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Le systémicien - Page 387

  • La coercition au nom de la démocratie.

    Dans un environnement complexe, le décryptage de l’information est devenu un processus et un impératif de survie démocratique.

    La société civile des citoyens ordinaires, revenus de leurs illusions de détenir un possible pouvoir révolutionnaire ou tout simplement un changement de « système », n’ont plus grand-chose à découvrir avec les progrès de la mondialisation de l’information.

    Mais comme pour les blogueurs revenus du front "anti-liberté d'expression", le chemin de la réalité est aussi pavé d’embûches. Non que ceux qui forment la base de  la « société civile » aient tout à découvrir. Avec les progrès des chaînes satellitaires et internet, ils ont les moyens de  réfléchir à l’uniformisation des modes de pensée qui en découle.

    Simplement, pour qui a toujours vécu en démocratie, dans un environnement politique pluraliste, ou la laïcité est un dogme libertaire, renoncer à la liberté d’expression et celle du « faire ce que je dis », demande un travail sur soi considérable. Passer du choix et du travail des idées, ou tout peut faire débat, à l’ingestion forcée de dogmes préfabriqués ne va pas de soi.

    C’est pourtant ce que l’on nous « propose » et que nous sommes souvent obligés d’avaler comme une mauvaise soupe, parce que nous avons faim.

    C’est que depuis l’inversion des valeurs  de mai 68 (cette révolution des us et coutumes) la mise en relation des idées, la liberté d’expression, les rapports sociaux n'ont fait que de se dégrader. La perversion des mœurs, des attitudes et des comportements individuels, a pris progressivement et “légitimement” sa place dans la société car, encouragée, entre autre, par les partis et certaines associations de « l'Establishement ». Ils font partie de ces groupes puissants de gens installés, qui défendent leurs privilèges et leur classe sociale.

    Tout laisse à penser que l'on veut nous inculquer des idées et éthiques glauques, immorales et perverses, et de surcroit mêlées au pouvoir de l'argent !

    Tout cela, bien évidemment, facilite le travail de destruction, dans l’esprit des jeunes générations, de nos identités et de nos valeurs mémorielles dont les idéologues de gauche comme de droite veulent la disparition afin de promouvoir l’idée qu’il faut tout uniformiser pour mieux maitriser, y compris et surtout la culture.

    Nous avions l'illusion d'avoir construit une société démocratique fondée sur la libre et pacifique confrontation des opinions. Certains n’en veulent plus. Pour eux nos sociétés doivent redevenir « autoritaires ». La démocratie, même simplement représentative, serait devenue un luxe parce que des humains  sont à présent trop nombreux à vouloir avoir accès aux « richesses » et consommer comme l’Occidental moyen.

    Un luxe que les communautarismes, les clans, les religions, les sectes et les mafias ne permettent plus car ils revendiquent un pouvoir que ceux qui le détiennent ne peuvent leur accorder.

    Le combat pour l'égalité est bien engagé, mais les combattants ne savent pas encore qu'il est sans issue.

    Pour ce qui nous concerne en tant qu’Européens, au nom de l’internationalisation des échanges,  nous avons voulu la disparition de nos nations et de nos souverainetés pour une nation et une souveraineté européenne.

    Pour cela, il fallait que meurent nos identités. Eh bien ! « ils » ont réussi à tuer l’idée de la nation et de l’identité française, mais ils ne l’ont pas pour autant  remplacé par une « nation » européenne capable de fédérer au moins une politique économique.

    Contrairement à ce qu’ils avaient promis, ils n’ont pas favorisé, en même temps que l’euro, l’émergence d’une nouvelle identité économique, sociale et culturelle, une identité englobante qui nous mettrait en mesure de faire face à nos concurrents mondiaux. Bref ils ont servi leurs intérêts et ceux des spéculateurs ; ils ont mis la France en faillite et nous devons payer l’addition.

    Bien sûr ils ont vu venir la crise en 2008 et ils avaient les moyens de la prévenir.

    Bien sûr ils savaient que la dette, le déficit de notre commerce extérieur et l’immigration pouvaient faire de la France un pays du tiers monde.

    Bien sûr ils n’ont rien voulu faire car ils savaient que, de ce désastre,  ils tireraient des profits supplémentaires. Ils justifieraient une reprise en main autoritaire que la « crise» expliquerait.

