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24/11/2012

Notre-Dame-des-Landes

Un nouvel aéroport pourquoi faire ?

Quelques réflexions mises en perspectives !

« Si la bataille Fillon-Copé nous montre la scission idéologique à droite. Notre-Dame-des-Landes nous montre la fracture schismatique à gauche. Les vendus de la génération Larzac tapant sur la nouvelle génération Ayraultport, un monde se brise dans les têtes comme dans la croute terrestre pour la dernière goutte de pétrole avec les gaz de schistes. »  

Jean Mézières

Oui un monde, un système est en cours d’effondrement et la crise va provoquer un gros trou d'air dans les financements publics.

Dans une période où ceux-ci vont connaître un sévère tour de vis, les opposants reposent la question : pourquoi, dans le contexte actuel, mobiliser de telles emprises foncières et des investissements aussi lourds pour un nouvel aéroport alors qu'il y en a plusieurs dans l'Ouest en sous-capacité d'activité ?

Pourquoi dans un ciel breton aux surcapacités aéroportuaires ? Rennes, avec ses 400.000 voyageurs annuels, réalise un trafic à peine supérieur à un dixième de celui de Nantes, bien qu'il n'y ait qu'une heure de route entre les deux équipements. L'aéroport de Saint-Brieuc est pratiquement vide, celui de Lannion (22) souffre, celui de Dinard (35) également, malgré ses ateliers de réparations, ceux de Brest, Quimper ou Lorient ont la capacité de doubler leur trafic actuel sans grande difficulté.

La crise économique et le resserrement des finances publiques ont brutalement modifié la donne. Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a été le premier à indiquer qu'il allait falloir faire des choix. Qu’il commence donc par supprimer cet investissement apparemment inutile et dont le peuple de France semble ne pas vouloir.

Nous mettrons tout en œuvre pour que la loi soit respectée, pour que les travaux puissent avoir lieu», a expliqué le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, lors d'un déplacement à Lorient (Morbihan).

Il ne faut donc pas s’étonner si en réponse, les manifestants eux, veulent mettre tout en œuvre pour s’y opposer.

Chacun a bien compris l'enjeu de Notre-Dame-des-Landes. Pour les partisans de l'aéroport, il s'agit de poursuivre un programme d'équipement structurant pour tout le Grand Ouest; pour ses adversaires, il faut, au contraire, persister à le bloquer pour des raisons économiques, culturelles, écologiques et « quelque peu » politiques bien évidemment.

Jusqu'à présent, cette bataille de paysans attachés à leur terre et de militants pourfendant un symbole du bétonnage n'avait guère dépassé les limites régionales. Mais le contexte a changé. Le principal moteur de ce projet, l'ancien maire de Nantes devenu Premier ministre, Jean-MarcAyrault, fait une formidable cible pour tous les opposants se situant à gauche comme à droite des socialistes : altermondialistes, anticapitalistes, gauchistes, ceux qui sont contre l’euro, contre la mondialisation, contre l’Europe, contre l’islamisation de la France, contre le mariage gay etc…

Le jeu est donc dangereux et, pour rester dans la métaphore choisie par Valls évoquant un «kyste», qu'il prenne garde à l'abcès qui, en politique, fixe toutes les oppositions. . Les socialistes croient avoir tout à gagner à prendre la posture des hommes à poigne. Les circonstances qui mettent l’UMP sur la touche leur semblent favorables et ils pensent qu’ils auraient tort de ne pas en profiter, qu’il n'y aura pas d'escalade provocation/répression.

José Bové a appelé à « la mobilisation». «  Ils n'écoutent rien dit-il. Ils sont sur la logique du passage en force, coûte que coûte. Sur cette affaire, l'attitude du gouvernement est à l'opposé de tout ce qu'on a entendu ces derniers temps, sur la démocratie participative, sur la prise en compte des citoyens... »

Pour les citoyens justement la ligne rouge est largement franchie et sur de nombreux dossiers. Celui-ci est à  remettre à plat. Il y a, pour commencer,  nécessité à nommer un médiateur. L’état de nos finances publiques, l’intérêt écologique, la cohésion sociale l’exigent,  sinon il faudra en tirer toutes les conséquences.

