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Israël

  • Guerre en Iran

    Il faut la faire, cette guerre concerne une grande partie de tous les pays du monde.
    Se défausser, toutefois, de la manière dont fonctionne la propagande en période de guerre. Le ton très affirmatif, des comparaisons spectaculaires et des chiffres énormes… mais, sans apporter de preuves solides ni de sources vérifiables. 

    Regardons certaines affirmations :

    « L’Iran détruit systématiquement les bases américaines »
    Si plusieurs grandes bases américaines au Bahreïn, au Koweït, au Qatar ou en Arabie saoudite avaient réellement été détruites, ce serait un événement historique majeur. Les images satellites, les médias internationaux, les analystes militaires et même les marchés financiers en parleraient immédiatement. Or rien ne confirme une destruction massive de ces installations.

    « Des milliers de milliards de dollars d’infrastructures militaires partis en fumée »
    C’est une affirmation spectaculaire mais très improbable. Les bases américaines font partie des installations militaires les plus protégées au monde : systèmes antimissiles, bunkers renforcés, dispersion du matériel. Des dégâts peuvent exister dans un conflit, mais parler d’un effondrement total relève clairement de l’exagération.

    « Les États-Unis subissent la pire destruction de leur histoire »

    Cette phrase est surtout destinée à frapper les esprits. Dans l’histoire militaire américaine, il y a eu des conflits avec des pertes humaines et matérielles bien plus importantes. Comparer la situation actuelle à un événement historique majeur sans données vérifiables est trompeur.

    « On ne voit plus de vidéos donc il y a une censure totale »

    C’est un raccourci très douteux. Dans les guerres modernes, les images sont souvent contrôlées pour des raisons militaires. De plus, beaucoup d’attaques actuelles se font à longue distance (missiles, drones), ce qui produit moins d’images spectaculaires que certaines guerres du passé.

    « Les États-Unis et Israël ont déjà perdu la guerre »
    Affirmer qu’une guerre est perdue après seulement quelques jours relève davantage de l’opinion que de l’analyse stratégique. Les conflits militaires sont longs, complexes et évoluent constamment.

    « Les États-Unis ne reviendront jamais au Moyen-Orient »
    C’est une conclusion idéologique, pas un fait. Les États-Unis ont des alliances, des bases militaires et des intérêts stratégiques majeurs dans la région depuis des décennies. Imaginer un retrait total est une spéculation très forte.

     Au final, e « débat » repose surtout sur des affirmations catégoriques, des émotions fortes et des conclusions définitives tirées beaucoup trop tôt.
    C’est une technique classique dans les périodes de guerre : amplifier les succès supposés d’un camp et annoncer l’effondrement de l’autre.

    La réalité est presque toujours beaucoup plus complexe que ces récits simplifiés.
    La meilleure attitude reste de croiser plusieurs sources d’information, de vérifier les faits et de se méfier des analyses trop spectaculaires pour être totalement crédible

    Isaac Chikli

  • France et Israël même combat.

    Il fut un temps où ils partageaient une véritable communauté de destin. Dans les années 1950 et 1960, Paris fut le premier allié occidental d’Israël. C’est la France qui lui donna les moyens de sa défense — le savoir-faire nucléaire, la technologie aéronautique, l’ingénierie militaire — dans une alliance stratégique fondée sur la modernité, la science, et une certaine idée du monde libre. C’est aussi la France qui, par ses savants et ses ingénieurs, participa à la construction du réacteur de Dimona.
    À cette époque, Israël regardait la France comme son grand frère intellectuel et militaire.
    Puis vinrent les renoncements. Le général de Gaulle, par son virage après 1967, fit basculer la diplomatie française dans un double langage : condamnation des « agressions » israéliennes d’un côté, ventes d’armes massives au monde arabe de l’autre.
    Depuis, la position française n’a cessé d’osciller, entre empathie verbale et retrait politique, entre discours moralisateur et impuissance pratique.
    Aujourd’hui, cette incohérence est devenue une ligne : celle d’une France qui, à force de vouloir ménager tout le monde, ne convainc plus personne.
    Ni Jérusalem, ni Washington, ni les capitales arabes ne prennent Paris au sérieux. Israël n’a plus confiance dans la parole française.
    C’est l’honneur de la France elle- même qui vacille : son courage, sa lucidité, sa fidélité à la vérité.
    Nous n’accepterons plus l’inacceptable. Nous n’abandonnerons personne. Nous ne capitulerons pas. "Nous sommes chez nous." Tous ensemble nous appelons à une prise de conscience libératrice, alors nous résisterons et nous gagnerons.

