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Le systémicien - Page 159

  • Lettre ouverte à nos amis « gilets jaunes »

    Chers Gilets jaunes,

    En quelques jours, vous avez réussi ce que personne, depuis des années, des dizaines d’années, n’avait même esquissé : vous avez donné un visage à cette France d’en bas, cette France populaire que nos élites ignorent quand elles ne la méprisent pas.

    En quelques jours, nos gouvernants et tous ceux qui les servent, qui les conseillent ou qui rêvent de leur succéder – partis, syndicats, médias… - semblent découvrir cette France déclassée, souffrante, exaspérée que, grâce à vous, ils sont obligés, enfin, de regarder, de considérer.

    En quelques jours, vous avez gagné à votre cause une immense majorité de Français – plus de 80% ! – alors même que, dans les palais de la République, on s’évertuait à vous discréditer, on rêvait de vous voir vous essouffler, on guettait vos premiers faux-pas.

    En quelques jours, vous avez fait de la France des ronds-points un nouveau lieu de rencontres – parfois de fraternité – où les difficultés, les malheurs de chacun viennent nourrir les premiers cahiers de doléances que vous faites signer.

    En quelques jours, tout en refusant porte-paroles autoproclamés, leaders consacrés par les médias, récupérateurs professionnels, vous avez imposé vos priorités – « vivre de mon travail », « respecter ce que je suis » - contre les cyniques pour qui tout est joué d’avance, tout est perdu d’avance.

    En quelques jours, la « France périphérique » est devenue, sous votre pression, le nouveau bréviaire de ministres, d’élus qui, jusque-là, préféraient les dialogues convenus avec les partenaires sociaux, la « société civile » la plus policée, les associations subventionnées.

    En quelques jours, vous avez démasqué ceux qui ont du mal à déjeuner pour moins de 200 euros, qui trouvent du boulot en traversant la rue, qui se plaignent qu’on claque un pognon de dingue pour les plus pauvres.

    En quelques jours, vous avez redonné de la fierté aux provinciaux que nous sommes, avec notre accent, parfois nos mauvaises manières, notre façon de parler trop fort, trop haut, d’utiliser des gros mots – « le peuple », « les ouvriers », « les riches »… - de rappeler que nous sommes chez nous et que nous voulons le rester.

    Mais voilà que vous êtes, maintenant, à la croisée des chemins. Pour gagner – en commençant par l’annulation des taxes à venir –, il vous faut éviter plusieurs pièges. Et répondre à plusieurs questions.

    Pourquoi, alors que votre force est d’être au plus près du terrain, du bitume en l’occurrence, vous évertuer à « monter à Paris » où vous attendent ces casseurs, ces voyous qui effraient, scandalisent et révoltent à juste titre, ces meilleurs alliés de ceux qui ne s’emploient qu’à vous discréditer ?

    Pourquoi, à la manière des grandes révoltes du midi viticole du passé, ne pas faire de vos mairies de véritables bastions en demandant aux maires et à leurs conseils municipaux de prendre position, de recueillir vos listes de revendications et de les transmettre aux préfets et sous-préfets ?

    Pourquoi ne pas appeler tous les Français - qui vous soutiennent sans pour autant venir grossir vos rangs - à vous rejoindre en un raz-de-marée de gilets jaunes affichés à leurs fenêtres, portés dans tous leurs déplacements, dans toutes leurs activités ?

    Pourquoi ne pas exiger de tous les députés, quelles que soient leurs sensibilités, qu’ils demandent, de la plus ferme des façons, au président de l’Assemblée, de les réunir en une séance solennelle – et aussi longue que nécessaire – au cours de laquelle chacun devra se prononcer sur les plus pressantes de vos revendications ?

    Pourquoi ne pas inventer de nouvelles formes d’action susceptibles de gagner la sympathie de nos concitoyens qui hésitent encore à vous rejoindre ? Rappelez-vous, il y a un demi-siècle, ceux-là mêmes qui nous gouvernent ou leurs jumeaux, descendaient dans la rue, exigeant que l’imagination soit au pouvoir. Prenez-les au mot. Ne tombez pas dans leurs chausse-trappes. Votre popularité est votre première arme. Ne vous la faites pas voler !

    C’est en amis – ni donneurs de laçons, ni quémandeurs de voix - que nous nous adressons à vous. Élus d’une ville et de villages longtemps abandonnés par un État centralisateur, paralysés par des notables uniquement obnubilés par eux-mêmes, oublieux de leurs promesses, nous partageons votre constat : cela ne peut plus durer. Et cela ne doit pas durer.

    Salutations fraternelles.

