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Le systémicien - Page 436

  • Radicalisation

    Bonjour,

    Vous êtes de plus en plus nombreux à réagir au delà de ce blog directement à partir de l'email  IESE67@gmail.com C'est donc que la formule est heureuse et vous convient ! J'en suis très satisfait, même si cela retarde un peu la sortie de mon prochain livre en raison de l'abondance de votre courrier. Ne m'en voulez donc pas si je ne vous réponds pas aussi vite et complètement qu'avant. Vous le savez, les sujets traités sont complexes et délicats, il faut donc prendre son temps. Merci de votre compréhension.  

    Permettez moi de commencer par le "point de vue" de Damien, un jeune internaute récemment initié à l'approche systémique et qui en tente une application à partir "du risque totalitaire". J'ai éludé qulques passages un peu trop "engagés" car je souhaite qu'il puisse s'exprimer encore longtemps en utilisant les trois pôles : affectivité, raison, connaissance intuitive. Bref apprendre à les utiliser en cohérence.

    Amitiés à tous et à toutes !

    §

    Il n'est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre de même qu'il n'est pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Les scores de plus en plus élevés des partis nationalistes Flamands, Autrichiens, Hongrois, Italiens, Français et du British National Party Anglais sont un message du malaise qui règne en Europe.

    Savez vous combien il y avait de Pieds Noirs en Algérie quand les Algériens ont décidé leur indépendance ? Un peu moins de deux millions pour environ huit millions d'algériens  ... Combien de ces derniers vivent en France aujourd'hui ? Ne cherchez pas, regardez autour de vous ou lisez les avis de naissance dans votre quotidien, vous serez édifié et ne cherchez pas de chiffres officiels, c'est tabou !

    Toutes les guerres du passé ont toujours été déclenchées en raison d'un choc économique majeur et de conquête d'un nouvel espace vital.

    L'histoire est un éternel recommencement. Il arrivera un jour où les Français, las d'être victimes d'un environnement économique et social dégradé, de la discrimination positive, de la repentance, du racisme anti- français non sanctionné, eux aussi plongeront dans l'action violente et la rétroaction destructrice.

    Le risque totalitaire est prégnant en Europe et en France en particulier.
    Si les partis démocratiques continuent à ignorer les craintes des citoyens: islamo-fascisme rampant, délinquance, mondialisation, etc... les citoyens n'ayant plus aucune confiance dans leurs élus et complètement désorientés risquent de se jeter, comme dernier recours, dans les bras d'un "homme fort", dont on sait qu'il risque de nous entraîner vers une disparition de la république.

    Certains ne mettent-ils pas déjà violement en cause la notion même de démocratie, de laïcité, d'égalité et de libéralisme ?

    Les partis démocratiques et quelques "idiots utiles" portent l'immense responsabilité de ce risque pas si illusoire que ça.
    Tout ceci pourrait commencer par une sorte de guerre civile larvée qui ferait le bonheur d'un dictateur en puissance qui utiliserait le terreau ainsi constitué pour s'installer au pouvoir.

    C'est à cela que peut mener une certaine désespérance des peuples !

    Damien

     

  • Réguler la vie politique

    Réguler, c'est si l'on préfère, « mieux gérer ». J'ai écrit, il y a quelques mois, une lettre ouverte à mon député. Je lui exposais mes mécontentements, en particulier la manière un peu cavalière dont, selon moi, un parti, auquel j'adhère, et ses représentants  traitaient ceux de son camp. Quel fut mon étonnement lorsque, longtemps après, j'ai eu connaissance de la réponse dont un ami charitable m'a fait copie.

    En gros, un militant doit encaisser et se taire, quels que soient les désagréments qu'il peut éprouver et surtout qu'il ne pose pas de question sur les tenants et aboutissements d'un évènement qu'il subit. Surtout pas de vagues sinon on fait le jeu du parti adverse.    

    Ainsi va le monde, et un citoyen doit bien se garder d'interpeller un député s'il ne comprend pas ce qui se passe et s'il est mécontent des conditions de considération et d'estime qui lui sont faites, et surtout pas dans une « lettre ouverte », c'est de la trahison ! Et pourtant, le temps des "godillots" et du doigt sur la couture du pantalon est terminé. 

    Naïvement, j'avais cru qu'au contraire un député était élu pour çà, c'est-à-dire expliquer, prévenir, être à l'écoute, se faire le porte-parole à l'assemblée nationale des attentes des citoyens. Qu'ils soient de son bord ou pas, d'ailleurs.

