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24/10/2011

Des micros pour des charlots.

Il y a des écologistes qui me font chaud au cœur. Gérard Charollois en est un. Au fil du temps c’est devenu un ami. Il me réconcilie avec l’écologie. Je vous propose de le lire. Gérard à beaucoup de choses à nous dire et son amour du vivant, contrairement à d’autres qu’il dénonce d’ailleurs, est sans équivoque.

Francis NERI

Des micros pour des charlots.

La France aborde une campagne électorale, moment privilégié pour étudier les préoccupations de fond d’une société et la nature des courants qui la vivifient.
Le centre gauche qui, selon toute heureuse vraisemblance, l’emportera en  2012, propose, conformément à sa vocation, de panser les plaies, d’atténuer les maux, de calmer les arrogances, sans parvenir à guérir le malade, ce qui offrirait au parti des milliardaires l’occasion de récupérer le pouvoir politique en 2017, si son système pervers ne devait pas s’effondrer mondialement d’ici-là.

La droite de l’argent, parti du 1% de la société, agite le fumigène d’une crise systémique dont son idéologie est la cause, dont ses dogmes sont les agents pathogènes.

Car cette crise est le fruit du thatchérisme-Reaganisme (la révolution conservatrice), dont le parti républicain Etats-unien, l’UMP, le parti CONSERVATEUR Anglais, la démocratie-chrétienne Allemande servent les intérêts.

Pour eux, le Marché est roi et sa main invisible exige déréglementation, privatisation, révision générale des politiques publiques, c’est-à-dire guerre faite aux services publics, libération des prédations par la finance et les promoteurs sans scrupule.

Leur doctrine, triomphante dans le monde entier, enfanta le naufrage social, moral, économique, écologique et le burlesque est qu’ils invoquent ce marasme dont ils sont les auteurs pour excuser leurs échecs.

Et les écologistes ?

Ils plongent vers un sérieux trou d’air faute d’assumer ce qu’ils devraient être : les avocats du vivant, de la nature, de la réconciliation de l’humain avec la biodiversité, les défenseurs des êtres sensibles.

Ils ne font, en moins flamboyant, que de la pure contestation sociale, oubliant qu’un original vaut mieux   qu’une copie.

D’ailleurs, il se pourrait que Jean-luc MELANCHON, tribun cultivé, découvre  de surcroît l’écologie. Historiquement, nombre de penseurs de gauche furent les précurseurs de l’antispécisme.
La générosité, le sens de la justice, la colère devant l’inéquité ne se divisent pas et le mépris de l’animal accompagnera toujours le mépris des humains.

La chasse, la corrida, d’essence fasciste, soutendent « viva la muerte », ce  qui, bien évidemment n’implique nullement que tout adepte de ces loisirs et spectacles de sang soit fasciste. L’évidence tient ici à la culture, à la symbolique, au rituel de violence, de mort, de négation de la souffrance d’êtres sensibles.

Contrairement à une opinion répandue, le grand déficit des partis politiques de notre temps n’est pas le peuple, mais les « intellectuels ».

Qu’est-ce  qu’un parti politique dans la France contemporaine ?

Un syndicat d’élus ou de gens qui aspirent à l’être.

La pensée, les idées de fond, les débats éthiques manquent gravement à la  vie politique.
La communication, la frime, la superficialité l’emportent d’où l’appauvrissement  du débat.
Degré zéro de la réflexion, contraste saisissant avec l’ardeur et la qualité  des joutes d’antan.

Ainsi, penser l’écologie implique une remise en question radicale de la dévastation cupide perpétrée par les affairistes, le changement de rapport à l’animal non-humain, donc l’abolition de la chasse et de la corrida, l’édiction de  normes contraignantes réservant une place à la biodiversité sur la terre.

Or, les écologistes politiques Français n’osent pas soutenir le grand débat.
En perdant leur raison d’être, ce qui ne les trouble nullement, ils vont perdre les élections, ce qui leur sera plus douloureux. (La tauromachie et la chasse à courre sont des pratiques culturelles  méridionales ou locales tolérables !)

Propos honteux.

Ce qu’il convient de déplorer est qu’en optant pour un prévisible échec à la présidentielle, les électeurs des primaires de l’écologie ont singulièrement affaibli le poids de leur mouvement dans les négociations à venir avec leurs  partenaires progressistes.
Avec 3%  de voix à la présidentielle, au lieu des 8% qu’aurait obtenu un candidat parlant de nature et d’écologie, ils ne pourront guère exiger plusieurs ministères, beaucoup de circonscriptions parlementaires.

Leur influence en sera réduite. Faut-il penser : dommage pour la nature ?
Quand on veut faire de la démagogie, on ferait bien de consulter les enquêtes d’opinion, ce qui éviterait d’énoncer des insanités éthiques et de bêler à l’unisson d’une poignée d’ennemis de la terre.

Vraiment, il y a des trous d’air bien mérités.

Seules valent l’audace de la pensée, l’innovation éthique, le courage de la bienveillance.
Ces vertus politiques attendent leurs défenseurs, mais ils ne tarderont plus.
La crise ne se résoudra pas par quelques gesticulations aux sommets internationaux dominés par le clergé du Marché.

Il faudra changer de cap, remettre le vivant au centre et sublimer la cupidité qu’exacerbe la société dite capitaliste.

Y aura-t-il, dans les mois à venir, une force novatrice pour porter ce message ou faudra-t-il se contenter de congédier ceux qui depuis dix ans  font faire au pays de grands bonds en arrière ?
Gérard CHAROLLOIS

www.ecologie-radicale.org
le dimanche 23 octobre 2011

 

 

23/10/2011

Déconditionnons nous !

