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Migrants

  • Le serment d’une France qui se relève

     

    « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » ( Winston Churchill ) 

     

        À l’orée de 2027, quand l’histoire semble retenir son souffle et que le monde vacille entre fractures et renaissances, trois silhouettes s’avancent. Elles ne surgissent ni du hasard ni du tumulte, mais d’une fidélité ancienne, presque charnelle, à ce qu’est la France. Trois visages jeunes, mais déjà éprouvés par le sens du devoir. Trois voix portées par une même ferveur intérieure, une même foi ardente dans la grandeur possible du pays. Ils s’appellent Jordan, Sarah et Marion... et leurs prénoms résonnent comme un appel.

        Jordan marche en tête, avec la solidité tranquille de ceux qui bâtissent pour durer. Il incarne cette jeunesse enracinée, consciente que l’avenir ne se construit qu’en honorant la terre qui l’a vue naître. Son patriotisme n’est ni un slogan ni une colère : c’est une promesse tenue. Il va à la rencontre de la France silencieuse, celle des campagnes, des ateliers, des villages oubliés, celle qui se lève à l’aube et porte le pays à bout de bras. Il écoute les anciens, partage leurs inquiétudes, comprend leurs combats. Dans ses pas, il y a la poussière des chemins ruraux et la mémoire des générations. Il aime la France comme on aime un héritage sacré, avec respect, courage et humilité. Sa force est calme, mais sa détermination est de granit : il veut rassembler ce que d’autres opposent, et transformer la jeunesse en rempart face aux tempêtes, sans jamais céder à la haine ni au renoncement.

        Sarah avance ensuite, telle une lumière claire dans un ciel tourmenté. Elle porte en elle l’élégance de l’intelligence et la puissance tranquille du savoir. Son regard, vif et attentif, dit la lucidité ; son sourire, constant, dit la confiance. Passionnée par les arts et les lettres, elle sait que la culture est l’âme d’un peuple, et non son ornement. Pour elle, la France est une civilisation avant d’être une administration : un héritage d’idées, de mots, de beauté transmis de siècle en siècle. Formée à l’École Nationale d’Administration et à la Cour des comptes, elle allie la sensibilité de l’esprit à la rigueur des chiffres. Elle connaît les failles de l’État, maîtrise les mécanismes du budget, et sait avec précision où l’on peut redresser sans briser, économiser sans appauvrir. Sa jeunesse n’est pas une fuite en avant, mais une promesse de justesse. Elle croit que la mémoire éclaire l’avenir et que la connaissance est une arme pacifique, mais invincible, contre l’effacement et le déclin.

        Marion, enfin, surgit comme une flamme vive. Elle est l’élan, la parole franche, le courage assumé. Chez elle, le patriotisme est un verbe d’action. Elle ne se contente pas d’espérer : elle agit. Elle ne détourne pas le regard : elle nomme, elle dénonce, elle entraîne. Sa voix claire porte loin, car elle parle au nom de la responsabilité et de la transmission. Chez elle, la foi chrétienne nourrit l’action, et la figure de Jeanne d’Arc éclaire son idéal comme une lumière tutélaire qui lui donne la force de défendre avec âpreté l’identité et le combat civilisationnel qui vise à protéger et transmettre la civilisation européenne. Elle croit profondément que chaque citoyen compte, que chaque engagement est une pierre posée à l’édifice commun. Elle incarne une espérance combative, une force féminine solaire, où la tendresse n’amoindrit jamais la fermeté, et où le courage devient contagieux.

        Ensemble, Jordan, Sarah et Marion forment plus qu’un trio : ils incarnent une relève. Ils rappellent que la France ne meurt jamais de ses combats, mais seulement de l’oubli de ce qu’elle est. À travers eux renaît ce que la nation a toujours porté de plus noble : la fidélité à une idée plus haute que soi, le goût de l’effort, la dignité des gestes simples, la certitude que chaque génération est dépositaire d’un flambeau qu’elle n’a pas le droit de laisser s’éteindre. Cette génération de jeunes patriotes a refusé l’héritage du renoncement légué par ses prédécesseurs ; elle a choisi celui du courage.

