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20/07/2011

Le pouvoir régional

J’avais préparé une petite série de chroniques que j’avais réservé à Riposte Laïque, mais les circonstances en ont décidées autrement du fait de ma démission de Résistance Républicaine qui était une déclaration d’indépendance et pas du tout une déclaration de guerre, comme certains ont pu le penser.

Nous ne vaincrons que si nous convenons avoir besoin de plusieurs piliers de différentes sensibilités pour assurer la victoire en 2012 et en 2014, mais que ces piliers doivent rendre convergentes leurs actions.

La lutte va être rude et longue. Il faut prendre les devants et rassembler à partir d’un « tronc commun » capable de transcender les clivages en particulier gauche/droite, mais pas seulement, dans une nouvelle alliance, impliquant que chacun conserve ses convictions et ses valeurs, sa vision de la France, concernant la résolution des problèmes, du moment qu’ils seraient en accord sur l’essentiel.

Je me suis trompé en pensant que Résistance Républicaine pouvait ou voulait assumer cette mission, cette tache de « médiation ».

L’espoir était possible de voir Résistance Républicaine s’engager politiquement comme par exemple le Bloc Identitaire avec qui l’association agit en coorganisation, tant que Marine Le Pen n’avait pas précisé ses intentions.

Mais depuis, sa volonté de rassembler au-delà des partis et surtout de proposer ce qu’effectivement j’espérais, c'est-à-dire une « plateforme et un programme commun de gouvernement de «restitution», m’a convaincu que cette dernière avait plus de chance que Résistance Républicaine de répondre à mes attentes et d’être politiquement efficace.  

Marine Le Pen semble ne pas vouloir transiger sur l’essentiel pour passer de la résistance à la reconquête et la réappropriation de ces territoires qui nous ont été retirés.

Pour en revenir aux chroniques, j’ai donc proposé à Gérard Brazon, autre personnalité engagée dans cette lutte gigantesque contre l’islamisation et la mondialisation, de les diffuser. En effet, si pour ma part, j’ai environ à peine plus de quatre mille visites/mois sur mon blog, lui fait pratiquement cela dans la journée.

Je ne sais pas si ce fut une bonne idée. Le thème choisi, « le pouvoir régional » c'est-à-dire la mise en cohérence des régions du monde et au sein des pays, qui me semble être un des principaux enjeux de 2012 et 2014, n’a pas fait débat et comme dit Gérard « lui importe peu » pas plus d’ailleurs semble-t-il que ses « abonnés ».

Cela vient probablement de ma façon de présenter le thème et de laisser le lecteur tirer des conclusions par lui-même, mais aussi de l’abondance des textes de qualité que nous propose Gérard et que nous n’avons pas toujours le temps d’explorer et de commenter.

Voici le texte en question : 

Le pouvoir régional - par Francis Neri

Etant plutôt de culture bonapartiste, ma réaction première au pouvoir régionnal est plutôt de type méfiant. Au fond, le régionalisme et les pouvoirs qui devraient aller avec, m'importe peu. Sans être…

Pour lire la suite cliquez ici

Pour faciliter votre lecture, je rappellerai ce que l’on entend généralement par fonctions régaliennes :

Les fonctions régaliennes de l'État sont limitées aux grandes fonctions souveraines qui fondent l'existence même de l'État et qui ne font, en principe, l'objet d'aucune délégation. Elles sont aussi appelées, prérogatives régaliennes.

Elles sont au nombre de quatre :

  • Assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense du territoire ;
  • Assurer la sécurité intérieure et le maintien de l'ordre public, avec, notamment, des forces de police ;
  • Définir le droit et rendre la justice ;
  • Détenir la souveraineté économique et financière en émettant de la monnaie, notamment par le biais d'une banque centrale.

Wikipédia 

Voilà, j’attends vos remarques directement sur ce blog ou en privé comme d’habitude.

Bien à vous

Francis NERI

15/07/2011

Rester un Français mort ?

Comme vous le savez, la crise systémique globale est une conséquence. Depuis six longues années, sur ce blog je tente d’en démêler les ingrédients et l’écheveau d’une extrême complexité, mais surtout de proposer des pistes qui soient crédibles et susceptibles de nous faire progresser sur le chemin de l’avenir souvent trop mal fréquenté.

