Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/06/2018

Approche systémique

J’avais, hier au soir, invité trois amis ( infogroupe 68 ) à un barbecue pour discuter d’organisation en vue des prochaines élections européennes.
L’un d’eux un « notable » Colmarien opérant en toute discrétion, et n’intervenant jamais en conséquence sur ma page et le groupe, me fit part de son étonnement devant mon refus d’accepter en particulier sur le groupe des « Systémiciens pour la liberté » des musulmans alors que j’y recevais des Juifs.
Enfin il ne comprenait pas pourquoi dans le conflit israélo-palestinien je n’étais pas neutre et prenait systématiquement partie pour les Israéliens …

Pour lui un Systémicien ne pouvait prendre partie pour un camp ou un autre…

J’ai du sortir mon tableau de papier car il eut la malignité lui, de sortir une de mes expressions favorite : « Le jugement négatif EST le sommet de la conscience » qu’il interprétait comme une absence de jugement …ce qui n’est pas le cas … au contraire.

C’est à ce moment là que mon épouse est allée se coucher !

Les « idées » systémiques contenues implicitement dans nos projets sont presque plus importantes que ces projets eux-mêmes et ce serait folie de les sacrifier sur l'autel du pragmatisme.

Je vais donc essayer d’être simple car nous sommes là au cœur de la question et c’est elle qui va déterminer NOTRE avenir.  Il faut donc que chacun d’entre nous appréhende correctement la spécificité, la  portée de ces manières de penser si nous voulons survivre en tant que « système occidental »

C’est  Ludwig Von BERTALANFFY qui fit les premiers travaux sur ce thème en 1925. Comme biologiste et psychologue, il cherchait à construire une théorie générale qui permette d’aborder les êtres vivants en tant que systèmes.

Sa théorie générale des systèmes regroupe les principes théoriques généraux qui permettent de décrire et comprendre le fonctionnement des systèmes ou des sous-systèmes, quels qu’ils soient.

Sur le plan de la physique cela « tient » mais on ne peut comprendre un organisme vivant en étudiant séparément chacun de ses « composants ». Il faut au contraire insister sur les interactions entre ses différentes parties, son organisation, ses échanges avec son environnement, etc.

Des chercheurs élaborèrent ensuite la notion d’information et de feed back (information retour) à l’occasion de la mise au point de machines équipées de dispositifs de contrôle de l’exécution de la tâche.
La dimension « appliquée » de ces disciplines, plus marquées par les ingénieurs que par les théoriciens, va aussi de pair avec un accent sur l’action et sur le but de ces systèmes, construits par l’homme.

On ajoutera la modélisation des systèmes qui atteint aujourd’hui des niveaux de sophistications très élaborés par le recours aux ordinateurs et à leur puissance de travail.

 Qu’est qu’un système tout d’abord ? Joël de Rosnay  Président de la cité des sciences définit un système en ces termes :

«Un système est un ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisé en fonction d'un but»[1]

  • Un être humain est un système : 
  • il est organisé en fonction d’un but : maintenir sa structure (rester vivant)
  • il est en interaction dynamique en particulier avec les autres êtres humains       

L’expression « interactions dynamiques » et « maintenir sa structure (y compris morale, culturelle ou cultuelle …économique, sociale etc. )  nous met sur le chemin des interactions entre Israéliens et Palestiniens ou plus généralement entre Juifs, Musulmans, Chrétiens Agnostiques, Athées, Libres penseurs etc. et nous fait comprendre que ces interactions peuvent ne pas être de tout repos et que nous devons les réguler et les contrôler.

Réguler et contrôler QUOI ? Ben les interactions de « cause et effet » et donc les « rétroactions ».

Ex :  Événement 1) Cause, un Musulman dit à un Juif «  Sale Juif »
        Événement 2) Effet, le Juif répond (rétroaction) « Sale Arabe
        Événement 3) Un individu « neutre » dit « Sales cons » faites la paix !
        Événement 4) Un autre s’exclame « Allah Akbar ! »

        ETC .

Et on est parti pour ce qu’on appelle « une boucle de rétroactions » le système  (l’ensemble d’éléments en interactions dynamique) va s’emballer, les rétroactions vont devenir de plus en plus violentes et il va exploser…
Pour réduire la pression il faut « ouvrir la boucle » c’est cela qu’un systémicien entend par « action » (jugement négatif) et c’est bien le sommet de la conscience …si on juge positivement on accélère la réaction et c’est mauvais de mauvais !

