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complexité - Page 6

  • Modélisations systémiques prédictives

    Je viens d’entendre Monsieur Mélenchon à la télévision s’exprimer, avec le talent qu’on lui connaît, sur la « planification ».[1]    

    En tant qu’homme de gauche, il connait le contenu péjoratif du terme, et il s’empressa de dénoncer l’amalgame possible avec le régime stalinien dont la « planification » connut un échec retentissant et entraina un nombre considérable de citoyens dans des goulags

    Mais Monsieur Mélenchon est un communiquant et, s’il utilise un vieux concept qu’il sait dangereux à manipuler, c’est qu’il envisage de le ressusciter en lui donnant un nouvel habillage. Et le voilà parti en passant de la planification à l’écologie, puis à la régulation et au contrôle.

    C’est là qu’il faut dire non et stop ! Monsieur Mélenchon vous ne nous entraînerez plus dans votre meilleur des mondes Orwellien[2] .

    Nous savons ici et maintenant que les notions d’écologie, de régulation, de contrôle et de rétroaction n’ont rien à voir avec la planification.

    Nous savons ce qu’est la « prospective » [3] et « l’approche systémique »[4] dont nous entendons  « vulgariser » l’approche et l’utilisation.

    La modélisation systémique et prédictive n’a rien à voir avec le « plan » et elle seule peut permettre la régulation, le contrôle et la rétroaction sur des systèmes productifs, financiers, économiques, démographiques, écologiques. Elle seule peut permettre une juste affectation des richesses produites.

    Nous sommes capables de manipuler et d’inventer avec un ordinateur et des objets connectés les outils nécessaires.

    Il existe au sein de la complexité quelques relations simples et robustes, dont la connaissance et la modélisation présente un double intérêt.

    D'une part, elles s'avèrent pertinentes pour formuler des avis de gestion (régulation, contrôle, rétroaction).

    D'autre part, elles peuvent constituer des éléments de compréhension d'une partie des dynamiques complexes qui sont en jeu. On montre notamment comment la quantification à partir de quelques relations triviales, conduit à des diagnostics pertinents sur la situation étudiée, en l'absence de toute hypothèse contraignante. Donner à ce diagnostic une valeur prévisionnelle suppose en revanche un certain nombre d'hypothèses à analyser.

    L’approche systémique est donc un outil qui permet de « démêler » la complexité et de trouver des réponses à des problèmes qui ne peuvent se résoudre à partir d’une simple analyse de « cause et d’effet ».

    Des nouveaux métiers émergent à partir des nouveaux besoins du numérique. L’informatique a de nouveau le vent en poupe.

    L’approche systémique, la prospective dans nombre de domaines va générer des projets d’envergure dans la refonte des systèmes d’information et de communication.

    Des experts capables d’administrer des bases de données seront recherchés dans le domaine des modélisations prédictives : énergie, contrôle de la pénurie, information et communication et bien évidemment comme cité ci-dessus : pour agir sur des systèmes productifs, financiers, économiques, démographiques, écologiques.

    Ah si seulement j’avais une trentaine d’années je monterais moi aussi ma start-up dans un de ces domaines : la communication par exemple !

    Francis NERI

    12 05 14       



    [1] La planification est l'organisation dans le temps de la réalisation d'objectifs :

    • dans un domaine précis ;
    • avec différents moyens mis en œuvre ;
    • et sur une durée (et des étapes) précise(s).

    La caractéristique principale de la planification est la dimension temps. On peut également optimiser des éléments et des ressources sans utiliser la notion de "temps" ou de "durée". Optimiser le nombre de cartons dans un camion ne demande pas la dimension temporelle, a priori. Mais la notion de planification est indissociable de la notion de temps.

    Le plan peut faire partie d'une stratégie, celle-ci étant plus générale et permanente et moins détaillée. On parle toutefois de planification stratégique lorsqu'une stratégie est particulièrement concrète et précise.

    [2] 1984 - L'adjectif « orwellien » est également fréquemment utilisé en référence à l'univers totalitaire imaginé par l'écrivain anglais.