    Résistance civique

  • Une vague d'antisémitisme

    Elle déferle actuellement sur l'Europe, d'une intensité que nous n'avons pas connue depuis des décennies : les statistiques sur l'antisémitisme explosent littéralement. De plus en plus de Juifs à Berlin envisagent de quitter leur pays. En Autriche, des Juifs sont expulsés de restaurants et de campings simplement parce qu'ils sont Israéliens ; en France, un rabbin est passé à tabac, en Espagne, des jeunes juifs sont jetés hors d'un avion simplement parce qu'ils chantent en hébreu. Lutter contre les prémices ? Il n'en est pas question !
    Au contraire : mais le droit international ! Mais le prétendu génocide à Gaza !
    La coupe est pleine. Cela fait longtemps que c'est insupportable.
    Et nos politiciens ? Le président français Emmanuel Macron capitule une fois de plus devant la rue arabo-musulmane et veut reconnaître un État palestinien dès cet automne.
    Fin 2023, les banlieues musulmanes et anti-israéliennes ont déjà célébré le politicien lorsqu'il a déclaré qu'il ne participerait pas à la grande manifestation contre l'antisémitisme à Paris parce qu'il ne voulait pas compromettre la paix nationale.
    En d'autres termes : s'il y participe, les banlieues brûlent. Le Hamas peut donc se réjouir : le massacre en masse en vaut la peine !
    En guise de cadeau pour le meurtre de plus de 1 200 bébés, enfants, mères, pères de famille et survivants de l'Holocauste israéliens, il obtient enfin son propre État !
    Pendant 77 ans, les dirigeants palestiniens n'ont manqué aucune occasion de laisser passer les occasions de s'entendre sur une solution à deux États, et maintenant, ils veulent un État sans négociations, livré gratuitement à domicile.
    Qui peut contredire les Palestiniens lorsqu'ils disent : « Les Européens sont des idiots utiles. Ils sont en fait encore plus stupides que nous le pensions.
    La semaine dernière, une information est passée sur les téléscripteurs, qui n'a pratiquement pas été remarquée au milieu des accusations de génocide contre Israël. Elle disait que les États-Unis retiraient leur équipe de négociation du Qatar, frustrés.
    Le Hamas ne veut pas de cessez-le-feu, a déclaré l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, visiblement offensé et indigné. Surprise : bien sûr que le Hamas ne veut pas la paix !
    Le Hamas continuera de torturer les otages israéliens et son propre peuple. Le Hamas tente de se maintenir au pouvoir, quoi qu'il en coûte.
    Pendant ce temps, le chancelier fédéral Friedrich Merz et son ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul (tous deux membres de la CDU) ne se lassent pas de critiquer publiquement le gouvernement israélien et de le clouer au pilori.
    Critiquer Jérusalem, même sévèrement, est leur droit et est toujours nécessaire, comme pour tout autre État dans le monde. Les relations germano-israéliennes, fondamentalement bonnes et solides, peuvent le supporter.
    Mais on est de plus en plus souvent amené à se demander : pourquoi cette partialité totale ? Pourquoi le gouvernement fédéral refuse-t-il désormais à Israël le droit de se défendre contre le Hamas ?
    Pourquoi, les informations sur le sort cruel des otages israéliens – parmi lesquels plusieurs citoyens allemands – aux mains du Hamas ont-elles été passées sous silence pendant des semaines ?
    Pourquoi aucune pression n'est-elle exercée à ce jour sur le Hamas et ses soutiens en Iran ou au Qatar pour qu'ils libèrent enfin les otages restants et poussent le Hamas à capituler ?
    Personne ne doit s'étonner que, dans ces conditions, le Hamas parvienne depuis un an et demi à saboter systématiquement les négociations de paix et à les attaquer au sens propre du terme. Il faut le dire clairement : le chancelier fédéral et le ministre des Affaires étrangères ont abandonné pendant des semaines les otages, qui sont détenus par le Hamas comme des animaux enchaînés dans des tunnels sous Gaza, maltraités et affamés.
    Ils abandonnent aussi de plus en plus Israël.
    Tous deux ressemblent à l'ancienne ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, dont la politique désastreuse au Proche-Orient a été critiquée avec tant de justesse et de pertinence par Merz et Wadephul au Bundestag pendant environ un an et demi après le 7 octobre 2023. Sans exagération, sans polémique facile, sans relativisation : c'est une grande chance qu'il n'y ait eu ni live-ticker ni TikTok dans les années 40.
    Pourquoi ? Probablement parce que les nazis auraient qualifié les attaques des Alliés de génocide et une grande partie du monde aurait fait pression pour la paix avec le régime nazi.
    Au fond, c'est aussi banal qu'évident : Israël a tout à fait le droit de se défendre contre le terrorisme du Hamas. Tout à fait le droit de libérer ses propres citoyens qui ont été enlevés par le Hamas. Tout à fait le droit d'empêcher de futures attaques. Et tout à fait le droit de vivre enfin en paix et en liberté avec ses voisins.
    Aucun pays au monde n'accepterait de vivre aux côtés d'une armée lourdement armée qui ferait tout pour anéantir son voisin.
    Pourquoi donc exige-t-on cela d'Israël ?
    Pourquoi Israël est-il dénoncé ?
    Pourquoi l'État juif se voit-il refuser l'aide qu'il mérite et qui est nécessaire pour garantir son existence à long terme ?
    Florance Bergeaud Blackler