Je suis toujours très étonné de constater que malgré de faibles moyens conceptuels et matériels, la simple « intuition », la mise en cohérence de la connaissance, l’émotion et la raison, l’application de modèles simples à réaliser, permettent d’appréhender au plus près quelques structures possibles de l’avenir et de faire des choix qui ont une bonne chance de se réaliser si l’on considère que la « prédiction » est très souvent auto-réalisatrice.

Prenons l’exemple de « l’affaire Lybienne » ! Il ne fallait pas être grand clerc pour imaginer ce qui allait se passer. Pourtant les erreurs d’analyse sur cette guerre sont nombreuses et incompréhensibles. Je cite, pour l’exemple, Patrick Haimzadeh, ancien diplomate en poste à Tripoli : "surestimation de la capacité militaire des insurgés, sous estimation de la base sociale réelle du régime et de la capacité de Khadafi à mobiliser des soutiens à l’intérieur, méconnaissance de la psychologie du dictateur qui ne quittera jamais son pays, illusion que l’armée aérienne puisse contribuer à la chute du régime par la victoire militaire des insurgés, le délitement de l’appareil d’Etat et de l’armée, le « lâchage »  du premier cercle de fidèles ou une insurrection générale dans la capitale. L’entretien des insurgés dans l’illusion qu’une victoire rapide était possible et la diffusion de cette illusion par Bernard Henri LEVY, ne pouvaient que conduire aux déconvenues actuelles".

Qu’allions-nous faire dans cette galère et pour quelles raisons si comme il faut l’espérer pour eux les « experts » avaient correctement analysés la situation ?

Et je ne parle pas des « printemps arabes » qui tournent à l’hiver islamiste ! 

Oui, la crise systémique mondiale et globale est une conséquence. Conséquence d’une absence de modélisation, de régulation et de contrôle, de maîtrise des évènements qui percutent un avenir qui nous est, à présent compté, se déroulent sur des plans différents, dans des bulles temporelles antagonistes et produisent des évènements que nos experts et gouvernants ont semble-t-il un mal fou à appréhender et à situer dans leur contexte.

Il est clair pourtant que la conjonction des crises entrant en cohérence est la résultante d’un conflit premier entre les besoins sans cesse croissants de l’espèce humaine et les ressources de l’environnement planétaire où elle se trouve confinée. 

L’homme n’a pas la perception de la finalité de son univers. Il est déterminé par son héritage génétique et culturel.

La détermination génétique nous incite à protéger notre descendance afin de perpétuer l’espèce et de préférence notre « race ».

La détermination culturelle nous propose de faire en sorte que notre descendance et notre culture déterminent l’avenir, et nous sommes prêts à lutter pour qu’il en soit ainsi. 

L’analyse systémique qui s’attache à discerner les futurs possibles, propose une vision globale et un agir local.

Vision globale de l’évolution technique et de ses effets qui n’exclurait pas une vision éthique afin de la contrôler. 

Agir local qui prend en compte le quotidien et la souffrance des individus.

Et l’on voit bien le point d’achoppement. Par effet de rétroaction des causes sur les effets et rétroactivement des effets sur les causes, une vision éthique ou morale n’est pas la même que l’on soit Africain ou Européen, Musulman ou Juif.

L’universalité des cultures est un doux rêve, que même Darwin n’envisagerait pas avant un bon million d’années d’évolution du cerveau humain. Du moins tant que l’individu s’entête à vouloir survivre au détriment de son groupe d’appartenance et le groupe au détriment de l’espèce. Le coefficient d’altruisme de chacun étant encore largement insuffisant. 

L’universalité biologique et culturelle n’étant pas encore, et nous espérons qu'elle ne le sera jamais volontairement,  dans les possibilités techniques actuelles de nos brillants techniciens, nos attitudes et nos comportements seront en opposition selon que l’on soit « l’un » ou « l’autre », et l’émotion des masses aveugles et conditionnées submergera la connaissance objective des faits et la froide raison.

En conséquence, l’implacable pression de nécessité, démographique en particulier, me fait penser à ce que la raison du plus fort et du « plus nombreux » sera celle qui prévaudra encore longtemps. 

Alors, amis occidentaux, préparez-vous à succomber en tant qu’individu et groupe si vous renoncez à lutter avec énergie pour préserver l’avenir de vos enfants, leur sécurité et leur autorité sur le monde.

