs fauteuils les eurodéputés feraient mieux de constater le problème et de proposer rapidement une solution.

La France est excédée de voir ses impôts augmenter et dilapidés pour la promotion du tourisme Rom. Nous avons de vrais problèmes qui demandent des vraies réponses. Ces eurodéputés de font qu'ensemencer le terrain des extrémistes avec leurs discours démagos.

La situation des Roms en France inquiète Bruxelles et la bien-pensance internationale, mais bizarrement, pas les Roms eux-mêmes, puisque ceux que nous avons expulsés ne pensent qu'à revenir. Il y a là quelque chose qui m'échappe. Qui peut m'éclairer?

Une question bête à nos politiques : pourquoi accepter l'intégration de ces pays, Roumanie et Bulgarie, dans l'Union Européenne sans poser au préalable la résolution du problème de l'insertion/intégration de ces populations à l'intérieur de leurs pays d'origine. Pourquoi intégrer à la CEE des pays dont la politique intérieure discrimine des populations ? Quel profit économique et financier en tirent les autres pays européens ?

Tout cela n'est pas très clair et il faut se poser la question essentielle : « A qui profites le crime ? » Va t on longtemps nous prendre pour des billes, promouvoir la finance internationale et  le grand capital ?

Puisque Bruxelles a de la sympathie pour les Roms et les étrangers en général, Le président  n'a qu'à les envoyer par bus ou train au parlement européen pour que ces donneurs de leçon trouvent une solution juste. Je vis depuis plus de 30 ans en Asie et si je ne travaille pas ou si je suis jugé coupable par un tribunal civil, je suis mis à l'avion manu-militari pour un retour définitif en France avec interdiction de revenir. Voilà il faut le dire. On peut aussi les renvoyer au Vatican car le pape se prend de sympathie pour les Roms.

Les roms ne sont pas seulement des victimes, ce sont des personnes englués dans leur passé, leur histoire et, les vrais responsables de leurs misère passée et actuelle sont leurs dirigeants d'aujourd'hui, qui sont les mêmes qu'il y a trente ans. Alors les bien pensants, arrêter de nous bassiner avec votre « discrimination » vos cœurs de pleureuses, continuer ainsi et c'est nous qui allons vous discriminer ; et alors fini les positions somptueuses, les retraites dorées, les voyages en jet privé. Vous allez dérouiller et c'est vous qui allez pleurer !

Nous avons compris vous savez, les roms, c'est le cadet de nos soucis, une fois que nous vous aurons fermement reconduit dans vos résidences entre deux gendarmes, en attente de votre procès pour haute trahison, il ne sera plus nécessaire de s'occuper d'eux ; ils prendront leur caravanes et ils iront se promener sous des cieux plus accueillants...ils sont moins fous que vous.

Je vais vous dire une chose : tous ces bobos des beaux quartiers me font mourir de rire, mais c'est parce que je ne peux plus pleurer. Alors Monsieur De Villepin et tous vos amis traîtres à la France, ne vous trouvez jamais devant moi et dites à vos gendarmes, qui vont devoir vous protégez, qu'ils tirent les premiers et visent juste, car moi, je ne vous raterai pas.

§

Et pour conclure, une réflexion personnelle : Je sais, c'est inquiétant, mais à qui la faute ?

 

 

25/08/2010

Illusion d'un monde unique

Illusion d'un monde unique

Paru sur le monde du 24 08 10

Par Ayaan Hirsi Ali, ancienne députée néerlandaise

Pour une fois, le monde (le journal) m’épate. Jamais je n’aurais imaginé que ce « média » de bobos gauchistes bien pensants ait pu diffuser un article pareil …et oui le « Monde » change !

A lire et relire avec attention. Les amateurs d’une approche systémique du « Monde » vont jubiler.

Amis systémiciens sortez vos calculatrices et n'oubliez pas de reliez pour mieux comprendre, c'est le moment "d'appréhender" avec discernement !

L’avenir est il inscrit quelque part ?

Non bien sûr !

Alors à nous de le déterminer !

« La réaction de l'Occident pour promouvoir sa propre civilisation a été négligeable. »

Cà c’est ben vrai çà !

Faut que çà change !

Francis NERI

Qu'ont en commun les controverses entourant le projet de construction d'une mosquée à deux pâtés de maisons de Ground Zero, l'expulsion du Maroc de missionnaires américains en début d'année, l'interdiction des minarets en Suisse l'année dernière et la récente interdiction du port de la burqa en France ?

Ces quatre événements sont présentés par les médias occidentaux comme des problèmes de tolérance religieuse. Or ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Ce sont en réalité des symptômes de ce que Samuel Huntington (1927-2008), professeur à Harvard, appelait le "choc des civilisations", et notamment celui entre islam et Occident.

Pour ceux qui ne se souviennent que du côté frappant de la formule, il est utile de rappeler brièvement l'argumentation d'Huntington. Le monde de l'après-guerre froide était composé, expliquait-il, de grands blocs représentant sept ou huit civilisations historiques, parmi lesquelles les cultures occidentale, musulmane et confucéenne étaient prédominantes.

L'équilibre des forces entre ces blocs, écrivait-il, est en train de changer. L'Occident décline en termes de pouvoir relatif, l'islam explose démographiquement et les civilisations asiatiques - notamment la Chine - sont en pleine ascension économique. Huntington expliquait aussi que l'on assiste actuellement à l'émergence d'un ordre mondial fondé sur les civilisations dans lequel les Etats qui partagent des affinités culturelles coopéreront entre eux et se regrouperont autour des Etats les plus puissants de leur civilisation.

