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19/09/2019

Evolution et prédation

Quoi que l'on fasse, il nous faut trouver, en temps que prédateurs identifiés comme tels par les peuples « émergeants » (esclavagisme, colonisation etc.) des solutions de continuité et çà devient plutôt difficile.
Alors il y a "après moi le déluge".

Mais je considère pour ma part que nous sommes toujours en « compétition évolutionnelle » et que l’évolution commune ou coévolution passe par une sorte d’interdépendance entre le prédateur et ses proies.

Seule une forte pression de sélection favorisant les éléments progressistes –en éliminant la grande majorité des conservateurs qui s’attachent à la tradition – peut conduire à des modifications des comportements et attitudes des « peuples persécutés » …enfin ce qui en restera quand nous leur aurons fait prendre la pilule de force et limiter à un demi-enfant par femme la naissance des …Nigérians…entre autres.
Seule l’interaction dynamique – régulation, contrôle et remédiation- entre nos organismes évolués et l’environnement nous permettra de trouver ces « solutions de continuité » et, il n’y aura pas de place pour tout le monde.

Chaque individu devra apprendre à replacer ses aptitudes et ses performances dans le contexte de son environnement et de son époque …çà vaut pour le chamelier du désert comme pour nous et il se peut qu’à terme il s’en tire mieux que nous ; changement climatique oblige.

L’attitude et le comportement de l’individu, son gain individuel, son action sur les évènements ne jouent presque aucun rôle en la matière. Dans le fleuve du vivant, l’individu n’est qu’un maillon parmi tant d’autres.

La concurrence est donc un principe de conservation de la vie qui cherche le meilleur chemin à suivre et préfère à un profit immédiat maximal la réussite à long terme.

Notre comportement est adapté à la vie à l’intérieur de petits groupes, à notre échelle, et non pas à la société de masse d’individus anonymes avec lesquels nous n’avons dans le fond aucun rapport- en bien ou en mal, tout cela est connu depuis longtemps c’est la raison pour laquelle je prêche un retour au local, tout en ayant un œil acéré sur le global.          

Un ami me dit ceci : La vie nous a toujours été expliquée, et fort bien, par un processus causal, et tu voudrais lui conférer une intentionnalité ? Comme Aristote pour qui la nature avait horreur du vide ???

Il fait bien de me rappeler Aristote, mais je crois que pour ma part je n’interfère pas avec le processus causal linéaire.

Il y a bien longtemps, et bien avant que je lise Korzybsky, que je ne m’y fie plus sans souligner les rétroactions et que l’effet rétroagit sur la cause.

L'évolution s'est faite rapidement et elle ne concerne qu'un petit groupe. NOS ancêtres ne se perdent pas dans la nuit des temps préhistoriques. On retrouve leur chemin.
Seulement ce chemin ne va pas en ligne droite. Il faudrait plutôt le comparer avec à un tortueux sentier qui s'écarte à plusieurs reprises du courant principal de l'évolution.
Cela devrait suffire pour ne pas y voir une intentionnalité.
Pour quelles raisons en effet s'égarer si souvent dans des chemins ou des impasses si on peut y aller tout droit ?

Si on veut expliquer des processus d'évolution y compris politiques, économiques, sociaux, il nous faut mettre en lumières des liens d'interaction, établir des relations de cause à effets, des rétroactions (positives et négatives).

Alors l'hominisation n'est elle qu'une série de hasards ? Jacques Monod posait dans les années 60 la question dans son livre : Le hasard et la nécessité.
Mais l'autre solution ne me parait pas être la prédestination.

De toutes façon, il apparait que le local ne contredit jamais le global. Les solutions locales doivent toujours être en cohérence avec le global (la totalité de l'organisme).

Francis-claude Neri
19 09 19

 

 

Commentaires

Ce texte...si savant, induit une profonde réflexion sur le "devenir".
Quant au "hasard"? Un mot qui n'a pas de sens, pour moi.

Écrit par : Agnès des Granges | 19/09/2019

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Merci chère amie pour votre commentaire qui vous défini si bien...et oui c'est l'éternelle question : hasard, nécessité ou prédestination. Un ami père blanc en Afrique me disait : l'acte de foi vient en premier, le monde logique s'organise derrière
Bonne soirée !

Écrit par : gosein | 19/09/2019

Ce texte...si savant, induit une profonde réflexion sur le "devenir".
Quant au "hasard"? Un mot qui n'a pas de sens, pour moi.

