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30/11/2014

S’élever pour mieux voir

Reliez pour mieux comprendre, vous verrez la lumière avant les autres et vous pourrez distinguer l'essentiel pour agir aux trois niveaux de responsabilités : individu, groupe, espèce.

Apprendre, découvrir, être libre. Pour survivre, nul n’est besoin de la mauvaise soupe que nous servent les enragés de la « croissance » mondialisée. Nul n’est besoin de fabriquer en série de nouveaux consommateurs…halte à la croissance vous dis je !

A commencer par la croissance démographique.

Dans ce monde encombré, beaucoup de ceux qui naissent aujourd’hui ne serviront à rien dans un avenir de plus en plus proche. Ils seront logiquement « effacés » plus ou moins proprement.

Pour notre sauvegarde en tant qu’individu, groupe et espèce, nous devons apprendre à relier les « évènements » pour mieux comprendre vers quoi nous sommes conduits.

Et inutile de chercher un complot ni même un plan concerté à cette folie…ce serait d’ailleurs un moindre mal et préférable au monde livrée à ses interactions et rétroactions « positives » qui feront exploser ou imploser le système si nous n’y posons pas un régulateur, un thermostat global, qui oriente, contrôle et programme des « lâcher de pression » internes et externes.

Certains pensent que ce thermostat existe et ils montrent leur Dieu du doigt : « C’est lui le grand régulateur, affirment ils » et il nous a donné le pouvoir de nous multiplier et d’imposer sa loi au monde » 

Je crois que ces individus qui se réfèrent et « s’identifient » à l’inconnu et à l’insondable doivent être « écartés » au plus vite de toute forme de pouvoir au même titre que ceux, les « puissants » mondialisés, qui les utilisent et les manipulent à leur seul profit.

Apprendre, découvrir, être libre …disais-je ! N’est ce pas le principal « devoir » de l’Homme une fois ces besoins vitaux satisfaits ?

Et pourquoi faire, sinon distinguer dans le flux et le reflux « d’informations » qui nous submergent, celles qui sont pertinentes ? Ces « signaux » souvent faibles qui passent brusquement du vert à l’orange puis au rouge et que nous pouvons alors distinguer des « bruits » parasites pour agir avec efficacité.

Nous avons à apprendre être libre et responsables, rester « maneuvrants » porter sur les choses, les gens et les évènements NOTRE regard et NOTRE main.

Et une fois acquise, nous avons à transmettre et mettre en acte cette « in-formation » cette « mise en forme » comme disent les vrais « croyants ».

Nous sommes de plus en plus nombreux à « penser » ce monde sous cet angle, mais nous n’avons pas encore fait école. Il faut en finir avec cette « solitude », persuader et convaincre à la gloire du vol dans la lumière, à ouvrir les yeux et à voir, tout simplement à apprendre chaque jour davantage, et prendre le cap par le travers du vent de terre sans se départir d’une complète maîtrise de soi.

Rassemblons nous, apprenons à voler en escadrille, c’est ce que nous souhaitons pour notre communauté, ne restons pas cloués au sol dans la brume et la pluie…le prix de la liberté n’est jamais trop élevé.

Francis NERI

30 11 14

20/11/2014

Réalité

A ce sujet, il semble que nos « Zélites » tombent, et veulent nous y voir les y suivre, dans l’erreur impardonnable d’une anthropomorphisation égocentrique de « point de vue » .

Ce qu’ils appellent « réalité » n’est rien de plus qu’une structure mentale produite par l’abstraction d’un nombre très limité d’impressions sensorielles.
 
Ce qu’ils croient voir de la réalité « vraie » d’un « objet » est un assemblage de radiations réfléchies sur la longueur d’ondes perceptible à l’œil humain -une toute petite partie du spectre.
 
Il faut y ajouter des stimuli auditifs, des sensations tactiles et olfactives …et d’autres perceptions d’ordre psychologiques, somatiques dont ils n’ont probablement pas conscience à leur niveau de perception... car ils sont hors auto régulation et hors auto contrôle …ils sont régulés et contrôlés par d’autres, plus malins et d’un niveau supérieur, qui déforment leur perception …un espèce d’hypnotisme par exemple.

Pour échapper à cette fiction de réalité, il nous faut rien de plus que d’assembler des faits sur une échelle plus vaste que la leur et se faire sa « réalité ».
 
Après, il faut savoir quoi en faire !
 
