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19/05/2013

Un support « biopolitique »

Lucien est un des rares universitaires ayant étudié l’approche systémique et surtout qui met en application ses connaissances pour dénoncer cette idéologie mondialiste qui veut réguler et contrôler le monde à sa manière et surtout à son avantage.

Je l’ai rencontré à Résistance Républicaine au sein duquel nous avons tous deux brièvement milité.

C’est un authentique résistant, lucide et sans illusions mais qui ne lâche rien sur ses convictions essentielles.

J’ai choisi de vous communiquer ce texte parmi d’autres de sa production car je trouve  que son analyse  (relationnelle) de l’évènement, qui passe hélas un peu trop inaperçue, s’intègre comme la pièce d’un puzzle dans le projet de ceux qui veulent nous imposer leur vision totalitaire du monde que nous devons denoncer avec la plus extrême vigueur.

Francis NERI

A suivre et à diffuser largement !

http://webmail.numericable.fr/ncn/mail/msg_getattachment.php?mailbox=inbox&uid=149308.inbox&part=2.2 

Disparition, effacement, de la notion de « race »…

Il ne s'agit pas seulement d'un simple effacement au profit d'une vision "humaniste", mais, paradoxalement, d'une vision biologiste qui réduit l'être humain à son corps qu'il s'agit certes de préserver ("care") mais en tant que dispositif énergétique interchangeable : c'est-à-dire un support "biopolitique" sans autre identité que celle octroyée par le "champ" traversé à un moment xyz par le "support", vous, "moi" (et le je est seulement un autre).

En d'autres termes, la notion de "race" est en réalité remplacée par celle de "variété" comme l'on parle de variétés animales et plantaires ; dans ce cas de figure, le support peut voir sa sexualité changer comme il peut lui être implanté des connecteurs divers et variés puisqu'il n'est qu'un substrat ; c'est là la "matrice", même, elle-même, de l'idéologie totalitaire dite "postmoderne" (PM) ; les anciennes identités dans ce cas sont perçues comme les canevas de mondes symboliques anciens qu'il s'agit certes de préserver (officiellement…) comme on le fait des monuments historiques, ou alors de laisser être comme folklore, même si celui-ci peut refuser de mourir, par exemple l'islam, la pensée libérale, l'identité juive, française, tout ce qui peut en fait articuler une culture et une nature et donc constituer un "peuple" dont les racines ne sont pas seulement construites ou seulement organiques mais spécifiques au sens d'être un mixte des deux.

Or, dans l'idéologie totalitaire du PM ou du NL (néo-léninisme) une telle mixité est éliminée au profit du substrat androgyne dont les pièces de plus en  plus détachables sont remplaçables (vecteurs de la "croissance" à venir) au-delà des frontières, des milieux, bref des "races et des classes" termes synonymes du monde "ancien", celui de la "domination".

IL s'agit désormais de raisonner de façon éthérée, soft, souple, où la tension le conflit auraient disparu dans le jardin mondialisé des variétés au profit du sourire éternel d'un côté, du total recall, de l'autre : les désirs les passions sont vécues sous un mode mineur, c'est-à-dire dans les sexualités et les paradis artificiels ; le "reste", l'économie, le travail, la santé, la culture, sont des "exceptions" gérées ("care") par l'État mondialisé et ses affidés, gentils animateurs, excroissances holographiques du discours P.C.F contrôlant les réseaux de la "Matrice"….

Bonjour chez vous.

 

Commentaires

"Le concept d'autonomisation des femmes cache en fait mal un projet ( je dirai un élément DU projet ) politique qui cherche en fait à séparer la femme de l'homme"
Merci Alexis ce texte apporte un éclairage signifiant à l'analyse relationnelle de Lucien. C'est exactement le "genre" de "travail" que nous avons à faire et, avant tout, établir des relations !
Bien à vous !