Écrit par : Agnès des Granges | 19/09/2019

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Votre article est basé sur un préjugé, que même Darwin n'admettait pas. Préjugé, que le moteur de l'évolution soit la compétition. Il est vrai que ce postulat a été très vite repris comme vérité dans le discours des dominants (et donc dans la pensée dominante) car il justifiait une nature anthropologique irréductible de la position sociale des dominants.

En effet l'évolution, même si la compétition y intervient, est due essentiellement à la collaboration, la symbiose et le métissage. Cela de depuis les prémisses de la vie jusqu'à la vie la plus complexe. La compétition , si elle existe bien dans la nature, elle n'intervient qu'en stricte nécessité car la compétition est énergivore et son résultat fort incertain. D'ailleurs le plus souvent la rivalité et la violence dans le règne du vivant est ritualisée plus que mise en action.

En toute logique et pour être efficace l'humanité devrait renoncer à l'usage de la compétition en commençant par la dévaloriser au profit, comme dit supra, de la collaboration, de la symbiose et du métissage (culturel et autres).

Par ailleurs tout le monde étant différent de tous les autres personne ne peut prétendre être meilleur que les autres ou tout autre groupe que le sien. En effet rien ne permet de hiérarchiser les différences. Toutes hiérarchie est biaisée par nos propres différences.

C'est ce qui justifie le principe d'égalité. Nous sommes tous égaux parce que nous sommes tous différents.

Il n'y a pas de normalité qui vaille. Et dans l'évolution, c'est l'anormalité en tant que particularité spécifique qui fait la différence et permet cette évolution.

Ainsi, toute civilisation prospère est une société multiculturelle, métissée et largement ouverte aux autres. Toute civilisation qui se replie sur elle-même se sclérose et meurt. C'est l'apport de points de vues différents, de représentations du mondes différents qui, en ouvrant de nouveaux horizons, permettent elles seules et toujours l'émergence de nouveautés et de nouveaux enrichissements (culturels, économiques, génomiques, résistances des défenses immunitaires...).

Voir notamment : https://www.amazon.fr/Lentraide-lautre-jungle-Pablo-Servigne/dp/B01GC2XT1G/ref=sr_1_1?keywords=l%27autre+loi+de+la+jungle&link_code=qs&qid=1568933561&s=gateway&sourceid=Mozilla-search&sr=8-1

Écrit par : Olivier MONTULET | 20/09/2019

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Voila, j'ai eu le temps de passer sur amazone et lire le lien que vous recommandez...et j'ai commandé l'ouvrage. Mais je constate une fois de plus, en lisant l'aperçu, que ceux qui veulent à toute force nous faire aimer l'humanité en voulant effacer nos différences veulent nier la compétition féroce qui nous anime.
Bien sur que le groupe humain est bâti sur la complémentarité, la coopération, le partage etc. .. mais dés qu'il s'agit de partager un territoire, une ressource, surtout lorsqu'elle se raréfie, avec ceux qui ne sont pas du "clan" c'est une autre affaire et là même les plus altruistes disent : on ne peut accueillir toute la misère du monde !

Écrit par : gosein | 27/09/2019

OUI La compétition EST un moteur....au même titre que les autres, mais si je puis me permettre c'est un moteur dominant !

Écrit par : gosein | 21/09/2019

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La compétition n'est pas le moteur dominant et ce sont l'ensemble des sciences (et en particulier biologie, écologie, psychologie, sociologie etc.) qui le démontrent chaque jour. Même après la compétition, très ritualisée, entre mâles pour une femelle, les "perdants" ont aussi accès aux femelles. La compétition est plus symbolique que effective.
Croire que la compétition est déterminante est purement idéologique et ne sert qu'à justifier l'ordre établi.

Écrit par : Olivier MONTULET | 22/09/2019

L'auteur ne nie pas la compétition et ne la minimise pas non plus. Il la repositionne là où elle doit être. Je vous invite à lire aussi le livre du microbiologiste Didier Raoult intitulé "Arrêtons d'avoir peur ! Broché – 28 avril 2016" https://www.amazon.fr/Arr%C3%AAtons-davoir-peur-Didier-Raoult/dp/274992779X/ref=sr_1_1?keywords=arr%C3%AAtons+d%27avoir+peur&link_code=qs&qid=1569601514&s=gateway&sourceid=Mozilla-search&sr=8-1
Il aborde très largement ce sujet à partir de son travail scientifique mais aussi de sa belle érudition.

Écrit par : Olivier MONTULET | 27/09/2019

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