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Le systémicien - Page 451

  • Vers une théocratie Occident/Orient ?

    « La théocratie (du grec theokratia, de theos, dieu et kratos, pouvoir, gouvernement de Dieu) est un système politique où la légitimité politique découle de la divinité. La souveraineté y est exercée par la classe sacerdotale, qui cumule pouvoir temporel et religieux. »

    Wikipédia

     

    Une théocratie universaliste peut-elle émerger ?

    Oui si elle parvient à rassembler le « marché » du religieux !

     

    Une situation d'oligopole se rencontre lorsque sur un marché il y a un nombre très faible d'offreurs (vendeurs) et un nombre important de demandeurs (clients). On parle aussi de situation de marché oligopolistique.

     

    Allons nous plutôt vers une théocratie judéo-chrétienne en réaction à la théocratie islamiste ?

     

    C’est possible ! Aussi, mieux vaut prévenir que guérir, car il ne faut pas avoir beaucoup d’imagination pour comprendre dans quel drame l’humanité se trouverait. Le conflit entre juifs et musulmans, même qualifié de guerre entre sionistes et islamistes, pour des questions de territoire, en est la prémisse. Conjugué à la crise écosystémique, consumériste, démographique, sociale, économique, énergétique et j’en oublie, il ne resterait plus qu’à faire ses valises vers l’au-delà, s’ils veulent bien de nous là haut ce qui n’est pas sûr du tout !

    C’est la raison pour laquelle un livre « Les chemins de l’avenir » lance un appel pour que se conjugue la raison, la connaissance et l’émotion, c'est-à-dire une alliance entre ce que l’Orient et l’Occident ont de meilleur. Cette union pourrait constituer une matrice d’actions capable de fabriquer pour le monde un avenir commun plutôt que de le subir. Ce n’est pas simple, en terme de coresponsabilités et de choix collectifs, mais avons-nous d’autres possibilités ?

    Ces actions mondiales, urgentes, rapidement mises en œuvre, coordonnées et déclinées à tous les niveaux devront répondre à un formidable défi : la société humaine émergente devra être capable de modifier la structure de sa demande en plaçant l’éthique, la responsabilité et la solidarité au cœur du moteur de son évolution.

    Nous sommes face à notre destin, nous réussirons tous ensemble, ou échouerons, ce qui ne veut pas nécessairement dire que nous disparaîtrons. La question sera de savoir par qui et comment nous serons régulés et supervisés.

    Ce livre est donc seulement la description d’un futur possible mais de plus en plus probable.Il illustre un espace de choix qui hélas se réduit en même temps que s’accentuent les effets de seuil[1] et la convergence des crises. Il décrit des conséquences irréversibles pour lesquelles seule notre génération peut encore tenter quelque chose. C’est dire quelle est notre responsabilité envers nos enfants !

    Conjuguez la force des trois religions monothéistes et vous verrez apparaître une théocratie mondiale qui serait rapidement en position d’oligopole.

    Le XXI siècle deviendrait « religieux ou pas » disait quelqu’un que l’on ne nomme plus. Jusqu’à présent cela me paraissait impossible. Mais à bien y réfléchir !!             



    [1] En sciences, notamment en physique, biologie et économie, l'effet de seuil désigne l'apparition d'un phénomène à partir d'une valeur donnée d'une variable. L'effet de seuil se distingue des lois continues et lisses pour lesquelles le phénomène apparaît au fur et à mesure de l'augmentation (ou de la diminution) de la valeur de la variable. Wikipédia

     

  • La radicalisation des excédés

    Je viens de recevoir un très beau document de mon député préféré : Jean-Philippe Maurer. Papier glacé, photo avantageuse d’un homme jeune et plein d’avenir. Je m’attendais à des prises de position fortes, compte tenu de l’urgence à agir face à la destruction programmée de tout ce qui fait notre histoire. J’espérais y trouver de quoi construire notre avenir, au moins l’esquisse d’une approche, une identification  des défis qui nous sont adressés.

    Je n’ai rien vu de tel dans cette déclaration de « bonnes intentions ». 

    Avant l'élection de Nicolas Sarkozy, Mr Maurer et ses amis avaient exactement le même discours, en plus engagé. Je le sais, je l’ai soutenu et voté pour lui. Comme j’ai voté pour Nicolas Sarkozy à qui je garde toute ma confiance.

