03/07/2014

La connaissance.

Prendre connaissance de ses déterminismes biologiques et sociaux, remettre en cause et en permanence ses attitudes et ses comportements : une aventure exaltante, une nécessité et un devoir pour l’Honnête Homme du XXI siècle.

J’étais un enfant de cinq ans à la fin de la seconde guerre mondiale. Je vivais dans un monde plus simple que celui que nous connaissons aujourd’hui.

Un monde aux téléphones à cadran, sans télévision, sans ordinateur personnel.

Un monde ou l’autorité se devait d’être respectée quelle que soit sa forme.

Un monde ou la notion de consumérisme et d’hédonisme était encore inconnue.

J’ai l’impression de me retrouver dans une autre réalité où le temps et la connaissance s’accélèrent.

Je considère que l’accès à la connaissance en particulier scientifique, trop souvent orientée « technologique » et « consumériste » se révèle merveilleux ou terrifiant, parfois les deux à la fois.

On ne peut pourtant pas penser que la science soit bonne ou mauvaise, c’est une conception purement religieuse ou éthique. Seules les actions, l’utilisation, la pratique, peuvent être morales ou immorales, relever de l’Ethique, de la psychologie, de l’aliénation, mettre en jeu telle ou telle attitudes, tels ou tels comportements.

On ne peut donc pas appliquer le même raisonnement à la connaissance. Pour un scientifique comme pour tout Homme de culture, la science est neutre par nature et l’accès à la connaissance un droit et un devoir.

Dans le monde actuel les hommes ne sont plus hantés par la crainte de l’échec, que ce soit le leur ou celui de la collectivité humaine, alors que pour ma génération, les parents inculquaient à leurs enfants la nécessité d’accéder à la connaissance avec l’acquisition des savoirs, à la nécessité de réussir, d’atteindre ses objectifs au-delà de ses besoins primaires.

Peut importait les succès remportés. Tout pouvait être remis en question. Il n’était pas encore question d’assistanat social et encore moins de partager avec « le reste du monde » des acquis matériels, sociaux, culturels, de mémoire et d’identité.

Bref nous possédions plus de liberté et plus de responsabilité. Le succès était toujours précaire et il fallait sans cesse le consolider.

Bien sur beaucoup renonçaient à prendre les chemins moins fréquentés de la « connaissance » et se contentaient de compromis en se disant : « Je suis ce que je suis et dois donc je vais me contenter de vivre le mieux possible en harmonie avec le reste du monde ».
D’autres se disaient que le temps accordé aux humains est court et qu’il valait mieux user voire abuser des trésors mis à notre disposition, y compris au détriment des « autres ».

Après moi le déluge ! Ma transformation et mon accession à des niveaux de responsabilité, d’efficacité, individuelle et collective n’est pas en mon pouvoir pensaient ils.

Il est trop difficile de se dégager, prendre du recul et de remettre en cause des attitudes et des comportements, des préjugés, des jugements de valeur, des automatismes, des déterminants que les « autres », mes frères humains, mon environnement, mon acquis génétique, mon époque et son contexte ont mis en moi.

Il faut de la volonté, de la détermination et du temps pour acquérir la maîtrise de cette « connaissance ».

C’est chose faisable, mais c'est exceptionnel. Pour beaucoup c’est impossible et c’est la violence, la pulsion destructrice inscrite dans leurs gènes qui prend le pas.

La connaissance scientifique des sciences du comportement à depuis mon jeune âge fait pourtant des progrès considérables, mais furent malheureusement freinés, en France en particulier par celle provenant de l’analyse Freudienne qui déresponsabilise l'individu et culpabilise le groupe.

La psychologie de la forme et l’anthropologie culturelle s’en dégageait et la psychiatrie se détachait enfin de l’étude exclusive du patient individuel pour se tourner vers l’étude des relations humaines au sein de son environnement.

