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22/02/2011

La causalité

Mobiliser l’énergie affective.

Afin de nous enrôler pour leur cause, les hommes politiques utilisent nos émotions. Leurs stratégies suscitent des réactions affectives et ainsi ils parviennent à nous mobiliser.

Notre engagement est le résultat d'un  équilibre entre diverses formes de rétributions et la possibilité d’éprouver des émotions propres à la cause militante défendue.

Rationalité et émotion sont donc en opposition, mais bon nombre de militants donnent plus qu’ils ne reçoivent. C’est ce qui détermine leur engagement et intéresse ceux qui les manipulent. 

"Pour amener les gens à partager les préoccupations des autres, à s'intéresser à un problème qui n'appartient pas à leur univers personnel, il faut être en mesure d'établir un lien spécifique entre le problème en question et leur réaction émotionnelle", souligne George Marcus  .

Il s'agit de susciter des réactions affectives qui prédisposent ceux qui les éprouvent à s'engager ou à soutenir la cause défendue 

L’exemple de la crise qui secoue le monde arabo-musulman nous montre, également, l'importance des contextes historique, spatial et social qui contraignent, autorisent ou disqualifient l'expression de certains sentiments.

Les occidentaux sont désemparés par cet éveil supposé des orientaux à la connaissance et à la raison. Il tend à les  libérer de leurs craintes  et leur fait croire que l’orient est prêt à se rallier à leur propre culture, celle qui les a façonnée au cours des siècles et qui fait, ou devrait faire, de la raison l’élément moteur de leurs réflexions.

La recherche de la liberté individuelle, la démocratie, la justice sociale, serait la cause de la révolte. On peut y croire, si l’on oublie la démographie exponentielle, l’inculture des peuples, le chômage de masse, les ressources en baisse etc.

Mais la causalité n’est pas une « loi naturelle » et il ne faut pas oublier que ce qui est qualifié de « cause » n’est pas obligatoirement lié à un « effet » et qu’une fois établie la relation, il ne faut pas oublier la rétroaction…des émotions …en particulier. 

Nos « élites »  s’acharnent à interpréter des « causes » qui sont totalement « incontrôlables » et sont des relations de cause à effets parmi d’autres possibles. Elles leurs échappent en grande partie ; le « contexte » de l’islamisation du monde et celui de la mondialisation des échanges en particulier. Le G20 hélas, est et restera impuissant en matière de « régulations ».    

« Les faits ne sont pas dissociés dans la continuité de la nature, qui n’est pas constituée de faits indépendants les uns des autres, à l’exception de ceux que nous, les humains, estimerions dépendants. » G. Bateson  

La causalité est une invention satisfaisante, qui marche souvent mais pas toujours. Il est plus facile d’expliquer ainsi un fait passé que de prévoir un fait futur, d’aller dans un sens plutôt que dans l’autre.

Ceux de nos politiques qui disent avoir appréhendé ce qui se passe au sein du monde arabo-musulman et qui nous assurent savoir ce qui nous attend nous prennent pour des imbéciles.

Ils jouent sur nos émotions…soyons vigilants, l’affaire est d’une folle complexité et nul ne sait où nous allons.  

Réfléchissons à la provenance des émotions, à la mécanique des passions. Les pensées dépendent de nous. C’est nous qui les inventons. 

On maîtrise ses émotions en maîtrisant sa mémoire. A l’heure où l’on voudrait nous voir sombrer dans la culpabilité et la repentance, l’analyse objective de la causalité de nos actes et de nos émotions passés nous apportera sérénité, acceptation et pardon de nos expériences refoulées.

Elle nous permet ainsi de bâtir un futur, les digues du passé construisant notre maison.

Le monde aura besoin de notre sérénité.

Non axiomes du systémicien :

Changer en définitive c’est remettre tout simplement en question le clivage entre raison, émotions et connaissances et d’en rétablir les connections.

On maîtrise ses émotions en libérant et en contrôlant sa mémoire.

On échange une idée contre une émotion ce qui établi la relation avec la raison.

On commence par imaginer son futur ainsi que le contexte qui va avec. Les autres que nous y placerons. Il faut ensuite l’étoffer virtuellement, y mettre de la chair, le rendre réel.