    Voila pour quelles raisons la liberté de penser, de dialoguer, d’échanger des informations, de débattre, de porter sur les évènements « son » regard et « sa » main est pour le moins en perte de vitesse. Le prêt à penser a pris sa place et ceux qui insistent pour exprimer leurs différences sont traînés devant les tribunaux.

    Bref à défaut d’auto-régulation, les peuples sont comme les financiers, il faut, semble t-il, les réguler d’autorité, leur poser un thermostat.

    Le modèle social français d’intégration n’y a pas résisté. Notre modèle civilisationnel va-t-il sombrer à son tour ??

    Si on ne badine pas avec la démocratie, entre son invocation magique et sa mise en pratique, se glisse l’abîme de tous les possibles…

    La démocratie c'est le respect des minorités. En son nom nous donnons, fort naïvement, énormément de droits et de privilèges aux populations de l'immigration. Droits et privilèges généralement sans contreparties.

    Mais la démocratie c'est également la loi du nombre. Les leaders politico-religieux de ces populations, en particulier musulmanes et africaines, de plus en plus nombreuses, revendiquent des privilèges au nom de la démocratie…qu’ils aboliront le jour où ils seront suffisamment forts pour le faire. C’est du moins ce qu’ils prétendent entreprendre ouvertement puisqu’elle n’est pas compatible avec leurs préceptes religieux.

    Ce processus pervers n’échappe pas à nos « élites » mais pour eux, ce qui importe, c’est le consommateur et le producteur. De quelque culture qu’il soit, ce qu’ils veulent c’est qu’il consomme et si le « Gaulois » ne consomme plus eh bien qu’il disparaisse !

    Sur 7 milliards d’humains, dont il ne faut surtout pas réduire le nombre mais bien au contraire l’augmenter, d’autres se lèveront, en Chine, Afrique, en Argentine ou ailleurs pour remplacer ce dernier rejeton de la culture occidentale.    

    D’autre part, cette approche, idéologique et universaliste, permet l’internationalisation immédiate des conflits à des fins, officiellement, d’ingérences humanitaires. Pour les complexes « militaro-industriels » c’est une question de survie.

    C’est la position de l’ONU, à l’exception de la Chine et de la Russie, si l’on prend l’exemple syrien.

    On ne badinera pas avec la démocratie, devenue l’impératif catégorique de notre temps. Mais entre son invocation magique et sa mise en pratique, se glisse l’abîme de tous les possibles…ferons nous la guerre au nom de la démocratie ?

    Pour cela, les arguments des Islamo-gauchistes sont grosso modo les mêmes que ceux utilisés naguère par les pacifistes des années 4O, avec un risque de guerre civile accrue du fait de la nature devenue multiconfessionnelle du pays et que ces confessions, en particulier l’Islam, s’expriment avec de plus en plus de radicalisation et d’exigences agressives 

    Ceux qui nous conduisent vers cet effondrement  sollicitent à nouveau nos suffrages afin de continuer cette œuvre de mort. Mais la « crise » qui ne nous laisse aucune marge de manœuvre ne nous permet aucune erreur d’appréciation, ni aucune indulgence.

    Pouvons-nous encore confier notre destin à ceux qui sont les promoteurs de ce système infernal ? Pouvons nous croire une seconde qu’ils aient changé, qu’ils ont compris et qu’à présent ils ne nous tromperont plus ?

    Alors ? Allons nous encore nous laisser conduire, en silence, à l’abattoir comme des agneaux nous y faire égorger ? 

    Francis NERI

    http://semanticien.blogspirit.com

    07 02 12

  • Menteurs !

    Comme nombre d’entre vous,  au cours de cette soirée France 2  « Des paroles et des actes » j’attendais beaucoup de cette rencontre de François Fillon avec la France.

    Sachant que Martine Aubry devait apporter sa contribution au débat, j’espérais qu’enfin je pourrais y voir plus clair et décrypter les actes possibles au delà des paroles et en quoi ces actes se différenciaient.

    Je n’ai pas un préjugé favorable envers Martine Aubry et pour cause, mais j’ai pour habitude de dissocier mes sentiments de ce que je considère pour de la raison, du moment que celle-ci s’alimente de faits. J’étais donc décidé à l’écouter sans idées préconçues.            