    [3] La prospective est la démarche qui vise, dans une perspective à la fois déterministe et holistique, à se préparer aujourd'hui à demain. ...

    [4] Un système est un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisés en fonction d’un but. (Joël De Rosnay)

    Le constat de la complexification de notre environnement, les progrès scientifiques, sociologiques ont montré « la nécessité d’un concept d’organisation qui ne se réduise pas à celui de structure » (Le Moigne 1977 d’après F. Varella p17).

    Le besoin d’intégrer les interactions et la globalité dans les systèmes est devenu une évidence. La systémique, qui permet de montrer la complexité d’une organisation, correspond à cette attente. Elle nous permet d’apporter des réponses globales aux problèmes globaux qui sont posés à l’homme.

     

     

  • Analyse systémique et communication II

    L'analyse systémique[1] est caractérisée par les préceptes suivants :

    • La pertinence : seuls les éléments considérés comme significatifs dans le cadre de l'analyse en cours sont pris en compte.
    • Les relations : l'analyse systémique traite des relations entre les éléments analysés.
    • La téléologie : la téléologie est l'étude de la finalité du système[2], c'est-à-dire quel but doit être atteint pour considérer l'action entreprise par le système comme valide.
    • La sélectivité : l'analyse systémique sélectionne les éléments à analyser en fonction de leur signifiance, c'est-à-dire de la nature et de la valeur de l'information apportée dans le système pour lui permettre d'atteindre son but. Les éléments sans influence sur le comportement du système dans sa recherche du but à atteindre sont ignorés car ils ne sont pas signifiants.

    Grâce à sa capacité à examiner un système ou une situation comme un tout, cette analyse fournit une vision précise incluant tous les éléments pertinents du système ou de la situation examinée. L'analyse systémique examine les relations entre les objets et capture toute la complexité d'une situation dans un même ensemble.

    Une méthode prospective

    L'action de l'analyse systémique est par essence prospective, elle est orientée vers le but à atteindre. L'analyse systémique est dynamique, elle favorise la modélisation des comportements possibles et elle intègre tous les éléments nécessaires à l'atteinte du but préalablement fixé. Elle ne cherche pas à connaître la genèse d'une situation donnée mais elle s'appuie sur la situation existante pour atteindre sa cible.

    Une vision dynamique

    Contrairement à l'analyse cartésienne qui définit les caractéristiques de l'objet analysé, l'analyse systémique se focalise sur le comportement de l'objet dont les caractéristiques sont, par définition, considérées comme inconnues, c'est-à-dire qu'il n'y a nul besoin de connaître les caractéristiques de l'objet pour en modéliser le comportement.

    Seule la transformation subie par l'input qui y est injecté pour devenir l'outputaux caractéristiques conformes à la définition du concept est importante.

    L'analyse travaille uniquement sur le comportement, modélisé par les relations liant les constituants du système entre eux.

    Son champ d'étude est dynamique; avec un point de départ, la situation actuelle jugée comme insatisfaisante; un point d'arrivée, la situation idéale à atteindre; et des modifications à apporter au comportement des éléments du système pour que le but soit atteint.

    L'analyse systémique ne prend pas en compte les caractéristiques de l'objet de la même manière que l'analyse cartésienne.

     Aux yeux d'un systémicien, un système est une boite noire qui est définie par ses relations avec son environnement. Il ne lui est pas nécessaire de connaître le contenu de la boite noire. Seules les relations, les interactions et les rétroactions l’intéressent (effet rétroagissant sur la cause) 

    Par contre, le fait que l'analyse systémique mette en évidence des valeurs haute et basse pour définir la relation entre deux systèmes permet de prévoir le comportement de l'ensemble.[3] L'observation des modifications qui se produisent au sein de la relation, les actions et les rétroactions résultant de ces modifications sont donc consubstantielles à la mise en œuvre de l'analyse systémique.

    A suivre !