    Dans leurs pas, dans leurs voix, dans leur foi, se lève une promesse immense : celle d’un pays qui se redresse sans se renier, qui avance sans renoncer à son âme. Trois prénoms, trois visages, un même serment : transmettre une France plus forte, plus juste, plus belle

    Mais ce serment ne prendra sa pleine valeur qu’à une condition : l’UNION. L’union des patriotes n’est pas une option, encore moins une commodité électorale ; elle est la condition même de la victoire. Car le peuple français ne leur pardonnerait pas de transformer l’espérance qu’il place en eux en un nouveau spectacle de divisions, de rivalités et de vanités personnelles.

    Qu’ils prennent donc garde : demain, nul ne pourra prétendre n’avoir pas compris. Si, par égo, par intérêt particulier, par calcul ou par ambition solitaire, ils venaient à s’entre-déchirer et à sacrifier l’union des patriotes sur l’autel de leurs querelles personnelles, alors leur responsabilité serait immense. Jamais la droite française et patriotique ne leur pardonnerait d’avoir préféré leur propre destin à celui de la France. Ce serait plus qu’une erreur politique : ce serait une faute envers ceux qui leur auront fait confiance, envers ceux qui auront espéré, envers ceux qui auront combattu avant eux.

    Alors seulement, dans cet élan commun, porté par l’amour du pays, la volonté du peuple et le souffle de l’Histoire, pourra naître la victoire, une victoire belle, grande, ardente, et profondément française.

    2027 peut être leur année de consécration. Le peuple français leur ouvre une porte. À eux de ne pas la refermer par leurs divisions. À eux de tenir leur serment. À eux de mériter la victoire.

    José CASTANO

  • HISTOIRE

    ELLE NE NÉGOCIE PAS AVEC LES FAIBLES 

    Sous la plume de Charles ROJZMAN, philosophe:

    " Ils nous parlent de menace russe, de POUTINE en spectre menaçant l’Europe.

    Diversion.

    Le danger est ailleurs, ici, au cœur de la France, dans ses failles intimes, dans ses cités, dans ses écoles où l’on récite la litanie de la diversité au lieu d’apprendre l’histoire, dans ses élites qui détournent les yeux, dans cette peur que chacun porte en lui sans oser la nommer.

    La Russie, en vérité, n’est qu’un épouvantail dressé pour éviter de voir l’effondrement intérieur.

    Le péril est domestique, quotidien, presque banal : un séparatisme rampant, une islamisation diffuse, une société où des territoires entiers n’appartiennent plus à la nation.

    C’est la guerre larvée, cette guerre civile à bas bruit que nul ne veut reconnaître et qui avance comme un cancer, métastase après métastase. Les couteaux dans les gares, les prières de rue, les insultes dans les cours d’école, les drapeaux étrangers brandis sur les places publiques : autant de signes que l’État refuse de lire, préférant accuser des ennemis lointains pour ne pas désigner le vrai.

    La République parle encore de « valeurs », mais elle ne défend plus rien. Elle laisse s’éroder l’autorité, elle abdique face au communautarisme, elle se couvre du voile d’une morale humanitaire qui n’est plus que la langue de bois d’une civilisation à l’agonie.

    Ce peuple qui jadis a su être violent pour sa liberté, on le veut aujourd’hui soumis, docile, anesthésié par le discours des droits de l’homme. On lui demande de tolérer l’intolérable, de fermer les yeux sur l’évidence, de croire encore aux mensonges de la coexistence heureuse.

    Mais le peuple sait, au fond : il vit chaque jour la peur. Il la respire. Il la cache derrière ses volets fermés, derrière ses itinéraires déviés pour éviter tel quartier, derrière le silence honteux qui suit chaque attentat. Cette peur est devenue la seule vérité partagée.

    Alors, de quoi parle-t-on encore ? De démocratie ? Non : d’un mot vidé de son sang. De justice ? Elle n’est plus qu’un théâtre où les coupables entrent et sortent sous les applaudissements des bons sentiments. De liberté ? Elle n’est plus qu’un slogan à brandir dans les universités où l’on censure, dans les médias où l’on récite.

    Il ne reste qu’un choix brutal : l’ordre ou la dissolution. L’État doit se décider, non à « inclure » ou « dialoguer », mais à assumer ce qu’il est : une force. Non pas contre tel ou tel groupe en raison de ce qu’il est, mais contre la barbarie, l’anomie, la haine qui rongent de l’intérieur.