Les prétentions universalistes de l'Occident l'amènent de plus en plus à entrer en conflit avec d'autres civilisations, les plus graves désaccords étant ceux l'opposant à l'islam et à la Chine. Aussi la survie de l'Occident dépend-elle de la volonté des Américains, des Européens et des autres Occidentaux de réaffirmer le caractère unique de leur civilisation occidentale - et de s'unir pour la défendre contre sa remise en cause par des cultures non occidentales.

Le modèle d'Huntington, notamment après la chute du communisme, n'était guère populaire. L'idée en vogue était celle du titre de l'essai écrit en 1989 par Francis Fukuyama, The End of History and the Last Man (La Fin de l'histoire et le dernier homme, Flammarion, 1992), selon lequel l'ensemble des Etats finiraient par converger autour de la norme institutionnelle unique de la démocratie capitaliste libérale et ne se feraient plus jamais la guerre. Le pendant conservateur de ce scénario optimiste était le monde "unipolaire" où régnerait l'hégémonie incontestée des Etats-Unis. Ces deux visions nous promettaient un Monde unique.

Le président Obama, à sa façon, croit en un Monde unique. Dans le discours qu'il a prononcé au Caire en 2009, il appelait à une nouvelle ère de compréhension entre l'Amérique et le monde musulman. Il évoquait un monde fondé sur "le respect mutuel et (...) sur la vérité selon laquelle l'Amérique et l'islam ne sont pas contradictoires et ne doivent pas rivaliser. Au contraire, ils partagent des principes communs". Le président américain espérait que les musulmans modérés s'empresseraient d'accepter cette main tendue. Il ne resterait plus alors qu'à éliminer la minorité extrémiste, telle qu'Al-Qaida.

Bien entendu, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Et le comportement récent de la Turquie constitue une illustration parfaite de la futilité de cette approche et de la supériorité du modèle d'Huntington. Selon la vision du Monde unique, la Turquie est un îlot de modération musulmane dans un océan d'extrémisme. C'est sur la base de cette analyse que plusieurs présidents américains successifs ont pressé l'Union européenne d'accepter d'intégrer la Turquie dans ses rangs.

Cette illusion vient de voler en éclats. Il y a un an, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan félicitait pour sa réélection l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui n'avait conservé la présidence que grâce à une fraude manifeste. Puis la Turquie se rangea aux côtés du Brésil pour entraver les efforts américains visant à renforcer les sanctions imposées par l'ONU pour stopper le programme nucléaire iranien. Tout récemment enfin, la Turquie a sponsorisé la "flottille humanitaire" destinée à briser le blocus israélien de Gaza et à offrir au Hamas une victoire sur le plan des relations publiques.

Certes, il reste à Istanbul des laïques qui continuent de révérer l'héritage d'Atatürk. Mais ils ne contrôlent aucun des ministères clés et l'emprise qu'ils exerçaient sur l'armée est en train de s'effriter. Aujourd'hui à Istanbul, on évoque ouvertement une "alternative ottomane" qui renvoie à l'époque où le sultan régnait sur un empire s'étendant de l'Afrique du Nord au Caucase.

Si l'on ne peut plus compter sur la Turquie pour se rapprocher de l'Occident, vers quel autre pays du monde musulman peut-on se tourner ? Tous les pays arabes sauf l'Irak - une démocratie précaire créée par les Etats-Unis - sont dirigés par des despotes de tout acabit. Et les groupes d'opposition qui bénéficient d'un soutien significatif parmi les populations locales sont tous dirigés par des organisations islamistes, telles que les Frères musulmans égyptiens.

En Indonésie et en Malaisie, les mouvements islamistes réclament la généralisation de la charia. En Egypte, le temps d'Hosni Moubarak est compté. Et si les Etats-Unis soutiennent l'installation de son fils à la présidence, le reste du monde musulman aura tôt fait d'accuser l'administration Obama d'adopter deux poids, deux mesures - si l'on procède à des élections en Irak, pourquoi ne pas en organiser en Egypte ? Or en cas d'élections libres et transparentes, une victoire des Frères musulmans n'est pas à exclure. Algérie, Somalie, Soudan ? Il est difficile de citer un seul Etat à majorité musulmane qui se comporte en accord avec le scénario du Monde unique.

Le plus grand avantage du modèle huntingtonien des relations internationales est qu'il reflète le monde tel qu'il est, et non tel que nous aimerions qu'il fût. Il nous permet de distinguer nos amis de nos ennemis. Et il nous aide à identifier les conflits internes aux différentes civilisations, en particulier la rivalité historique entre Arabes, Turcs et Perses pour la domination du monde islamique.

Diviser pour régner ne peut pourtant pas constituer notre seule politique. Nous devons prendre conscience que la progression de l'islam radical résulte pour une bonne part d'une puissante campagne de propagande. D'après un rapport de la CIA rédigé en 2003, les Saoudiens ont investi durant trois décennies au moins 2 milliards de dollars par an pour propager leur version fondamentaliste de l'islam. La réaction de l'Occident pour promouvoir sa propre civilisation a été négligeable.

Notre civilisation n'est pas indestructible : elle doit être activement défendue. C'est la principale leçon d'Huntington. Le premier pas pour remporter la victoire dans ce choc des civilisations est de comprendre la façon dont la partie adverse mène son combat - et de nous débarrasser de l'illusion du Monde unique.


Traduit de l'anglais par Gilles Berton, © Global Viewpoint Network / Tribune Media Services

Ayaan Hirsi Ali a publié : Nomad. From Islam to America. A Personal Journey through the Clash of Civilizations, (Free Press, 304 p., 27 dollars)