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12/12/2010

Turbulences

Nous allons entrer très rapidement dans une zone de turbulences sociales très vives, et si Marine Le PEN, ainsi que quelques autres, semble vouloir nous rejoindre dans notre combat je crois que ce n'est pas une mauvaise chose. Ceci est un signal fort qu’une fenêtre s’est ouverte pour le renouveau de la nation France et la survivance des Français, de l’idée qu’ils se font de leur patrie.

Nous devons donc nous préparer a des actions plus vastes, mieux organisées mais aussi à une rétroaction plus violente de la part de nos adversaires qu’il nous faudra mieux identifier et contre lesquels nous devrons employer des méthodes et des stratégies plus diversifiées.  

Si nous prenons exemple des dernières manifestations lancées par les « Résistants » le « mot d'ordre anti-scharia » qui avait été lancé était en lui même porteur d'une action qui aurait méritée un plus grand succès.

Ce fut un acte manqué, et les musulmans n’ont pas saisis la perche qui leur était tendu et la possibilité d’adapter l’Islam à la modernité.

Certains en ont tiré comme conclusion que peu de gens se préoccupaient du problème, ce qui à mon avis n'est pas exact. Je crois plutôt qu'une recommandation à l'action dépend avant tout de la "crédibilité" de celui ou de ceux qui "lancent" le mot d'ordre, de sa propre mobilisation, de l'organisation de l'éventuelle manifestation et enfin du contexte, voire des moyens matériels engagés.

J’ai participé à ces actions et, pour ma part, comme bien d’autres acteurs de la « résistance » du Web 2.0, et non des moindres, j’ai relevé, non sans surprise la collusion de la gauche avec la "pensée" islamiste et malheureusement la droite « classique » et de gouvernement est à présent connotée de la même marque de fabrique.

Bref, les actions de Résistance Républicaine  et du Bloc Identitaire ont permis de mieux situer l’ennemi et de mesurer l’ampleur de la tache de Reconquista à accomplir.

La crise :

Pour revenir un peu sur les évènements qui ont conduits et déterminés le présent, je dirai que  l'approche écosystémique était la réponse à la crise systémique globale. Les soubresauts que nous connaissons actuellement dans les domaines de l'économique et du social ne sont que la conséquence de notre incapacité a envisager une réponse qui intègre  les éléments essentiels de la problématique : la surpopulation du monde, la surconsommation, la mondialisation, le multiculturalisme, le choc des cultures. Il y en a d’autres, au point que si l’on veut établir une « modélisation » pour trouver une réponse adéquate et crédible, il faut choisir les items les plus signifiants, des algorithmes pointus et des ordinateurs puissants.  

Mais nous n’avons pas le choix, à une crise systémique, seule une réponse systémique est possible. Rester au niveau d'une réponse binaire, linéaire et à des préjugés et jugements de valeur à l'heure de la complexité,  est un non sens suicidaire. Hélas la plupart des opérateurs politiques, économiques et sociaux n'ont toujours pas appréhendés cette complexité, ou pas voulu s’en préoccuper. Alors, les acteurs idéologiques, écologistes, culturels et cultuels n’en parlons pas, ils sont avant tout conduits par leurs émotions !

L’universalité des valeurs :

D’autre part, il faudra bien parvenir un jour à rassembler autour d’une mondialisation de valeurs universelles que nous avons encore à finaliser et promouvoir. Je crois que le monde occidental, sinon ses dirigeants, est prêt pour cette aventure. L'orient et en particulier l'Islam sont loin d'être disposés à avancer dans cette direction. Ce dernier recherche plutôt l'affrontement et la violence suicidaire que subissent  des peuples misérables, trop nombreux, inconscients et manipulés, qui suivent des leaders fanatiques.

Il est souhaitable que les individus qui se disent informés, éclairés et sans parti pris  sortent de leurs égarements et de leurs illusions et reprennent le chemin de la reconquête de ces valeurs et de cette culture trop longtemps méprisées par ceux qui devraient les inculquer, les défendre et les révéler au plan international.

 Si l’avenir n’est inscrit nulle part, construisons le au présent !

Je suis amusé de constater à quel point les idées de la gauche, comme de la droite sont entrées en décadence.