Je voudrais aujourd’hui vous demander de réfléchir à ce non-axiome :

« La compassion déplacée d'aujourd'hui envers nos pires ennemis, sera, demain, une source de honte et de malheur pour les peuples libres. »

Le cerveau global de la mondialisation nous veut conditionnés à la pensée unique. C’est plus pratique pour lui de nous transformer en producteurs et consommateurs dociles.

Ne le laissons pas faire ! Apprenons à notre cerveau à faire de la place à la liberté de penser par nous même. 

Grâce à Internet et ses réseaux, nous avons conquis le droit et l’accès  à une information la plus « objective » possible. Ce n’est pas pour retomber dans la propagande des partis, leur clanisme et leurs enfermements idéologiques.  

Entendons Bernard Raquin à ce sujet et tachons de tenir compte de ses conseils qui peuvent nous aider  à détecter et à  déjouer les mécanismes de la désinformation et de la manipulation.

De quoi s'agit-il dans la propagande dit-il ? De susciter l'admiration, de provoquer l'indignation, de développer la compassion, de désinformer, de faire naître des émotions, de chasser la rationalité, de pousser à des associations d'idées, bref, de manipuler.

Je partage son point de vue. L’affectif est le moteur de notre vie, mais ceux qui veulent nous manipuler et nous conditionner le savent. Ils ont inventé un mot pour cela, le « marketing » et ils osent, sans vergogne, confirmer que la « communication » sur les médias officiels consiste uniquement à squatter des « parts de notre cerveau » pour le conditionner à acheter et consommer. Le marketing politique veut lui aussi occuper la plus grande part possible de notre cerveau.

Nous aurons fait un énorme progrès si nous tentons l’effort de comprendre que nous sommes ce que les autres ont fait de nous. Nous sommes ce que depuis notre plus tendre enfance d’autres ont implanté en nous. Et notre premier geste « politique » est de remettre en cause ce qu’ils y ont semé et cultivé au cours du temps comme « réflexes conditionnés positifs…pour eux »

L’échéance électorale de 2012 est cruciale. C’est « un point d’ancrage » de l’histoire, un moment de bascule. Des choix à court terme que nous serons emmenés à faire dépendra notre avenir et celui du monde tel que nous le connaissons et que nous entendons conserver, même si nous devons y apporter des changements adaptatifs importants. C’est à nous qu’il appartient de le faire en toute conscience et pour cela nous devrons délivrer notre cerveau de la peur, du doute, du sentiment de l’échec inéluctable, bref le libérer des manipulateurs qui le conditionnent à la « bien pensance ».

C’est l’objectif de ce blog et des réseaux que nous animons. Je souhaite vivement que vous soyez nombreux à nous rejoindre pour partager avec nous la belle aventure de la « reconquête » de nos territoires perdus. 

Francis NERI

23 octobre 2011

 

11/10/2011

Démocratie d’opinion

Derrière la « victoire » d’Arnaud Montebourg on peut apercevoir au moins deux « réalités » qui ne vont pas tarder à éclater au grand jour et mettre en évidence le recul incontestable de la « démocratie partisane », celle de l’élite auto-proclamée, de gauche comme de droite.

La première, c’est l’émergence du concept que les clivages ne sont plus entre la gauche ou la droite, mais entre les gagnants et les perdants de la mondialisation.  

La seconde, c’est la revanche de la démocratie d’opinion sur la démocratie partisane, « compassionnelle » et ses discours déconnectés de la réalité.

Grâce à la liberté d’expression, et donc d’opinion, conquise essentiellement par les réseaux sociaux, le peuple de gauche comme de droite, dépassant les clivages dans lesquels les partis veulent les enfermer, font la « nique » aux minorités agissantes. Celles qui se cooptent entre elles au sein des appareils partisans et leurs représentants auto-proclamés.

Cette primaire socialiste sonne peut être joyeusement la fin des partis politiques traditionnels et leurs soldats de plomb idéologiques.

Le peuple, en révolte ouverte envers les partis politiques traditionnels et une certaine « élite » corrompue, veut choisir lui même ses candidats en dehors des appareils et s’engager sur les enjeux qu’il aura lui même identifiés et désignés comme prioritaires.

Je gage qu’il sera plus tenté de traiter de démondialisation, de relocalisation, de sortie de l’Euro, de frontière à rétablir, de préférence nationale, d’immigration, d’emplois, de pouvoir d’achat, que de soutien aux banques et établissements financiers, de CAC 40 ou de triple A.      

Au passage, il me semble que les Français disent avec de plus en plus de convictions qu’ils veulent se débarrasser de l’actuel Président de la République. Cela, les « partisans » du parti majoritaire bien installés dans leur sinécure renouvelable et leur certitude de détenir la vérité ne l’ont toujours pas compris. Ou alors ils font durer le plaisir pour en tirer encore quelques derniers avantages. 

Ce qui inévitablement, les conduira à leur perte.

Nous pourrions alors regretter que Jean Louis Borloo n’ai pas eu l’énergie suffisante et la lucidité nécessaire pour aller au bout de sa démarche. Il aurait pu être une alternative !

Encore un acte manqué qui aura de lourdes conséquences. Il y a fort à parier que le peuple de France, qui n’est pas aussi abruti que certains le croient par la société de consommation et le suffrage universel, se ralliera massivement à une certaine Marine qui, elle au moins, offre au peuple en révolte, plus seulement un exutoire, mais  l’occasion d’une vraie rupture avec le « parler faux » des « pansements » qui nous gouvernent depuis au moins trente ans.

Francis NERI

10/10/2011