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12/05/2014

Modélisations systémiques prédictives

Je viens d’entendre Monsieur Mélenchon à la télévision s’exprimer, avec le talent qu’on lui connaît, sur la « planification ».[1]    

En tant qu’homme de gauche, il connait le contenu péjoratif du terme, et il s’empressa de dénoncer l’amalgame possible avec le régime stalinien dont la « planification » connut un échec retentissant et entraina un nombre considérable de citoyens dans des goulags

Mais Monsieur Mélenchon est un communiquant et, s’il utilise un vieux concept qu’il sait dangereux à manipuler, c’est qu’il envisage de le ressusciter en lui donnant un nouvel habillage. Et le voilà parti en passant de la planification à l’écologie, puis à la régulation et au contrôle.

C’est là qu’il faut dire non et stop ! Monsieur Mélenchon vous ne nous entraînerez plus dans votre meilleur des mondes Orwellien[2] .

Nous savons ici et maintenant que les notions d’écologie, de régulation, de contrôle et de rétroaction n’ont rien à voir avec la planification.

Nous savons ce qu’est la « prospective » [3] et « l’approche systémique »[4] dont nous entendons  « vulgariser » l’approche et l’utilisation.

La modélisation systémique et prédictive n’a rien à voir avec le « plan » et elle seule peut permettre la régulation, le contrôle et la rétroaction sur des systèmes productifs, financiers, économiques, démographiques, écologiques. Elle seule peut permettre une juste affectation des richesses produites.

Nous sommes capables de manipuler et d’inventer avec un ordinateur et des objets connectés les outils nécessaires.

Il existe au sein de la complexité quelques relations simples et robustes, dont la connaissance et la modélisation présente un double intérêt.

D'une part, elles s'avèrent pertinentes pour formuler des avis de gestion (régulation, contrôle, rétroaction).

D'autre part, elles peuvent constituer des éléments de compréhension d'une partie des dynamiques complexes qui sont en jeu. On montre notamment comment la quantification à partir de quelques relations triviales, conduit à des diagnostics pertinents sur la situation étudiée, en l'absence de toute hypothèse contraignante. Donner à ce diagnostic une valeur prévisionnelle suppose en revanche un certain nombre d'hypothèses à analyser.

L’approche systémique est donc un outil qui permet de « démêler » la complexité et de trouver des réponses à des problèmes qui ne peuvent se résoudre à partir d’une simple analyse de « cause et d’effet ».

Des nouveaux métiers émergent à partir des nouveaux besoins du numérique. L’informatique a de nouveau le vent en poupe.

L’approche systémique, la prospective dans nombre de domaines va générer des projets d’envergure dans la refonte des systèmes d’information et de communication.

Des experts capables d’administrer des bases de données seront recherchés dans le domaine des modélisations prédictives : énergie, contrôle de la pénurie, information et communication et bien évidemment comme cité ci-dessus : pour agir sur des systèmes productifs, financiers, économiques, démographiques, écologiques.

Ah si seulement j’avais une trentaine d’années je monterais moi aussi ma start-up dans un de ces domaines : la communication par exemple !

Francis NERI

12 05 14       



[1] La planification est l'organisation dans le temps de la réalisation d'objectifs :

  • dans un domaine précis ;
  • avec différents moyens mis en œuvre ;
  • et sur une durée (et des étapes) précise(s).

La caractéristique principale de la planification est la dimension temps. On peut également optimiser des éléments et des ressources sans utiliser la notion de "temps" ou de "durée". Optimiser le nombre de cartons dans un camion ne demande pas la dimension temporelle, a priori. Mais la notion de planification est indissociable de la notion de temps.

Le plan peut faire partie d'une stratégie, celle-ci étant plus générale et permanente et moins détaillée. On parle toutefois de planification stratégique lorsqu'une stratégie est particulièrement concrète et précise.

[2] 1984 - L'adjectif « orwellien » est également fréquemment utilisé en référence à l'univers totalitaire imaginé par l'écrivain anglais.

[3] La prospective est la démarche qui vise, dans une perspective à la fois déterministe et holistique, à se préparer aujourd'hui à demain. ...

[4] Un système est un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisés en fonction d’un but. (Joël De Rosnay)

Le constat de la complexification de notre environnement, les progrès scientifiques, sociologiques ont montré « la nécessité d’un concept d’organisation qui ne se réduise pas à celui de structure » (Le Moigne 1977 d’après F. Varella p17).

Le besoin d’intégrer les interactions et la globalité dans les systèmes est devenu une évidence. La systémique, qui permet de montrer la complexité d’une organisation, correspond à cette attente. Elle nous permet d’apporter des réponses globales aux problèmes globaux qui sont posés à l’homme.

 

 

05/04/2014

Le grand remplacement de Renaud Camus.

L'essentiel de la problématique à laquelle s’attaque Renaud Camus est d'ordre culturel. Elle interfère avec d’autres  qui en sont à la fois les causes, les effets et les conséquences …tout est relié et en interaction dynamique, orienté vers un but !

Cà intéresse l'éducation, la socialisation, la formation non seulement professionnelle, mais au savoir être et en "communication" (Managériale Pédagogique Thérapeutique)

Depuis que Sartre à gagné sur Raymond ARON, et en particulier mai 68, nous sommes dans la nasse.

Pour effacer 40 à 50 ans de culture en  décadence visant à une uniformité « gaucho-mondialo-islamo » nous avons du pain sur la planche. Tout n’est que conséquence de cet état premier car c’est en MODIFIANT profondément et dans le temps, les attitudes (donc les représentations) et les comportements (qui découlent des représentations) des individus que le pouvoir a pu, ensuite, faire de nous ce qu’il voulait pour son profit, son clan ou sa caste. Et il n’a pas fini si nous le laissons faire.