Francis NERI

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03/07/2014

La connaissance.

Prendre connaissance de ses déterminismes biologiques et sociaux, remettre en cause et en permanence ses attitudes et ses comportements : une aventure exaltante, une nécessité et un devoir pour l’Honnête Homme du XXI siècle.

J’étais un enfant de cinq ans à la fin de la seconde guerre mondiale. Je vivais dans un monde plus simple que celui que nous connaissons aujourd’hui.

Un monde aux téléphones à cadran, sans télévision, sans ordinateur personnel.

Un monde ou l’autorité se devait d’être respectée quelle que soit sa forme.

Un monde ou la notion de consumérisme et d’hédonisme était encore inconnue.

J’ai l’impression de me retrouver dans une autre réalité où le temps et la connaissance s’accélèrent.

Je considère que l’accès à la connaissance en particulier scientifique, trop souvent orientée « technologique » et « consumériste » se révèle merveilleux ou terrifiant, parfois les deux à la fois.

On ne peut pourtant pas penser que la science soit bonne ou mauvaise, c’est une conception purement religieuse ou éthique. Seules les actions, l’utilisation, la pratique, peuvent être morales ou immorales, relever de l’Ethique, de la psychologie, de l’aliénation, mettre en jeu telle ou telle attitudes, tels ou tels comportements.

On ne peut donc pas appliquer le même raisonnement à la connaissance. Pour un scientifique comme pour tout Homme de culture, la science est neutre par nature et l’accès à la connaissance un droit et un devoir.

Dans le monde actuel les hommes ne sont plus hantés par la crainte de l’échec, que ce soit le leur ou celui de la collectivité humaine, alors que pour ma génération, les parents inculquaient à leurs enfants la nécessité d’accéder à la connaissance avec l’acquisition des savoirs, à la nécessité de réussir, d’atteindre ses objectifs au-delà de ses besoins primaires.

Peut importait les succès remportés. Tout pouvait être remis en question. Il n’était pas encore question d’assistanat social et encore moins de partager avec « le reste du monde » des acquis matériels, sociaux, culturels, de mémoire et d’identité.

Bref nous possédions plus de liberté et plus de responsabilité. Le succès était toujours précaire et il fallait sans cesse le consolider.

Bien sur beaucoup renonçaient à prendre les chemins moins fréquentés de la « connaissance » et se contentaient de compromis en se disant : « Je suis ce que je suis et dois donc je vais me contenter de vivre le mieux possible en harmonie avec le reste du monde ».
D’autres se disaient que le temps accordé aux humains est court et qu’il valait mieux user voire abuser des trésors mis à notre disposition, y compris au détriment des « autres ».

Après moi le déluge ! Ma transformation et mon accession à des niveaux de responsabilité, d’efficacité, individuelle et collective n’est pas en mon pouvoir pensaient ils.

Il est trop difficile de se dégager, prendre du recul et de remettre en cause des attitudes et des comportements, des préjugés, des jugements de valeur, des automatismes, des déterminants que les « autres », mes frères humains, mon environnement, mon acquis génétique, mon époque et son contexte ont mis en moi.

Il faut de la volonté, de la détermination et du temps pour acquérir la maîtrise de cette « connaissance ».

C’est chose faisable, mais c'est exceptionnel. Pour beaucoup c’est impossible et c’est la violence, la pulsion destructrice inscrite dans leurs gènes qui prend le pas.

La connaissance scientifique des sciences du comportement à depuis mon jeune âge fait pourtant des progrès considérables, mais furent malheureusement freinés, en France en particulier par celle provenant de l’analyse Freudienne qui déresponsabilise l'individu et culpabilise le groupe.

La psychologie de la forme et l’anthropologie culturelle s’en dégageait et la psychiatrie se détachait enfin de l’étude exclusive du patient individuel pour se tourner vers l’étude des relations humaines au sein de son environnement.

Puis se posèrent les fondements de ce qu’on allait appeler la cybernétique, généralisant aux domaines de la biologie et de l’organisation sociale ce que les ingénieurs et les mathématiciens avaient appris sur les mécanismes auto- régulateurs, en fait auto-correcteurs.
Puis fut soulevée la question de la manière dont sont codés les messages dans notre système nerveux central (le cerveau)
A Vienne, Bertanlanfy enfin, tout vient à point à qui sait attendre, construisait les bases de la théorie des systèmes en mettant particulièrement l’accent sur les systèmes humains (organismes qui disposent d’une source d’énergie continue tirée de l’environnement).
D’autres élaboraient ce que l’on appelle aujourd’hui la « théorie de l’information » et concevaient de nouveaux modèles destinés aux théories de l’apprentissage et de l’évolution du cerveau.

