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18/09/2017

Emmanuelle Menard

Nous donne sa vision de l’avenir des droites et cette vision doit nous intéresser.

Cette vision je l’interprète comme étant proche de la notre.

Nous devons refuser à la fois la dilution de la France dans une fondue européenne et la trahison du communautarisme à l’opposé de notre traditionnel creuset fédérateur.

Nous avons le choix entre une pseudo-modernité d’ouverture et la fidélité à l’âme de la nation.
Bien entendu, il ne faut pas confondre cette attitude avec le repli sur soi.

Et il faut dire la vérité au pays et non pas recourir à des manœuvres machiavéliques pour conduire les Français là où ils ne veulent pas aller.

En effet, nous serons d’autant plus européens, même en dehors de l’UE, que nous serons français, décidés à refonder une Europe protectrice des nations.

Nous ne pourrons y parvenir qu’en conservant le potentiel de notre génie national et la flamme d’un idéal de civilisation qui soit basée sur NOS valeurs, celles qui ont fait ce que nous sommes et que nous sommes seuls à pouvoir revisiter.

L’Union européenne, dans l’état actuel d’une structure hétéroclite, sans âme, privée de vision d’avenir, ne peut prétendre à la souveraineté tant qu’elle n’a pas la capacité de prendre les décisions dans l’intérêt des nations qui la composent, notamment pour le phénomène migratoire, le développement économique de l’Afrique, la lutte contre la fraude fiscale.

La souveraineté est le propre de toute nation, notamment de la France de 2.000 ans d’existence.

C’est l’affaire des citoyens, héritiers d’une trajectoire historique et respectueux des générations qui les ont précédés a qui il appartient d’imposer cette vision d’avenir qui demeure liée au rapport des Français à leur histoire.

Les dirigeants politiques doivent être contraints de choisir entre leur pouvoir personnel ou la France.

Quant aux citoyens, à défaut des partis politiques en phase terminale, il leur appartient, au nom de la France en danger, de faire revenir au pouvoir un gouvernement qui  soit sur la ligne de départ de la nation, qui protège les citoyens et assure la défense de leurs intérêts.

Nous avons foi en la France et nous ne laisserons pas les apprentis sorciers actuels, de droite comme de gauche, qui se tirent éternellement la bourre entre eux, revenir au pouvoir pour refaire exactement la même chose que ce qu’ils font depuis 45 ans.

Sur ce point les citoyens français sont largement en avance sur les politiques qui nous sortent la rengaine de l’union des droites qu’ils nous rabâchent depuis 30 ans, sans jamais la faire.
Les appareils des partis ne la feront jamais.

A ce titre Robert Menard et son épouse, qui mènent ce combat depuis longtemps, disent tout haut ce que les sympathisants du FN pensent tout bas : ni Mr Wauquiez ni Madame Le PEN ne le veulent vraiment.

Les époux Menard démontrent en fait que c’est le « ni droite ni gauche » qui l’a emporté …mais que c’est Mr Macron qui l’a fait ….je peux comprendre leurs colère !

Le séisme Macron, le « trou noir » qui absorbe tout, n’est toujours ni analysé, ni mesuré par les partis politiques.

Ils n’ont toujours pas compris que de droite et de gauche, il fallait être « en même temps ». C’est d’ailleurs l’expression favorite de Macron que bêtement ses opposants ont moquée.

Le peuple de France lui a compris que tout était possible, mais pas avec les appareils politiques ; il lui faut dépasser les partis.

L’union peut être réalisée, mais à la base, au plus prêt du peuple…
Bien entendu il faut être patient et être sur le terrain. Il faut construire des alliances locales et çà seuls des individus non prisonniers d’un parti peuvent le faire, au delà même des politiciens pour qui tout ce qui les intéressent c’est de ramasser des voix pour se faire élire.

Nous n’avons pas besoin d’eux et c’est un vrai combat, fondamental que nous avons à mener, à la base, prés du peuple.

C’est sur ces bases que nous construisons le réseau « info-groupe avec un principe premier qui est celui de la subsidiarité, c’est à dire la possibilité de s’assumer localement avec ses forces et de se rassembler globalement pour gagner ensemble.

Plus est en nous et rien qu’en nous !   

