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Le systémicien - Page 462

  • Nos coopérations

    Comment mesurer la teneur des coopérations que permettent pour l’instant les outils de la communication (le net, les réseaux sociaux  par exemple). La plupart d’entre elles sont dites “faibles.”

    C’est-à-dire qu’elles sont le produit de productions individuelles publiques, sans plan d’action, coopération ou motivation altruiste préalable. “L’espace public est vu comme une opportunité pour se rendre visible, et permet d’élaborer des relations et des coopérations à différents niveaux d’engagements”.

    Le Web, une coopération qui peut fonctionner à très large échelle parce que, précisément, elle n’est pas demandée, construite, consciente. Une coopération qui peut fonctionner car elle mêle des utilisateurs aux pratiques parfois très différentes, ce qui est plus problématique dans la vie réelle: la mutualisation des pratiques sociales par exemple.

    Cela ne veut pas dire que ces coopérations ne sont pas importantes ou qu’agrégées elles ne représentent pas une force imposante, au contraire.

    Le problème de nos coopérations faibles virtuelles ou pas est qu’elles restent faibles justement, distantes, lointaines, impalpables. C’est leur agrégation qui leur donne de la force.

    La question est donc de comment agréger ces coopérations, leur donner un sens commun, les rendre fortes, efficaces, utiles à l’individu et à l’ensemble social ?

    Les coopérations fortes, correspondent “aux sociabilités courantes et à un ensemble de fonctions et de modalités d’échanges définies qui donnent aux individus le sentiment qu’ils font partie d’une communauté et qu’ils partagent une vision commune”.

    Il s’agirait donc de construire « des coopérations organisées entre des participants volontaires » ce qui revient  à redécouvrir les vertus de la socialisation mutuelle et des rôles définis donnant aux membres le sentiment d’appartenir à une communauté et de partager un objectif commun.

    En revanche, les coopérations faibles, sur le modèle de la théorie des liens faibles, “nous connectent à des territoires éloignés, ce qui est particulièrement intéressant dans les moments de recherche et d’exploration”, mais peut-être beaucoup moins pertinent dans d’autres moments de nos activités comme quand il s’agit de bâtir ensemble l’action collective.

    Le Web 2.0 mobilise avant tout ces formes de coopérations là : des coopérations agglomérées, sans plans de coopération prédéfinis, sans préoccupation altruiste reliant ses membres. Nous sommes dans un espace situé entre l’individualisme et l’action collective.

    Comment faire pour que nos “coopérations faibles”  se transforment en mobilisations puissantes et conscientes d’elles-mêmes en faveur d’un objectif collectif, étendant ainsi d’une manière considérable le champ de l’action collective ?

    Oui, le réseau permet aussi à des “coopérations fortes” de s’établir (coopérations professionnelles, mobilisations politiques par exemple), de produire de manière efficace, de s’élargir et parfois d’atteindre des échelles inimaginables auparavant. Oui, le réseau permet, par agrégation, à des actes individuels ou des relations à petite échelle, de produire des effets collectifs massifs. Mais y a-t-il une voie de passage entre ces deux constats ?

    Quels outils, quelles techniques, quelles pratiques surtout nous aideront à faire progresser le degré de coopération ? Peut-on espérer que nos coopérations faibles deviennent un jour des coopérations fortes ?

     

  • La corruption psychologique

    Nous sommes atterré devant la forme haineuse des attaques auxquelles se livrent les tenants du psycho marxisme, en particulier ceux qui sont enfermés dans l’école psychanalytique.

    Il est vrai que leurs « gourous » en France,  Lacan et Dolto en particulier, ont laissé un cadre, un carcan étroit, un labyrinthe dont eux même ont tentés vainement d’échapper sans jamais y parvenir. Depuis les années 60 leur influence n’a jamais cessé de s’étendre et a envahie tous les rouages de la société : politique, social, culturel et même cultuel ce qui n’est pas rien ! Et leur jugement envers tout ce qui n’est pas de leur chapelle est sans nuance et sans appel. 

    En matière politique par exemple, notre propos est d’observer que ces jugements portent essentiellement sur la substance de la politique, beaucoup plus que sur ses choix et orientations. La critique des choix et orientations n’est qu’un moyen pour orienter la substance du processus psychologique qui conduit à ces choix et ces orientations.  

