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20/08/2020

Le changement

Les réformes économiques permettant de redresser la France donnent lieu à un malentendu.

Des hommes de bonne volonté pensent que nos élites politiques sont égarées, qu'elles ne savent pas ce qu'il faut faire, et proposent des mesures permettant de se remettre sur une bonne trajectoire. Ils pensent de bonne foi que la question est de leur ouvrir les yeux.

Or je pense que le problème n'est pas du tout là. Si je critique souvent de façon lapidaire nos élites, je ne les sous-estime pas.

La haute fonction publique française est constituée de personnes fort intelligentes, qui savent parfaitement ce qu'il faut faire et l'ont compris depuis longtemps.

En résumé, trois axes d'action sont nécessaires : 1. Une réduction des dépenses publiques et du millefeuille réglementaire. 2. Une reprise de souveraineté sur les secteurs stratégiques, particulièrement lorsqu'ils utilisent des hautes technologies. 3. Une reprise de souveraineté monétaire.

Mais nous sommes dans une situation bien connue des écoles de management : tout le monde sait pertinemment ce qu'il faut faire, pourtant personne ne le fait.

Pourquoi ? Parce que celui qui engagerait l'action aurait trop à y perdre personnellement en termes de risques pris et de privilèges personnels.

Les mesures à mener ne demandent pas une si grande intelligence mais beaucoup de courage. Celui de se confronter à la caste de ses pairs hauts fonctionnaires et d'entamer une nouvelle lutte contre les privilèges. Trop de forteresses, de baronnies, de noyaux durs seraient à briser. Il faut également le courage de heurter de front l'union européenne.

Nos élites ne manquent pas de capacité de réflexion, mais leur cynisme surpasse très nettement leur intelligence.

Le problème n'est donc pas de savoir quoi faire, mais de savoir comment changer profondément les hommes et leur mode de fonctionnement pour mettre en œuvre des actions que tout le monde reconnaît comme nécessaires depuis longtemps, mais à titre privé.

Marc Rameaux

A mon avis vouloir changer les hommes prendrait trop de temps ...2 ou trois mille ans n'y suffirai pas !

La réponse est d'ordre cybernétique si j'ose ! Ce ne sont pas les hommes qu'il faut changer Il faut introduire plus de régulation, plus de contrôles, plus de remédiations au sein des "systèmes". Il faut arrêter de pérenniser les tâches, les fonctions afin d'assurer l’efficacité de l'action.

Réaliser un programme d'action n'exige pas la spécification détaillée des agents d'exécution

Une fonction peut être assurée par n'importe quel agent et l'action s'organiser à partir de valeurs simplement objectives et ce pour au moins 90 % des tâches

N'est ce pas ainsi que fonctionne un organisme humain et ...une usine robotisée ?

Francis-claude Neri
http://semanticien.blogspirit.com/

20 08 20

23/07/2020

Info stratégie

 
Je voudrais revenir sur la notion "d'info groupes" reprise par David Duquesne et apparemment de nouveau çà n’accroche pas politiquement.
 
A ces municipales ratées pour cause de Covid les "localistes " ont gagnés ...c'est évident !
Bon il ne faut pas attendre de ce pouvoir qu'il reconnaisse SA défaite et celle ci s'exprime fortement par la fracture culturelle.
Cette fracture culturelle nous amène à poser la question suivante : quelle est la menace la plus importante que la France ait à anticiper ?
Les actions terroristes , les forces barbares ?
Ou bien sa perte de puissance ? Son repli en terme économique et monétaire ?
 
