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31/07/2017

Ruptures

« Concernant la communication, nous ne sommes pas maîtres de la façon dont le projet est traité, une fois sorti. »

Jean Messiha

J’apprécie beaucoup Jean Messiha ; c’est un conseiller que MLP aurait du écouter et suivre la ligne …particulièrement en matière d’UE, d’Euro, de mondialisation.
Mais pour ce qui concerne la communication il se trompe et les communicants du FN sont responsables de la façon dont le projet fut traité…

Appréhender correctement son époque c’est s’intéresser au jeu indéfini des attitudes, des comportements, des interactions plus qu’aux grands « dogmes » abstraits et aux leaders politiques, économiques ou médiatiques.

Je considère pour ma part que les notions de régulation, de contrôle et de remédiation devraient irriguer l’ensemble de notre vision sur tous les sujets, qu’ils soient économiques, sociaux, écologiques, culturels, cultuels, sécuritaires, de défense etc.

Bien entendu la souveraineté, l’identité, la territorialité sont pour moi les trois piliers qui devraient structurer un projet de société acceptable.

Encore faut-il avoir les compétences, l’énergie et les moyens de le formuler avec clarté, de le porter sans ambigüité, de le faire accepter et de le mettre en œuvre ensuite.

Ce fut loin d’être le cas du FN et de ses leaders principaux Marine le Pen et Florian Phillipot.

Leur refondation ne donnera rien. Ils sont à mon sens incapables de se remettre en question et Jean Messiha devrait faire comme Marion : prendre le large !

Francis claude Neri
31 07 17     

29/07/2017

La fatigue du sens

Le cri de douleur d’un écrivain français, soucieux des origines : Richard Millet qui s’interroge sur « ce qu’il advient du sens de la nation et de [son] identité devant une immigration extra-européenne qui la conteste comme valeur et […] ne peut que la détruire, non pas avec l’intention de le faire mais parce que l’illimitation de son nombre et son assentiment aux diktats du libéralisme international rencontrent cette terrible fatigue du sens qui affecte les Européens de   souche ». Par ce propos liminaire, le ton du livre est donné. Mais Millet n’est ni un pamphlétaire ni un provocateur. C’est un écrivain de souche française qui clame son appartenance à un peuple qui n’est plus aujourd’hui qu’une « population – une variabilité statistique ». Le peuple français, « parfaite synthèse » des Latins, des Celtes et des Germains, « ne peut qu’entrer en conflit avec une immigration extra-européenne » devenue massive.

L’immigré, figure emblématique de la société post-moderne

Cette immigration, estime-t-il, est devenue un « cauchemar », pour les autochtones comme pour les immigrés, car elle n’est, sous tous ses aspects, qu’un « trafic d’êtres humains où les intérêts mafieux rencontrent ceux du capitalisme international ». Il n’hésite pas à dire que « seuls les imbéciles et les propagandistes du Bien » peuvent continuer à prétendre que l’immigration est une « chance pour la France ». Pour lui, elle est, au contraire, porteuse d’une « guerre civile innommée ». Elle est devenue une idéologie, l’acmé de la pensée dominante, et l’immigré (le clandestin, le sans-papier, le Rom) non seulement le nouveau prolétaire, mais la figure emblématique de la société post-moderne.

Ecrivain enraciné dans le sol français, dans la « vieille terre de la langue », Richard Millet ne peut se résoudre à « voir des minarets se dresser sur le plateau de Millevaches […] déjà défiguré par des éoliennes ». Il souffre de ne plus se reconnaître dans le pays qui est le sien, qui a honte de lui-même et ne cesse de se repentir et de se renier. Il se demande « comment être le citoyen d’un pays dont Yannick Noah, « cet histrion du Bien, miroir de l’insignifiance française, symbole de l’idéologie mondialiste » est la personnalité préférée. La France n’est plus qu’un « grand corps épuisé », un « non-lieu » incrusté dans une « mosaïque de non-lieux labellisés » (l’Europe, le monde).

Français de sang

Dans la même veine, il stigmatise l’idéologie racialiste du métissage généralisé et l’antiracisme, cet « appareil idéologique d’Etat » qui « finira par jeter l’opprobre sur ceux qui, n’appartenant à aucune minorité visible, ne sont que des Français de souche », expression à laquelle il préfère celle de « Français de sang ».