C’est la raison pour laquelle nous, en France et en Europe, nous ne pouvons résoudre le problème de fond qu’en revenant sur NOS fondamentaux éducatifs ET socialisants.

D’où l’intérêt du collectif « racines » de Marine Le Pen.

Notre engagement,  celui du groupe des Systémiciens,  dans ce sens sera d’une grande utilité.  Car avec l’IESE  (Institut Européen de Socialisation et d’Education) nous pourrons intervenir DIRECTEMENT dans le milieu scolaire, familial et dans les associations du temps libre afin de refaire le travail inverse c’est à dire  re-former, re-socialiser,  re- assimiler, re-définir ce qu’est NOTRE culture, notre identité, re-inculquer nos codes, nos valeurs, les éléments de vie qui font que nous ne sommes pas les habitants du dessert ou de l’Afrique équatoriale, mais des EUROPEENS.

Nous sommes adaptés physiologiquement et psychiquement à notre environnement et nos contextes que nous avons adaptés par rétroaction en « interagissant »  avec eux.

Nous avons, nous autres, éducateurs et formateurs Systémiciens ou pas, du pain sur la planche.

Mais nous devons attendre encore un peu car il faut d’abord que Marine reprenne le pouvoir (les pouvoirs) à ceux qui les détiennent et dans tous les systèmes : politique, économique, financiers, culturels etc.

Pour ce qui nous concerne en temps qu’individus conscients et agissants,  je ne crois pas que nous soyons destinés à combattre une arme à la main pour mettre au pas ceux qui feraient obstacle à ce projet de changement global. Projet qui fasse échec au « grand remplacement », à la mondialisation libérale, à la finance prédatrice ou à notre destruction identitaire.

Nous pouvons l’éviter si nous arrivons NOUS aussi à modifier les attitudes et les comportements de nos concitoyens. Le problème c’est que nous n’avons pas le temps pour nous et que c’est un travail de longue haleine que nos adversaires ont entrepris depuis en gros Mai 68. Ils ont de l’avance et n’ont pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

Il faudra donc aller vite, massivement et énergiquement. Voilà ce que je vois pour nous ici,  maintenant et pour l’avenir… j’ai encore quelques bonnes années devant moi, mais je ne verrai probablement pas la fin de  l’aventure qui se poursuivra sans interruption très longtemps et selon des formes très diverses.

Alors pensons à l’action au jour le jour, mais aussi à transmettre, à informer et former ceux qui prendront la suite c’est vital ! 

Francis NERI

Président de l’IESE

Membre du Collectif Racines

11/03/2014

Le changement

En Europe, nous avons pu conserver, jusqu’à présent, notre homéostasie, notre équilibre, en augmentant considérablement notre dette. Mais nous n’avons pas encore payé le prix fort.

Nous ne savons toujours pas comment faire pour réguler, contrôler et sanctionner les déviances d'un système que nous maîtrisons de moins en moins bien.

En fait c’est un peu comme si au volant d’une voiture, nous restions sur une seule vitesse mais en jouant sur l’accélérateur.

La pression de nécessité nous oblige à changer de vitesse.

En Amérique, notre dangereux concurrent, ils ont des boites automatiques. En Europe et en France, un levier de vitesses. Je pense que c’est un avantage, à condition de bien vouloir s’en servir.

Comme Jonathan Le Goéland, voulant apprendre à voler différemment, nous devons apprendre à changer en modifiant sans cesse, en permanence, nos moyens et la forme de notre  communication.

Pour maintenir encore et toujours notre homéostasie, pour ne pas disparaître en temps que peuple et individu, nous devons apprendre à mieux communiquer, à repérer une communication qui souvent est devenue pathologique (je l’ai encore constaté aujourd’hui sur face de Bouc).

Nous devons apprendre à nous libérer de certaines formes de savoir, de certaines certitudes.
Nous devons nous confronter à d’autres formes de pensées, rencontrer d’autres concepts, d’autres certitudes, d’autres réalités, d’autres vérités.
Nous devons comprendre ce qui nous modifie, et évaluer ce que nous modifions. Nous devons apprendre à reconstruire la réalité, reconsidérer nos hypothèses de base, nos présupposés, apprécier les prémices du changement, des évolutions irrémédiables, d’origine politique, économiques, financières, sociales, culturelles, cultuelles etc.

Pour cela, le mieux est de nous plonger dans les contextes, les milieux et les lieux qui sont susceptibles de nous changer et que nous sommes susceptibles de changer (internet est super à cet effet)       

Observer, comparer, appréhender nos attitudes, nos comportements, ainsi que les attitudes et les comportements des individus que nous pensons concernés par le ou les changements.

Si nous voulons changer et nous adapter à un nouvel environnement, il nous faut reconsidérer notre communication.

S’agit-il d’une communication pathologique ? Dans ce cas, la réponse est thérapeutique.

S’agit-il d’apprentissage ? Dans ce cas elle est pédagogique.

S’agit-il d’une communication professionnelle ? Dans ce cas, elle est managériale (organisationnelle)

S’agit-il des trois à la fois (ce qui se généralise) dans ce cas elle est systémique.

Mettre en œuvre une communication systémique pour la mise en chantier d’un changement adaptatif (un changement de milieu ou de contexte par exemple) nécessite que soit abandonné le modèle analytique. C'est-à-dire de cause à effet et d’évènements sans liens entre eux.

Le changement à visée homéostatique ne suffit plus.  Il faut engager un changement dit dynamique qui conduit un système à se transformer et qui transforme ceux qui le « pratiquent ». 

Francis NERI

11 03 14