La France fut un empire dominant elle ne supporte pas la remise en cause de sa suprématie, nous l'avons dit, économique et monétaire ...mais non plus sa suprématie militaire et diplomatique ?
Elle ne devrait pas s'en faire ce n'est pas celui qui a la plus grosse bombe qui l'emportera , mais celui qui aura compris le concept "d'information dominantes"
 
Quelle marge de manœuvre reste t'il à la France pour défendre les intérêts géoéconomiques du pays contre les intérêts américains et ...Chinois ?
Une marge de plus en plus étroite ! Mais une marge qu'elle peut utiliser pour gagner...à la condition de s'engager sur les stratégies à définir en matière de combat asymétrique ? De privilégier le local et le national.
Ceci induit des modalités d'organisation plus transversales et un management par projet ou la disposition de l'information à la base doit être favorisée.
Il lui faut croire en la technologie qui transforme l'organisation et qui rend possible en retour, l’effet de levier induit par cette même technologie

18/09/2019

Le néandertalien

Une « réflexion » d’un ami concernant les « changements » en particulier démographiques actuels me fit  penser que notre époque à des résonances avec ce qui se passait il y a environ 12 000 ans ...et que les mêmes causes produisent, encore, les mêmes effets.

Nous n’avons toujours pas assimilé l’idée que l’effet rétroagit toujours sur la cause.

Je pense comme lui qu’il nous faut revenir à l'idée fondamentale qui dit que l'homme ne saurait penser sa liberté à la manière d'une déconstruction rageuse de la civilisation dans l'oubli de ses racines et de ses mémoires.

Il doit consentir à un monde dont il lui appartient de poursuivre l'aménagement en sachant qu'il ne sera que de passage ...et tout ce que nous pouvons proposer ne sont que des solutions de continuité.

Ce que ne sut faire le néandertalien ...
Pourtant son cerveau dépassait celui du sapien-sapien (1500 CC contre 1200) Faut dire que les femelles néandertaliennes avaient un bassin plus large; la tête passait mieux !

Bref il n’a pas su "changer"...il n'a pas supporté la fin de l'âge glaciaire et le réchauffement climatique ...durerons nous autant que lui malgré tout ? 

Francis-claude Neri

Durant l’ère glaciaire il n'y avait pas beaucoup de grottes accessibles. La plupart étaient sous le permafrost...Il faisait froid, mais il pleuvait peu et le soleil était éclatant, cela devait être suffisant.
Le Néandertal avait la belle vie. Il tuait son mammouth qu'il planquait sous la neige et la glace ...sous le permafrost  il suffisait de creuser un mètre de profondeur pour s'aménager un réfrigérateur naturel.
ll savait chasser et se couvrait de peaux de bêtes, il faisait du feu.
Avec sapien-sapien, il su cohabiter environ un millier d'années et ce n'est pas la faute de sapien s'il disparut : un météore venu de l'espace, des éruptions volcaniques, le dérèglement du gulf-stream [1]qui provoqua le réchauffement climatique et c'était bon pour lui.
Une thèse supposait un croisement avec sapien, mais l'analyse des mitochondries à partir des restes découverts ces dernières années démontre le contraire.
L'existence de Néandertal est liée aux conditions de l’ère glaciaire. Lorsque cette ère toucha à sa fin, la disparition des gros mammifères scella aussi le destin de l'homme de Neandertal !

Francis-claude Neri

17 09 19

L'unité de base de la société humaine est indubitablement la famille fondée sur le couple et non pas le groupe de femelles (voire de mâles) comme chez les singes anthropoïdes ou chez les lions qui seraient les "modèles" de l'organisation collective de l'homme.
Le principe de base de la "horde" humaine c'est la coopération, pas la réponse individuelle. Cette coopération s’établit à partir du couple mâle et femelle.
C'est cette "organisation" de base, cette "cellule" , ce binôme qui depuis l'homme primitif constitue l'organisation collective.
La base de ce fonctionnement est le "contrat" entre les sexes; la loi non écrite selon laquelle l'homme apporte une grande part de la nourriture dont la femme a besoin et vice versa.
Cette division du travail instaure un "altruisme réciproque" dont chacun des intéressés tire un profit supérieur à ce qu'il (et elle) pourrait se procurer égoïstement et ce que ne peut procurer un couple de femelles (et encore moins de mâles).

Quand aux enfants ....!!

Qu'on se le dise !

Francis-claude Neri

http://semanticien.blogspirit.com/

17 09 19

 

 

[1] https://www.youtube.com/watch?v=CIJJ4X0cv94