    Rien n’a changé, le « discours » de mon député s’est fait simplement un peu plus « politiquement correct » et il fait comme les autres, il « parle » de l’Europe, de la France et de l’Alsace.

    Le seul moment où je le retrouve un peu, c’est lorsqu’il met en avant l’identité nationale et les valeurs. Mais pas question de dire quelle identité, et quelles valeurs ! Attention aux tenants du multiculturalisme.

    Il n’est plus question de débattre des vrais problèmes à attaquer d’urgence: l'immigration, l'insécurité, le choc des cultures, la perte de nos repères, de nos codes, de l’islamisation de nos cités, de notre impuissance à stopper l’immigration. Il n’est pas opportun, également, d’évoquer le  laxisme et la peur du pouvoir politique envers le  monde  associatif, de l’éducation et des médias, de plus en plus pénétrés par les « islamos gauchistes ».

    Ces thèmes sont explosifs et il ne faut pas choquer l’électorat des extrêmes, qu’ils soient de gauche ou de droite, centriste ou écologiste. Il faut rassembler, mais autour de quoi ? 

    Il n’y a pas si longtemps, on fustigeait Jacques Chirac le "gauchiste" Président de "la droite la plus bête du monde". A t-elle vraiment changé ?

    La dite "droite" devrait réagir en attaquant une bonne fois pour toute les problèmes de « L'ensauvagement, la déculturation, le panurgisme qui sont les symptômes autrement plus préoccupants d'une société vulnérable. Je suis de ces Français qui ne comprennent pas la lâche indifférence des politiques sur, notamment, l'état de l'école, des cités, du "vivre ensemble" et qui redoutent une radicalisation des excédés. »[1]

    Je suis choqué que la droite ait participé à Hénin-Beaumont au "Front Républicain" contre un autre front, national celui là. Je  trouve  inadmissible d’être venu au secours d’élus de gauche pris la main dans le sac. Rien ne justifiait une alliance avec les socialistes et l'extrême gauche. L'UMP s'est tirée une balle dans le pied pour rien et, nombre de leurs électeurs s'en souviendront.

    Mon cher député, dans le cas qui nous intéresse, celui de la survie de la France en tant que telle, traiter les symptômes, ou si vous préférez les conséquences, ne sert à rien.

    Si on veut guérir, on traite la maladie elle-même, pas ses symptômes...Vous dites vouloir vous attaquer aux problèmes de fond et pourtant, vous n’en citez aucun de ceux qui font le quotidien des cités de votre circonscription.

    Peut-être pensez-vous faire œuvre de consensus, rapprocher les points de vue comme vous le relatez. Vous êtes dans l’erreur ; ce temps là est passé, et vous devez le savoir. Nos ennemis sont des irréductibles et vous y perdez votre énergie, votre talent et si vous persistez, vous y perdrez aussi votre statut de député.

    J’ai toujours pensé que vous étiez un homme de compétence et que vous voyez juste. Mais êtes-vous bien entouré ? Au sein de votre famille politique, à Strasbourg, trouvez-vous les appuis auxquels vous pouvez prétendre ? Demandez plutôt conseil à Yves Bur, votre collègue, il sait  ce qu’ils valent !

    Je suis excédé, Monsieur le Député, je ne suis pas le seul. Je sens aussi que je me radicalise, je ne suis pas le seul et je commence à regarder Marine le Pen avec indulgence, je ne suis pas le seul !

    Vous avez sollicité mon avis de citoyen, c’est fait. Pardonnez-moi d’avoir été direct. Songez que nombre de vos amis pensent ainsi, mais comme vous dites « ils ne savent pas toujours comment l’exprimer ». C’est fait !

     

    Bien amicalement



    [1] Yvan Rioufol

  • Les Découvreurs

    J’appelle « Découvreurs » ceux qui, en permanence, réinventent le monde. L’idée essentielle qui les pousse est que la compréhension de la « totalité » est possible.

    A partir de cet ancrage, le paradigme systémique venant compléter le modèle causal cher à Aristote et à Descartes, les « Découvreurs » affirment qu’il est devenu possible de prévoir le comportement du système global, et par conséquence, d’en orienter le développement.