Après tout c’est encore une question de représentation. Certains ne disaient-ils pas dans les années quarante : « Mieux vaut devenir un Allemand vivant que rester un Français mort ! »

Francis NERI

13/07/2011

La fatigue du sens

Extrait d’une chronique de Polémia  qui selon moi fait écho aux propos un peu « démobilisateurs » de Bertrand (le défi) mais qui en « creux » nous donne justement du « sens ». Ceci, peu a peu, préfigure de la « réponse » que nous allons apporter et qui nous montre le chemin d’une « désislamisation » et d’une « démondialisation »  annoncées. 

Et à ce sujet, je me pose deux questions :

1) peut-on bâtir une vérité reconnue comme telle par un ensemble d'acteurs d'un système complexe, et :

2) peut-on les amener à travailler ensemble à partir de points de vue divergents pour bâtir un point de vue commun?" 

Bref : Que faire ? Avec qui ? Comment ?

Je profite de la présente pour resservir un de mes poèmes préférés à mes « vieux amis », comme Jean et bien d’autres , qui ne sont pas tous en déambulateurs, ont encore suffisamment de « jus » pour se dresser à nouveau, « tous ensemble » dans un dernier combat qui les rendra fiers et heureux !

Bien à vous 

Francis NERI 

« Ulysse de Tennyson »

 

Venez mes amis

Il n’est pas trop tard pour partir en quête

D’un monde nouveau

Car j’ai toujours le propos

De voguer au-delà du soleil couchant

Et si nous avons perdu cette force

Qui, autrefois remuait la terre et le ciel,

Ce que nous sommes, nous le sommes ;

Des cœurs héroïques et d’une même trempe

Affaiblis par le temps et le destin,

Mais forts par la volonté

De chercher, lutter, trouver et ne rien céder.

Après tout, l’histoire, dit-on, n’a pas de sens : un petit groupe d’hommes peut la déterminer, pourvu qu’ils le veuillent, qu’ils en aient l’énergie et les moyens.

§

La fatigue du sens 

Le cri de douleur d’un écrivain français, soucieux des origines : Richard Millet  qui s’interroge sur « ce qu’il advient du sens de la nation et de [son] identité devant une immigration extra-européenne qui la conteste comme valeur et […] ne peut que la détruire, non pas avec l’intention de le faire mais parce que l’illimitation de son nombre et son assentiment aux diktats du libéralisme international rencontrent cette terrible fatigue du sens qui affecte les Européens de   souche ». Par ce propos liminaire, le ton du livre est donné. Mais Millet n’est ni un pamphlétaire ni un provocateur. C’est un écrivain de souche française qui clame son appartenance à un peuple qui n’est plus aujourd’hui qu’une « population – une variabilité statistique ». Le peuple français, « parfaite synthèse » des Latins, des Celtes et des Germains, « ne peut qu’entrer en conflit avec une immigration extra-européenne » devenue massive.

L’immigré, figure emblématique de la société post-moderne

Cette immigration, estime-t-il, est devenue un « cauchemar », pour les autochtones comme pour les immigrés, car elle n’est, sous tous ses aspects, qu’un « trafic d’êtres humains où les intérêts mafieux rencontrent ceux du capitalisme international ». Il n’hésite pas à dire que « seuls les imbéciles et les propagandistes du Bien » peuvent continuer à prétendre que l’immigration est une « chance pour la France ». Pour lui, elle est, au contraire, porteuse d’une « guerre civile innommée ». Elle est devenue une idéologie, l’acmé de la pensée dominante, et l’immigré (le clandestin, le sans-papier, le Rom) non seulement le nouveau prolétaire, mais la figure emblématique de la société post-moderne.

Ecrivain enraciné dans le sol français, dans la « vieille terre de la langue », Richard Millet ne peut se résoudre à « voir des minarets se dresser sur le plateau de Millevaches […] déjà défiguré par des éoliennes ». Il souffre de ne plus se reconnaître dans le pays qui est le sien, qui a honte de lui-même et ne cesse de se repentir et de se renier. Il se demande « comment être le citoyen d’un pays dont Yannick Noah, « cet histrion du Bien, miroir de l’insignifiance française, symbole de l’idéologie mondialiste » est la personnalité préférée. La France n’est plus qu’un « grand corps épuisé », un « non-lieu » incrusté dans une « mosaïque de non-lieux labellisés » (l’Europe, le monde).

