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26/02/2017

Chère Marine Le Pen,

Je me fais l’écho de nombreux amis qui seraient à deux doigts de basculer en votre faveur, mais que la peur d’une sortie de l’euro dissuade encore. Tout le monde ne lit pas les travaux de Stiglitz qui théorisent l’incongruité de la monnaie unique, son effet ravageur sur les économies de la zone euro, et son avenir bien funeste lié aux dettes souveraines que ce « modèle monétaire » n’a eu de cesse d’augmenter, jusqu’à prendre les peuples souverains à la gorge.

A deux mois de l’élection présidentielle, ne serait-il par grand temps, chère Madame, de bâtir un argumentaire concis et efficace, pour rassurer ceux qui hésitent encore face à l’inconnu entretenu avec emphase par les médias ?

Ce n’est pas parce que le discours de Florian Philippot me parle immédiatement, qu’il séduit ceux qui s’interrogent ! Et comment voulez-vous que ceux qui ont déjà tout perdu, n’aient pas peur de perdre le peu qu’il leur reste ?

Je connais aussi des convaincus qui voteront pour vous indubitablement, mais qui sont bien loin des considérations européennes, et comment vous le dire ? C’est du gâchis à deux mois des élections !

Allez, un peu de Stiglitz pour les « nuls », à deux mois des élections, rédigé en tract et propagé dans les réseaux sociaux, ça ne gâte rien, et pourrait faire péter notre plafond de verre. Vous avez des économistes ? Et bien qu’ils rédigent. Je vous le dis en toute amitié patriote, le deuxième tour vous sera favorable si vous arrivez à démontrer que l’Union Européenne s’appuie sur « l’euro-deutschemark- et que nous en sommes tous victimes !

Ce grand nivellement à la baisse des salaires, de la désindustrialisation liée aux productions lointaines ou à cette fameuse directive « Bolkenstein » (que je vis tous les jours dans les queues devant les caisses de supermarché en Béarn) est vécu, mais pas « intériorisé » par nos compatriotes.

Ne serait-il pas opportun de souligner davantage cette aberration qui consiste pour l’Allemagne à profiter des subventions françaises « à hauteur de 9 milliards € » et dont l’effet ne fait que renforcer « la perte sur échange de devise » d’un Zloty bien faible pour acquérir des équipements vendus en euros ? C’est tout le problème du marché « Mittel Europa »

Oui la dette française, comme vous l’avez justement précisée est régie par le droit français, mais à qui voulez-vous que ce charabia parle, s’il n’est pas décliné en conséquences intelligibles ?

Deux mois, Madame Le Pen, il ne reste plus que deux mois ! Et c’est précisément parce que l’on compte sur vous, que nous revendiquons !

Mes plus sincères amitiés patriotes.

Patrick Escudie
26 02 17

15/02/2017

Crise structurelle

Pour ma part, je ne considère pas, comme beaucoup le pensent, qu'il s’agisse d'une crise de régime mais d’une crise "systémique" et structurelle, qui touche en cohérence, en concordance, un certain nombre de secteurs dit "en crise" dont les courbes se croisent et qui « rétroagissent » entre eux.
A commencer par le visible c'est à dire la finance, l'économie, la production et l'affectation des "richesses" pour faire court. Et en cause des causes les questions culturelles, identitaires, cultuelles, écologiques etc.
Le "reste" c'est la question de nos élites et de leurs pratiques. Il n'y en a pas une pour en racheter l'autre ; alors on voit les risques politiques et stratégiques se multiplier sans qu’ils lèvent le petit doigt pour y remédier.  Ils ne pensent qu’à leurs prébendes et à piller ce qu’il reste de la France.
Une partie du peuple exacerbé et en rage estime qu’il faudrait en guillotiner quelques uns  pour servir d'exemple et mettre au cachot le reste.
Certain réclament un  De Gaulle comme un sauveur. Ce qui ne nous avance pas à grand chose sinon comme référence. Le contexte est si différent et, depuis 60 ans le système nous avait accoutumé à une gouvernance apaisée démocratique, libertaire, au libre échange, à une répartition des richesses acceptable pour le plus grand nombre grâce à la croissance, c’est fini et depuis un bon moment.
Depuis le premier choc pétrolier de 73 la donne à changée ...pour ce qui nous concerne nous ne l'avons pas encore intégré dans nos attitudes et nos comportements.

La démocratie, la liberté d'entreprendre, le marché et le libre échange ont besoin d’un Etat fort pour les protéger, les réguler, les contrôler et en permanence remédier aux écarts.
C’est cet Etat dont nous avons besoin et il me semble que seule Marine le Pen est en mesure d’en « reconstruire » un. 

 

Francis-claude Neri

15 02 17

14/02/2017

Maastricht

Faire le bilan après 25 ans du traité de Maastricht est une plaisanterie. Il suffisait en 92 d'analyser l'évolution du serpent monétaire européen (72-78) (79-93) pour prévoir ce qui allait se passer
Compte tenu des structures socio économiques de tous les pays concernés pas du tout homogènes l'échec était programmé !
Il est normal que les pays les plus forts (l'Allemagne en tête) deviennent de plus en plus forts, et l'absence de politique budgétaire et fiscale commune à fait le reste.
Trop tard à présent pour rectifier le tir.

Pour répondre sur le fond il faut se souvenir du principe suivant :" Toute zone unifiée par le libre -échange intérieur et une même monnaie subit des effets de "polarisation" qui attirent les facteurs de production (main d’œuvre et capitaux) vers le cœur de la zone le plus productif"
L 'Allemagne était, et elle l'est encore plus, le cœur le plus productif.
Normal aussi que l'oligarchie Européenne s'en donne à cœur joie Si le marché européen est épuisé les "marchands" iront voir ailleurs
Pour eux, pas question de partager le gâteau, même et peut-être surtout parce qu’ils y auraient intérêt !
Mais peut-on demander à un parasite de ne pas tuer son hôte …c’est plus fort que lui il lui faut tout, quitte à périr avec lui !

Marine le Pen a RAISON, sortons en et au plus vite !

Francis-claude Neri
13 02 17