Puis se posèrent les fondements de ce qu’on allait appeler la cybernétique, généralisant aux domaines de la biologie et de l’organisation sociale ce que les ingénieurs et les mathématiciens avaient appris sur les mécanismes auto- régulateurs, en fait auto-correcteurs.
Puis fut soulevée la question de la manière dont sont codés les messages dans notre système nerveux central (le cerveau)
A Vienne, Bertanlanfy enfin, tout vient à point à qui sait attendre, construisait les bases de la théorie des systèmes en mettant particulièrement l’accent sur les systèmes humains (organismes qui disposent d’une source d’énergie continue tirée de l’environnement).
D’autres élaboraient ce que l’on appelle aujourd’hui la « théorie de l’information » et concevaient de nouveaux modèles destinés aux théories de l’apprentissage et de l’évolution du cerveau.

Se produisit alors l’émergence d’un certain nombre d’idées qui touchaient toutes à la nature de la communication que l’on étudia sous trois formes mise en permanence en cohérence : communication managériale ou organisationnelle, la préférée des agences de Marketing, communication pédagogique qui lutta vaillamment contre ce que l’on appela le « pédagogisme » et qui fut un succès au sein, par exemple, de l’école Steiner et enfin communication thérapeutique qui bouleversa complètement la psychologie et la psychiatrie (Bateson et Watzlawick, Ecole de Palo Alto).

Les démarches et enchaînement de la logique prirent vie dans les séquences causales des ordinateurs.

Le résultat fut que les principes mathématiques de l’approche scientifique devinrent une pierre angulaire de l’étude des problèmes de la communication.
Deux scientifiques furent pour moi les vecteurs de la diffusion de cette somme de recherches en France : Henri Laborit, un neurobiologiste fort connu aux USA mais ignoré en France et Joël de Rosnay un cybernéticien (entre autre) qui inventa le mot « systémique », contraction des mots système et cybernétique, que l’on peut qualifier de « science de la régulation des systèmes ».

L’on comprend après avoir connu la dernière crise, celle de 2008 que certains comme le LEAP 2020 avaient prévu bien avant son apparition grâce à une analyse systémique, qu'elle aurait pu être évitée si l’on avait mis en place les systèmes de régulation et de contrôle, les thermostats de l’approche systémique qui auraient conduit au moins à partir de 1973 vers un monde moins encombré de prédateurs économico-financiers et de fanatiques religieux.

Cette approche de la régulation et du contrôle des activités humaines est donc connue depuis les années 70, mais nos dirigeants ont vite compris qu’ils avaient un intérêt personnel et de clan à l’ignorer préférant promouvoir la notion d’autorégulation, ce qui est un non sens connaissant très bien la nature humaine incapable encore et pour longtemps de s’auto contrôler et de faire preuve d’un minimum d’altruisme.

Cet état est donc voulu par ceux qui gouvernent l’Empire et le monde actuel. Dans tous les domaines, l’approche systémique remet en question non pas la nature même du système écologique mondial qui est ce qu’il est et qui tend tout simplement à maintenir sa structure et dont l’évolution est extrêmement lente, mais les attitudes et les comportements de l’espèce humaine qui sont le fruit de milliards d’interactions au sein de l’espèce elle-même et de son environnement.
Tant que ces interactions ne seront pas contrôlées, régulées, rectifiées et les dérapages  sanctionnés dans un certain nombre de domaines : démographie, énergie, industrie, finance, économie, matières premières, tant qu’une juste affectation des richesses produites, en particulier alimentaires ne sera pas effective, les prémisses du désastre éco systémique qui préfigure notre effondrement se feront de plus en plus précises et les rétroactions du système lui-même, de plus en plus violentes, jusqu’au retour à un équilibre qui peut très bien ne pas correspondre au maintien de la vie sur terre, du moins telle que nous la connaissons.

Alors comme nous avons probablement plus de moyens que les dinosaures pour y faire face, commençons dés maintenant à nous poser la question de la signification des signaux auxquels nous sommes confrontés et posons nous la question : Que signifient ces signaux ?

Une fois cette signification clairement analysée et admise, débarrassons nous de ceux qui se refusent d’en admettre le sens et condamnent l’avenir au bénéfice de leur présent.

Ensuite, comme il est bon de penser global mais d’agir local, comme l’avenir dépend de milliards d’interactions et de rétroactions individuelles incontrôlables, commençons par revisiter nos propres attitudes et nos comportements, de nous mettre en adéquation avec nos aspirations les plus profondes et faisons en sorte que le plus grand nombre nous suive dans cette démarche.

Tachons de résoudre la première insuffisance de régulation et de contrôle, celle du niveau individuel, nous passerons ensuite au niveau du groupe, puis de l’espèce. Il n’y a pas d’autres voies possible, c’est le seul et unique chemin, particulier pour chacun d’entre nous, mais unique  pour ce qui concerne l’espèce humaine.

Francis NERI

03 07 14

02/07/2014

Qui punit qui ?

Autrement dit peut-on faire le lien entre les événements qui se passent dans le monde et les donneurs d'ordres?
Hé bien tous les événements distincts et éloignés géographiquement ont un dénominateur commun. Tous, sans aucune exception sont liés à la politique menée par l'administration Obama dépendante du Nouvel Ordre Mondial.
Nous savons tous quelle est l'influence des groupes financiers aux Etats Unis puisqu'ils sont directement liés à l'histoire internationale.
On ne présentera plus la famille Rockefeller pas plus que les Rothschild qui ont toujours été de savants manœuvriers dans les crises les plus anciennes. N'oublions pas que la famille Rothschild s'impliquait déjà lors du 1er Empire en spéculant sur la guerre menée contre Napoléon 1er. N'oublions pas non plus que la famille Rockefeller finançait Lénine dans le but évident de renverser le Tsar, comme les Rothschild œuvraient contre les Habsbourg. Les deux empires en payèrent le prix tout comme les peuples d'Europe qui furent saignés à blanc.
D'autres banquiers favorisaient la montée d'Hitler qui n'aurait jamais pu accéder au pouvoir sans capitaux, on parle de Thyssen mais aussi de la famille Bush et d'Harriman, authentiques Américains, Thyssen s'étant installé aux USA dans le même temps. Les intérêts des uns et des autres étaient ainsi étroitement liés.
Derrière la plupart des gouvernements américains, se trouvaient et se trouvent des groupes financiers qui ont nom aujourd'hui JP Morgan, Goldman Sachs et le raider boursier Soros.On voit d'ailleurs pour le dernier son implication personnelle en Serbie puis en Ukraine où il a et s'est beaucoup investi. Tous ces banquiers et multinationales US contrôlent en fait la plupart des appareils par le biais de leurs ex employés. Il va sans dire qu'Obama, Hillary Clinton mais aussi les Bush, Mc Cain et consorts ne sont que des pions tout comme un Porochenko ou une Iulia Timochenko.
La crise Ukrainienne montre chaque jour que les dirigeants ukrainiens ne font rien sans l'approbation de leurs vrais maîtres US qui dirigent la répression contre les russophones en employant même des armes interdites comme le phosphore blanc, l'aviation et l'artillerie contre des civils. Même la trêve accordée par Porochenko n'a pas stoppé l'offensive qui n'était qu'un leurre destinée aux Européens plongés dans la chose la plus importante qu'il soit : le mondial. Les médias occupant la quasi totalité de leurs infos à ce mondial, peu d'Européens se trouvent concernés par des centaines de civils massacrés à l'arme lourde et l'affaire du racket exercé par les Américains sur la BNP n'a même pas eu l'importance qu'elle aurait dû avoir d'autant que d'autres banques françaises risquent d'avoir le même sort. Affaires de banquiers me direz-vous mais qui va payer à votre avis?. Les sanctions tombent d'ailleurs pendant ce mondial tandis qu'un chantage s'exerce sur les deux navires achetés par la Russie comme l'a d'ailleurs évoqué Vladimir Poutine. Relation de cause à effets, bien entendu puisque des voix ont osé mettre aussi en balance le Traité Transatlantique.
Obama ou plutôt les trusts qui l'actionnent, veulent punir très fort ce manquement grave à la toute puissance US et dissuader les velléités d'indépendance comme ils veulent punir, voire plus la Russie. Si la Russie ne disposait pas d'un puissant arsenal, nule doute qu'elle aurait eu d'autres sanctions, sans doute nucléaires comme l'avaient suggéré Timochenko mais aussi Palin l'autre dinde d'Alaska et l'excellent Brezinski dont les idées sont la politique US vis à vis de la Russie.
Mais la politique américaine ne s'arrête pas à l'Europe, elle s'exerce au Moyen Orient et dans les pays arabes. Depuis des années la stratégie américaine vise à s'aligner sur ses alliés saoudiens et qataris qui voulaient détruire tous les régimes concurrents : l'Iran d'abord par le biais de la guerre Iran-Irak, puis l'Irak, puis la Lybie et la Syrie avant de continuer sans doute au Liban, en Jordanie. La belle mécanique mise au point par l'Amérique et ses alliés : une armée faite, formée et entretenue par ces pays alliés a fini par cafouiller au point de voir l'émergence de l'EIIL qui serait soit disant hors contrôle. Ceci ne tient pas une minute puisque ce mouvement a été formé et financé par les alliés (dont la France). Qu'il ait échappé au contrôle US cela parait probable, dans ce cas il agirait pour le bénéfice direct des Saoudiens ou des Qataris en instituant une zone de contrôle sur les puits de pétrole qui pourrait bien aboutir à une flambée des cours dans très peu de temps (on observe déjà des hausses brutales de plusieurs centimes à la pompe) voire même à une certaine pénurie. 
Cela conduit brusquement à relancer la guerre contre Israël par l'assassinat de jeunes marquant un tournant brutal et nouveau qui obligera l'état hébreu à répliquer durement faisant voler en éclat l'entente fragile entre le Hamas et le Fatah et fragilisant Mahmoud Abbas et toute chance de paix.
Cela voudrait dire que l'entente entre les Saoudiens, les Qataris et les Américains n'est plus qu'une façade et qu'en fait il se peut très bien que ce soient les Qataris qui tirent les ficelles contre leurs rivaux saoudiens en soutenant toutes les actions permettant d'embraser tout le Moyen Orient.
Le peu ou l'absence d'engagement US montre bien l'embarras lorsqu'il s'agit de se retourner contre les alliés arabes et ceux qu'on a formé. En fait Obama et consorts sont pris à leur propre piège et nulle doute qu'il fera très chaud dans le secteur d'ici peu quand Israël agira mais la punition ne sera pas vers le bon donneur d'ordres et sans doute pas contre les Etats Unis qui ont embrouillé les cartes jusqu'à ne plus savoir où elles se trouvent. Clairement on pourra aussi assister à un refroidissement entre toutes les parties, y compris entre Israël et les Etats Unis.
Donc nous voyons que tout finalement reste lié par le dénominateur commun, le même qui n'a jamais cessé d'instruire les conflits sans très souvent les contrôler.
Quelqu'un disait que l'Empire US était sur le déclin inéluctable et que c'était cela qui le rendait dangereux à la manière d'un fauve blessé. 
C'est bien cela et le manque de capacités de nos gouvernants qui pose problème, en espérant que nous ne serons pas les sacrifiés du Nouvel Ordre Mondial qui se trouve ainsi menacé de disparaître, victimes de ses machinations.
Ivan Smolensky

02 07 14

30/06/2014

Elections municipales à Strasbourg

« Des états initiaux légèrement différents peuvent évoluer vers des états considérablement différents et vice versa des états considérablement différents peuvent évoluer vers des états initiaux semblables » Bref, retour à la case départ !
 
La détermination de l’état d’un système et sa trajectoire future passe par l’étude des phases précédentes qui est déterminante, surtout si elles sont répétitives, ce qui facilite les calculs. Orienter la trajectoire d’un système dynamique exige de déterminer A L’AVANCE chacun des points représentants les états futurs du système en calculant à chaque instant l’évolution du système. Les systèmes déterministes (oui çà existe) sont représentés dans l'espace des phases par des trajectoires précises sur lesquels ces systèmes se situent et évoluent sans les quitter.
Les systèmes aléatoires évoluent au hasard dans tout l'espace. Les systèmes chaotiques, eux, ont un comportement infiniment complexe. Ils sont irrésistiblement attirés par une figure géométrique de structure également infiniment complexe sur laquelle ils errent au hasard, mais sans jamais la quitter, ni repasser deux fois par le même point !

A Strasbourg comme ailleurs il faut souhaiter que Marine LE PEN évite comme la peste les systèmes chaotiques et structure, organise, in-forme chaque système régional en l’orientant vers un but : la conquête du pouvoir en 17.
 
Francis NERI
30 06 14