Les rationalistes croient avec Tocqueville que le système le plus démocratique est celui qui associe une solide  centralisation de l’autorité gouvernementale à une forte décentralisation administrative ; ils imaginent volontiers avec Max Weber que dans les sociétés qui ne sont plus structurées par des croyances religieuses, le « polythéisme » des valeurs peut être résolu par un processus de rationalisation qui tend à sélectionner les meilleures idées, les meilleures institutions et les meilleures pratiques sociales. (Ex : droit de grève, abolition de la peine de mort !) Bref, un espèce de passage obligé de la raison et de la forme dans lequel l’ordre se retrouve dans le désordre, quoi que l’on face l’on suit un chemin qui se trace lui-même. De toutes façons, nous serions déterminés.

Mais cette sélection des pratiques et des valeurs « universelles » et universellement appliquées, peuvent elles encore s’opérer à l’heure de la globalisation et du heurt des valeurs et des cultures ?  Ces dernières fortement antagonistes,  bouleversent tous les domaines, démographique, économique, social, culturel, cultuel, dans une société de la communication immédiate qui ne laisse plus le temps de la réflexion et où prime la satisfaction du besoin individuel ?

Le relativisme, voire la complémentarité des valeurs est-il encore possible dans un bain multiculturel où les valeurs occidentales entreraient en résistances face au brouillage des repères qui ont fait leur identité ? Les valeurs Islamistes, par exemple, peuvent elles faire l’objet d’un accommodement avec l’identité occidentale ?

Sur quelles bases construire une démocratie élective à partir d’une société multiculturelle au sein de laquelle des cultures s’opposeraient avec violence ?

Eclairer l’avenir :

Alors, avenir ou impasse ? Quelles expériences et pratiques gagnantes pouvons nous extraire de l’histoire  pour éclairer l’avenir ? Le présent peut-il construire un avenir possible sans s’y référer ?

Tocqueville a bien affirmé sa confiance dans « l’avenir, juge éclairé et impartial » mais c’était pour ajouter qu’il arrive « hélas ! Toujours trop tard ». La crise actuelle en est l’exemple éclatant. Cet avenir là n’était il pas prévisible et n’était-il possible au cours de ce présent passé, d’influencer un avenir que l’on savait compromis ?

Le sociologue propose trois pistes pour ne pas s’égarer sur des chemins hasardeux.

La première : Les idées sont le moteur de l’histoire contrairement à ce que pensait Marx qui penchait pour les intérêts matériels.

La seconde : L’éthique de la responsabilité de Max Weber qui oblige dans une perspective libérale, la raison à prendre en compte les principes sur lesquels elle se fonde, n’empêche pas que ces principes demeurent des idées régulatrices et finissent par entrer dans les faits à long terme.

La troisième : Le vrai et principal « danger » pour l’invariance démocratique provient de petits groupes idéologiques organisés, structurés et fortement motivés. Un groupe d’hommes et de femmes décidées peuvent changer l’avenir.

La majorité silencieuse n’a pas la détermination nécessaire ni l’organisation pour y résister. La catastrophe pour une démocratie est lorsque le pouvoir élu par une majorité abandonne cette dernière, se laisse contraindre par ces minorités et oriente sa politique, son action, par goût du pouvoir, convention, ignorance, démagogie, en fonction des diktats de ces minorités. Le véritable danger de l’Islam c’est son « communautarisme », le fait qu’il soit encore une minorité en Occident et que l’Occident protège une minorité, même si celle-ci envisage de le détruire.

La réforme oui, la « chienlit » non ! disait Charles de Gaulle qui pestait contre une minorité gauchiste et agissante, toujours aussi dangereuse aujourd’hui. Alors faut-il désespérer des idées, de la démocratie, du suffrage universel et de l’éthique de nos élus ? Allez savoir !

Retenons avec malice, et une idée derrière la tête, qu’une minorité agissante peut très bien changer le cours des choses. Après tout ce que certains font, d’autres peuvent le faire.