Français de sang

Dans la même veine, il stigmatise l’idéologie racialiste du métissage généralisé et l’antiracisme, cet « appareil idéologique d’Etat » qui « finira par jeter l’opprobre sur ceux qui, n’appartenant à aucune minorité visible, ne sont que des Français de souche », expression à laquelle il préfère celle de « Français de sang ».

Comment en est-on arrivé là ? « C’est dans l’enseignement que tout s’est joué », énonce fort justement l’auteur. Ancien professeur dans la banlieue sud-est de Paris, il a pris conscience que face à une majorité d’élèves issus de l’immigration il ne pouvait plus « dire nous, ni renvoyer à un champ référentiel historique, géographique, culturel, religieux commun ». Ce constat l’a amené à renoncer à la « conception intégrationniste » de l’enseignement qu’il avait fait sienne et à abandonner ce métier. Mais il n’oublie pas de pointer également la responsabilité des idéologues et des pédagogues qui ont « mis à mal le système éducatif français au nom d’idéaux égalitaristes ». Ils ont notamment, au nom du fameux « apprendre à apprendre » cher aux « experts » en sciences de l’éducation, vidé la notion d’apprentissage de son sens. « Pourquoi apprendre et quel savoir », s’interroge l’ancien professeur, « lorsque l’idée de connaissance obéit à la logique horizontale et que la haine de l’intelligence, de l’héritage, de la profondeur, de l’effort est une des caractéristiques du monde contemporain ! »

Sans craindre le reproche incapacitant d’islamophobie, il écrit que l’islam est incompatible avec le christianisme européen et que sa « ruse suprême est de faire croire qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme ». Il considère que l’islam, devenu, volens nolens, la deuxième religion en France, est un « universalisme expansif et réducteur ».

L’Europe, espace de disneylandisation ethnique

Millet n’est cependant pas un anti-immigré obsessionnel, comme voudraient le faire croire tous ceux, et ils sont nombreux, que ses idées insupportent et qui le détestent. Il n’hésite pas à montrer du doigt la figure du « Français de souche fatigué d’être lui-même au point de devenir l’esclave de […] sa veulerie, de sa médiocrité, de son acrimonie petite-bourgeoise… ». Il condamne également la « sous-américanisation » de la France et, au-delà, de l’Europe qui sont devenues « un espace de dysneylandisation ethnique […], le modèle du “parc humain” (5) de l’avenir où l’esprit est mis à mal par le divertissement et le spectacle ». Il se sent en exil, enfin, dans ce monde d’aujourd’hui que gouvernent « la Loi, la Tolérance, le Bien, l’Humanité » et que régentent les « lobbies sexuels, religieux, ethniques, régionalistes, maçonniques, etc. ».

En écrivant, dans une phrase qui pourrait résumer l’ensemble de son livre, « l’Europe tout entière n’est plus qu’une déchirure raciale dont l’islam et l’antiracisme sont les fourriers et le libéralisme le grand ordonnateur », Richard Millet a sans doute encore élargi le cercle de ses contempteurs. Mais il n’en a cure, car son essai, scandaleux pour la doxa et tous les bien-pensants du politiquement correct, est un véritable livre de combat. Il constitue, malgré parfois certaines généralisations un peu excessives, un ensemble de « fragments en forme de carreaux d’arbalètes » décochés sur le « monde horizontal » qui est le nôtre, c’est-à-dire le monde qui a renoncé « à toutes les valeurs de la verticalité ». Fatigue du sens est le témoignage courageux et passionné d’un écrivain-guerrier.

Didier Marc

Richard Millet, Fatigue du sens, éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2011, 154 pages, 16 €.

Notes

(1) Le Sentiment de la langue, I, II, III, La Table Ronde, puis coll. Petite Vermillon, 2003.

(2) Gallimard, 2003, puis Folio, 2005.

(3) Gallimard, 2009.

(4) In Le matricule des anges,

(5) Cf. Allusion à Peter Sloterdijk, n° 100, février 2009. Règles pour le parc humain. Une lettre en réponse à la Lettre sur l’Humanisme de Heidegger, Paris, Editions Mille et Une Nuits, « La petite collection », 2000.

Source : Correspondance Polémia – 8/07/2011