Écrit par : goshein | 19/05/2013

Adresser moi par mail vos coordonnées pour que l'on puisse avoir un contact. h.c.i@free.fr

Écrit par : Alexis | 19/05/2013

J'ai appris quelque chose : je connaissais le concept du gender mais pas celui du care ("prendre soin" en anglais) ; une sorte d'éthique de la surprotection qui, au final, ne protège personne et détruit tout.

Écrit par : Jacques Philarchein | 19/05/2013

merci pour votre article
(ils sont toujours instructifs)

en voici un autre, l'info rejoint votre reflexion:

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/les-allocs-pour-les-enfants-de-peres-polygames,23316

tout est dit,
sous prétexte de prendre "soin" de familles, on détruit la famille.
les enfants issus de la polygamie ont sans doute un réseau social et familial qui fonctionne en Afrique, et pour l'Afrique.
Ici, il s'agit juste du "care" pour le compte 'ban-care' de papa.
sous peu, le problème de la France ne sera plus de savoir comment nous en sortir, mais juste de fixer la date du coulage définitif du titanic.

le 'care' est un sous-marin armé de missiles idéologiques.

Écrit par : lucie | 19/05/2013

Merci Lucie pour votre conseil de lecture !
Je retiens l'expression "le 'care' est un sous-marin armé de missiles idéologiques". Avec votre permission je la "reservirai :-)
Bien à vous