La mobilisation s'élargit sur le territoire et il faut continuer. Une telle affaire dépasse les clivages gauche/droite. Elle est de l’ordre de l’intérêt général. Comme pour la lutte contre l’islamisation à marche forcée de notre pays, contre le mariage homosexuel, elle intéresse notre existence à court terme, celle de nos enfants. 

J’invite mes amis, qui manifestent contre le mariage homosexuel, à tenir, sur le terrain des manifestations, une messe dédiée à Saint François d’assise, écologiste avant l’heure, en signe de solidarité.

Et que ceux qui disent vouloir faire l’unité contre le pouvoir actuel fassent de même.

C’est un enjeu de société qui nous presse de nous engager en qualité de citoyen et de prendre position puisque une fois de plus nos élites en sont incapables tellement elles sont embourbées dans leur querelles internes et leurs intérêts personnels.

La parole est au peuple !       

Francis NERI

 

28/06/2012

Les tripes ou le cerveau

Oui je sais je n'ai rien posté depuis les élections. Il n'y a plus grand chose à dire pour l'instant et encore moins à faire. Gardons nous de nous laisser envahir par la colère, le ressentiment, maitrisons nos émotions.

Soyons prudents, le moindre dérapage peut à présent devenir dangereux, sur le plan de la loi comme sur celui des représailles. Il faut attendre et voir, observer, comprendre si possible comment la partie adverse mènera son combat.                

Le défi est immense et multiforme. D'initiative en initiative nous ne faisons que disperser nos efforts. D'échecs en échecs nous ne construisons pas grand chose de "factuel».

Lutter contre un seul des éléments d'un système pourri est inefficace et dangereux. Il faut s'en prendre aux trois pouvoirs : politique, médiatique et économique.

Commençons par mettre à bas, par un engagement "non violent", ceux qui détiennent un pouvoir politique usurpé...

Nous sommes au bord du gouffre et ON nous pousse afin que nous y tombions...ne nous laissons pas faire et pensons que comme toujours l'impact de nos actions seront efficaces si nous nous concentrons sur ce qui est à notre portée et qu'ils ne peuvent maîtriser : le mouvement social, la désobéissance civile, la rue et internet.

La réalité "factuelle" est que les socialistes détiennent TOUS les pouvoirs que leur a donné une droite arrogante et méprisante envers le peuple, pouvoir médiatique compris.

Mais la légitimité du pouvoir actuel est bâtie sur du sable. François Hollande est le Président d'un système a bout de souffle...il faut l'aider à s'effondrer.

Il est vrai que tout cela est complexe, mais la complexité s’invite dans notre vie quotidienne. Elle génère en nous le sentiment d’incapacité à maîtriser les évolutions du monde, de notre avenir et de notre vie.

Nous avons pris l’habitude de trier, éliminer et cloisonner pour résoudre un problème qui nous semble « compliqué », choisir entre une réponse ou une autre; quand nous en avons une qui ne nous soit pas « dictée » par notre « conditionnement » social.

Ce mode de pensée devient inopérant car les phénomènes qui nous impactent sont en totale interdépendance, et nous ne savons pas les appréhender, les relier et en tirer des stratégies pour l’action.

La complexité nous oblige à penser global.

Ce qui n’a rien à voir avec la « mondialisation ».

Nous devons apprendre à intégrer les « interactions » entre les « évènements », admettre qu’un système est un ensemble d’éléments qui interagissent entre eux et que ce sont ces interactions, ces ambivalences, ces contradictions qu’il faut            « distinguer » pour pouvoir élaborer des réponses « efficaces ».

Laissons François Hollande et ses amis s’empêtrer dans des problèmes que son gouvernement, comme le précédent d’ailleurs, est incapable de penser autrement que par référence à sa vision « socialiste » et linéaire du monde.

Ils ont déjà perdu avant de commencer et la réalité du monde ne va pas tarder à s’imposer à eux.

Préparons nous !

Jacques Philarchein m’a envoyé un article sur la crise démographique (encore un problème que nos dirigeants sont incapables d’appréhender et qui va nous couter très cher) Je le mets en forme pour le blog et vous le transmets car il résume et illustre, pour moi fort bien, ce qui précède.