    Les dernières élections ont comptabilisées d'une part une abstention de plus de 50%, si je ne fais pas erreur ! Et, d'autre part, il y eut des votes, vers les extrêmes, que certains considèrent, encore, comme protestataires. Moi je pense qu'ils vont s'enraciner et se développer, en particulier vers la droite nationale. Marine Le Pen doit souhaiter que son « chef naturel » de père mette un peu la pédale douce sur ses extravagances médiatiques au parfum négationniste et passe rapidement le relais.   

    Pour ma part, je me suis abstenu...en attente...pour voir !

    Pouvons-nous encore croire que nos députés se posent véritablement la question de savoir s'ils sont toujours « en ligne » avec leurs électeurs. Je n'ai pas ce sentiment. Je crois plutôt que la révolte gronde et qu'ils ne la voient pas dans toutes ses composantes; ou alors qu'ils sont impuissants à changer quoi que ce soit à leurs comportements. Qu'ils pourront se contenter de débats d'idées, de déclarations d'intentions et tout au plus de "projets" de lois. Après tout, se disent-ils peut-être, nous sommes les enfants d'un système qui dure depuis très longtemps et ma foi il perdurera bien encore un peu avec nous.

    Je disais que la régulation d'un système politique c'était bien le gérer. Ce n'est pas suffisant comme explications. Réguler, c'est poser un thermostat sur un système, c'est aussi, à l'entrée, anticiper et prévenir les rétroactions positives, avant qu'elles ne le fassent éclater .

    L'évènement objet de mon courroux c'était les conditions de la venue du Président Nicolas Sarkozy à Strasbourg et je m'étais adressé à mon député pour lui faire part de ma déconvenue, non pas sur le contenu du discours du Président, mais sur la forme de la manifestation.  Et à qui voulait-on que je m'adresse sinon à mon député ?

    Celui-ci doit à présent savoir, après les élections régionales, que je ne suis pas le seul à avoir été indigné et que ces « explications » qui consistaient à « dédouaner » les représentants locaux pour charger les représentants nationaux n'ont convaincu personne. Je veux bien que ses amis et lui ne soient pas « coupables » mais pour moi, ils sont « responsables », tout au moins d'un défaut de communication, sinon pour quelles raisons faire partie d'un « système » ? 

     

  • Cohérences ?

    Le « problème » de la sécurité du monde est-il lié à l'affrontement entre plusieurs « vérités » révélées ou au combat éternel de l'accès à l'égalité ? J'avoue que je ne sais plus, peut être à tout cela et plus encore. Au point que même un systémicien ou un sémanticien éclairé (souriez ! c'est un peu la même chose) est incapable de faire le tri et de faire des pronostics sur nos chances de nous en tirer sans trop de mal !

    L'expérience de travail en commun à partir d'un texte de Raymonde D. a été fructueuse et je vous remercie pour votre coopération. Je n'ai pas encore répondu à tous, mais çà va venir. En attendant je vous propose un écrit de Gérard Brazon, un ami internaute particulièrement « productif » et qui, à mon sens, éclaire bien la problématique dans la manière d'exposer SA réalité....n'est ce pas Manfred ?

    A vos claviers !

    Amitiés à tous !

    Pourquoi l'antisionisme est une nouvelle forme d'antisémitisme.

    J'ai envie de vous faire partager un texte de Michel Garroté de drzz.info qui nous explique pourquoi l'antisionisme devrait-être considéré, si nous étions cohérent, comme une insulte raciale au même titre que l'islamophobie (création récente des fondamentalistes musulmans à Durban 1).  

    Son explication est tout à fait logique dans ce pays ou la logique et le bons sens ont désertés depuis longtemps les esprits.

    Je sais que l'antisionisme est devenu une arme contre Israël et singulièrement contre les juifs. L'antisémitisme en tant que tel est un sujet tabou du fait de la Shoah et condamnable juridiquement dans beaucoup de pays comme en Europe. L'antisionisme est un nouvel axe pour faire de l'antisémitisme sans le dire ouvertement. Les pays musulmans sont passés maître en la matière. En France, l'extrême gauche et la bien pensance aussi et particulièrement à travers la lutte pour l'"indépendance palestinienne".

    Les "victimes" et les gentils sont les musulmans et les noirs, les colonisateurs sont Israéliens et Juifs et les racistes sont blancs et franchouillards. C'est toujours le même fil rouge conducteur qui dénote les comportements des antisionistes et des nouveaux dictateurs de la pensée correcte. Les pays occidentaux subissent cette dictature de la pensée. Une dictature de plus.

