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Le systémicien - Page 434

  • Carton rouge aux « djeunes »

    Cet ami internaute sait de quoi il parle. Il habite une "cité sensible". J'aime beaucoup son style et sa sincérité. Si vous avez des commentaires, je transmettrai !

    §

    Au niveaux des cités et de la jeunesse défavorisées il y a justement une nuance très importante, vous prenez une ville, peut importe, et une cité populaire, un immeuble de trois cage d'escaliers, trois cages quasiment identiques, le même trottoir pleins de crottes de chiens, le parking trop petit et le triste centre commercial y attenant, voilà le décor est planté.

    Plusieurs familles y cohabitent, de plusieurs ethnies, divers niveaux de cultures et... des enfants.

    Et bien je tiens à tirer mon chapeau aux jeunes qui dès le début suivent sérieusement leurs cours, soit passent leur BAC ou, selon leurs ressources ou niveau scolaire, se dirigent vers un CAP ou BEP, ils ont compris tout de suite ce qu'il fallait faire et, croyez moi, certains font partie de famille très modestes.

    Par contre mon carton rouge est envers ceux qui préfèrent la facilité de traîner dans le hall, à boire de la bière hollandaise et à fumer du cannabis (shit). De dire qu'ils sont « discriminés » et que c'est parce qu'ils vivent dans la cité et dans un immeuble « pourri ». En fait, ils insultent les autres qui vivent dans cet immeuble et qui, eux, n'ont pas choisi la voie de la paresse. Je sais de quoi je parle, je les vois tout les jours. Ils se lèvent à midi et traînent dans les halls toutes la journée. Ils ne peuvent pas essuyer de refus d'embauche, car ils ne  se déplacent pas pour ce genre d'entretien. Le commerce de shit est bien plus lucratif, la facilité. J'ai vu un jeune, la casquette posé sur le sommet du crâne demander à un employeur : Wesh!!! j'voudrais un emploi ou je peux commencer à midi et finir à16h. Ouais faut qu'je vois les potes. Vas y t'as un job pour moi ! (Hélas réel et vécu !).

    Je suppose qu'il va attaquer la société en disant qu'il vient de la cité et qu'on ne veut pas de lui, mais alors comment son voisin à t-il fait ? Il habite le même immeuble pourtant !

    Le pire est le jour ou cet individu qui à choisi la facilité, qui à brûlé quelques voitures, agressé le libraire, décide enfin de gagner sa vie honnêtement car il ne veut pas finir en prison. On en fait un héros : vous avez vu il a réussi à s'en sortir ! Alors moi je dis que le héros est celui qui habite cette cité défavorisée, qui a tout de suite fait « le bon choix ». Qui en a bavé. Lui ou elle est un héros, oui ! Car en rentrant du travail, ou de sa formation, le soir, il devait passer devant ces petits truands qui le rackettaient en cigarettes, ou alors en portable. Justement la plupart des gens dans les cités, gaulois, maghrébins, portugais, asiatiques y habitent et survivent en travaillant honnêtement sans avoir d'enfants qui brûlent des voitures. Toujours dans cet immeuble, dont les feignants se servent pour se donner une excuse, pour dire qu'ils n'y peuvent rien, qu'ils sont victimes du racisme. Et croyez moi les fondamentalistes de l'islam les utilisent sans mesure pour saper l'autorité de la république : « nique la France, « nique » la Police et vive l'islam. Ainsi ils se sentent des victimes déchargés du devoir d'un honnête citoyen.

    Et en fait, les premières victimes sont les Français issus de l'immigration, qui pâtissent d'une mauvaise publicité.

    Ces jeunes "racailles" font, en fin de compte, des bons rabatteurs pour le Front National, comme la burqa qui n'est qu'une provocation de plus. Pour dégoutter « le gaulois » de ces gens, un publicitaire ne ferait pas mieux.

    Bon j'arrête de m'épancher, sinon je vais écrire un roman. Je le répète : je tire mon chapeau à tous ceux qui continuent d'habiter dans cet immeuble et à se lever le matin.

    Sincèrement, El Borak.

     

     

  • Reconquista

    Un ami m'a parlé de « Reconquista », vous savez, la reconquête de l'Espagne par les Chrétiens. Alors je me suis posé la question : n'est ce pas mettre la charrue avant les bœufs ? 

    Aurions nous déjà été conquis ? La « Charia » est-elle la clé de la nouvelle législation française ? Le voile et la burka, une nouvelle obligation morale, faite aux françaises et que leurs « hommes » doivent imposer ?