    Nous attachons beaucoup d’intérêt et d’importance à une parole  qui exprime une forte conviction, aussi bien qu’à une « gestion » du langage dont l’objectif se déplace de plus en plus vers la forme de la politique, beaucoup plus que vers ses choix. On peut considérer par exemple que les choix de la politique de la ville soient jugés désastreux. Mais on comprend qu’implicitement, c’est le processus intellectuel (et, en fait psychologique,) qui y conduit qui est mis en question, la forme de plus en plus pervertie tenant lieu de substance.

    Effectivement, la violence persifleuse et méprisante du langage psychanalytique et marxiste, si elle est généralement contenue dans les bornes de l’expression démocratique et de la clarté de l’expression, redevient aujourd’hui comme hier un instrument d’oppression. Nous ne sommes pas à la fin de l’histoire et il reste bien des murs de Berlin à abattre.

    C’est contre cette dureté primaire et sans aucun sens ni direction visible qu’il faut lutter. Contre le nihilisme d’une politique de gauche en France qui est, et se complaît à être, absence de politique, et qui ne peut malheureusement être que cela car c’est encore l’essence de son identité.  Une dose d’indignation et de révolte pour la remise en cause des conservatismes et des prés carrés est nécessaire pour donner sa force au changement.

    C’est un signe excellent et prometteur que des écoles comme celle de Palo Alto[1], qualifiée par nombre de lacaniens et inconditionnels de Françoise Dolto de « secte utilisatrice  et fonctionnaliste qui fait le bonheur de tous les directeurs des ressources humaines » reprennent progressivement le relais de la pensée libre et innovante. Sartre a eu longtemps raison contre Raymond Aron, mais le collectivisme et le nihilisme semble céder aujourd’hui la place à l’individu collectif,  responsable et humain. 

    Préliminaire à toute pensée néo marxiste et bien  pensante, à l’heure de la complexité, le simplisme ahurissant de l'idéologie Psycho marxiste ne devrait plus trouver sa place au sein de nos structures sociales, en particulier éducatives. Certains inconditionnels n’ont pas manqué d’associer l’école de Palo Alto à  la scientologie, le new age, ou accuser de faire l’apologie du dressage, du goulag et de l’enfermement psychiatrique (ce qui est un comble pour des marxistes !) Les travaux de l’Ecole de Palo Alto ne relèvent en rien de ces errements ou d'une naïveté qui serait typiquement américaine ou encore d'une simplification idéologique de la vie humaine qui a tout à voir avec le management et rien avec l'aventure humaine, poétique, généreuse, solidaire  bref, humaniste.

    La psychologie est devenue une forteresse qui a envahie l’ensemble des sciences humaines et sociales. Progressivement,  l’esprit libre et critique commence à saisir cette vérité fondamentale, plus ou moins consciemment et plus ou moins par intuition, que notre politique sociale ne doit plus être le produit standard et automatisée d’un système psychosocial, le fruit développé, qu’il soit éclatant ou vénéneux, d’une pensée, d’une idéologie.

    Nous sommes placés devant la “psychologisation” de la pensée politique et sociale, en collusion avec le “marxisme” qui porta à son sommet la technique et la conception de la production en série de concepts aveugles, sans aucune intervention critique, à partir du modèle communiste standard d’origine. Nous ne sommes pas devant un système politique intellectuellement maléfique et consciemment élaboré comme tel mais devant un système non-politique dont les dommages qu’il  nous inflige se trouvent justement dans le fait qu’il n’élabore plus aucune politique. Il n’est même pas question d’oppression ou de censures actives. Nous sommes devant un machinisme de la pensée, c’est-à-dire une pensée réduite exactement à son contraire.

    Dans ce cas le langage, ce que la droite Française semble avoir oublié, est la force de changement la plus efficace. La « mise en sens » de certains mots et de concepts comme : communication (pédagogique, organisationnelle, thérapeutique), systémique, neurosciences, complexité etc, sont des outils qui doivent être employées contre l’évidence du conformisme, de l’abdication de la pensée et un  goût prononcé de la polémique stérile et démagogique. Aujourd’hui, la force du langage est l’arme principale, et l’audace de son emploi est la véritable dynamique de la critique, – une dynamique qui est potentiellement de la dynamite. D’une certaine façon, nous avons moins à craindre d’une police de l’esprit pour nous interdire certaines idées, que d’une auto-censure qui nous interdirait de dénoncer l’évidence.

