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25/06/2016

Où est la droite ?

Bravo Francis ! Mais où est cette droite ?

Brigitte Marie Sarradet

Bonne question...qui révèle que peut être NOUS l'avons perdue de vue...Denis Tillinac nous a parlé d'elle à Béziers ...ce fut un long discours en forme d'espoir, à rebours du conformisme et du politiquement correct, notamment médiatiques, qui voudraient nous imposer leur seule pensée de gauche ...ou une illusoire idéologie "'ni droite ni gauche"

Non seulement la droite existe bel et bien, mais elle doit cesser d’avoir honte d’elle-même. Et c’est en faisant appel, sans tabou ni repentance à ses racines et à ses valeurs que la France se retrouvera et se réveillera.

Bref prendre  pour bases les notions de mémoire, d’identité, de régulation et de contrôle ce que je m’évertue également à dire, en fait depuis mai 68 !

Tu devrais retrouver ce discours sur Valeurs actuelles du 2 juin ou sur Boulevard Voltaire.

Bien à toi !

Francis NERI
25 06 16

20/06/2016

Béziers triste révélateur ou marchepied vers l’union ?

Est-ce que c’est quand tout est dit que les non-dits disparaissent pour de bon ? Ces non-dits qui minent l’union des vraies droites en propulsant au premier plan les ego et les chapelles d’intérêts où officient toujours les grands prêtres de la différence pour la différence. Et ce, alors que la grand-messe des idées nationales aurait dû inviter à la même table de communion ces fidèles que tout aurait dû rassembler mais que les petites et sottes querelles de clochers séparent…

J’hésite toujours entre la rage, car rien ne vaut parfois une saine colère, la frustration devant l’ouvrage inachevé et l’espoir que la grande cause nationale l’emporte dans un deuxième temps sur les guéguerres de clans. Leurs chefs ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, même si certains l’ont aussi long que celui de Cyrano.

Fallait-il organiser ces Journées de Béziers ? Oui, puisque celles-ci auront non seulement servi à révéler les canaux de désaccords mais aussi (et surtout) à faire naître le désir sincère de travailler sur ces questions qui fâchent pour éviter que ces canaux se transforment en fossés. Non si, pour la énième fois, les ego surdimensionnés des présents mais surtout des absents ont accentué ce côté « Tout homme est une guerre civile » (Jean Lartéguy) qui fait que le Français vote toujours contre et rarement pour…

On me répondra que Béziers n’était ni un meeting préélectoral ni une réunion d’adoubement du Front national. Mais si on a un tant soit peu les yeux en face des trous, il est évident que cette seule société civile n’aura ni la force pour certains, ni le désir pour d’autres, de catalyser les esprits « dissidents » pour les canaliser vers le seul parti structuré capable de gagner en 2017. Alors ? Faisons comprendre une fois pour toutes aux Dupont-Aignan, Villiers, Zemmour, Camus, Tillinac (ces trois derniers étant des politiciens qui s’ignorent), pour lesquels nous avons le plus grand respect, que sans eux rien ne sera possible certes, mais que la victoire sera d’autant plus belle en 2017 s’ils réussissent, en travaillant sincèrement sur ce qui peut les unir au FN, à mettre leurs petites personnes de côté pour voir plus grand.

Disons-leur aussi qu’à vouloir cultiver leurs « courants », ceux-ci les conduiront finalement à la fin de leurs vies sans avoir rien achevé si ce n’est leurs différences qui mèneront la cause nationale au tombeau et le pays au désastre. Faisons enfin comprendre à Marine Le Pen qu’elle n’a pas le monopole de la vérité. À défaut de tout cela, nous serons obligés, querelles permanentes à l’appui et à l’image de Vercingetorix, de déposer nos armes aux pieds de personnes autrement plus dangereuses que Jules César.

Dans le cas contraire, qu’on se taise et qu’on se pince le nez pour ingurgiter encore un quinquennat socialiste ou juppéiste qui sont, pour moi, la même chose. Le seul marchepied qui vaille, c’est celui qui conduit à la victoire finale. Le reste n’est que bla-bla…

Jean-Pierre Lenoir

Marchand de vins et écrivain
20 06 16

31/05/2016

Relativité

La vision relativiste amène à voir la réalité avec toutes ses nuances et sa subtilité. Elle va plus loin que la logique Aristotélicienne, en envisageant un nombre illimité de cas possibles, et en évaluant chaque chose par rapport aux autres, et non en termes absolus. La même réalité peut être vue différemment, selon le point de vue de l'observateur...

C'est pourquoi nous devons essayer de voir les choses avec un point de vue extérieur à soi-même, et en regardant chaque situation sous plusieurs angles simultanément.

Un autre enseignement de la relativité concerne la causalité. Les humains ont souvent tendance à ramener les problèmes à une cause unique. Alors qu'en réalité, un problème a toujours de multiples causes, qui ont des degrés ou des niveaux d'influence différents. Certaines causes sont majoritaires et représentent 20 ou 30% de la causalité. D'autres causes, un peu plus nombreuses, "pèsent" entre 2 et 5%. Enfin, une myriade de "micro-causes" pèse moins de 1%.

Soyons donc relatif !

La carte n'est pas le territoire
La représentation que nous nous faisons de la réalité n'est pas la réalité elle-même. De même que la carte d'une ville n'est pas la ville elle-même.

Nous devons tenir compte du fait que la réalité est toujours plus complexe et plus riche que ne le suggère notre carte.

Ce principe a été rendu célèbre par Alfred Korzybski en 1933 dans ses travaux sur la "sémantique générale" et la logique non-aristotélicienne. En opposition avec Aristote pour qui le langage est un miroir fidèle de la réalité, Korzybski considère que le langage n'est pas la réalité mais une "carte verbale de la réalité". Ce principe est aussi illustré par Magritte dans son fameux tableau "Ceci n'est pas une pipe", pour montrer que l'image d'un objet n'est pas l'objet lui-même.

Méfions nous, Béziers est une carte de la réalité…à construire, ce n’est pas encore le territoire.

Au travail

Francis NERI
31 05 16