    J’ai, d’autre part, un profond respect pour François Fillon en raison de son pragmatisme et de son honnêteté qui, malheureusement, à tourné à la naïveté, en particulier devant le piège tendu par Martine Aubry concernant Marine Le Pen.

    Le rejet de Marine Le Pen et de ses électeurs par l’UMP est une faute lourde de conséquences. François Fillion est, lui aussi, tombé par deux fois dans le piège de Martine Aubry : Diabolisation de MLP, procès du discours de Dakar et refus de la proportionnelle. Elle pense ainsi être parvenue à priver Nicolas Sarkozy du vote FN au second tour 

    Ce fut d’ailleurs sa conclusion en fin de débat : «  J’ai la réponse que je suis venue chercher ».

    Enfin, Martine Aubry avec l’aide de David Poujadas, qui lui a aménagé des « respirations »,  semble avoir réussi  à faire penser que TOUS les problèmes de la France sont liés à un gouvernement en place depuis 2007, alors que les problèmes actuels sont la conséquence de l'inaction, de l'incompétence et souvent de la corruption de notre classe dirigeante depuis plus de 30 ans, qu’elle soit de droite comme de gauche !

    Martine Aubry a réussi à éviter un vrai débat de fond dans le registre économique, déjà, la semaine dernière, le malaise de François Hollande sur ce sujet face à un Alain Juppé lui même mal à l'aise n'avait pas permis de nous éclairer sur les différences entre les deux candidats.
    Un échange raisonnable et constructif entre opposants était pourtant possible. Mais  Martine Aubry, comme François Hollande, sont incapables d'écouter leur interlocuteur et surtout de l'entendre.

    C’est une des « grandes erreurs », ou plutôt une faute lourde, du début de septennat de Nicolas Sarkozy qui, par sa main tendue aux socialistes et sa "Grande Ouverture Ministérielle", crut naïvement, ou fit semblant de croire, qu’ils soutiendraient ses réformes dans l’intérêt de la France.

    Bref je pense que Martine Aubry a gagné des points dans cet « échange ». François Fillon a plutôt semblé "courir après " elle : "mais nous sommes en train de le faire " et "nous allons le faire».

    Globalement, j’ai le sentiment que l’UMP et le PS c’est "bonnet blanc et blanc bonnet". Ces deux partis, et leurs représentants, sont prisonniers d’un système qu’ils ont contribué alternativement à construire… 15 ans chacun, comme l'affirmait Alain Juppé…

    Ils ne sont plus crédibles. J’en reviens après ce débat à ma réflexion première : « Si vous êtes le problème vous ne pouvez pas faire partie de la solution ».

    Il semble qu’il y ait là une incapacité « congénitale » à regarder en face les contradictions fondatrices de nos difficultés, comme l’immigration, la dette, le protectionnisme ou le capitalisme financier.

    Ils n’en finissent pas de se battre avec l’idée qu’ils disent se faire des déficits, de la croissance anémique et du chômage qu’ils combattent avec leurs préjugés, leurs dogmes et un moral de perdant.         

    Et pourtant ils savaient ! Ils savaient pour la dette publique, ils savaient pour l’Europe, ils savaient tous, y compris les plus « jeunes »,  depuis au moins 10 ans. Ils savaient qu’il ne fallait pas désarmer les Etats Nations sans qu’une Europe politique ne se mette en place, ils savaient qu’il ne fallait pas créer une monnaie « unique » sans Etat et une banque centrale sans gouvernement, ils savaient que la dette ne servait qu’à financer leur modèle social « impossible ». Ils savaient depuis 1973 et ils ont menti depuis le début et ont continué à mentir pour servir les intérêts de leur camp et de leur classe.

    Ils nous mentent depuis quarante ans… au moins ! Comment peuvent-ils encore solliciter nos suffrages ?     

    A présent, il est important de pouvoir comparer l'ensemble des programmes et pas seulement ceux des deux partis majoritaires dans les sondages...

    La semaine prochaine, David Poujadas recevra, à nouveau Marine Le Pen qui essuya les plâtres de l’émission. C’est avec une grande curiosité que je comparerai son évolution.