    La République ne survivra pas par la pédagogie ni par le sermon. Elle ne se sauvera que par l’autorité nue, exercée sans honte, retrouvée comme une arme.

    Tout le reste n’est que bavardage. La France n’est pas menacée par Moscou, ni même par quelque coalition extérieure : elle se détruit seule, par lâcheté, par refus de voir, par peur d’exercer la force qui la constitua jadis.

    L’histoire, elle, ne négocie pas avec les faibles.

    La France est déjà à moitié morte. La seule question est de savoir si elle acceptera de l’être tout à fait, ou si, dans un sursaut, elle redeviendra ce qu’elle n’ose plus être : une nation. "

    Charles ROJZMAN

     

  • Oran, le dernier embarquement

    Une page méconnue de notre histoire…

    Le général Franco et les Pieds-Noirs 

    (Les ferries de l'espérance)

    « À tous ceux qui ont quitté leur terre sans jamais cesser de l'aimer, et à ceux qui ne sont jamais revenus. »

        Les derniers jours de juin 1962 demeurent gravés dans la mémoire de nombreux Français d'Algérie comme l'un des épisodes les plus douloureux de leur exode.

        À Oran, les quais étaient devenus le refuge d'une foule épuisée : des familles entières, des vieillards, des femmes, des enfants, des hommes qui ne demandaient plus qu'une chose, quitter une terre où ils étaient nés et qu'ils aimaient, pour sauver leur vie. Sous un soleil de plomb, ils attendaient depuis des jours un embarquement incertain, abandonnés à l'angoisse, sans assistance, tandis que la violence gagnait chaque heure davantage et se rapprochait, menaçante, des grilles du port.

        C'est dans ces circonstances que, les 29 et 30 juin 1962, l'Espagne du général Franco envoya deux ferries, le Victoria et le Virgen de África, afin d'évacuer une partie de ces réfugiés… que les autorités françaises refusaient de voir partir.

        La situation devenant alarmante, Franco prévint de Gaulle qu'il était prêt à l'affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense abandonnés sur les quais d'Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les milices du FLN. Joignant le geste à la parole, il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire immédiatement route vers Oran.

        Afin d’éviter un grave incident diplomatique, l'autorisation d'accoster fut, enfin, accordée et le 30 juin, à 13h, les deux bâtiments accédèrent aux quais d’embarquement. À leur bord montèrent, épuisés, hagards, près de 2 200 passagers. Pour beaucoup, ils n'emportaient avec eux qu'une valise, quelques souvenirs... et toute une vie brutalement abandonnée derrière eux.

        Lors de l'embarquement, les tensions ne cessèrent pas. Les capitaines espagnols s'opposèrent à l'intervention des autorités françaises qui désiraient contrôler les passagers à bord dans le but d’interpeller les membres de l’OAS fichés. Plus tard, ils diront n'avoir jamais compris cette détermination froide, dénuée de toute compassion, face à une tragédie humaine qui exigeait avant tout de secourir des civils en détresse relevant de la plus élémentaire « assistance à personne en danger de mort » …

        Enfin, à 15h30, les amarres furent larguées et les bateaux espagnols prirent enfin la mer à destination du port d’Alicante.

        Lentement, les quais d'Oran, noirs de monde quelques heures auparavant, s'éloignèrent. Derrière les navires disparaissait une terre natale que beaucoup savaient ne jamais revoir.

        Sur le pont, nul ne parlait beaucoup. Les regards restaient tournés vers cette côte qui s'effaçait dans la lumière. Les larmes coulaient en silence. C'étaient des larmes de peur, de deuil, d'arrachement... mais aussi de soulagement et de gratitude. Le pire avait été évité in extremis.

        Lorsque apparurent les côtes espagnoles, une émotion indescriptible, une liesse bienfaisante envahirent les passagers qui tombèrent dans les bras les uns des autres. Certains pleuraient sans pouvoir retenir leurs sanglots. Puis les cris fusèrent alors : « Viva España ! » … « Viva Franco ! ». Au-delà de toute considération politique, ces exclamations traduisaient, pour ceux qui venaient d'échapper au chaos et à une fin tragique, une profonde reconnaissance envers le pays qui leur ouvrait ses portes au moment où ils se croyaient abandonnés.

        Ce souvenir ne les quittera jamais.

        José CASTANO