Francis-claude Neri

18 09 17   




25/06/2016

Où est la droite ?

Bravo Francis ! Mais où est cette droite ?

Brigitte Marie Sarradet

Bonne question...qui révèle que peut être NOUS l'avons perdue de vue...Denis Tillinac nous a parlé d'elle à Béziers ...ce fut un long discours en forme d'espoir, à rebours du conformisme et du politiquement correct, notamment médiatiques, qui voudraient nous imposer leur seule pensée de gauche ...ou une illusoire idéologie "'ni droite ni gauche"

Non seulement la droite existe bel et bien, mais elle doit cesser d’avoir honte d’elle-même. Et c’est en faisant appel, sans tabou ni repentance à ses racines et à ses valeurs que la France se retrouvera et se réveillera.

Bref prendre  pour bases les notions de mémoire, d’identité, de régulation et de contrôle ce que je m’évertue également à dire, en fait depuis mai 68 !

Tu devrais retrouver ce discours sur Valeurs actuelles du 2 juin ou sur Boulevard Voltaire.

Bien à toi !

Francis NERI
25 06 16

20/06/2016

Béziers triste révélateur ou marchepied vers l’union ?

Est-ce que c’est quand tout est dit que les non-dits disparaissent pour de bon ? Ces non-dits qui minent l’union des vraies droites en propulsant au premier plan les ego et les chapelles d’intérêts où officient toujours les grands prêtres de la différence pour la différence. Et ce, alors que la grand-messe des idées nationales aurait dû inviter à la même table de communion ces fidèles que tout aurait dû rassembler mais que les petites et sottes querelles de clochers séparent…

J’hésite toujours entre la rage, car rien ne vaut parfois une saine colère, la frustration devant l’ouvrage inachevé et l’espoir que la grande cause nationale l’emporte dans un deuxième temps sur les guéguerres de clans. Leurs chefs ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, même si certains l’ont aussi long que celui de Cyrano.

Fallait-il organiser ces Journées de Béziers ? Oui, puisque celles-ci auront non seulement servi à révéler les canaux de désaccords mais aussi (et surtout) à faire naître le désir sincère de travailler sur ces questions qui fâchent pour éviter que ces canaux se transforment en fossés. Non si, pour la énième fois, les ego surdimensionnés des présents mais surtout des absents ont accentué ce côté « Tout homme est une guerre civile » (Jean Lartéguy) qui fait que le Français vote toujours contre et rarement pour…

On me répondra que Béziers n’était ni un meeting préélectoral ni une réunion d’adoubement du Front national. Mais si on a un tant soit peu les yeux en face des trous, il est évident que cette seule société civile n’aura ni la force pour certains, ni le désir pour d’autres, de catalyser les esprits « dissidents » pour les canaliser vers le seul parti structuré capable de gagner en 2017. Alors ? Faisons comprendre une fois pour toutes aux Dupont-Aignan, Villiers, Zemmour, Camus, Tillinac (ces trois derniers étant des politiciens qui s’ignorent), pour lesquels nous avons le plus grand respect, que sans eux rien ne sera possible certes, mais que la victoire sera d’autant plus belle en 2017 s’ils réussissent, en travaillant sincèrement sur ce qui peut les unir au FN, à mettre leurs petites personnes de côté pour voir plus grand.

Disons-leur aussi qu’à vouloir cultiver leurs « courants », ceux-ci les conduiront finalement à la fin de leurs vies sans avoir rien achevé si ce n’est leurs différences qui mèneront la cause nationale au tombeau et le pays au désastre. Faisons enfin comprendre à Marine Le Pen qu’elle n’a pas le monopole de la vérité. À défaut de tout cela, nous serons obligés, querelles permanentes à l’appui et à l’image de Vercingetorix, de déposer nos armes aux pieds de personnes autrement plus dangereuses que Jules César.

Dans le cas contraire, qu’on se taise et qu’on se pince le nez pour ingurgiter encore un quinquennat socialiste ou juppéiste qui sont, pour moi, la même chose. Le seul marchepied qui vaille, c’est celui qui conduit à la victoire finale. Le reste n’est que bla-bla…

Jean-Pierre Lenoir

Marchand de vins et écrivain
20 06 16