    21 01 14

    Francis NERI

     



    [1]Systémique : méthode de régulation, de communication, de contrôle et de mise en cohérence  (homéostasie) des systèmes. Y compris les systèmes humains.

    L’expression est due à Joël de Rosnay un cybernéticien. C’est la jonction de deux mots : système et cybernétique

    [2] Système : « Ensemble d’éléments interagissant entre eux ». Un système est  un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon certains principes ou règles.

    Un système est déterminé par :

    • la nature de ses éléments constitutifs ;
    • les interactions entre ces derniers ;
    • sa frontière, c'est-à-dire le critère d'appartenance au système (déterminant si une entité appartient au système ou fait au contraire partie de son environnement).

    Un système peut être ouvert ou fermé dans tel ou tel domaine, selon qu'il interagit ou non directement avec son environnement

    [3] Jeu des rétroactions : Positive (qui amplifie le phénomène) Négative (qui soulage la pression) Thermostat. 

  • Le changement de peuple

    Par : Renaud Camus

    « Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? » — Bertolt Brecht

    La plaisanterie fameuse de Brecht est devenue pour nous une réalité. « Le changement c’est maintenant », promettait François Hollande : le changement de peuple, oui, c’est maintenant, et aussi le changement de civilisation qu’il implique nécessairement. Les socialistes ont suivi les conseils de Terra Nova et escompté du nouveau peuple et de ses voix, naïvement, la garantie d’être au pouvoir à jamais. Mais de cette substitution démographique les gouvernements de droite sont tous aussi responsables que la gauche, de même que le patronat et les intérêts mondialistes, qui ont besoin pour leurs affaires de l’“homme remplaçable”, désoriginé, déculturé, désaffilié, échangeable et délocalisable à merci.

    C’est exactement cela la « triplice » (Note Francis NERI)

    Et Renaud Camus poursuit :

    « Ce qu’il y a c’est un problème d’immigration de masse, de changement de peuple et de changement de civilisation, de coexistence tendue entre l’ancienne et la nouvelle, de lutte pour le territoire, et de conquête ».

    Les Français, sous le règne du faussel, sont tous devenus, par force, d’excellents traducteurs, décrypteurs, herméneutes de cette langue menteuse qu’on leur impose, cette langue qui est faite pour ne pas dire et ne pas laisser dire, pour ne pas voir et surtout pour ne pas montrer ».

    Merci Renaud camus !

    C’est bien à quoi nous prétendons : nous voulons dire et laisser dire, nous voulons voir et montrer …nous voulons porter sur les évènements, aussi complexes soient ils, et sur ceux qui les provoquent, notre regard, notre main.

    Nous voulons rester libres et « maneuvrants », rechercher, en analyse permanente, la cause des causes, celle qui empêche le système de fonctionner correctement, c’est à dire en équilibre.

    Notre futur est en train de se jouer,  nous voulons en être à la foi les acteurs et les spectateurs.  

    A cet effet, nous voulons réunir ceux qui « réparent le système » et d’écarter du pouvoir ceux qui le démolissent pour les empêcher de nuire.

    Nous voulons nous inscrire dans un réseau interdépendant de compétences dont les objectifs sont : d’aider à « s’élever[1] pour mieux voir, relier pour mieux comprendre, situer pour mieux agir » (Joël De Rosnay sur : l’approche systémique[2]

    Pour cela, nous proposerons à partir du mois de septembre de cette année une série de rencontres, débats, conférences autour des notions de complexité et d’approche systémique.      Elles devraient avoir  lieu sur les sites de : Paris, Lyon, Marseille et Strasbourg.

    Les personnes intéressées par une préinscription peuvent s’adresser à :

    Francis NERI

    Iese67@gmail.com



    [1] S'élever leur niveau de conscience 

    [2] L’approche ou démarche systémique qui diffère de la démarche analytique de Descartes est un instrument efficace pour appréhender le fonctionnement des systèmes humains, des organisations, de l’économie etc. Elle permet d’orienter l’action des « décideurs » vers l’efficacité personnelle et collective.

    Elle est également à même de fournir les clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons.