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10/04/2012

L’approche systémique en action

A quelques jours d’élections majeures, présidentielles puis législatives, il me semble opportun de rappeler, avant d’aller aux urnes, quelques principes de base de la « systémique ».

Sait-on jamais, ça peut toujours servir !

La systémique, c'est la science de la régulation et du contrôle des systèmes. Sur le plan politique, réguler et contrôler un système humain (un individu, un groupe, une organisation) consiste à dire quel serait son avenir.

Pour autant s’agit t-il par la régulation et le contrôle de manipuler les attitudes et les comportements des groupes pour leur aménager un avenir possible ? C’est probablement ce que pensent les dirigeants du CAC 40 et nos hommes politiques.

Mais !!! l'avenir n'est que l'éventail de futurs possibles qui sont animés par la convergence des interactions, des plans d'innombrables acteurs qui, dans la plupart des cas, estiment qu’il leur suffit de s’autoréguler. Ils estiment que la régulation sociale actuelle suffit et qu’il n’est point besoin de l’accroître. Les libertés seraient suffisamment réduites comme cela sans y ajouter du « contrôle social » supplémentaire. 

Alors la plupart des hommes resteront ignorants de ce qu’ils ne voient pas ou ne veulent pas voir, appréhender, comprendre.

Il faudrait exercer des pressions éducatives et socialisantes continues, pour les rendre attentifs aux mondes qui les entourent, maîtriser leurs émotions, devenir libre et manœuvrant.

Descartes considérait que l’âme et le corps constituent deux entités séparées qui entretiennent peu de relations entre elles en vue de l’émergence des émotions.

C’est cette dualité que le systémicien entend dépasser. Pour lui, Il n’y a pas de séparation entre l’esprit et le corps, mais interaction et rétroaction.

Le systémicien affirme que par sa manière de concevoir mentalement une situation émotionnelle, l’individu peut modifier l’intensité et le type d’états émotionnels qu’il éprouve et donc ses représentations.

La régulation peut aller dans le sens d’une amplification des réponses émotionnelles tout comme dans le sens de leur inhibition.

Un systémicien pratiquant l’approche systémique est conduit à revisiter en permanence la construction du monde qu’il tenait pour certaine.

Le systémicien doit donc s’habituer à remettre en question ses schémas cognitifs et à prévoir d’importantes évolutions survenant au cours de ses existences.

D’où l’importance majeure d’avoir fait l’expérience d’un « parcours de changement [1] (Philippe Caillé) » au cours de sa formation  de systémicien. 

Non axiomes du systémicien :

Changer en définitive c’est remettre tout simplement en question le clivage entre raison, émotions et connaissances et d’en rétablir les connections.

On maîtrise ses émotions en libérant et en contrôlant sa mémoire.

On échange une idée contre une émotion ce qui établi la relation avec la raison.

On commence par imaginer son futur ainsi que  le contexte qui va avec. Les autres que nous y placerons. Il faut ensuite l’étoffer virtuellement, y mettre de la chair, le rendre réel.   

Francis NERI

10 04 2012     

http://semanticien.blogspirit.com

 



[1]Philippe Caillé est psychiatre, thérapeute de couple et de famille. Longtemps domicilié en Scandinavie où il a dirigé plusieurs centres de thérapie familiale, il y fonda l'institut de pensée systémique appliquée d'Oslo.

09/04/2012

La crise dite systémique

La crise de 2008 aurait dû permettre à Nicolas Sarkozy de mettre en œuvre les réformes structurelles et les promesses sociales sur lesquelles il s’était engagé, sans difficulté ni opposition sérieuse à gauche.

Or, malgré cette opportunité il n’a pas pu ou voulu faire…ou si peu que c’en est dérisoire et démontre, pour le moins, que le politique n’a plus la main. Le pouvoir est détenu par le marché et les financiers.