Comment en est-on arrivé là ? « C’est dans l’enseignement que tout s’est joué », énonce fort justement l’auteur. Ancien professeur dans la banlieue sud-est de Paris, il a pris conscience que face à une majorité d’élèves issus de l’immigration il ne pouvait plus « dire nous, ni renvoyer à un champ référentiel historique, géographique, culturel, religieux commun ». Ce constat l’a amené à renoncer à la « conception intégrationniste » de l’enseignement qu’il avait fait sienne et à abandonner ce métier. Mais il n’oublie pas de pointer également la responsabilité des idéologues et des pédagogues qui ont « mis à mal le système éducatif français au nom d’idéaux égalitaristes ». Ils ont notamment, au nom du fameux « apprendre à apprendre » cher aux « experts » en sciences de l’éducation, vidé la notion d’apprentissage de son sens. « Pourquoi apprendre et quel savoir », s’interroge l’ancien professeur, « lorsque l’idée de connaissance obéit à la logique horizontale et que la haine de l’intelligence, de l’héritage, de la profondeur, de l’effort est une des caractéristiques du monde contemporain ! »

Sans craindre le reproche incapacitant d’islamophobie, il écrit que l’islam est incompatible avec le christianisme européen et que sa « ruse suprême est de faire croire qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme ». Il considère que l’islam, devenu, volens nolens, la deuxième religion en France, est un « universalisme expansif et réducteur ».

L’Europe, espace de disneylandisation ethnique

Millet n’est cependant pas un anti-immigré obsessionnel, comme voudraient le faire croire tous ceux, et ils sont nombreux, que ses idées insupportent et qui le détestent. Il n’hésite pas à montrer du doigt la figure du « Français de souche fatigué d’être lui-même au point de devenir l’esclave de […] sa veulerie, de sa médiocrité, de son acrimonie petite-bourgeoise… ». Il condamne également la « sous-américanisation » de la France et, au-delà, de l’Europe qui sont devenues « un espace de dysneylandisation ethnique […], le modèle du “parc humain” (5) de l’avenir où l’esprit est mis à mal par le divertissement et le spectacle ». Il se sent en exil, enfin, dans ce monde d’aujourd’hui que gouvernent « la Loi, la Tolérance, le Bien, l’Humanité » et que régentent les « lobbies sexuels, religieux, ethniques, régionalistes, maçonniques, etc. ».

En écrivant, dans une phrase qui pourrait résumer l’ensemble de son livre, « l’Europe tout entière n’est plus qu’une déchirure raciale dont l’islam et l’antiracisme sont les fourriers et le libéralisme le grand ordonnateur », Richard Millet a sans doute encore élargi le cercle de ses contempteurs. Mais il n’en a cure, car son essai, scandaleux pour la doxa et tous les bien-pensants du politiquement correct, est un véritable livre de combat. Il constitue, malgré parfois certaines généralisations un peu excessives, un ensemble de « fragments en forme de carreaux d’arbalètes » décochés sur le « monde horizontal » qui est le nôtre, c’est-à-dire le monde qui a renoncé « à toutes les valeurs de la verticalité ». Fatigue du sens est le témoignage courageux et passionné d’un écrivain-guerrier.

Didier Marc

Richard Millet, Fatigue du sens, éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2011, 154 pages, 16 €.

Notes

(1) Le Sentiment de la langue, I, II, III, La Table Ronde, puis coll. Petite Vermillon, 2003.

(2) Gallimard, 2003, puis Folio, 2005.

(3) Gallimard, 2009.

(4) In Le matricule des anges,

(5) Cf. Allusion à Peter Sloterdijk, n° 100, février 2009. Règles pour le parc humain. Une lettre en réponse à la Lettre sur l’Humanisme de Heidegger, Paris, Editions Mille et Une Nuits, « La petite collection », 2000.

Source : Correspondance Polémia – 8/07/2011

 

28/07/2017

Géopolitique du chaos

En quelques décennies, la mondialisation a fabriquée une société de rentiers, assistée de quelques chercheurs, communicants, artistes et administrateurs de haut niveau au service de cette oligarchie.
Le tout doublé d’une société de travailleurs et de petits fonctionnaires souvent pauvres et d’assistés. Les assistés, comme les pauvres, bien entendu n’en ont plus pour très longtemps si le sursaut attendu ne vient pas.
En France, comme en Europe, la cohésion sociale se lézarde dangereusement. Au sommet se renforce une classe de plus en plus aisée pour, laquelle, la mondialisation est un avantage et un bénéfice.
Vers le bas, les poches de pauvreté se creusent. Les citoyens, démunis, marginalisés, méprisés des élites politiques, économiques, intellectuelles, médiatiques, sont incapables de profiter des « libertés » formelles, de se rassembler, de s’organiser  et de faire valoir leurs droits.  

A cela il faut ajouter l’islamisation de la société, l’immigration massive et les dangers qu’elles représentent pour les plus exposés des citoyens

Et le tout sous la pression de l’insécurité culturelle qui remet en cause les valeurs dominantes.

La concordance des causes est source d’un énorme chaos qui dépasse largement le territoire national.

Tout étant dit et appréhendé depuis un bon moment, il est temps de faire émerger une contre société qui puisse assurer la réintégration économique, politique, culturelle et sécuritaire des classes moyennes et populaires laminées par la mondialisation, remplacée par l’immigration et assassinée par les islamistes.

Le chaos mondial est devant nous,  sachons nous mobiliser pour éviter d’y sombrer corps et âme.   

Francis-claude Neri

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28 07 17