    Pourtant, Israël à droit à la sécurité de son territoire comme tout pays libre et indépendant. Israël est menacé en permanence et les pays occidentaux font le choix, non pas de soutenir les frères israéliens, mais de soutenir les Palestiniens du  Hamas en finançant, aux frais du contribuable, des écoles primaires qui forment des gamins à la haine du juif. Faut-il rappeler que du temps ou la cis-jordanie était sous l'autorité des Jordaniens, il n' y a jamais eu de demandes d'indépendance palestinienne. La question est : pourquoi cet acharnement envers un peuple dont l'histoire est faîte d'extermination et de souffrance. Quel est le pays qui accepterait d'être sous la menace permanente et sujets à des attaques suicides ou sous les roquettes de groupes nazislamistes comme le Hetzbollah et le Hamas? Ce pays qui n'a cessé d'abandonner des territoires tampons, comme le sud Liban, le Sinaï, la bande de Gaza ne semble n'en faire jamais assez. En retour, c'est le terrorisme qui a germé sur ces anciennes zones tampons et la vindicte des Européens tétanisés par la peur de manquer de pétrole.

    Je fais partie de ces hommes qui pensent que nous avons un devoir envers Israël. Si ce ne peut-être celui d'être son allié militaire comme les États-Unis du moins, celui de le soutenir en évitant d'être, au minimum, le complice par défaut du terrorisme anti-israèlien.

    Je vous laisse lire cet extrait et si vous voulez en savoir plus, vous pourrez aller lire l'ensemble sur Drzz.info. 

    Gérard Brazon

                   (...) L'Eglise catholique condamne l'antisionisme comme une forme masquée d'antisémitisme. L'Eglise catholique formule cette condamnation dans une déclaration conjointe rendue publique - mais guère mentionnée par les médias - en juillet 2004 à l'issue d'un forum réunissant juifs et catholiques. La condamnation catholique de l'antisionisme fait ensuite l'objet - le 30 juillet 2004 - d'un article de Shlomo Shamir dans le journal israélien Haaretz. Dans la déclaration conjointe l'Eglise catholique met l'antisionisme en rapport avec l'antisémitisme en 2004 à Buenos Aires lors d'un colloque de religieux, d'universitaires et autres personnalités juives et catholiques. L'antisémitisme est décrété inacceptable quelle que soit sa forme y compris celle de l'antisionisme qui est devenu une manifestation d'antisémitisme souligne la déclaration conjointe. Ilan Steinberg - directeur du Congrès Juif Mondial - un des organisateurs du forum qualifie la déclaration conjointe de moment historique. Pour la première fois l'Eglise catholique reconnaît dans l'antisionisme une agression non seulement contre les Juifs mais contre le peuple juif en tant que tel. D'éminentes personnalités juives qualifient cette déclaration publique de soutien de l'Eglise catholique face à l'antisionisme. Par le passé, le sionisme était qualifié de racisme, et cette déclaration fait maintenant de l'antisionisme lui-même une forme de racisme.

    (...) Les conditions de vie déplorables des chrétiens orientaux en terre d'islam ont pour corollaire la volonté de détruire « l'entité sioniste », Israël. De même, si Israël redevenait une terre majoritairement musulmane, les conditions de vie des chrétiens orientaux seraient encore pires. Concrètement, les dirigeants des pays musulmans ne reconnaissent ni l'Etat d'Israël, ni la liberté religieuse des chrétiens orientaux en terre d'islam et ces deux refus participent d'une même idéologie.

    (...) L'antisionisme est une idéologie haineuse qui se drape dans la soi-disant défense des droits de l'homme. Si le monde occidental n'est plus antisémite pourquoi ne le prouve-t-il pas dans ses actes ? C'est facile de faire mémoire de la Shoah tout en refusant aux Juifs une terre un peu plus conséquente que la ridicule portion de territoire dont ils disposent actuellement au Proche Orient. La ville israélienne de Netanya sur la Méditerranée est à 12 km de la ville arabe de Tulkarem, donc à portée de roquettes, obus et missiles palestiniens. Israël s'est retiré du Sinaï. Israël s'est retiré du Sud-Liban. Israël s'est retiré de la Bande de Gaza. Résultat : le Sinaï est un lieu de transit pour les armes qui finissent à Gaza. La Bande de Gaza est une république islamique : le Hamastan. Le Sud-Liban est une enclave iranienne dominée par la légion étrangère et mercenaire du Hezbollah. La Judée Samarie est dominée par les milices armées claniques, par le Hamas et par les milices armées du Fatah. L'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en Judée Samarie - concrètement sur le terrain - c'est du pipeau. Mes confrères journalistes le savent pertinemment. Ils ont peur de l'écrire parce qu'ils ont peur des milices palestiniennes. En réalité, l'Europe vit dans le mensonge. L'Europe fait la part belle aux milieux islamiques. L'Europe a peur du terrorisme arabe et l'Europe a peur de perdre le pétrole arabe. L'Europe paiera ses peurs très cher.

     (...) Michel Garroté du blog drzz.info