    Il faut dire qu’elle était tombée dans un vrai traquenard, en particulier avec Laurent Joffrin et Caroline Fourest.

    Il ne lui sera probablement rien évité, mais elle a la peau dure, les dent longues et elle sait nager.

    Ceux qui se trouveront face à elle auront intérêt à bien préparer leurs interventions. Elle ne leur fera pas le moindre cadeau, car elle se sait la seule alternative à la pensée européiste, mondialiste et qu’elle est le porte-drapeau des ouvriers et des classes moyennes qui attendent d’elle autre chose que les « belles et creuses promesses » de ses concurrents !

    Francis NERI

    03 01 12        

    http://semanticien.blogspirit.com

  • Lejaby

    Je suis d’accord avec Marie-claude Jousse, 52 ans qui, en trente deux ans d’une vie d’ouvrière « aux doigts de fée » dans la lingerie de luxe, doit rendre son tablier au bénéfice d’une ouvrière tunisienne, voire d’un ouvrier ou même d’un enfant. 

    Ce pays ne s’embarrasse pas de « discrimination positive » en favorisant le travail des femmes et n’hésite pas non plus à exploiter le travail des enfants.

    Bref c’est un de ces pays qui ne respectent pas les clauses sociales minimales, le droit du travail et qui font qu’en France Marie-Claude et 90 autres vont perdre leur emploi.   

    Vous avez dit "protectionisme" ? Protéger l'emploi de Marie-Claude empéchera t-elle les Indes d'acheter nos Mirages ?

    Que dit Marie-Claude en essuyant ses larmes : « Je n’achèterai plus jamais de Lejaby ! De toute façon une ouvrière ne peut pas se les payer ».

    Et elle ajoute : « Vous savez être ouvrière, c’est être solidaire » 

    En entendant cela, je me dis que Marie-Claude lance un appel, probablement d’une manière inconsciente, mais qui me fait réagir.

    J’y vois une invitation au boycott et à la solidarité, et je m’interroge : « Suis-je le seul à le distinguer ! »

    Le repreneur « mondialiste » ne s’intéresse déjà plus à Marie-Claude et ses copines d’atelier.

    Que dit en effet ce Monsieur qui ne parle que chiffres : « En Tunisie, le coût de revient est de 8,17 euros par pièce contre 14 euros en France ».

    Marie-Claude n’est plus qu’un « prix de revient ». Et comme dans ce domaine elle n’est pas concurrentielle, elle n’est donc plus d’aucune utilité sociale, car elle ne peut même plus « consommer » puisque pour un « mondialiste » nous ne sommes tout au plus que des consommateurs potentiels, nous sommes ou pas un marché.

    A quoi peut-elle encore servir, je vous le demande ?  

    Que pensent nos candidats à la Présidentielle de cet événement « factuel » comme disent les économistes et les financiers du CAC 40 ?

    Ils se gardent bien de se prononcer et encore moins de proposer des réponses, sinon des solutions.

    Marie-Claude et ses amies doivent à présent savoir, car c’est pour elles qu’aujourd’hui « sonne le glas », ce que voulaient dire François Hollande lorsqu’il affirmait, au nom de l’internationale socialiste, qu’il était logique de délocaliser des emplois dit « non-qualifiés » pour permettre la croissance des pays « en développement ».

    Évidemment son « adversaire » Nicolas Sarkozy n’est pas en reste. Tout deux sont des « mondialistes » et le mondialisme, qui n’a rien à voir avec la mondialisation, c’est du « Lejaby » avec étiquette « made in France » fabriqué dans un pays « islamiste » qui est en concurrence directe avec nos emplois, qu’ils soient qualifiés ou pas d’ailleurs.          

    Oui Marie-Claire je suis d’accord avec vous, jamais mon épouse n’achètera du « Lejaby », jamais je ne lui en offrirai. D’ailleurs pas plus que vous, nous n’en avons les moyens.

    Alors oui, je me sens profondément solidaire de votre révolte face au drame qui vous touche.

    Oui je vais identifier et résolument boycotter ces produits « made in France » fabriqués « ailleurs ».

    Oui, je vais y inciter mes amis à en faire autant et, si vous avez besoin d’un coup de main votre combat est le nôtre, faites nous signe, nous répondrons « présent ». 

    Francis NERI

    1 02 12