Alors « tous ensemble » au-delà de nos clivages : politiques, économiques, écologistes, culturels, cultuels et j’en passe, en avant pour l’idée de  « Reconquista » qui de minoritaire va très vite devenir majoritaire et fera en sorte que nos pouvoirs politiques, économiques, sociaux, culturels et cultuels  s’inclineront devant le pouvoir du peuple enfin véritablement informé et éclairé. 

 

Francis NERI

 

 

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08/12/2010

Responsables et coupables

Pardonnez moi si je vous ai délaissé(e)s ces derniers temps. Je suis allé faire un grand tour au Moyen Orient: Israêl, Palestine, Jordanie, Egypte...pas du tout ce que nous racontent les médias et de très loin. J'y reviendrai !

Le 18 décembre je suis à Paris avec Résistance Républicaine pour écouter ceux qui en Europe s'inquiètent de son islamisation.

Je vous dirai ce que j'en aurai compris et de ce qui sera décidé. 

Pour moi, la problématique posée par l’Islam,  ce n’est pas les hommes, c’est le dogme comme l’étaient la doctrine bolchevique et hitlérienne dont il faut se souvenir qu’elles ont les mêmes racines à gauche, c’est à dire une idéologie totalitaire prônant un « homme nouveau ».

C’est donc le dogme, les mythes, les doctrines, les pratiques tragiques, barbares et obscurantistes de l’islam qu’il faut dénoncer et combattre.

Suffit-il pour cela d’être résistant, républicain, démocrate et laïque et de vouloir bouter la Sharia loin de nos frontières ?

Certainement pas, car ce serait oublier que l’islamisation du monde n’est qu’une conséquence, une singularité, un anachronisme historique et barbare qui s’est développée grâce à la complicité des dirigeants du monde et à la passivité des occidentaux ayant perdu le « désir » d’exister en tant que peuple, le désir de préserver leur pays et leur culture. Ils préfèrent perdurer en tant que consommateurs soumis à la loi du « marché », eux même devenus « hommes marchandises », producteurs et consommateurs dociles.

Nos politiques sont à présent à la solde du gouvernement mondial, et l’Islam barbare n’avance pas tout seul, nos élites politiques, économiques et sociales, depuis longtemps, leur ont ouvert les portes.

Un néo libéralisme prédateur que nos gouvernements ont renoncé à réguler et à contrôler, s’est associé à un islam qui lui assure le contrôle social par la Sharia sur des foules musulmanes dociles.

Pensant avoir perdu le contrôle des masses occidentales en raison de la révolte gauchisante des années 70, les élites mondiales ont accélérés le processus de mondialisation  et elles en sont les principales bénéficiaires.

L’explosion démographique des pays pauvres qui leur ont procuré une main d’oeuvre docile et de plus en plus paupérisée est maintenant utilisée comme une arme par les islamistes.

La souffrance des peuples occidentaux et orientaux, provoquée par la mondialisation entraîne des conflits entre droit et démocratie, entre peuple et élites.

Le peuple occidental, est éduqué, socialisé, et encore relativement bien informé. Les Européens en particulier, en raison d’une importante immigration musulmane, sont à même de constater, de plus en plus, qu’il y a une complicité évidente entre l’élite mondialisée et l’islamisme.

Une élite mondialisée, y compris musulmane, qui survit grâce au développement du complexe militaro industriel qui assure à lui seul entre 30 et 40 % de l’économie mondiale.

Une élite qui n’a absolument aucun intérêt à promouvoir la paix entre les peuples, la réconciliation des idéologies, des cultures et des cultes !

La mondialisation sauvage et l’islamisation du monde sont bien, si non volontairement, du moins objectivement, les deux faces de la même pièce

Il ne s’agit donc pas simplement d’entrer en résistance contre l’invasion de l’idéologie islamiste et de la combattre, il faut aussi s’affranchir des pouvoirs, résister à l’aliénation des consciences, aux multiples manipulateurs qui nous gouvernent, nous informent, gèrent l’économie et la finance mondiale.

La politique, l’économie, l’information : trois pouvoirs qu’il nous faut reprendre en main.