Francis NERI    

 

 

 

03/06/2012

Sur la crise écosystémique

Suite à mon billet sur la crise écosystémique une réponse d’EVRARD Michel qui me demande de bien vouloir la diffuser. Inutile de dire que je partage entièrement ses vues sur la démographie...7 milliards d'humains c'est bien trop pour une si petite planète et c'est la source principale de tous nos maux.  

Cher Monsieur,

Les chiffres que vous nous avez assénés dans votre billet du Dimanche 27 Mai, m’ont laissé pantois.80.000 hectares, ça fait beaucoup. Il me semble que tout n’est pas goudronné ou bétonné. Dans les Alpes, des alpages sont régulièrement abandonnés, soit parce qu’il n’y a pas de repreneur, soit parce que la présence des loups (aberration totale) décourage les bergers. Mais il est évident que la crise écologique est sur les rails, vu que la surface bétonnée et goudronnée atteint déjà l’équivalent de 31.000 ou 32.000 km2. Les problèmes d’adduction d’eau se font de plus en plus fréquents. Certaines villes projettent d’aller en chercher à 80km. Et la construction de logements continue de plus belle. Les gens qui les occuperont, auront également besoin de nourriture, de chauffage, d’habits et si possible, de travail. Il est évident que l’immigration devient un poids difficile à supporter pour l’Etat, mais le malheur est qu’elle est pain bénit, pour les Sociétés de BTP,la grande Distributionet donc les imports-exports, surtout imports.  A mon avis, c’est une des raisons, pour lesquelles la classe politique est si laxiste vis-à-vis de l’immigration qui arrange beaucoup de gens, les uns pour faire du fric, les autres pour avoir des voix aux élections et d’autres encore pour exprimer leur besoin de générosité… sur le dos des contribuables. L’allusion que vous faites aux 5.000 km2 de parking qui constituent un espace capable de loger un million de personnes, ne manque pas de sel. Elle démontre implicitement que l’auto a pris une place démesurée dans notre société et c’estla vérité. J’ai écrit plusieurs textes, à ce sujet. Nous vivons dans une société complètement éclatée. Aujourd’hui, nous sommes obligés de prendre la voiture, pour un oui ou pour un non. L’hypertrophie de la mobilité est une autre cause de la débandade économique actuelle et de l’endettement de l’Etat et des particuliers. Mais comme pour l’immigration, l’argent que nous dépensons sur les routes, n’est pas perdu pour tout le monde. Dans l’un et l’autre cas, il y a des solutions tout à fait appropriées à mettre en œuvre. Mais ce sont deux sujets tabous. Dès que vous ouvrez la bouche, pour dire que l’on pourrait réellement relocaliser nombre d’activités économiques ou qu’il y aurait une autre façon de venir en aide, aux pauvres du Tiers-Monde, que  de les laisser venir dans  un pays couvert de dettes et présentant un taux de chômage critique, on vous traite de tous les noms. Si vous informez votre interlocuteur qu’il existe aujourd’hui une technique de stérilisation par les voies naturelles, donc non-invasive et très facile à mettre en œuvre, vous êtes immédiatement accusé de vouloir rayer de la surface de la terre, diverses ethnies, alors qu’il s’agit simplement d’adapter le niveau de population aux possibilités agricoles de chaque pays, améliorées par des techniques respectueuses de la nature et donc réellement durables. Nous sommes déjà trop nombreux sur terre. Mais je ne suis pas un adepte de ces farfelus qui ont érigé le Georgia Guidestones et qui prétendent que la population humaine de la planète ne devrait pas dépasser 500 millions d’individus. Il y a, sur terre, place pour quelques milliards d’êtres humains, mais pas 7 milliards. Il y a de fortes chances que la nature règle, elle-même,  le problème tôt ou tard. L’inconvénient est qu’elle le fait généralement d’une façon brutale et sans crier gare. Tout mon souci dans ce texte aura été de montrer que l’on peut y arriver autrement, sans heurts et selon un processus pacifique. Je ne sais pas si j’ai été convaincant. Si je suis dans l’erreur, qu’on me le prouve : je suis prêt à faire amende honorable. Toutes mes salutations. 

EVRARD Michel. Retraité. Ancien coopérant bénévole au Mali (1971-1973).