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Le systémicien - Page 445

  • L'identité en débat

     Chacun dans sa bulle temporelle ou le choc des identités ?

    J'ai coutume de dire que mémoire et identité c'est un peu la même chose, mais je ne suis qu'un philosophe implicite et inavoué  et j'appréhende d'avoir à prendre position au-delà de mon domaine de compétence. Je détiens tout au plus un savoir particulier, d'ordre écosystémique, et sa méthode, qui posent des questions à la philosophie....entre autre !

    De cette position somme toute confortable, je puis dire d'où je parle sans pour autant me laisser enfermer dans une caricature. Je veux rester un homme libre, conscient et manoeuvrant, en évitant de me faire manipuler par quelque marionnettiste. J'espère y réussir le plus souvent possible. Pour cela, je pose des questions, et développe un scepticisme prudent en examinant les réponses.     

    Permettez moi, par exemple, de revenir sur le mythe de l'entente universelle qui est pour moi la clé du débat sur l'identité : Claude Lévi Strauss affirmait que la tolérance réciproque suppose réalisées deux conditions que les sociétés contemporaines sont plus éloignées que jamais de connaître : d'une part une égalité relative, d'autre part une distance physique suffisante.

    Ces conditions sont elles aujourd'hui réalisées, nos bulles temporelles nous protègeront-elles longtemps encore et vers quel avenir nous conduisent-elles si ce n'est pas le cas ?

    Voilà pour moi l'occasion de participer au débat sur l'identité nationale, et l'identité tout court, en posant la problématique à ma manière.

    Je sais que nombre d'internautes qui me lisent sur ce blog ont des choses à dire sur le sujet, alors n'hésitez pas : Vincent, Françoise, Philippe, Daniel, Claude et bien d'autres visiteurs inconnus et néanmoins amis !

    Vous pouvez exprimez directement vos commentaires ou les transmettre à iese67@gmail.com    

    Je ferai ensuite une synthèse qui, peut être, nous permettra d'y voir plus clair.

    A vos claviers !

     

  • Structuralisme et écosystémique

    Claude Levi- Stauss est mort. Il est considéré comme le père du structuralisme en France.

    C’est une théorie selon laquelle l'être humain ne peut être appréhendé qu'à travers un réseau de relations symboliques, ou construites, qui sont autant de structures auxquelles il participe le plus souvent sans en être conscient. L’approche systémique qui l’englobe tend à rendre ces relations conscientes et orientées vers un but.

    Comment comprendre, qu’en France, Claude-Lévi Strauss et Raymond Aron n’aient pas véritablement fait école et développer une approche « écosystémique » des attitudes et comportements sociaux qui englobent l’approche structuralisme dans bien d’autres pays ?

    Quand on pense à la pression existentialiste de Jean Paul Sartre associée à celle de la psychanalyse de Lacan et Françoise Dolto il ne faut pas s’en étonner.

    C’est un « magma » idéologique qui depuis les années  50 a établi sur le monde occidental européen l’absolutisme de l’idéologie de gauche « bien pensante ».

    Sur le plan de l’éducation et de la socialisation, cette « pensée idéologiste » relayée par des « personnages » comme Pierre Bourdieu a détruit notre culture, niée nos valeurs premières, compromis la transmission de nos codes sociaux et fait le lit des extrémistes de tout bord, en particulier celui des Islamistes.

    La nature ayant horreur de vide, une culture de la médiocrité, du nivellement par le bas s’est substituée, depuis le premier choc pétrolier, à notre « histoire » qui, nous en prenons lentement conscience, est loin d’être terminée et reprend ses droits.

    Claude-Levi Strauss n'est plus du voyage, mais je considère qu’il nous laisse au moins quatre  messages à méditer :

    1) Nous sommes trop nombreux et nous consommons mal.

    2) Prenez garde à l’islam, il est incompatible avec notre culture.

    3) Eduquer et socialiser pour maintenir du lien social entre les hommes et éviter le cycle infernal: violence/répression.

    4) Nous n’avons pas d’autre solution que de structurer nous même notre futur.

     

    Merci et bonne route, Monsieur Levi-strauss nous avons retenu l’enseignement et sommes prêts pour la relève

     

  • L’approche systémique en formation

    Objectif : modifier les représentations.

    La plupart des hommes resteront ignorants de ce qu’ils ne voient pas ou ne veulent pas voir, appréhender, comprendre.

    Il faut exercer des pressions éducatives et socialisantes continues, pour les rendre attentifs aux mondes qui les entourent, maîtriser leurs émotions, devenir libres et manoeuvrants.

    Descartes considérait que l’âme et le corps constituent deux entités séparées qui entretiennent peu de relations entre elles en vue de l’émergence des émotions.

    C’est cette dualité que le systémicien entend dépasser. Pour lui, Il n’y a pas de séparation entre l’esprit et le corps, mais interaction et rétroaction.

    Le systémicien affirme que par sa manière de concevoir mentalement une situation émotionnelle, l’individu peut modifier l’intensité et le type d’états émotionnels qu’il éprouve et donc ses représentations. La régulation peut aller dans le sens d’une amplification des réponses émotionnelles tout comme dans le sens de leur inhibition.

    En formation, un systémicien enseignant l’approche systémique est conduit, comme ses élèves, à revisiter en permanence la construction du monde qu’il tenait pour certaine.

    Le formateur systémicien doit donc s’habituer à remettre en question ses propres schémas cognitifs et à prévoir d’importantes évolutions survenant au cours de ses formations. D’où l’importance majeure d’avoir fait l’expérience d’un « parcours de changement » au cours de sa propre formation.

    Non axiomes du formateur systémicien :

    Changer, en définitive, c’est remettre tout simplement en question le clivage entre raison, émotions et connaissances et d’en rétablir les connections.

    On maîtrise ses émotions en libérant et en contrôlant sa mémoire.

    On échange une idée contre une émotion ce qui établi la relation avec la raison.

    On commence par imaginer son futur ainsi que  le contexte qui va avec. Les autres que nous y placerons. Il faut ensuite l’étoffer virtuellement, y mettre de la chair, le rendre réel. 

     

    La pédagogie de la formation par l’approche systémique est directive. Elle va à l’encontre de ce que l’on a nommé le « pédagogisme » qu’en fait elle englobe sans le rejeter. Bref  sans renoncer à ce que l’apprenant participe de son apprentissage.