Mais dans un cas comme dans l’autre (neutre, pour, contre) personne n’écoute plus personne, chacun reste DÉTERMINÉ par ses certitudes …il ne reste donc plus qu’à poser un thermostat sur le système …un régulateur qui se déclenche automatiquement pour ouvrir la boucle et empêcher les « acteurs » de faire sauter le système en s’étripant joyeusement.

L’ONU était faite pour çà …c’est raté …et c’est le moins que l’on puisse dire …je crains fort qu’il nous faille CHOISIR. Nous ne pouvons plus rester neutres.

Un systémicien doit savoir le faire.  Pour ma part, je me positionne CONTRE la « Triplice », c’est à dire un certain islam des ténèbres, une certaine gauche multiculturaliste et « en même temps » chrétienne qui tend l’autre joue, et bien entendu un certain « libéralisme » prédateur et oligarchique qui « suicide » la planète et ses habitants.


Les trois sont objectivement en cohérence. Bref ils sont en « approche systémique » ils se renforcent l’un par l’autre …nous serions stupides de ne pas en faire autant !      

Francis-claude Neri
23 06 18

 

[1] De ROSNAY Joël, (1975),

Le Macroscope, vers une vision globale, Seuil, points, Paris. p.93

 

16/06/2018

Structure fractale et organisation subsidiaire

Pour ma part, je considère que c'est le moment de se "mettre en ligne" en quelque-sorte ...et non pas alignés ... sur quoi, d'ailleurs le serions nous ...?

Sur ce groupe, créé à cet effet, un de nos objectifs premiers est de nous ressourcer, de nous sortir de nos certitudes et habitudes, nous inciter à la controverse et au doute fructueux puisqu'ils transforment ou nuancent nos points de vue, quand ils ne les renversent pas totalement ...ne pas penser la même chose qu'hier alors que le contexte à évolué n'est pas rédhibitoire sur ce groupe.

Une fois ressourcés, nous pouvons alors retourner au combat, plus forts et mieux armés.
Nous pouvons alors comparer, affiner, chercher des similitudes, des attitudes, des comportements compatibles ...bref, les OBSERVABLES du comportement des uns et des autres, nous permettent de déterminer NOS alliances.

C'est à partir de là que nous pouvons créer des "infogroupes" sur la base d'une organisation fractale et du concept de subsidiarité.

L'idée est que chaque structure ait son espace, son éventail d'explications.
Pourtant chacune d'elle (chaque infogroupe) implique l'ensemble des réalités sociales du pays et au delà.
Les particularités locales font la différence dans l'action.

Chaque groupe, déterminé par lui même est surdéterminé par l'ensemble des groupes en relation et interactions étroites sur la toile....car toute recherche du réel EST totalisante, généralisante.

Et, au total, le TOUT est largement plus grand que la somme des parties.

Rien de vraiment Jacobin dans notre proposition d’organisation, d'où la notion de subsidiarité.

Et loin, loin, très loin des partis politiques et de leurs appareils.

Francis-claude Neri

16 06 18

15/06/2018

État de droit

NOUS avons BESOIN de vous pour qu'en octobre soit interdit le concert au Bataclan...à force de perdre des batailles NOUS allons perdre la guerre !!

Francis-claude Neri à Emmanuelle Ménard

Exact, c'est un autre combat fondamental. Hélas, il faut aujourd'hui être sur tous les fronts.

Patricia de la Force

Nous sommes en train de perdre notre liberté sans que cela inquiète...... Foot avant tout .......

Martine Bailly

Si nous continuons sur cette trajectoire, nous allons perdre bien plus que notre liberté...
Le contrat social qui nous lie à L’État lui donne licence de conjurer la menace de mort violente à l'intérieur de l’État de DROIT.

Il fut donc un temps ou la violence légitime de l’État lui autorisait la peine de mort.
Sous la pression "chrétienne" en particulier, l’État y a renoncé, comme si l'obéissance à Dieu devait l'emporter sur l’obéissance à l’État.
Les islamistes n'ont pas cette réserve....la question est donc pour nous la suivante : si l’État ne nous protège pas d'une mort violente (au Bataclan par exemple) et s’il ne punit pas ceux qui l'ont donnée ...devons nous encore respecter l’État de droit et ne devons nous pas faire en sorte de nous protéger nous mêmes ?

Là EST la question ... Madame Emmanuelle Ménard et Monsieur Robert Robert Ménard ...que j'ai eu le plaisir de rencontrer à Béziers et que je soutiens sans restriction avec mes amis PN.

Nous aimerions avoir votre avis à ce sujet.

Francis-claude Neri

15 06 2018