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Le systémicien

  • Insécurité ?

    Il n'y a pas d'insécurité particulière des musulmans en France...
    Cette victimisation outrancière des musulmans et des personnes de couleurs, suite à la tuerie de Trappes, a quelque chose de surréaliste, pour la bonne raison qu'elle n'a aucun fondement réaliste.
    Si on prend l'année 2025, on a recensé 1320 actes antisémites, 843 actes anti-chrétiens et seulement 326 actes anti-musulmans.
    La religion musulmane est donc la moins persécutée et de loin en France. Et même si on ne peut pas l'écrire, tout le monde connaît le profil majoritaires des persécuteurs des juifs et des chrétiens.
    De même en ce qui concerne les violences aux biens et aux personnes.
    Également, une statistique relativement officielle indique qu'il y a en moyenne 52,3% de patronymes musulmans parmi des prisonniers français, un chiffre qui peut monter à près de 80% dans certains établissements pénitentiaires.
    Ce qui signifie mathématiquement que la majorité des auteurs des actes de délinquance pour lesquels on va en prison sont commis par ce type de personne.
    Pour finir, très mathématiquement aussi, les victimes d'attentats perpétrés au nom de l'islam radical, plus de 350, ou les victimes des coups de couteaux, jusqu'à 120 attaques par jour, donnés à des quidams locaux, comme à Crépol, sont statistiquement infiniment plus nombreux que les violences faites à des musulmans.
    Et encore, les jeunes musulmans tués par la Police qui font les unes des journaux, le sont régulièrement dans le cadre de flagrants délits de délinquance.
    Yan Leroc
     

  • Du rôle de l’armée au maintien de l’ordre sur le territoire national

    À la suite des violents incidents survenus les 17 et 18 octobre, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer l’intervention de l’armée aux fins de réprimer les émeutes.

        Il est temps de cesser de présenter l’armée comme le remède universel aux désordres qui traversent notre société. Nos soldats ne sont ni formés ni équipés, ni motivés pour exercer, dans les conditions habituelles du maintien de l’ordre, les missions qui incombent aux forces de sécurité intérieure. Leur métier est celui des armes, leur vocation celle du combat, leur devoir celui de défendre la France, au péril de leur vie, sur les théâtres d’opérations où la Nation les engage. Leur imposer des missions pour lesquelles ils ne sont pas spécifiquement préparés reviendrait à méconnaître la nature même de leur engagement.

        Policiers et gendarmes, en revanche, connaissent les réalités du terrain, les règles d’intervention et les exigences du rétablissement de l’ordre républicain. Ils sont formés pour faire face aux violences urbaines et disposent des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, dans le respect du droit et des règles d’usage de la force. Encore faut-il leur donner les instructions, les ordres et le soutien nécessaires pour agir avec fermeté et détermination.

        On ne peut demander à nos policiers et à nos gendarmes de risquer leur intégrité physique pour rétablir le calme, tout en les laissant dans l’incertitude quant au soutien qu’ils recevront lorsqu’ils devront intervenir… Les exemples où ils ont été « lâchés » par leur hiérarchie, abondent en ce sens. La question mérite donc d’être posée : à quoi servirait le déploiement de nos soldats si les règles d’engagement, les responsabilités et les objectifs de l’intervention ne permettaient pas de répondre efficacement aux violences ? Nos militaires ne doivent pas devenir des cibles ou les témoins impuissants d’une autorité publique qui renoncerait par faiblesse ou par lâcheté à exercer – comme c’est le cas aujourd’hui - pleinement ses prérogatives.

        La première exigence patriotique consiste à respecter la mission de chacun et à donner à ceux qui servent la France les moyens d’accomplir leur devoir. Nos soldats méritent mieux que d’être appelés en renfort pour pallier les hésitations, les carences et le désarroi du pouvoir politique. Ils méritent que leur engagement soit réservé aux missions pour lesquelles ils ont été préparés, et que la force armée demeure ce qu’elle doit être : un instrument de défense de la Nation, placé sous l’autorité de l’État.

        La guerre d’Algérie s’est achevée en 1962. Cette page douloureuse de notre histoire appartient désormais au passé, mais elle nous rappelle combien les mots, les choix politiques et les fractures nationales peuvent peser sur le destin d’un peuple. Aujourd’hui, la France – que d’aucuns voudraient voir devenir algérienne - doit affronter ses propres tensions, ses violences et ses divisions. Elle ne saurait le faire en confondant ses missions militaires avec celles de ses forces de sécurité intérieure, ni en laissant s’installer le sentiment que l’autorité républicaine recule devant ceux qui la défient.

