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Le systémicien - Page 447

  • Manière de voir

    Quand le cartographe invente la réalité, la « carte » mentale est le territoire qu’elle représente.

    Comment rendre compte du monde nouveau qui naît et se recompose sans cesse sous nos yeux ?

    Comment en dégager les principales tendances, les courants et contre-courants ?

    Dans ce magma en ébullition, on pense souvent que la cartographie offre une copie objective, une juste représentation.

    Il n’en est rien : le cartographe invente une vision du monde. Ce qui ne veut pas dire que son rôle n’est pas important et que sa représentation ne va pas devenir réalité.

    Un ami, Pierre Karli, disait récemment, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage « Devenir un homme » qu’il n’avait pas l’ambition de « changer le monde », contrairement à ce qu’affirmait son éditeur dans la plaquette de présentation.

    Pierre Karli est trop modeste et il doit avoir un instant oublié la complexité, celle du battement d’ailes du papillon qui, par action et rétroaction dans l’environnement, change le monde.

    C’est la multiplicité des actes quotidiens, des évènements reliés les uns aux autres, des interactions qui nous transforment ainsi que notre environnement. Et ma foi ! Il y a des actes et des évènements qui nous changent plus que d’autres.

    Pierre Karli et quelques autres inventent une vision du monde et leur rôle est décisif. Je pense avec eux que la raison et la connaissance ne sont pas suffisantes pour changer les comportements, il faut y ajouter la qualité de nos émotions et, si nous savons les organiser, les rendre cohérentes avec la raison et la connaissance, et bien oui, nous pouvons changer le monde !

     

  • Vous avez dit Titanic ?

     Le soldat Sarkozy

    16/10/2009 à 11:57 / Politique

    «Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi»

    C'est affligeant de constater que même sur un bateau au bord du naufrage, les passagers continuent de s'occuper de querelles et de polémiques stériles. Nicolas Sarkozy semble se battre, pour nous et nos enfants, de toutes ses forces, avec générosité, énergie et talent. Je veux le croire, malgré les doutes qui parfois m’assaillent. Il possède en plus la compétence et le charisme qui lui permettent de montrer le chemin aux autres nations.

    Au lieu de perdre notre temps en discussions stériles sur l'avenir de Jean Sarkozy ou sur la sexualité de Mr Mitterrand chacun de nous devrait s'interroger sur les défis que nous devons encore affronter et la manière d'y faire face :

     

    • La crise écosystémique qui ne fait que commencer.
    • L'impossible développement démographique des pays du sud et leur lutte pour une improbable égalité qu'ils viendront chercher au nord et en vain.
    • Le refus systématique des "pays riches" à mettre un frein à leur boulimie consommatrice.

    Commençons par nous inquiéter sérieusement de ces immigrants qui loin de chercher à se fondre dans la civilisation des pays occidentaux, s'organisent en minorités agissantes pour développer leur culture et maintenir leur identité.

    Comment se comprendront ces "nouvelles sociétés" : jeunes, violentes et passionnées, se sentant volontiers incomprises, avec nos sociétés "mûres", sceptiques, éprises de sécurité et de mesure ?

    Quelles sont les conséquences immédiates et futures de nos comportements passés et présents ?
    Comment la société française peut-elle répondre, pour elle même et en tant que membre d'un plus grand ensemble, à ces questions que lui posent, dans l'urgence, les avenirs possibles ?
    C’est en conjuguant la raison, la connaissance et l’émotion, et en dépassant ces vaines polémiques, que nous pourrons répondre.

     

  • Conjoncture

    27/09/2009 à 10:58 / Conjoncture

    G20 : l'Europe marque des points sur la réglementation financière

    La plupart des intervenants ont "oublié" ce "détail" Leur déception est donc à la mesure de leur attente.

    C'est terrible cette capacité à oublier que la crise que nous vivons, et qui est loin d'être terminée, n'est qu'une conséquence de notre absence de régulation et de contrôle aussi bien au niveau de l'individu, que du groupe et de l'espèce humaine.

    Les courbes de la crise financière, économique, sociale, environnementale, démographique, énergétique, culturelle, et j’en oublie volontairement, convergent vers leur "effet de seuil" et donc une catastrophe sans précédent.

    Les dirigeants du G 20 le savent bien et ils savent aussi qu'ils ne maîtriseront rien. Alors continuons de nous bercer d'illusions et contentons nous de ce que le Président a rendu possible ou faisons un peu d'introspection : ce changement de nos attitudes et comportements que nous appelons tous de nos voeux, et que certains semblent exiger des autres, le voulons nous vraiment ?

    Encore un petit moment Monsieur le bourreau disait, je crois, Marie Antoinette avant son exécution. Mais qui ou quoi sera notre bourreau ?