Se produisit alors l’émergence d’un certain nombre d’idées qui touchaient toutes à la nature de la communication que l’on étudia sous trois formes mise en permanence en cohérence : communication managériale ou organisationnelle, la préférée des agences de Marketing, communication pédagogique qui lutta vaillamment contre ce que l’on appela le « pédagogisme » et qui fut un succès au sein, par exemple, de l’école Steiner et enfin communication thérapeutique qui bouleversa complètement la psychologie et la psychiatrie (Bateson et Watzlawick, Ecole de Palo Alto).

Les démarches et enchaînement de la logique prirent vie dans les séquences causales des ordinateurs.

Le résultat fut que les principes mathématiques de l’approche scientifique devinrent une pierre angulaire de l’étude des problèmes de la communication.
Deux scientifiques furent pour moi les vecteurs de la diffusion de cette somme de recherches en France : Henri Laborit, un neurobiologiste fort connu aux USA mais ignoré en France et Joël de Rosnay un cybernéticien (entre autre) qui inventa le mot « systémique », contraction des mots système et cybernétique, que l’on peut qualifier de « science de la régulation des systèmes ».

L’on comprend après avoir connu la dernière crise, celle de 2008 que certains comme le LEAP 2020 avaient prévu bien avant son apparition grâce à une analyse systémique, qu'elle aurait pu être évitée si l’on avait mis en place les systèmes de régulation et de contrôle, les thermostats de l’approche systémique qui auraient conduit au moins à partir de 1973 vers un monde moins encombré de prédateurs économico-financiers et de fanatiques religieux.

Cette approche de la régulation et du contrôle des activités humaines est donc connue depuis les années 70, mais nos dirigeants ont vite compris qu’ils avaient un intérêt personnel et de clan à l’ignorer préférant promouvoir la notion d’autorégulation, ce qui est un non sens connaissant très bien la nature humaine incapable encore et pour longtemps de s’auto contrôler et de faire preuve d’un minimum d’altruisme.

Cet état est donc voulu par ceux qui gouvernent l’Empire et le monde actuel. Dans tous les domaines, l’approche systémique remet en question non pas la nature même du système écologique mondial qui est ce qu’il est et qui tend tout simplement à maintenir sa structure et dont l’évolution est extrêmement lente, mais les attitudes et les comportements de l’espèce humaine qui sont le fruit de milliards d’interactions au sein de l’espèce elle-même et de son environnement.
Tant que ces interactions ne seront pas contrôlées, régulées, rectifiées et les dérapages  sanctionnés dans un certain nombre de domaines : démographie, énergie, industrie, finance, économie, matières premières, tant qu’une juste affectation des richesses produites, en particulier alimentaires ne sera pas effective, les prémisses du désastre éco systémique qui préfigure notre effondrement se feront de plus en plus précises et les rétroactions du système lui-même, de plus en plus violentes, jusqu’au retour à un équilibre qui peut très bien ne pas correspondre au maintien de la vie sur terre, du moins telle que nous la connaissons.

Alors comme nous avons probablement plus de moyens que les dinosaures pour y faire face, commençons dés maintenant à nous poser la question de la signification des signaux auxquels nous sommes confrontés et posons nous la question : Que signifient ces signaux ?

Une fois cette signification clairement analysée et admise, débarrassons nous de ceux qui se refusent d’en admettre le sens et condamnent l’avenir au bénéfice de leur présent.

Ensuite, comme il est bon de penser global mais d’agir local, comme l’avenir dépend de milliards d’interactions et de rétroactions individuelles incontrôlables, commençons par revisiter nos propres attitudes et nos comportements, de nous mettre en adéquation avec nos aspirations les plus profondes et faisons en sorte que le plus grand nombre nous suive dans cette démarche.

Tachons de résoudre la première insuffisance de régulation et de contrôle, celle du niveau individuel, nous passerons ensuite au niveau du groupe, puis de l’espèce. Il n’y a pas d’autres voies possible, c’est le seul et unique chemin, particulier pour chacun d’entre nous, mais unique  pour ce qui concerne l’espèce humaine.

Francis NERI

03 07 14