     

    Et voilà la notion de « projet » réinventée.  Alors, puisque ce sont nos rêves qui nous caractérisent, inventons le futur à partir d’eux et, s’il le faut, isolons nous au sein de notre bulle temporelle, pour le construire au présent en toute tranquillité et laissons à ceux qui occupent des bulles de moindre densité le temps de nous y rejoindre, s’ils le souhaitent et s’ils s’en donnent les moyens.

     

    De tous temps, les « Barbares » ont détruit les bulles temporelles de ceux qui avaient substitué un développement culturel au développement matériel. Toutes les civilisations sont mortelles dit-on ! Doit-on éternellement faire se vérifier un tel adage ? Quelques « découvreurs » ne se lèveront-ils pas pour éviter, enfin, cet éternel recommencement, rompre le processus cyclique de l’histoire ?

     

    Les crises s’enclenchent et s’enchaînent en période de pouvoir faible, avec les inévitables processus de destructions provoqués par les boucles de rétroactions positives qui s’accélèrent en faisant sauter les timides régulations conventionnelles depuis longtemps inefficaces.

     

    Le paysan sceptique fut le père spirituel du « Découvreur ». Il fallait lui mettre des preuves sous les yeux pour qu’il croie. Il compensait son manque d’informations en exigeant qu’on lui « montre », par exemple, « comment » fonctionne un tracteur, ce qu’il « pouvait » faire avec. Les paroles du vendeur qui s’évertuait à lui expliquer « pourquoi » il devait l’acheter étaient insuffisantes.  

     

    Mais le vendeur a trouvé le chemin de ses « motivations ». Il a provoqué des « besoins » et, un jour, le paysan est tombé dans le piège de l’identification. Il a voulu être riche avec les riches, en faire moins, tout en ayant plus, partir en vacances comme les autres. Il en a oublié Montaigne qui lui soufflait du fin fond du passé : « Le scepticisme devrait être de notre religion ».

     

    Alors il a acheté le tracteur à crédit, puis la moissonneuse batteuse et il a renvoyé son journalier. A ce moment là, il n’y avait déjà plus de « paysans ». Celui d’hier a construit le malheur de l’exploitant agricole d’aujourd’hui, Il est complice de ceux qui surexploitent et détruisent  l’environnement avec l’aide des nitrates, de Monsanto et des OGM.

     

    Les « Découvreurs » de quelque « lieu » où ils se trouvent, de quelque « classe sociale » ou  « groupe humain » qu’ils « appartiennent », gardent l’esprit ouvert, mais ne se laissent pas convaincre par les « bonnes paroles » de nos vendeurs modernes, ce n’est rien que des illusions.

     

    Alors qu’en est-il aujourd’hui.  Les découvreurs pourront-ils imaginer et construire au présent un futur possible et acceptable ? En auront-ils le temps ou seront-ils submergés par les « barbares de la faim » qui se pressent autour de leur « bulle » temporelle sécurisée ?  

    Il est si facile pour des manipulateurs idéologiques ou fanatiques de conduire à leurs vues  des foules prises par leurs émotions, leurs plaisirs ou leurs désirs et les emmener à détruire ce qu’ils ne pensent pas pouvoir obtenir.

     

    L’approche systémique, un mot né de la contraction de deux autres : système et cybernétique, est-elle « l’outil » nécessaire et suffisant pour parvenir à poser, sur la boucle de rétroaction, un régulateur, un thermostat puissant et capable de briser l’emballement irrésistible de la machine infernale qui conduit l’humanité au désastre ?

     

    La question est primordiale et, finalement le « reste » de nos « problèmes » n’est que la conséquence de notre insuffisance de contrôle et de notre inaptitude à l’autorégulation.

     

    La surconsommation des pays riches, la démographie exponentielle et suicidaire des pays du sud, la destruction de notre environnement, le manque de matières premières, la pénurie alimentaire, la recherche impossible d’égalité dans la répartition des ressources, ne sont que les conséquences d’attitudes et de comportements qui nous ont fait perdre le contrôle de l’aventure humaine.

     

    Alors oui, il nous faut d’urgence inventer une approche écosystémique qui soit au centre de la régulation des trois systèmes : l’individu, le groupe et l’espèce, qui  interfèrent entre eux et avec leur environnement, avant qu’ils ne le détruisent et fassent de même pour eux par la même occasion.