 

Francis NERI

Février 2011

 

07/02/2011

La France

La France est un pays très divers qui a toujours été déterminée par l’unité des Français. La clé de voûte de cette unité, ce sont les valeurs de la République, la même école, le même hôpital, la même Sécurité sociale, la même justice, les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tous les Français, sans distinction de fortunes, d’origines, de religions.

Ces valeurs, depuis trente ans, nous les avons laissées s’affaiblir, car nous avons voulu « partager » au-delà du raisonnable avec ceux qui, attirés par le rêve « distributeur » venaient chercher chez nous ce qu’ils n’avaient pas chez eux. L’histoire nous a enseigné ce que ce genre de crise « culturelle » peut engendrer quand la République est faible : le replis sur soi, la désintégration sociale, la peur de l’autre, et surtout la haine de la France et des Français.

Après la droite, en 1981, la gauche la plus bête du monde, avec un aveuglement suicidaire s’est acharnée à déconsidérer et décrier les attentes bien réelles des citoyens français.

Il en est ainsi du droit à la sécurité, la maîtrise des flux migratoire, l’assimilation des migrants, les délocalisations, la mondialisation financière, les attaques contre la laïcité portées par un islamisme conquérant, la délinquance des zones de non droit, le respect du savoir et de l’autorité au sein de la famille, à l’école, dans la cité.

Les années 80 ont vues se constituer une sous culture de gauche, culpabilisante, dressant les Français les uns contre les autres, cultivant la repentance, le multiculturalisme, le rejet de la nation, le déni du réel avec l’arrogance parvenue des élites bobos.

Les élites de droite, au hasard de leurs retours au pouvoir n’ont pas fait mieux. Ils ont optés, au nom de la construction européenne, pour la dissolution de la nation et du modèle républicain dans les nuages et les brouillards d’une mondialisation démesurée propre au libre échangisme anglo-américain.

Une mondialisation ultra libérale volontiers destructrice de nos identités pour mieux dominer des individus soumis à leurs diktats économiques prédateurs.

Le renforcement de l’Etat et du modèle républicain est le préalable indispensable à la reconquête des territoires perdus que sont : l’entreprise, l’emploi, l’industrie, l’école, la gouvernance économique, la sécurité nationale, la lutte contre l’islamisation de la France.

La « mondialisation heureuse » est une gageure, une utopie qui ne se réaliserait qu’à la condition que chaque peuple se défausse d’une partie de son identité au bénéfice d’une identité supra-nationale. Les derniers soubresauts de la crise écosystémique mondiale ont, nous l’espérons,  brisés les dernières illusions des peuples européens à ce sujet.

Ce « chemin idéologique » est très mal fréquenté par des mafias et des escrocs de toutes appartenances. Ceux qui vivent de leur force de travail, salariés, employés, artisans, agriculteurs, commerçants, pécheurs, patrons de PME, bref ceux qui ont fait la France qui est la notre l’ont apprit dans la souffrance. Ils ne se laisseront plus déposséder sous prétexte de générosité et de droit à la différence.

La question qui nous est posée à présent est la suivante : si nous voulons survivre en tant qu’individus et en tant que peuple, que devons nous accepter de faire, comment le faire, à quels sacrifices devront nous consentir ?

Avec quels groupes, et quels pilotes allons nous choisir pour faire gagner la France et les Français ?   

 

26/01/2011

Pourquoi pas la démocratie ?

Quand je vous disais que l'approche systémique d'un évènement correspondait à la meilleure "appréhension " possible de la réalité. Si vous n'êtes toujours pas convaincus, lisez attentivement la chronique de notre ami Lucien !

Analyse, synthèse, mise en relation historique des évènements, projection vers le futur !

Merci Lucien !

 §

Depuis les "indépendances", dans les années 50-60, à l'époque du socialisme réel et du tiers mondisme tout puissant ces divers peuples d'Afrique du Nord et du Proche Orient ont cru en leurs dirigeants formés à l'école du communisme et de l'arabisme qui leur disaient que leur version de la modernité était bien supérieure au régime démocratique occidental.