C’est compréhensible et préfigure ce qui nous attend, à l’image de ce que nous avons déjà subi. Car enfin, il aurait fallu, pour tenir ses promesses à la France et aux Français, s’en prendre à la grande distribution et à la spéculation internationale. À l’universalisme de la pensée unique chère à la gauche, mais aussi à une certaine droite Européiste et à l’islam wahhabite.      

Convergents, cohérents, et unis dans la défense de leurs privilèges, les puissants de ce monde ont bien compris la notion de globalisation, de complexité, de systèmes et d’ensembles à réguler, d’interactions et de rétroactions, de thermostats qu’il faut poser aux endroits voulus pour prévenir les explosions sociales.

Mais aller plus loin et mettre en œuvre une approche systémique pour résoudre les problèmes qu’ils ont créés relèverait de l’idée qu’ils seraient disposés à se tirer une balle dans le pied, voire dans leur crâne précieux.

Y a t-il une issue ? Peut-on compter sur leur prévoyance, sur leur raison, sur leur sens des réalités ? Je ne le pense plus ! Ils iront au bout de leur frénésie de possession et de pouvoir. « Toujours plus » comme disait François De Closet, il n’y a pas de fin à leur boulimie.

Peut-on alors compter sur la sagesse ou la colère des peuples pour qu’ils entendent raison ?      

Je suis sceptique, donc incrédule, car l’histoire se termine souvent très mal pour le peuple. Sa colère est toujours récupérée.

Pour mettre fin au pouvoir absolu et au servage, certains ont fait la révolution, n’hésitant pas à couper la tête d’un roi.

Pour quel résultat ? Ils ont mis un empereur à la place ! Ensuite, au cours de l’histoire récente, çà ne s’est pas arrangé. Le peuple ne gagne jamais rien à trucider les puissants, d’autre émergent encore plus vite, sont plus rapaces et plus violents !

La lutte pour l’égalité est un leurre. Il semble qu’il n’y ait pas d’autre combat que celui de l’accès à la dominance du « barbare » qui veut, dès qu’il en à l’occasion et la possibilité,  prendre la place de celui qui « possède ». Il veut l’argent, le territoire, la terre et imposer ses règles, ses codes, ses valeurs, ses certitudes.

Pour tempérer ces ardeurs revendicatrices, que Nicolas Sarkozy et ses complices à gauche et en islam, ont parfaitement intégré dans leur stratégie, il leur faut admettre que la paupérisation absolue du lumpenprolétariat et de la racaille que dénonçaient déjà Karl Marx et Engel, n’était plus de mise, et qu’ils ne pouvaient plus pourrir la vie des pauvres et des classes moyennes sans un peu de « redistribution »…mais pas trop !

Le problème c’est que çà ne marche plus car il n’y a plus rien à redistribuer, le CAC 40 prend tout…les imbéciles !

Comme d’habitude, ils vont faire en sorte que les peuples s’entretuent pour le profit du complexe militaro-industriel, mais au nom de l’égalité, la liberté et pourquoi pas de la fraternité entre les peuples…ou encore de leurs prophètes … «  mon Dieu est plus fort que le tien » disait Conan le barbare.

Certains idéalistes rêvent encore d’une gouvernance mondiale associée à une avancée technologique majeure qui réglerait tous nos problèmes. Mais elle n’est pas réalisable sans consensus entre Etats. C’est flagrant, quand par exemple la Chine et la Russie pour défendre leur idée de la géopolitique mondiale et surtout leurs intérêts, s’opposent au conseil de sécurité à une intervention en Syrie. Or, l’approche systémique de résolution des problèmes globaux et complexes, demande de mettre en œuvre des « modélisations » qui vont dans le sens de l’intérêt du monde primant l’intérêt de l’Etat qui, lui même, prime sur celui des communautés puis des individus. 

L’éthique, l’empathie, l’altruisme, la sauvegarde du monde dépendent de l’ordre dans lequel nous inscrivons nos priorités. L’individu doit-il survivre au groupe et le groupe à l’espèce ? 