    Non, ce cauchemar, que nombre d'entre nous croient inéluctable, peut probablement être prévenu. 

    Mais si cela était, de quelles énergies disposerions nous pour la Reconquista ? L'énergie spirituelle est en chute libre. Le nationalisme ? La patrie ? Les valeurs universalistes et judéo-chrétiennes ? Un néo-communisme, quoi encore ?

    Lorsque Tarik, le Berbère, a attaqué l'Espagne avec des forces insignifiantes, cette dernière était divisée et en crise. Lorsque les forces chrétiennes de la reconquista ont conquis Grenade, la dernière citée occupée par les Musulmans, cela s'est fait car depuis longtemps ces derniers étaient en crise et divisés.

    Alors, l'histoire se répète ? Un nouveau Tarik va-t-il conquérir la France, ce « ventre mou » de l'Occident ? Ensuite, allons nous mettre 700 ans pour reconquérir  nos territoires matériels et spirituels?

    Ce qui va manquer à l'Occident pour entreprendre sa « reconquista, c'est un nouveau souffle, un nouveau carburant, une énergie qui fédère, des concepts « transpartisans », qui rapprochent, unissent et rassemblent : le Sioniste avec l'européen, le gauchiste et le libéral, l'écologiste ainsi que le chasseur, le mondialiste avec le régionaliste, les valeurs universelles laïques et les spiritualités, les démocraties avec l'autorité etc. Cette énergie libératrice est en nous c'est celle du désir : de vivre, d'aimer, d'être aimé et reconnu.

    L'énergie libidinale du désir, réactivée, réorientée, peut libérer des personnalités  authentiques, fortes et d'une redoutable efficacité pour peu qu'elle ne soit plus captée et dévoyée par les illusionnistes de la croissance et de la consommation qui ne travaillent que pour leur « paroisse » : « le pouvoir et le profit ».

    Pour cela, après avoir fait table rase des acteurs responsables du désastre économique, social et culturel, il faudra libérer l'école qui s'est effondrée sous les assauts des concepts de mai 68, de l'idéologie Sartrienne, des pédagogistes, de la social-démocratie et de l'horreur freudomarxiste. Le reste est affaire de travail et de persévérance.

    L'énergie libidinale est-elle le moteur de l'histoire ? Si oui, débarrassons-la de ses scories et redonnons lui toute la place à laquelle elle a droit.

    Encore insuffisamment connu et encore moins appliqué, un outil performant existe pour mettre en œuvre la « reconquista » c'est l'approche systémique grâce à laquelle nous pouvons affirmer que « la rétroaction positive c'est l'accroissement des divergences alors que la rétroaction négative, c'est la convergence vers un but ».

    Cette simple affirmation peut changer notre perception du monde et donc le transformer par la régulation ou la sublimation de nos pulsions, selon que l'on soit athée ou croyant.

    Après tout, pourquoi attendre 700 ans ? Commençons aujourd'hui, maintenant, tout de suite !

     

     

  • Crise écosystémique...encore !

    Certains d'entre vous connaissent la "chronique Agora" mais pas tous.  Alors voici un post de Bill Bonner qui y exerce ses talents. Pas mal à mon sens, mais insuffisant. Encore une fois pas question de relier, de rapprocher les évènements, les mettre en cohérence; par exemple,  la crise Grecque, la crise financière,  le pétrole qui s'échappe dans la mer ou encore l'élection en Angleterre.  Et pourtant ! tout se tient n'est ce pas et nos seules limites sont dans nos capacités à appréhender la globalité. C'est vrai que dans ce cas nous avons à faire à une officine financière qui s'occupe de finances et pas d'autre chose, et voilà ce que çà donne ! Pour une réponse globale et holistique, comme dirait Zohra, nous pouvons encore attendre. Ah si madame Merkel et  monsieur Sarkozy en discutaient un peu ensemble, bien des problèmes nous seraient évités !   

    Or, euro et plan de renflouage

    Bill Bonner

    ▪ Oh là là... c'était rapide ! Nous avons eu des migraines qui ont duré plus longtemps...

    Un jour, tout le monde est convaincu que les banques centrales et les empêcheurs de tourner en rond d'Europe ont la clé du succès. Le lendemain, ils changent d'avis. Il s'avère que les autorités européennes n'ont pas résolu le problème, en fait. L'euro baisse à nouveau.