    Le machinisme de l’esprit que nous contestons, c’est d’abord l’abdication de notre liberté en “toute liberté”, l’exercice dynamique mais passif de “la servilité volontaire” de notre pensée présentée comme une vertu.

    Il ressort que l’ennemi central dans ces temps difficiles, c’est la corruption. Il s’agit évidement de la corruption psychologique et nullement de corruption vénale. L’argent y a sa place, certes, comme il l’a toujours eu, mais aujourd’hui, il est là pour renforcer la corruption psychologique. Une corruption presque inconsciente, presque automatique, qui évite tout sentiment de culpabilité en écartant pour l’esprit l’exercice de la critique de lui-même.

    La plupart des fonctionnaires et hommes politiques qui exécutent cette politique, agissent d’abord par des automatismes  psychologiques qu’ils justifient ensuite, ou tentent de justifier individuellement, par des affirmations de conviction et des arguments de raison. Ces affirmations et ces arguments ont pourtant une solidité très faible en raison du caractère absolument artificiel de cette “conviction” et de cette “raison”.

    Cette corruption est par définition inconsciente. Le conformisme se forme aujourd’hui dans l’inconscient des automatismes de la psychologie, par le moyen de la contrainte de la communication produite par les grands médias.

    C’est l’outil de l’intelligence qui est corrompu, et non l’intelligence. Il y a là, effectivement, une agression systémique contre l’intelligence, ou l’intelligence se trouve enfermée dans le système. Il y a unanimité sociale par abdication intellectuelle complète, cette abdication étant le produit direct de la corruption que nous décrivons, plutôt que d’une abdication de la pensée elle-même par servilité. Le résultat apparent est le même mais la contestation contre cette attitude doit être adaptée, et d’une manière différente de ce qu’elle serait contre une abdication consciente de la pensée par servilité.

    Les effets de cette corruption psychologique sont la perte du sens individuel de la responsabilité collective, facilité notamment par la perte des références courantes et puissantes de la responsabilité politique, morale, éthique.  

    Répétons-le: “Ces affirmations et ces arguments ont une solidité très faible en raison de leur caractère artificiel”, c’est-à-dire de leur automatisme fondée sur la seule corruption de la psychologie. L’emploi d’un langage critique employant une expression forte est un moyen de briser cette  résistance en accompagnant la pensée pour réagir à cet automatisme.

    Le langage qui introduit l’argument contraire à celui qu’impose la corruption de la psychologie par la psychanalyse et le marxisme peut effectivement avoir raison  de cet argument de contrainte et qui n’a aucune base intellectuelle et opérationnelle. Il s’agit d’opposer la force du langage construit à la force de la corruption, – force contre force, mais celle du  langage a pour elle la légitimité d’une conviction justement établie tandis que celle de la corruption psychanalytique et marxiste a contre elle, à présent,  la tromperie automatique qui l’impose en France depuis au moins 50 ans.

    Mettre a jour par la force du langage le caractère d’emprisonnement conformiste de cette psychologie corrompue donne une force très grande aux arguments ainsi exprimés. C’est à cette renaissance de la pensée que nous vous invitons. Cette renaissance seule capable de nous conduire sur le chemin du changement et des réformes qui nous permettrons de faire face aux défis que nous avons à affronter.

    Francis NERI

    Forum avril 2008



    [1] L'Ecole de Palo-Alto est un courant de pensée et de recherche ayant pris le nom de la ville de Palo Alto en Californie, à partir de 1950. On le cite en psychologie et psycho-sociologie ainsi qu'en sciences de l'information et de la communication. Ce courant est à l'origine du mouvement de la thérapie familiale et de la thérapie brève. Parmi les principaux fondateurs de ce courant, on trouve Gregory Bateson, Donald D. Jackson, John Weakland, Jay Haley et Paul Watzlawick. Bateson et son équipe lancent un pavé dans la mare de la psychiatrie, bousculent les modes de pensée traditionnels et jettent les bases de la psychologie moderne. Dans un retentissant article intitulé « Vers une théorie de la Schizophrénie », ils proposent une vision interactionnelle de la « maladie mentale » qui ouvre la voie à la thérapie familiale et systémique. Ce sont les fondements mêmes de notre conception de l'homme qui sont ébranlés puis reconstruits sur les concepts issus de la cybernétique et de la théorie des systèmes : information, contrôle, feed-back, niveaux logiques, paradoxes…

    [2] Alfred Korzybsky : La Sémantique Générale

  • Réformes

    « L’adversité est l’épreuve du courage, il faudra sûrement encore beaucoup de courage politique. Il faut tenir la distance !