Écrit par : goshein | 21/05/2013

La révolution biocentriste

Ceux qui par idéologie et ceux qui par profession de lobbying s’opposent à la reconnaissance des droits des animaux et de la nature, dénigrent le biocentrisme en le présentant comme une régression, une négation des droits de l’homme.
Pour eux, notre condamnation de l’anthropocentrisme impliquerait un retour à un passé antérieur à la révolution morale, politique, scientifique issue des œuvres des 17ème et 18ème siècles.
Globalement, l’Antiquité mettait au centre des valeurs le cosmos, au besoin peuplé de dieux multiples assurant la pérennité de l’être, par la permanence de la matière.
Les monothéismes substituèrent un dieu unique qui promettait non seulement l’immortalité de la matière, mais mieux la résurrection des corps, ce qui était plus fort, plus consolateur, plus anxiolytique.
DESCARTES et ses successeurs, sans nier initialement les dieux, mirent l’homme à la place, au centre des valeurs.
Pour faire de l’humain une fin, un centre, l’unique mesure des intérêts, il fallait à ces pensées l’extraire du reste du vivant, le mettre sur un piédestal où il pourrait s’adorer lui-même, espèce à part, séparée radicalement des autres.
Si le cartésianisme valorisa opportunément la raison, ce n’est nullement par cet attribut que cette philosophie spécifia l’humain.
DESCARTES et ses disciples reconnaissaient une amorce de raison chez les animaux.
En revanche, ils soutinrent que l’animal ne pouvait pas souffrir, qu’il était dépourvu de sensibilité et que les cris émis par un chien maltraité n’était que le bruit de l’air dans une tuyauterie !
Cette affirmation qui nous apparaît aujourd’hui bien grotesque devait amener les philosophes « humanistes » des 19ème et 20ème siècles à rechercher laborieusement, ailleurs, ce qui constitue une frontière absolue entre l’homme et le reste du vivant.
Puisque ce n’est point la raison qui fait l’homme, sauf à dénier la qualité d’humain aux enfants en bas-âge, aux vieillards séniles, aux faibles d’esprit privés de raison, puisque nul ne conteste que les animaux que chacun fréquente autour de lui possèdent la capacité de souffrir, il convenait de trouver autre chose..
Nul ne conteste plus que tout animal doté d’un système nerveux éprouve le principe du plaisir/déplaisir.
Alors, le négationniste des droits de l’animal proclame, tout aussi stupidement que ses devanciers, que c’est le libre arbitre qui fait l’homme.
Quelle superbe illusion que ce libre arbitre !
Les connaissances neurologiques, psychiatriques, génétiques, endocrinologiques contemporaines ébranlent gravement cette noble certitude sur le caractère du libre arbitre humain.
Bien sûr, cette fiction est indispensable au bon fonctionnement d’une société et notamment à la répression des crimes et délits, car comment punir un homme pour ce qu’il a fait si l’on devait considérer qu’il est déterminé par sa biologie et son acquis ?
Néanmoins, laissons humblement à l’avenir et aux avancées des connaissances la mission de préciser la part de libre arbitre et de déterminisme des individus.
Quelle que soit cette part, rien ne permet d’affirmer, comme le font les philosophes anthropocentristes contemporains, que l’animal non-humain soit dépourvu de tout libre arbitre.
Toutes les fois que l’homme a cherché un « propre de l’homme », il dût se démentir en découvrant chez d’autres espèces des formes de ce fameux « propre ».
Une espèce possède toujours des caractères et des aptitudes qui la distinguent des autres.
Un homme contemplant un quelconque autre animal perçoit ce qui le sépare de l’espèce observée, mais celle-ci possède également des caractères la séparant des autres espèces.
Outre des similitudes biologiques, telles un encéphale dans une boîte crânienne, une moelle épinière dans une colonne vertébrale, des bases composant des brins d’ADN, les espèces possèdent en commun ce que niaient les premiers cartésiens, à savoir, la capacité de souffrir.
Or, c’est cette capacité qui fait l’unité profonde du vivant.
N’oublions jamais que la chance, hasard et nécessité, fit apparaître sur la terre non l’humain, mais la vie.
C’est elle qui vaut.
Evidemment, l’homme participe de la vie et en cela mérite le respect de sa sensibilité, de son droit à vivre selon les impératifs de ses besoins.
Le biocentrisme ne retire rien aux droits de l’homme, bien au contraire.
En subvertissant les communautarismes meurtriers, il assure le triomphe des droits de l’homme.
Mais, le biocentrisme étend à la nature entière ce droit à ne pas être soumis à la violence, à l’exploitation, à l’anéantissement.
La perspective ne vise pas à abaisser l’humain mais à rehausser le règne du vivant.
Le biocentrisme n’est pas une régression mais une avancée, une élévation de la conscience, une extension du champ de la responsabilité.
Cette pensée révolutionnaire débouche sur des politiques concrètes, car une doctrine s’apprécie à l’aune de ses effets :
Puisque l’animal mérite respect en considération de sa sensibilité, il convient d’abolir tout acte de cruauté et de maltraitance à son encontre..
Puisque les espèces ont un droit à vivre sur la terre, un partage de l’espace incluant leurs besoins vitaux s’impose.
L’homme doit renoncer à tout exploiter, dominer, conquérir pour son seul profit au détriment de la nature.
Jusqu’ici, les plus généreux des humains se souciaient de laisser des territoires aux « peuples primitifs ».
Il faut aller au-delà de cette compassion anthropocentrique et étendre aux espèces de faune et de flore ce droit à conserver des territoires vitaux.

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE

Écrit par : terrienne01 | 19/05/2013

Il est vrai que je ne reçois plus les écrits de Gérard Charollois, que j'ai souvent cité sur ce blog. Transmettez lui mon amicale attention. J'affirme que l'écologie (la vraie) est la mère de l'approche systémique et de la complexité. L'effet papillon par exemple ainsi que la notion de relation et de rétroaction.

Écrit par : goshein | 19/05/2013

Je ne manquerais pas de transmettre le message à Gérard qui en sera touché.
Il est évident que l'écologie (la vraie !) et le biocentrisme devraient jouer un rôle prépondérant dans tous nos actes.
Notre espèce particulièrement aveugle ne semble pas encore l'avoir compris, ce qui est extrêmement dommageable pour son avenir.
Pour celles et ceux qui sont intéressé(e)s : http://www.ecologie-radicale.org/index.php

Écrit par : terrienne01 | 22/05/2013

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