Pour conclure provisoirement cette rubrique, je citerai une prise de position éclairante d’Eric Zemour :

« L’alliance est effective entre les patrons qui veulent de la main d’œuvre moins chère, et surtout au delà de la main d’œuvre moins chère, qui veulent peser, et qui réussissent grâce à l’immigration à peser sur les salaires des ouvriers locaux qu'ils soient Français ou étrangers réguliers d’ailleurs, et les gauchistes bien pensants, droits de l’hommiste qui sont les alliés, « idiots utiles » qui poussent à la régularisation massive et à l’abandon des frontières. Ces deux là sont des alliés objectifs depuis trente ans. »

Alors résumons ! Des patrons apprentis sorciers, des islamistes qui tirent profit de la situation pour implanter leur idéologie de mort, des gens de gauche irresponsables qui jouent le jeu des deux autres.

Comment arrêter le « massacre » ?

Francis NERI

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08/11/2010

Le Biocentrisme et les défis fascistes.

 

Cette fois ci Gérard Charollois fait fort. A le lire on peut penser que l’espoir n’est plus dans son cœur. Jusqu’à présent, j’avais le sentiment qu’il croyait que l’homme, malade du futur, puisse encore s’auto réguler. J’avais beau lui dire que, pour moi, le contrôle de l’aventure humaine était perdu, rien n’y faisait. Pour lui, l’écologie sauverait le monde que nous connaissons !

Aujourd’hui, il concède que le pire n’est pas impossible.

Il faudra pourtant bien continuer à vivre et s’il le faut dans l’angoisse : stop à la croissance par l’étranglement de l’économie en raison du manque de matières premières, l’insuffisance de la production agricole, l’épuisement des réserves d’eau douce et d’énergie, l’explosion anarchique de la population mondiale, l’irrésistible aspiration à l’égalité des peuples du tiers monde, l’inégalité de la répartition du revenu mondial.

Tout çà c’était avant la crise globale, la montée des communautarismes, le 11 septembre et j’en passe.

Dans 2OOO ans, peut être que l’homme, s'il est encore là, saura enfin concilier la connaissance objective, l’émotion et la raison…ce n’est pas demain la veille, il n’y a qu’à demander à « roustons républicains » il a le couteau entre les dents !       

Allez à vous Gérard !

 §

Tous les pouvoirs politiques, jusqu’à ce jour, par-delà leurs variantes, parient sur l’inaptitude de la société humaine à accéder à la responsabilité et à l’exercice de la liberté.

L’homme, pour les élites dirigeantes, est un animal grégaire, agressif, cupide, irrationnel qu’il faut guider, contenir, conditionner.

Tous les pouvoirs, y compris dans les démocraties formelles, nourrissent une vision ontologiquement pessimiste de l’humain modal.

Dès lors, le troupeau appelle un abrutissement par les religions ou le culte du sport, une fascination par le génie du chef, du guide, du père des peuples ou un conditionnement par une culture de masse appropriée instilée par les jeux, les promotions oniriques de princesses, de champions, de stars adulées, par l’imprégnation de l’esprit de concurrence, de compétition.

Avec un peu de recul, il s’avère que ces pouvoirs multiformes sont fascistes.

Pour emprunter des concepts énoncés par Michel ONFRAY, il convient de distinguer un « fascisme de lion et un « fascisme de renard » (merci à nos amis animaux de nous permettre cette métaphore).

Le fascisme de lion, de type mussolinien, galvanisait le peuple, esthétisait la politique, exigeait l’abandon de tout esprit critique pour s’en remettre au culte d’un Duce, d’un Führer, d’un Caoudillo, homme providentiel, berger du troupeau,   vénéré pour son intuition et sa flamme inspirée pour l’amour de sa patrie et de sa race, chef qui avait toujours raison.

 Le fascisme de lion violait la liberté individuelle en ce que tout réfractaire au grégarisme recherchée s’exposait aux brutalités physiques des milicesmilitantes.

Le fascisme de lion en perdant la guerre  disparut d’Occident persistant  dans les théocraties islamiques.

Triomphe présentement un fascisme de renard.

Sous cette forme, le pouvoir émane d’élections libres, en pure apparence, auxquelles concourent divers courants idéologiques. C’est la démocratie représentative à la mode Européenne et Américaine.

Ici, le pouvoir ne viole pas la liberté individuelle, n’escamote pas les urnes, il  prostitue.