Ce fut l'illusion, jusque dans les années 80 ; ainsi un Yasmina Khadra qui n'a pas de mots assez durs pour l'opposition en Algérie, a encore la nostalgie des années 70 alors que ce fut le pire moment pour ce pays qui subit la tyrannie d'un Boumedienne amenant avec lui l'islamisme pour mieux arabiser une population à qui l'on avait vendu dans les maquis le mythe d'un pays pluriel où même les juifs et les pieds noirs auraient leur place. A cette époque et jusqu'à la révolution khomeyniste en Iran (1979), ces peuples n'ont eu qu'une version édulcorée de la démocratie, ou, plutôt une version en pis du colonialisme d'après seconde guerre mondiale, c'est-à-dire le bourrage des urnes, la ségrégation politique, l'ordre religieux de plus en plus exigeant au fur et à mesure que le pouvoir militaire désormais au pouvoir lui donne des gages pour que les religieux tiennent la société civile pendant que les généraux "apolitiques" s'enrichissent en paix (salam).

Las de ces mensonges et manques certains ont été regardés du côté de l'Iran, du moins secrètement parce que l'on ne pactise pas avec les shiites, et comme le régime communiste semblait encore plus pernicieux que le régime démocratique, les peuples de ces pays se sont dits qu'après tout il fallait aller dans cette direction, d'autant que certains intellectuels de renom (Foucault) disaient que la révolution iranienne était l'avenir en ce qu'elle répondait aux insuffisances sociétales de la société occidentale.

Ce discours a toujours pignon sur rue. Il est fort. Et même se renforce malgré ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, parce qu'il est déjà sur sa lancée et que la pente est très abrupte, impossible de freiner, surtout avec le boycott anti-israélien qui aujourd'hui emporte toute raison ; ce qui fait qu'en définitive il y a plus aujourd'hui de sympathisants de la cause islamiste, et palestinienne, en Europe que dans les pays concernés qui eux en ont fait le tour depuis qu'ils se sont aperçus que les islamistes (palestiniens compris) ne valaient guère mieux question libertés et développement.

Les Irakiens ont en fait l'expérience après les Algériens et les Afghans : interdire de jouer aux dominos et de fumer au café, interdire la danse dans les mariages, interdire jusqu'au sport, c'était aller trop loin dans la densification de l'énergie spirituelle qui ne doit être saisi que par et dans le djihad à ériger constamment c'est-à-dire en érection permanente (d'où l'impossibilité qu'il puisse croiser une femme). Aussi, et aussi surprenant soit-il, la version hard de l'islam a plus la côte dans les pays qui ne connaissent pas l'islam au pouvoir, même déformé par la dictature ploutocrate, que dans les pays qui le subissent et qui savent bien, l'exemple de l'Iran ne s'avérant décidément pas probant, que l'islam, même intégral, ne sera pas la solution mais à nouveau le problème. Or, visiblement, ces peuples n'aspirent pas à la guerre, même contre Israël. Ce qui énerve bien par exemple ce clown pour cirque de dernière catégorie qu'est le triste sire Kadhafi qui cherche à faire les yeux doux aux tunisiens après les avoir insultés

Mais regardez ce qui se passe en France. Sont invités dans les médias pour parler de démocratie que des penseurs se prétendant ultra critiques, post démocrates ou voulant transformer la démocratie en communisme intégral. Que peuvent dire un Todd, un Rancière, Stiegler, Debray, eux qui ne font que vomir sur, en, dans, la démocratie en particulier, l'Occident en général ? N'en déplaise à Pierre-Louis Basse d'Europe 1.

Aussi conseillons aux jeunes générations de ces pays de ne pas faire l'erreur de leurs aînés qui ont cru aux âneries de tous ces cerveaux fumeux qui ont formé ceux cités plus haut, fuyez-les, allez voir ailleurs, il existe de vrais penseurs, mais, hélas, ils sont une poignée, de plus en plus âgés, et surtout mis aux oubliettes par la ploutocratie bobo post mao et hyper post moi (le déluge), parce que ces néo-Néron ont un "agenda" : ils veulent juste voir le spectacle de la Révolution comme le disait Rivarol, mais n'importe laquelle, parce que, tel le risque de mort, cela fait monter l'adrénaline,  cette courbe du climat mental qu'ils n'ont pas dans leur herbier d'expériences.

Ne tombez pas dans leur piège. Ils n'ont rien à dire sinon médire et maudire. Puisez votre inspiration ailleurs pour forger votre démocratie.

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-dictatures-isl...

lucien.oulahbib@free.fr

0664944909

http://lucien.samir.free.fr/biographie/index.html