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07/08/2014

Causes et effets

Observer bien chaque événement, même répétitif qui parvient à votre connaissance et vous constaterez qu’il n’a jamais les même causes, jamais les mêmes effets.

Si vous voulez résoudre un problème de quelque ordre qu’il soit, et ne pas seulement en constater l’existence, vous devrez prendre acte de la complexité du monde et réviser sans cesse vos représentations, vos attitudes et vos comportements.

La résolution des problèmes complexes ne pourra être faite qu’à partir de notions qui intègrent la complexité, la totalité, la globalité, la régulation et le contrôle des systèmes y compris le système que vous connaissez le moins bien…vous-même !

Francis NERI

07 O8 14

06/08/2014

Modélisation et prospective

Ceux qui savent comment observer, noter, relier des événements qui deviennent signaux, puis scénarios sauront se souvenir que le basculement contre les Etats-Unis, qui aujourd’hui dégénère en conflit avec la Russie et peut être bientôt avec la Chine, ne date pas d’hier, mais il peut être « daté » d’un événement que peu d’observateurs ont relevé et encore moins mis en « prospective ».

Au mois d’octobre 2009, la Russie, la Chine et les pays d’Asie centrale regroupés au sein de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) décidèrent de se passer du dollar pour leurs échanges commerciaux, notamment de pétrole pour faire perdre au dollar son rôle dominant.

En 2009, les échanges entre ces pays ne représentaient que 0,3 % du commerce mondial et la hausse du Yuan n’était pas recherché par la Chine. Les Etats-Unis bousculés par la crise des "subprimes" n’ont pas réagi à ce moment là.
Pourtant il s’agissait bien de construire un système financier et économique alternatif et concurrent aux Etats-Unis et nous le voyons bien aujourd’hui ; les échanges commerciaux entre la Russie, la Chine et surtout l’Europe se sont intensifiés.
Les Etats-Unis alertés se décident alors à réagir. Ceci explique l’Ukraine et l’attitude de Poutine qui ne bougera pas tant que la Chine ne se rangera pas officiellement dans son camp et il n’utilisera que l’arme financière et économique.
Du coté Européen l’Allemagne toujours aussi pragmatique ne renoncera pas à ses marchés extérieurs à l’Europe et à court terme respectera une stricte neutralité, la France et le reste de l’UE suivra. Il n’y aura donc pas de « guerre » autre qu’économique et un nouvel équilibre va s’instaurer.

L’Amérique deviendra une puissance relative, perdra son hégémonie et le monde redeviendra multipolaire. Le fanatisme Islamiste ne sera plus utile. Il sera éradiqué et nous avancerons vers une nouvelle période, plus vertueuse, plus régulée, plus économe, plus égalitaire, mieux contrôlée.

Une certaine forme de Marxisme peut ré-exister s’il sait compléter l’observation de la situation politique, économique et sociale avec la situation de la Terre, de la survivance de l’Humain sur terre.
Un noble projet pour des esprits ouverts à l’approche systémique !

03/08/2014

Appariements sélectifs

La problématique locale et globale, c’est la grande difficulté que pose la régulation des inégalités sociales dans la société post-industrielle, ainsi qu’à la difficile construction d’un modèle social qui permette d’attribuer une place digne à chacun.

La « pyramide des besoins » constate l’existence d’un décalage entre le réel et l’imaginaire, les attentes et les possibilités, produit par la mondialisation des images dans une société post-révolution technologique.

Cette discordance pose un problème majeur dans la mesure où les attentes des individus sont rarement en accord avec leurs possibilités réelles.

Dans ce contexte, l’action de régulation ET de contrôle se verrait-elle attribuer comme mission de réduire le décalage entre les désirs et les capacités effectives des individus, de façon à ce que chacun puisse s’intégrer de façon satisfaisante dans la société ?

Ce qui suppose qu’il soit possible de dire ce qui fait la différence entre désirs et besoins des individus et des groupes

Doit on alors concevoir un système économique et social « différentiel », adapté aux nécessités de chaque frange de la population et de chaque classe sociale, pour que la « Société  redevienne un facteur de promotion de la justice sociale ?

Cela pose la question de la mixité sociale et des appariements sélectifs. Dans l’état actuel des choses et compte tenu des différences culturelles, cultuelles considérables, des niveaux d’éducation et de compétences, il semble qu’il nous faut envisager plutôt le regroupement en « isolats ».

L’appariement sélectif serait le trait d’union du XXI siècle. Pour certains d’entre nous cela pourrait s’apparenter à une fuite et à une action de survivance.

Nous entrons donc dans une zone de conflits sociaux et d’affrontements considérables qui se dérouleront à partir de nos nouvelles forteresses.

Mais le pire n’est jamais certain n’est ce pas ?