Le systémicien
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Elle va modifier très rapidement la hiérarchie militaire des pays dans le monde, avec la possibilité pour de très petits pays de rivaliser, voire même de dépasser des grands pays (ceux non dotés de l'arme nucléaire) qui n'en auraient pas la même maîtrise.En effet, nul besoin dans un futur très proche d'être un pays à forte démographie, donc d'avoir de nombreux soldats, si on a la capacité industrielle et technologique de produire des millions de robots-soldats.On le voit déjà aujourd'hui avec la technologie moins avancée des drones où un pays comme l'Ukraine rivalise avec un grand pays comme la Russie et lui tient tête pour le moment...Sans cette nouvelle technologie des drones savamment utilisée par l'Ukraine, elle aurait déjà perdue la guerre.Nous rentrons vraiment dans une nouvelle ère...Joël Ranc
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HISTOIRE
ELLE NE NÉGOCIE PAS AVEC LES FAIBLES
Sous la plume de Charles ROJZMAN, philosophe:
" Ils nous parlent de menace russe, de POUTINE en spectre menaçant l’Europe.
Diversion.
Le danger est ailleurs, ici, au cœur de la France, dans ses failles intimes, dans ses cités, dans ses écoles où l’on récite la litanie de la diversité au lieu d’apprendre l’histoire, dans ses élites qui détournent les yeux, dans cette peur que chacun porte en lui sans oser la nommer.
La Russie, en vérité, n’est qu’un épouvantail dressé pour éviter de voir l’effondrement intérieur.
Le péril est domestique, quotidien, presque banal : un séparatisme rampant, une islamisation diffuse, une société où des territoires entiers n’appartiennent plus à la nation.
C’est la guerre larvée, cette guerre civile à bas bruit que nul ne veut reconnaître et qui avance comme un cancer, métastase après métastase. Les couteaux dans les gares, les prières de rue, les insultes dans les cours d’école, les drapeaux étrangers brandis sur les places publiques : autant de signes que l’État refuse de lire, préférant accuser des ennemis lointains pour ne pas désigner le vrai.
La République parle encore de « valeurs », mais elle ne défend plus rien. Elle laisse s’éroder l’autorité, elle abdique face au communautarisme, elle se couvre du voile d’une morale humanitaire qui n’est plus que la langue de bois d’une civilisation à l’agonie.
Ce peuple qui jadis a su être violent pour sa liberté, on le veut aujourd’hui soumis, docile, anesthésié par le discours des droits de l’homme. On lui demande de tolérer l’intolérable, de fermer les yeux sur l’évidence, de croire encore aux mensonges de la coexistence heureuse.
Mais le peuple sait, au fond : il vit chaque jour la peur. Il la respire. Il la cache derrière ses volets fermés, derrière ses itinéraires déviés pour éviter tel quartier, derrière le silence honteux qui suit chaque attentat. Cette peur est devenue la seule vérité partagée.
Alors, de quoi parle-t-on encore ? De démocratie ? Non : d’un mot vidé de son sang. De justice ? Elle n’est plus qu’un théâtre où les coupables entrent et sortent sous les applaudissements des bons sentiments. De liberté ? Elle n’est plus qu’un slogan à brandir dans les universités où l’on censure, dans les médias où l’on récite.
Il ne reste qu’un choix brutal : l’ordre ou la dissolution. L’État doit se décider, non à « inclure » ou « dialoguer », mais à assumer ce qu’il est : une force. Non pas contre tel ou tel groupe en raison de ce qu’il est, mais contre la barbarie, l’anomie, la haine qui rongent de l’intérieur.
La République ne survivra pas par la pédagogie ni par le sermon. Elle ne se sauvera que par l’autorité nue, exercée sans honte, retrouvée comme une arme.
Tout le reste n’est que bavardage. La France n’est pas menacée par Moscou, ni même par quelque coalition extérieure : elle se détruit seule, par lâcheté, par refus de voir, par peur d’exercer la force qui la constitua jadis.