 En fait, les élections aux USA, en France, en Italie et consorts ne sont loyales et libres que si l’on veut bien ignorer l’essentiel : C’est l’argent qui achète l’élection.

 Les forces d’argent en finançant les campagnes électorales de leurs agents, en contrôlant les chaînes de télévisions sont les grands électeurs, amenant les peuples à faire des choix radicalement contraires au bien public et aux intérêts personnels des citoyens manipulés.

Certes, les oligarques consentent à laisser vivre des forces de « rupture » qui risqueraient d’ébranler leur pouvoir. Ils savent, scientifiquement parlant, qu’ils n’ont aucun besoin de recourir aux camps, aux milices, aux déportations et même qu’ils peuvent se décerner un brevet de vertu démocratique en tolérant leurs contestataires puisque ceux-ci n’ont aucune chance d’inquiéter le pouvoir de l’oligarchie.

Le fascisme de renard a compris que ce qui comptait n’était nullement l’existence de  réfractaires, mais la moyenne, la masse du troupeau parfaitement guidée, non pas par un führer flamboyant, mais par une acculturation habilement promue par les médias.

 «Voyez comme nous sommes bons, nous vous offrons des petits partis marginaux, prônant la rupture, que vous pourriez élire si vous étiez assez irresponsables pour le faire» !

Le système sévit partout et sous sa forme caricaturale aux USA ou le peuple croit choisir entre Démocrates ou Républicains alors qu’en toute hypothèse, c’est toujours la finance et les lobbies qui commandent.

La démocratie est un leurre puisqu’il n’y a pas de véritable choix et que les jeux sont faits d’avance.

Les démocraties occidentales combattirent, au siècle passé, à juste titre, le totalitarisme soviétique, avec son rideau de fer, son information censurée, son goulag, sa propagande.

 Aujourd’hui, les mêmes démocraties s’accommodent volontiers des systèmes tout aussi dictatoriaux perdurant dans ces pays,  s’abstenant de se gausser puisque l’essentiel est acquis, la soumission au Marché et  à la financiarisation totalitaire.

 A ce stade de nos constatations une question fondamentale surgit.

Puisque les peuples vécurent, soit sous le joug du fascisme de lion des théocraties, monarchies, nationalisme autoritaire, césarisme démocratique, soit sous le conditionnement culturel du fascisme de renard des ploutocraties oligarchiques, l’humain est-il assez mature, responsable, éclairé pour vivre une authentique démocratie que ne manipulerait plus le pouvoir de l’argent ?

L’homme, animal cupide, agressif, irrationnel, égoïste n’a-t-il pas besoin de barreaux trop visibles ou d’une cage de verre ?

Les pessimistes auraient-ils  raison en traitant le troupeau avec mépris, en s’imposant à lui par la brutalité ou l’apprentissage des normes de soumission, en usant de la force ou de la ruse ? Le fascisme de lion ou de renard est-il inéluctable ?

 Pour sauver la planète, entrer dans l’ère de la décroissance quantitative et du progrès de l’empathie, faudra-t-il imposer un éco-fascisme à l’animal cupide et agressif ?

Peut-on espérer que l’homme modal, basique, commun, deviendra assez respectueux du vivant pour se réconcilier avec la Nature, ou faudra-t-il le contraindre, sacrifiant la liberté pour sauver la vie ?

Pour ma part, je me refuse au pessimisme et à l’irrémédiable.

Certes, tous les humains ne vont pas se muer immédiatement en Théodore MONOD mais pourquoi devraient-ils demeurer des brutes débiles jouant avec leurs fusils, leurs gros moteurs, poursuivant leur quête de l’accaparement vorace et votant pour des tea party CPNT et consorts ?

Je veux encore parier pour la démocratie écologiste tout en ayant la lucidité de penser que le pire n’est pas impossible.

C’est le grand défi de l’hominisation, processus en cours, nullement parachevé.

Il est évident que notre espèce n’est jamais qu’un maillon de l’évolution, et notre société une étape toujours transitoire.

La question restera : muter ou disparaître.

Gérard  CHAROLLOIS 

www.ecologie-radicale.org