    Robert Ménard

    Emmanuelle Ménard, député de l’Hérault
    Robert Ménard, maire de Béziers

    03 12 18

  • Facebook blocage

    Monsieur Laurent Solly, directeur général de Facebook France

    Pour me faire taire vous avez pris sur MA page un commentaire qui remonte à prés de 2 ans ...dans un CONTEXTE prés électoral ... c'est de la manipulation et une grave atteinte à la liberté d'expression ...c'est significatif de VOTRE allégeance au pouvoir et croyez moi c'est extrêmement dommageable pour l’avenir de Facebook en France ...
    Nous ne sommes apparemment pas compatibles avec votre économie mondialisée nous nous en souviendrons le moment venu,  car vous pouvez NOUS bloquer mais vous ne nous empêcherez pas de la faire exploser VOTRE économie mondialiste ainsi que vos exécutants locaux.
    Le mouvement des gilets jaunes, NOUS l’attendons depuis 49 ans …depuis Pompidou en fait !
    Alors vous pensez bien que NOUS ne lâcherons RIEN !

    Et que vivent les gilets jaunes !

    Je remercie mes ami(e)s qui ont prit le relais sur ma page, le groupe des Systémiciens et qui se rassemblent à partir du blog !

    La journée d'hier à Strasbourg fut une réussite et nous allons nous fédérer LOCALEMENT pour aller plus loin et plus vite ....On va gagner, CE pouvoir doit  céder ou se démettre  !

    Francis-claude Neri

    http://semanticien.blogspirit.com/

    02 12 18

    A relayer sur NOS réseaux ...merci !


     

  • La boucle est bouclée.

    De Pompidou à Macron, de Rothschild à Rothschild. Entre les deux, trois générations de présidences décadentes et asservies à l’oligarchie financière.

    De 1969 (élection de Pompidou) à 2018, 49 ans de dégringolade… Tout se passe comme si on ne voulait pas attendre le cinquantième anniversaire de cette descente aux enfers et de souffrances accumulées.

    Le Français a tout supporté : de la privatisation de la dette publique, en 1973, jusqu’à celle, progressive, des autoroutes (1,5 milliard par an de dividendes pour les actionnaires), le traité de Maastricht, l’immigration massive, les attentats islamistes. À Nice, des émirs saoudiens ou qataris regardaient peut-être le carnage du balcon de leurs palaces achetés à coups de pétro-dollars.

    En s’attaquant, le 24, à l’ambassade du Qatar et en libérant le péage des autoroutes, le génie symbolique des gilets jaunes devrait sauter aux yeux de la caste politico-médiatique qui ne veut rien comprendre. À ce titre, les deux lettres récentes de Michéa et d’Onfray sur les gilets jaunes sont exemplaires.

    L’erreur serait de croire que la révolution en cours s’oppose à un ordre établi, comme en 1789 ou en mai 68. C’est tout le contraire. Les Français en gilets jaune s’insurgent contre un désordre établi.

    La chienlit n’est pas dans la rue mais à l’Élysée et à Bruxelles.

    Alors, Paris brûle-t-il ? Il est symptomatique qu’au moment où la révolte a éclaté, Macron était auprès d’Angela Merkel. L’histoire retiendra que von Choltitz, en refusant d’obéir à Hitler qui voulait faire de Paris une terre brûlée, avait peut-être plus d’attachement aux valeurs culturelles de la France que notre employé de banque mondialiste forcené.

    L’heure du grand aggiornamento a peut-être sonné. Au fond de lui-même (tout au fond), le Français a bien le sentiment qu’on veut le forcer à tout abdiquer, et surtout sa créativité.

    Sous la pression conjointe du matérialisme mercantile de droite et du libéralisme libertaire de gauche, la bête immonde veut tout détruire : les paysages, la culture, tous les arts (plastiques, culinaires et poétiques), la famille, l’homme, la femme, l’enfant, tout. Son appétit destructeur est insatiable.

    Il y a des signes qui ne trompent pas : le soir du 24 novembre, Daniel Guichard faisait salle pleine à l’Olympia. Sa chanson la plus chantée est « Mon vieux ». Avec les gilets jaunes, c’est mon vieux qui ne veut pas mourir.

    Macron n’a rien incarné. Les Français se rendent bien compte qu’ils ont voté pour une pure image sans arrière-fond, un technocrate en culotte courte qui est en permanence à la surface de lui-même.

    Mais ils devront être cohérents. Il ne suffit pas de demander du pouvoir d’achat. Il faut arracher le mal à sa racine.

    Les Italiens montrent l’exemple. Est-ce que les Français vont suivre ? L’avenir est aux jeunes qui veulent à cor et à cri l’unité contre le clivage gauche/droite, comme l’excellente Tatiana Ventôse, qui fait un tabac sur YouTube.

    Au bout du compte, que nous disent les gilets jaunes ? Que Dieu n’est plus heureux en France.

    Vox populi, vox Dei.

    Sur Bd Voltaire

    Étant interdit de Facebook je prie mes ami(es) de partager ...merci !