L’histoire, elle, ne négocie pas avec les faibles.
La France est déjà à moitié morte. La seule question est de savoir si elle acceptera de l’être tout à fait, ou si, dans un sursaut, elle redeviendra ce qu’elle n’ose plus être : une nation. "
Charles ROJZMAN
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Oran, le dernier embarquement
Une page méconnue de notre histoire…
Le général Franco et les Pieds-Noirs
(Les ferries de l'espérance)
« À tous ceux qui ont quitté leur terre sans jamais cesser de l'aimer, et à ceux qui ne sont jamais revenus. »
Les derniers jours de juin 1962 demeurent gravés dans la mémoire de nombreux Français d'Algérie comme l'un des épisodes les plus douloureux de leur exode.
À Oran, les quais étaient devenus le refuge d'une foule épuisée : des familles entières, des vieillards, des femmes, des enfants, des hommes qui ne demandaient plus qu'une chose, quitter une terre où ils étaient nés et qu'ils aimaient, pour sauver leur vie. Sous un soleil de plomb, ils attendaient depuis des jours un embarquement incertain, abandonnés à l'angoisse, sans assistance, tandis que la violence gagnait chaque heure davantage et se rapprochait, menaçante, des grilles du port.
C'est dans ces circonstances que, les 29 et 30 juin 1962, l'Espagne du général Franco envoya deux ferries, le Victoria et le Virgen de África, afin d'évacuer une partie de ces réfugiés… que les autorités françaises refusaient de voir partir.
La situation devenant alarmante, Franco prévint de Gaulle qu'il était prêt à l'affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense abandonnés sur les quais d'Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les milices du FLN. Joignant le geste à la parole, il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire immédiatement route vers Oran.
Afin d’éviter un grave incident diplomatique, l'autorisation d'accoster fut, enfin, accordée et le 30 juin, à 13h, les deux bâtiments accédèrent aux quais d’embarquement. À leur bord montèrent, épuisés, hagards, près de 2 200 passagers. Pour beaucoup, ils n'emportaient avec eux qu'une valise, quelques souvenirs... et toute une vie brutalement abandonnée derrière eux.
Lors de l'embarquement, les tensions ne cessèrent pas. Les capitaines espagnols s'opposèrent à l'intervention des autorités françaises qui désiraient contrôler les passagers à bord dans le but d’interpeller les membres de l’OAS fichés. Plus tard, ils diront n'avoir jamais compris cette détermination froide, dénuée de toute compassion, face à une tragédie humaine qui exigeait avant tout de secourir des civils en détresse relevant de la plus élémentaire « assistance à personne en danger de mort » …
Enfin, à 15h30, les amarres furent larguées et les bateaux espagnols prirent enfin la mer à destination du port d’Alicante.
Lentement, les quais d'Oran, noirs de monde quelques heures auparavant, s'éloignèrent. Derrière les navires disparaissait une terre natale que beaucoup savaient ne jamais revoir.
Sur le pont, nul ne parlait beaucoup. Les regards restaient tournés vers cette côte qui s'effaçait dans la lumière. Les larmes coulaient en silence. C'étaient des larmes de peur, de deuil, d'arrachement... mais aussi de soulagement et de gratitude. Le pire avait été évité in extremis.
Lorsque apparurent les côtes espagnoles, une émotion indescriptible, une liesse bienfaisante envahirent les passagers qui tombèrent dans les bras les uns des autres. Certains pleuraient sans pouvoir retenir leurs sanglots. Puis les cris fusèrent alors : « Viva España ! » … « Viva Franco ! ». Au-delà de toute considération politique, ces exclamations traduisaient, pour ceux qui venaient d'échapper au chaos et à une fin tragique, une profonde reconnaissance envers le pays qui leur ouvrait ses portes au moment où ils se croyaient abandonnés.
Ce souvenir ne les quittera jamais.
José CASTANO