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Islamisation - Page 80

  • Angela Merkel

    Elle est le sujet de ces derniers temps. Et elle est devenue sujet d'interrogation pour ceux que séduisaient sa rigueur, son style de gouvernance. Ou de réprobation pour qui s'inquiétait de son impérialisme européen. Ou encore, à l'inverse, sujet de reproches lorsqu'on la trouve totalement inféodée à la politique américaine. Comme si ce n'était pas une constante de la politique extérieure allemande, y compris au temps de De Gaulle, Adenauer et du traité de l'Elysée, y compris encore vingt-cinq ans après l'extinction de la menace soviétique qui pouvait alors justifier l'Alliance Atlantique mais ne la justifie plus ...  Il y a encore ceux - ils pourraient bien avoir raison - qui sont d'avis qu'Angela Merkel n'est pas vraiment le grand dirigeant que l'on a cru, qui pensent qu'on l'a créditée de trop de qualités, qu'elle est trop soumise à l'émotion, qu'elle varie au rythme des fluctuations de l'opinion, qu'elle est pétrie d'idéologie. Que grosso modo, elle se situe dans la même médiocrité moyenne que ses homologues dits occidentaux. Son comportement assez irresponsable à l'origine de l'invasion migratoire en cours tend à accréditer ces derniers points de vue. D'où l'intérêt de la brillante analyse que fait ici Eric Zemmour. Qu'il a publiée dans la dernière livraison du Figaro magazine. 

    LFAR 

    Analyse d’ Eric Zemmour

    « Jusqu'à l'été, les réfugiés étaient reconnaissants d'être chez nous. Ils demandaient où était la police, où était le centre d'enregistrement, où ils devaient aller. Aujourd'hui, ils quittent les .centres d'accueil, ils commandent un taxi et disposent étonnamment de l'argent nécessaire pour parcourir des centaines de kilomètres à travers l'Allemagne. Ils font la grève parce que leur logement ne leur convient pas, ils font des histoires car ils n'aiment pas la nourriture. » 

    Thomas de Maizière est le ministre de l'Intérieur allemand. Il a d'abord approuvé la politique des bras ouverts décidée par Angela Merkel. Depuis, la chancelière lui a ôté la gestion de ce dossier. Dans les camps, des réfugiés musulmans agressent les chrétiens. Les services secrets allemands, affolés, alertent leurs autorités au sujet de la présence de nombreux agents dormants de l'Etat islamique parmi les « réfugiés » accueillis avec des fleurs par la population. Le ministre-président de la Bavière, pourtant allié CSU de la chrétienne-démocrate Merkel, a reçu triomphalement Viktor Orbàn à Munich, alors même que le Premier ministre hongrois est le premier opposant à la politique allemande de répartition des « migrants » dans l'Union européenne. Les militants du mouvement anti-islam Pegida retrouvent de la voix à Dresde. Affichent le portrait d'Angela Merkel en Mère Teresa qui a fait la une du Spiegel avec cette légende : « Mutter (mère) Terrorresia », tandis que certains manifestants rappellent avec une rare cruauté qu'« Angela Merkel n'a pas d'enfants ». Après elle, le déluge. La chancelière allemande n'en a cure. Elle continue de répéter en boucle : « Nous y arriverons. » Il y a cinq ans, elle affirmait, tout aussi péremptoire : « Le multi-culturalisme, ça ne marche pas. »

    Une majorité d'Allemands est désormais inquiète ; la cote de popularité de la chancelière s'affaisse. La population allemande se réveille de son rêve pour reprendre pied avec la réalité. Comme si, par un étonnant retournement historique, la rationalité était devenue l'apanage du peuple, tandis que les élites restaient confinées dans l'univers de l'émotion, alliant, en Allemagne, le calcul économique du patronat, avide de main-d'œuvre pas chère, et le tourment de la culpabilité du nazisme.

    Les immigrants venus de Syrie, d'Irak, mais aussi d'Afghanistan ou d'Erythrée, et tous ceux, du Maghreb ou du Kosovo, qui profitent de l'aubaine pour se fondre dans leur flot, ne tarit pas : 800 000, I million, 1,5 million sont successivement annoncés. Deux millions attendent dans les camps turcs. Merkel se précipite à Ankara chez Erdogan pour qu'il n'ouvre pas les vannes en grand. Angela Merkel a paru enivrée des acclamations universelles qu'a suscitées son choix généreux ; le temps est venu de la gueule de bois.  