    Les grands Hommes ne sont jamais reconnus au moment où ils font de grandes choses, c’est seulement quand elle est achevée que l’on se rend compte de l’importance de la tache.

    Le gagnant dit « c’est difficile mais c’est possible » le perdant dit « C’est possible mais c’est trop difficile ».

    Propos d’un inconnu !

    La question est à présent posée : « Ce gouvernement doit-il poursuivre les réformes promises par le Président ? » 

    La réponse est oui, il est urgent de réformer ! Il est évident qu’elles doivent être poursuivies. Ce gouvernement sera crédible si elles sont appliquées, s’il y a du positif et si on met en évidence, les résultats. Pour cela il faut écouter, observer, communiquer. Ne cherchons  pas plus loin la raison de la défaite de la droite aux dernières élections. C'est leur électorat qui les a "lâché". Il est temps d'appliquer intégralement les réformes promises pendant la campagne présidentielle. Mais il faut aussi y mettre la forme !

    Les Français ont besoin qu’on leur explique pourquoi il faut changer et comment on va s’y prendre. Ils ont besoin d’être rassurés et  pouvoir constater que  notre gouvernement  ne prône pas que des mesures impopulaires, même absolument nécessaires.

    Les Français sont égaux mais il y en a qui sont plus égaux que d'autres, c'est-à-dire qui contribuent plus que d’autre à l’effort national. Il faut donc faire sentir que tout le monde est concerné, que les efforts sont partagés, que par exemple, les grands groupes qui font des profits considérables sont mis à contribution par la participation et la redistribution. Les magouilles doivent être dénoncées et punies, la réalité des dommages causés à l’économie par des « patrons voyous » doit être mise en évidence, n’en déplaise à certains amis du Président. Les médias, les institutions et la « société civile » qui déclarent à qui veut l’entendre que les grandes entreprises ont fait des millions de bénéfice alors qu'elles licencient et délocalisent doivent dénoncer  cette politique en action et mettre l’accent sur les PME qui sont la clé de notre redéveloppement. Il faut faire pression sur ce gouvernement pour qu’elles soient aidées. La crise des « subprimes » est aussi un exemple flagrant de désinformation car on ne dit pas la vérité aux Français à ce sujet et la chute sera d’autant plus dure.

    Les syndicats ne sont pas non plus sans reproches à l’exemple du scandale de la caisse du comité d’établissement d’EDF et de leur collusion avec un syndicat patronal. Il faut se recentrer sur les inégalités entre le patronat et les ouvriers, entre les privilégiés et ceux qui souffrent, sinon les réformes n'aboutiront pas et les français désespérés voteront pour n'importe quel autre pouvoir pourvu que leurs souhaits semblent être entendus ou quitteront un pays au sein duquel ils ne se reconnaîtront plus.

    Plus grave encore,  ils descendront dans la rue et détruirons nos dernières chances de nous entendre autour d’un projet commun de société. Les dernières élections municipales en sont un exemple flagrant. La responsabilité des politiques est très grande car, si le gouvernement et la majorité échouent, la désillusion sera catastrophique et la France ne sera plus réformable, les politiques plus écoutés et les projets ambitieux plus crédibles. Les opposants qui ne semblent pas avoir de « plan bis » dans leurs cartables feraient bien d’y penser.

    Il faut comprendre qu’il n’y aura pas de réformes et de changements sans la paix sociale et, qu’il n’y aura pas de paix sociale sans justice sociale. Les attitudes et les comportements du Président nous ont montré son absence de compréhension des sentiments, des émotions et des besoins des Français. Il manque de ce que l’on appelle « l’empathie », c'est-à-dire la capacité de ressentir ces attentes, de s’en emparer et de les porter, les réguler, les mettre en œuvre.

