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Le systémicien

  • Quand l’État abdique, la République vacille

     

    ( L’impuissance de l’État, le triomphe de l’impunité )

     

        Il ne se passe plus un jour sans que l’actualité, d’une pudeur devenue indécente, ne laisse filtrer son cortège de violences. Dans les rues, aux abords des écoles, dans les transports publics, jusque dans certaines manifestations syndicales et lycéennes présentées comme « pacifiques », l’insécurité s’installe, gagne du terrain et finit par s’imposer comme une fatalité. Les agressions succèdent aux dégradations, les pillages aux saccages, tandis que l’indignation collective s’épuise et que l’habitude anesthésie les consciences.

    Désormais, le moindre prétexte suffit à libérer cette fureur : célébrations sportives, rassemblements festifs, fêtes de fin d’année, revendications sociales…

        En octobre 2026, la contestation lycéenne a dégénéré en émeutes, en saccages et en pillages, faisant de nombreuses victimes et occasionnant plusieurs millions d’euros de dégâts. Autant d’argent englouti dans la réparation des destructions plutôt que consacré à l’éducation, à la rénovation des établissements et à l’avenir des élèves. Lorsque la contestation se transforme en dévastation et que la revendication sert de prétexte à la casse, il ne s’agit plus de défendre une cause, mais de piétiner les droits de tous au profit de quelques-uns en servant leurs intérêts... Derrière ces méfaits, il y a des victimes, des familles meurtries, des biens détruits et des citoyens abandonnés à la peur. Il y a surtout le spectacle révoltant d’une violence qui semble n’avoir plus rien à craindre.

        Le 17 octobre a marqué le paroxysme de cette dérive, révélatrice de cette « Nouvelle France » façonnée par l’extrême gauche. Le pays s’est alors trouvé confronté à une escalade d’une gravité exceptionnelle, faisant planer le spectre d’un affrontement civil généralisé. Face à une telle situation, où était l’autorité de l’État ? Qu’a fait le chef de l’État pour protéger les citoyens, rétablir l’ordre et rappeler que nul ne saurait s’affranchir de la loi ? Il aurait dû apparaître immédiatement sur toutes les chaînes de télévision. Son regard, d’une netteté glaciale, aurait traversé les écrans pour fixer chaque citoyen dans les yeux. Il n’aurait pas, comme à son habitude, cherché à plaire, mais à commander. La France n’avait pas besoin de discours : elle exigeait que l’autorité s’impose.

    — La loi sera restaurée !

    La phrase serait tombée, simple, sèche, sans appel. L’ordre aurait été donné aux forces de sécurité d’agir avec la plus grande fermeté afin que « force reste à la loi ». À l’inverse, le chef de l’État a persisté dans son refus d’assumer pleinement les responsabilités attachées à sa fonction. Fidèle aux contorsions du « ni-ni », de l’« en même temps » et du « pas de vagues », son inaction ne saurait être réduite à une simple erreur de communication : elle engage sa responsabilité politique et nourrit le sentiment d’impunité des casseurs.

    Car le drame ne réside pas seulement dans les violences elles-mêmes. Il réside aussi dans l’accoutumance qu’elles suscitent, l’indignation qui s’émousse, les discours qui minimisent et l’autorité qui peine à se faire respecter. À force de tolérer l’intolérable, une société finit par douter de sa propre capacité à se défendre. Le chaos n’est plus perçu comme une rupture, mais comme une éventualité ordinaire ; la peur devient une compagne familière et l’ordre public, une promesse sans cesse différée.

        Quand la violence devient quotidienne et que l’État paraît incapable d’y opposer une réponse à la hauteur de ses obligations, ce n’est pas seulement l’ordre public qui vacille : c’est le pacte de confiance entre la nation et ceux qui la gouvernent qui se fissure.

        José CASTANO

     

  • QUAND LES FANTÔMES DU PASSÉ FONT ÉCRAN À LA RÉALITÉ

     

    « Quand le passé devient une obsession, il finit par aveugler ceux qui refusent de regarder le présent en face »

        Si le second tour de l’élection présidentielle devait opposer Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Guedj, député de l’Essonne (91), sur le plateau de BFM lors des dernières municipales, n’a pas hésité à clamer son choix : il pourrait voter pour LFI, fût-ce contre le Rassemblement National. Cette déclaration, aussi brute que limpide, trahit un homme de gauche dont la conviction, manifestement, reste sourde aux enjeux réels. Malgré la fermeté du RN en soutien à Israël dans sa lutte acharnée contre le Hamas, l’Iran et ses multiples proxies, Guedj persiste dans une hostilité aveugle à l’encontre de ce parti et ne manque pas, lors des débats contradictoires avec ses représentants, de ressusciter complaisamment les fantômes d’un passé révolu, en leur prêtant une réalité qu’ils n’ont pas dans le mouvement d’aujourd’hui.