    Eric Zemmour

  • Les Turcs

    Reconfiguration stratégique du moyen orient nous dit une amie !!
    Faisons plus d’enfants nous dit une autre !

    Reconfiguration oui, stratégique je ne sais pas ...je vois là au contraire de dangereuses improvisations. Alors oui il y a probablement un "projet" global, déjà décrit par Yvan Illich dans les années 70 qui considérait la planète comme un village en cours d'uniformisation.
    Mais je ne crois pas à un PLAN concerté car si cela était, nous serions déjà chez Orwell et depuis 84…dans le meilleur des mondes.

    Par contre ils opèrent de plus en plus en cohérence et se tapent de moins en moins dessus et au final, l’oligarchie mondialiste s’arrange toujours sur notre dos.

    C'est exactement cela qu'il faut signaler et combattre. Et c'est exactement cela que nos "zélites" font semblant d'ignorer et pourquoi ? Parce que la Turquie c'est 78 millions de consommateurs dociles et de travailleurs qui le sont également. De plus ils peuvent occuper le terrain, se préparer tranquillement au djihad et faire concurrence aux travailleurs Européens qui le sont beaucoup moins...dociles.

    Faire trop d'enfants nous tue et tue la planète ...c'est tout ET si les peuples civilisés font moins d'enfants ce n'est pas pour être envahis par les enfants des barbares, qu'on se le dise.

    Bientôt 78 millions de Turcs pourront entrer chez nous sans visa ? Autant dire qu’ils sont donc de plein pied en Europe …et le reste suivra …les 2 millions de réfugiés syriens pour lesquels nous allons payer trois milliards pour qu’ils restent en Turquie ; c’est du délire !

    Ce qui démontre à l'évidence que Les pays de l'Union Européenne sont bien à la solde des multinationales et des financiers A-nationaux.

    Mais « ils » sont devenus fous … il faut les arrêter et vite !

    Francis NERI
    18 10 15  

  • Laïcité

    Une France qui aurait "aménagé" la laïcité perdrait-elle son âme?

    "La République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte". Voici l'une des lois fondamentales de la France (avec une exception pour l'Alsace suite à un chantage de sa part en 1919 : c'était ça ou elle demandait à la SDN de rester attachée à l'Allemagne).

    Le mot même de "religion" n'est pas employé, puisqu'une "religion" n'a aucune définition, ça peut être absolument n'importe quoi, une croyance, une idéologie, un système social, une philosophie, une entreprise à but lucratif, etc. Dans les pays qui n'ont pas eu la sagesse d'éliminer le mot "religion" de leurs lois, et qui reconnaissent les "religions", des petits malins ont réussi à ne plus payer d'impôts en présentant leurs entreprises comme des "religions" (ex. la Scientologie aux USA). En Hollande un patron de bar rigolo a même fondé officiellement une "religion" qui ordonne de fumer dans son bistrot, échappant ainsi à la loi anti-tabac au nom du "respect des religions".

    Chez nous la loi ignore superbement la notion même de "religion". Elle n'a aucune existence légale, et nul n'a la possibilité de demander à s'affranchir de la loi commune au nom de sa "religion".

    Alors faut-il "aménager" la laïcité? C'est à dire y renoncer...? Aménagerait-on le code de la route, pour permettre par exemple aux possesseurs de voitures anglaises avec le volant à droite à rouler à gauche? Cela n'aurait aucun sens.

    "Racines chrétiennes" ou pas, l'âme de la France ne s'est pas figée au Moyen-Age. Depuis il y a eu l'Edit de Nantes, la Révolution, l'affaire Dreyfus, la laïcité... L'âme de la France ce n'est pas seulement le sacre des rois à Reims et le "blanc manteau d'églises", c'est aussi les tranchées de 14-18 où tout le monde, juifs, catholiques, libre penseurs, protestants, y compris les troupes coloniales avec des musulmans ou des animistes, est allé se faire massacrer ou estropier "pour la Patrie".

    Il n'y avait pas de communautarisme. Les tirailleurs marocains ou algériens ne se mutinaient pas s'il y avait des lardons dans le rata commun. Les juifs ne disaient pas : "Non mon Capitaine, je ne viens pas, c'est shabbat." Les curés, autrefois dispensés de porter les armes, faisaient le service militaire comme les autres.

    Moi ça m'effraie, les gens qui parlent "d'aménager la laïcité", évidemment pour favoriser l'émiettement communautaire.
    De reconnaître à certains des droits spéciaux, en fonction de leur naissance. Pas vous ?

    François Paganel