    Il faut espérer que ses « conseillers » et les membres de son gouvernement sauront  l’aider à réussir cette nécessaire mutation. Nous n’avons pas d’autre choix, pas de joker et le temps s’accélère.  

    Nous devons tous changer et vite,  le Président, le gouvernement, l’opposition et bien évidement nous même !

    Nous devons prendre conscience des réalités du monde et nous y impliquer si nous voulons exister demain. Nous sommes encore des hommes libres, mais si nous voulons le rester il nous faut changer.

    Les Français ont le sentiment que nous sommes dirigés par des énarques et des fonctionnaires bien dans leurs baskets et dans leurs fonctions et privilèges. Si cela est vrai, ils n’ont aucun intérêt à changer avec et pour nous.

    Notre liberté consiste à nous réformer avant que les autres ne nous réforment ou ne nous changent, il est grand temps de le faire et nous faisons quelques suggestions.

    Les priorités du moment sont pour l’essentiel  les suivantes :

    -dépense publique

    -pouvoir d'achat

    -retraite. 

    -sécurité sociale

    S’attaquer tout d’abord à la réduction des déficits et des dépenses publiques sans lequel il n’y a pas d’autres réformes possibles.

    Pour le pouvoir d'achat, les règles qui régissent les circuits de distribution sont à revoir, il y a trop d'intermédiaires qui prélèvent des marges énormes, alors que ceux qui produisent, les petits producteurs en particulier, n'ont pas, et de loin, les mêmes bénéfices. Nous expliquer comment et pourquoi en Allemagne les mêmes produits sont souvent 30 à 50 % moins chers qu’en France ? Ce pouvoir d'achat, doit être également mieux distingué, en différenciant parmi les achats, ceux qui sont vitaux (logement, habillement, nourriture, santé) des dépenses de consommation résultant d’un choix du « mieux vivre ». Par ailleurs, il conviendrait de différencier en matière de solidarité ce que sont les ressources, car peut-on comparer les moyens d'un ouvrier d'une PME ou TPE privée, d’un smicard, avec ceux d'un salarié d'une grande administration bénéficiant d'avantages sociaux (entre autres par les Comités d'Entreprise, voire les syndicats : vacances, loisirs de toutes sortes,  santé, complémentaires, logement) quand ce n'est pas la gratuité de l'électricité, du gaz, du transport etc.

    Tous les retraités devront être alignés sur les mêmes règles. Les caisses de retraite sont en faillite et non seulement on ne va pas vers l'égalité des systèmes mais on rajoute encore des inégalités. D’autre part, quand il n'y aura plus assez de "travailleurs" pour cotiser, qui paiera les retraites par répartition ?

    Réformer notre système de santé publique et de sécurité sociale également en faillite Quand il n'y aura plus de sous dans les caisses de la sécurité sociale parce que trop de monde au chômage ou au RMI, qui remboursera ? Quand il n'y aura plus de médecins ni de personnel infirmier, que l’on ne pourra plus payer, qui s'occupera des malades ?

    Et après…

    Renoncer à acheter la paix sociale en fabricant des assistés et des tricheurs toujours en plus grand nombre.

    Commencer par réformer l’école, notamment au collège où des générations d'enfants sont sacrifiées, embrigadées dans des projets pédagogiques idéologiques, instrumentalisés par trop  de professeurs et de chefs d'établissement syndicalisés et plus que jamais étrangers aux réalités sociables pour pouvoir y « préparer » nos enfants. Davantage expliquer et justifier certaines réformes sur l'organisation et l’administration scolaire, exemple: les suppressions de postes qui entraînent des fermetures de classes.

    Lever les très nombreux obstacles administratifs et économiques qui freinent les PME et TPE.

    Appliquer le "service minimum" qui est loin de ce que nous avait promis le candidat à la Présidentielle et correspond à un objectif de justice sociale, de droit des usagers et d’intérêt économique.

    Bien d’autres défis sont à relever par ce gouvernement et la tache peut paraître impossible, utopique, mais ne dit-on pas que l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain ? Et puis si les énarques et les politiciens qui nous gouvernent ne veulent pas s’y atteler, faisons le à leur place en commençant par les remplacer.

    En attendant bonne chance à la France et aux Français. Demain leur appartient …s’ils le veulent !

    Francis NERI

    Forum mars 2008