Tout cela n’est-il pas dans les gènes ? Serait-ce un produit de l’éducation et de la socialisation ? Aujourd’hui nous voulons survivre en tant qu’individu. La raison du plus fort, du mieux organisé, du plus savant sera donc la meilleure ! Rien de changé dans le vaste monde sauf que nous sommes à l’heure 24 !

Francis NERI

09 04 2012

http://semanticien.blogspirit.com

08/04/2012

Musulmans et responsables

Nous sommes d’accord pour ne pas faire d’amalgame et projeter les crimes de Mohamed Merah sur les musulmans de France. En attendant qu’ils évoquent enfin la construction de l’islam en France, expurgé de quelques règles moyenâgeuses inacceptables en l’état.

Nous sommes d’accord, car son immense majorité est modérée et pacifique, mais pour quelles raisons ne défile-t-elle pas avec les juifs et les chrétiens, le MRAP et autres institutions des « droits de l’homme », Résistance Républicaine ou Le bloc identitaire, et j’en oublie, aux cris de « stop à l’invasion extrémiste », « respect aux juifs et aux chrétiens », « vive la France, la démocratie, la laïcité et les lumières », « non à la charia en France ».

Ce serait un beau « geste » qui irait droit au cœur de Tarik Ramadan ou de Martine Aubry qui, du coup, imagineraient tous deux, d’autres slogans réconciliateurs …n’en doutons pas !

Par exemple, ils pourraient oser, avec François Hollande, un discours transgressif sur l’immigration, dénoncer l’Europe de Schengen, une vraie passoire, refuser la régularisation des clandestins…nécessairement « sans papiers », ainsi que le vote des étrangers hors Union Européenne aux élections locales.

Un beau geste qui s’appuierait sur des réalités sociologiques, sociales et économiques. Un événement médiatique qui réconcilierait les Français de toutes origines, éloignerait la peur, la haine et la violence qui montent.

Mais je rêve ! La pensée stratégique et électoraliste de droite comme de gauche n’a rien à faire de réconciliations entre Français … bien au contraire !

Qui veut encore rassembler deux Français sur trois autour de lui ? C’était possible au temps des Trente Glorieuses ! Depuis il y eut les « Trente Piteuses » et une super-classe mondiale de riches qui détient tous les pouvoirs grâce à la mondialisation des échanges et des finances, une classe moyenne qui s’est fait avoir par les « mondialistes » du CAC 40 et un magma sous prolétarisé qui n’existe déjà plus sinon comme objet de consommation de « minima sociaux ».

Non il n’y a pas de réconciliation, de solidarité, de partage des sacrifices sans justice sociale, sans que ne soient reconnues et acceptées les différences, sans que ne soient préservés nos valeurs, nos acquis, nos mémoires et nos identités.

En outre, les réfugiés économiques et bientôt climatiques ne cesseront pas d’affluer…bien au contraire et, comme toujours, la religion apparaîtra de plus en plus comme un moyen de contrôler et d’apaiser les masses en effervescence.

L’air européen va devenir de plus en plus irrespirable. L’héritage occidental des lumières n’est pas compatible avec une immigration musulmane portée par le messianisme biblique et territorial du Coran. Ceux qui croient en une coexistence pacifique se trompent lourdement.

Bien au contraire, la sphère des ultras de la Thora, du Coran et de la Bible se rapprochent dangereusement. Au train où vont les choses, les laïques n’auront bientôt pas d’autres solutions que de raser les murs …ou d’immigrer …mais pour aller où …je vous le demande !

Toute cette histoire me refait penser au « Camp des saints » un roman de l’écrivain français Jean Raspail publié en 1973, qui décrit les conséquences d’une immigration massive sur la civilisation occidentale. Et puis je me dis qu’après tout j’ai bien encore une vingtaine d’années devant moi, çà devrait être suffisant pour tenir le coup avant le grand voyage !

Francis NERI

08 04 2012

http://semanticien.blogspirit.com