        L’avenir de notre pays exige de la lucidité, du courage et une volonté politique sans ambiguïté. La France a besoin d’une armée respectée, d’une police soutenue, d’une gendarmerie reconnue et d’une justice qui garantisse l’application de la loi. C’est à cette condition que l’État pourra rétablir la confiance, préserver la paix civile et transmettre aux générations futures une Nation digne de son histoire.

        José CASTANO

     

  • Quand l’État abdique, la République vacille

     

    ( L’impuissance de l’État, le triomphe de l’impunité )

     

        Il ne se passe plus un jour sans que l’actualité, d’une pudeur devenue indécente, ne laisse filtrer son cortège de violences. Dans les rues, aux abords des écoles, dans les transports publics, jusque dans certaines manifestations syndicales et lycéennes présentées comme « pacifiques », l’insécurité s’installe, gagne du terrain et finit par s’imposer comme une fatalité. Les agressions succèdent aux dégradations, les pillages aux saccages, tandis que l’indignation collective s’épuise et que l’habitude anesthésie les consciences.

    Désormais, le moindre prétexte suffit à libérer cette fureur : célébrations sportives, rassemblements festifs, fêtes de fin d’année, revendications sociales…

        En octobre 2026, la contestation lycéenne a dégénéré en émeutes, en saccages et en pillages, faisant de nombreuses victimes et occasionnant plusieurs millions d’euros de dégâts. Autant d’argent englouti dans la réparation des destructions plutôt que consacré à l’éducation, à la rénovation des établissements et à l’avenir des élèves. Lorsque la contestation se transforme en dévastation et que la revendication sert de prétexte à la casse, il ne s’agit plus de défendre une cause, mais de piétiner les droits de tous au profit de quelques-uns en servant leurs intérêts... Derrière ces méfaits, il y a des victimes, des familles meurtries, des biens détruits et des citoyens abandonnés à la peur. Il y a surtout le spectacle révoltant d’une violence qui semble n’avoir plus rien à craindre.

        Le 17 octobre a marqué le paroxysme de cette dérive, révélatrice de cette « Nouvelle France » façonnée par l’extrême gauche. Le pays s’est alors trouvé confronté à une escalade d’une gravité exceptionnelle, faisant planer le spectre d’un affrontement civil généralisé. Face à une telle situation, où était l’autorité de l’État ? Qu’a fait le chef de l’État pour protéger les citoyens, rétablir l’ordre et rappeler que nul ne saurait s’affranchir de la loi ? Il aurait dû apparaître immédiatement sur toutes les chaînes de télévision. Son regard, d’une netteté glaciale, aurait traversé les écrans pour fixer chaque citoyen dans les yeux. Il n’aurait pas, comme à son habitude, cherché à plaire, mais à commander. La France n’avait pas besoin de discours : elle exigeait que l’autorité s’impose.

    — La loi sera restaurée !

    La phrase serait tombée, simple, sèche, sans appel. L’ordre aurait été donné aux forces de sécurité d’agir avec la plus grande fermeté afin que « force reste à la loi ». À l’inverse, le chef de l’État a persisté dans son refus d’assumer pleinement les responsabilités attachées à sa fonction. Fidèle aux contorsions du « ni-ni », de l’« en même temps » et du « pas de vagues », son inaction ne saurait être réduite à une simple erreur de communication : elle engage sa responsabilité politique et nourrit le sentiment d’impunité des casseurs.

    Car le drame ne réside pas seulement dans les violences elles-mêmes. Il réside aussi dans l’accoutumance qu’elles suscitent, l’indignation qui s’émousse, les discours qui minimisent et l’autorité qui peine à se faire respecter. À force de tolérer l’intolérable, une société finit par douter de sa propre capacité à se défendre. Le chaos n’est plus perçu comme une rupture, mais comme une éventualité ordinaire ; la peur devient une compagne familière et l’ordre public, une promesse sans cesse différée.

        Quand la violence devient quotidienne et que l’État paraît incapable d’y opposer une réponse à la hauteur de ses obligations, ce n’est pas seulement l’ordre public qui vacille : c’est le pacte de confiance entre la nation et ceux qui la gouvernent qui se fissure.

        José CASTANO