    Le problème n'est pas les caprices du marché. Ce n'est pas non plus la cupidité des politiciens, ni même la stupidité des électeurs. Le problème n'est pas plus un manque de régulation, de coordination ou d'intégration. Ce n'est rien de toutes ces choses dont débattent les médias. En un mot, c'est la dette. Les autorités européennes -- tout comme leurs homologues américains -- finiront par découvrir ce que tout le reste du monde sait déjà. On ne peut pas régler un problème de dette avec plus de dette.

    Au moins les investisseurs semblent-ils capables d'additionner deux et deux. Après avoir fait grimper les actions en flèche lundi, ils ont réfléchi un peu et décidé que le renflouage de l'euro n'était peut-être pas aussi miraculeux qu'ils l'imaginaient. 

    "L'optimisme suite au renflouage européen se refroidit", annonçait un titre de Bloomberg.

    Pour commencer, le plan est difficile à comprendre. Qui paye pour quoi, exactement ? L'euro en lui-même était déjà assez mystérieux. Aux Etats-Unis, au moins, on sait qui est responsable de la destruction du dollar. En Europe, on est moins sûr. Après tout, le dollar est une reconnaissance de dette émise par le plus grand débiteur au monde. Qu'est-ce que l'euro ? Une reconnaissance de dette aussi -- mais personne ne sait vraiment qui reconnaît la dette en question.

    Le plan de renflouage est un mystère sur un mystère. Il met en place un peu de ci et un peu de ça... peut-être qu'il ne sera pas du tout appliqué si certains pays votent contre... et qui sait ce qu'ils vont faire vraiment ?

    Ensuite, personne ne connaît réellement le risque ou combien il en coûterait de se protéger. Oui, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie pourraient tous faire faillite. Mais comment ? Et quand ? Et alors ?

    Personne ne le sait. Mais les investisseurs se sont dit qu'ils ne voulaient peut-être pas détenir autant d'actions coûteuses et autant d'euros lorsque ça arriverait. Les marchés et l'euro ont donc baissé.

    Ce qui était vraiment surprenant, c'était le prix de l'or. Il a grimpé, atteignant un nouveau record à plus de 1 220 $. Que pensez-vous de ça ?

    Pourquoi l'or grimperait-il ? Après tout, lorsque les actions chutent, ça signale une baisse de la confiance dans les prévisions de croissance, de prospérité et d'inflation. Un marché boursier baissier signale une hausse du pessimisme... cette crainte persistante que les gens finiront peut-être par obtenir ce qu'ils méritent, après tout.

    ▪ Pendant ce temps, aux Etats-Unis, le gouverneur Arnold Schwarzenegger prépare le peuple de Californie : des jours difficiles s'annoncent. Ils vont devoir se serrer la ceinture.

    "Des coupes terribles" sont en chemin, a déclaré le gouverneur.

    Comment la Californie va-t-elle réagir ? Vont-ils resserrer les rangs comme les Coréens après la crise de dette asiatique de la fin des années 90 ? Prendront-ils la chose avec bonne humeur et une pinte de Guinness, comme les Irlandais en ce moment ? Ou commenceront-ils à se rebeller, comme les Grecs de la crise de dette de 2010 ?

    Vous souvenez-vous de ce qu'ont fait les Coréens ? Ils ont donné leurs bijoux en or pour que l'Etat puisse payer ses factures aux prêteurs étrangers. 

    Les Grecs, en revanche, semblent chercher la bagarre. Ils pensent avoir droit à la dolce vita. Ils trouvent que ça fait partie de ce qu'on obtient en rejoignant l'Union européenne. Ce doit être quelque part dans la constitution... on a le droit à la vie, la liberté et pas mal d'amusement.

    Ils sont habitués à ce qu'on s'occupe d'eux. Et ils n'aiment pas abandonner cette idée.

    Ils apprécieraient probablement encore moins s'ils réalisaient que tout ça est fait pour qu'un groupe d'investisseurs obligataires français puissent être sauvés de leurs mauvaises dettes.

    Mais quelle alternative y a-t-il ? Soit on paie ses dettes... soit on fait faillite. Si on fait faillite, personne ne vous prête d'argent -- on doit donc se débrouiller avec ce qu'on gagne. D'un autre côté, si on paie ses dettes, il faudra prendre l'argent sur ce qu'on gagne... ce qui laissera moins d'argent à dépenser.

    Aïe aïe aïe... il n'y a pas de solution facile. Milton Friedman avait raison : rien n'est gratuit, en fin de compte.