        Qu’on ne s’y trompe pas : si La France Insoumise s’empare du pouvoir, nos compatriotes juifs n’auront d’autre choix que de plier bagage... Une lourde responsabilité, incommensurable, pèsera alors sur les épaules de Jérôme Guedj. Quel poids de honte et d’impuissance portera-t-il, lorsque les promesses idéologiques se révéleront dévastatrices pour l’unité nationale et la sécurité de tous ?

        Et que dire de ces élus rampants de confession juive, sans scrupules, prêts à servir Édouard Philippe — ou tout autre vassal de Macron — si jamais il venait à défier le RN ? Prêts à ignorer toute morale pour sauver leurs postes, leurs privilèges, leur confortable train de vie… À force de ressusciter les fantômes du passé, ils finissent par ne plus voir la réalité du présent. Leur lâcheté résonne comme un aveu de défaite, un abandon honteux face à la véritable montée des enjeux.

        En Israël, chez nombre de nos compatriotes, c’est un véritable choc, une consternation profonde. La France, jadis fière et respectée, garante de l’équilibre et de la loyauté, s’est désagrégée dans ses contradictions. Le divorce est désormais consommé, et la crédibilité de notre pays s’effrite chaque jour davantage.

        José CASTANO

     

  • 7 OCTOBRE… NE JAMAIS OUBLIER

     

     « Il y a une place spéciale en enfer pour ceux qui ne prennent pas position lors d’une crise morale » Richard Abitbol (Président d’honneur de la Confédération Juifs de France et Amis d'Israël )

     

        Le 7 octobre 2023 restera à jamais une plaie ouverte dans nos cœurs. Une journée de sang et de larmes où des vies innocentes furent fauchées avec une sauvagerie que rien ne peut justifier. Des hommes, des femmes, des enfants massacrés, des familles brisées, des otages arrachés aux leurs… Ils ne demandaient qu’une chose : vivre, aimer, rire et vieillir en paix.

        En cette période de commémoration, nous nous inclinons devant leur mémoire. Mais nous refusons que le temps, les calculs diplomatiques ou les passions idéologiques viennent recouvrir leur sang d’un voile d’oubli.

        C’est avec une colère profonde que nous dénonçons les prises de position honteuses de Mélenchon et de Macron dont l’excessive compassion envers les gazaouis pourvoyeurs du Hamas, est une insulte cruelle et inacceptable à la mémoire des martyrs.

        Le 22 septembre 2026, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le Président de la République française a honteusement martelé que la situation à Gaza était « un spectacle qui nous fait honte à tous », ajoutant avec un aplomb déconcertant : « Regardez ce qui se passe en Cisjordanie, où chaque jour des violations sont faites. Au nom de quoi ? Le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie. »

        Comment ne pas mesurer la violence symbolique de telles phrases lorsqu’elles sont prononcées devant le monde entier, alors que des Israéliens vivent encore avec le traumatisme du 7 octobre, que des familles portent encore le deuil et que la mémoire des victimes demeure à vif ?

        Par ses déclarations inappropriées et mensongères, Macron a blessé et révolté tout un peuple. La Bible impose aux responsables publics l’exigence de dire la vérité : « Malheur à ceux qui inversent le mal en bien et le bien en mal (Esaï 5:20) ». Or, chez Macron, le mensonge prédomine. Ce déni de justice et cette manipulation politique révèlent son mépris pour les Israéliens, pour les familles endeuillées et pour la paix. Pourtant, l’exigence réclame que les victimes restent des victimes, que les terroristes restent des terroristes et que la vérité ne soit jamais sacrifiée aux nécessités de la politique.

        À l’approche de l’élection présidentielle, chaque citoyen devra réfléchir avec conscience et responsabilité : ne pas laisser l’indifférence, le mensonge et la trahison prendre le pas sur la véracité des faits. Honorer la mémoire des disparus, c’est aussi choisir des dirigeants qui défendent la vérité, la justice et la paix, sans hypocrisie ni calcul politique.

        Le temps efface les visages. Il efface les voix. Il recouvre les pierres de poussière. Mais il ne doit jamais effacer la mémoire parce qu’un peuple qui oublie ses morts finit un jour par oublier pourquoi il doit défendre les vivants.

        José CASTANO (Association Mémoire de l’Armée d’Afrique)