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13/11/2015

Mémoire et Identité

« Mettons nos cerveaux en réseaux »

Le langage fait émerger des comportements collectifs. C’est un outil dont dispose l’espèce humaine pour développer les interactions entre les individus. Il est de ce fait un vecteur des comportements, il participe de la construction des attitudes.

Il infléchit ces attitudes et ces comportements. 

L’homme marque sa différence avec les animaux supérieurs, non par sa base génétique, mais par sa capacité à s’approprier des acquis culturels qui altèrent - inhibent ou renforcent- les mécanismes innés du comportement.
C’est là que nous voyons l’importance de nos acquis culturels qui à travers le langage se font ou se défont à partir des outils de communication que nous possédons.
Le WEB en est un, face de bouc par exemple, mon blog et mon email pour ce qui me concerne. Pour l’instant ils peuvent encore nous permettre, comme jamais il n’a été possible, de « mettre nos cerveaux en réseau » afin de se remettre en phase avec nos acquis culturels nés de la combinaison de l’inné et de l’acquis qui a fait de nous ce que nous sommes dans un territoire et un contexte donné.

Acquis culturels qu’il nous appartient de remettre en cause s’ils nous paraissent inadaptés.
Mais en aucun cas nous ne permettrons à des « remplacistes » de nous imposer leur culture de mort.
Il est encore utopique d’envisager de leur part des modifications techniques du patrimoine de l’espèce, mais cela va venir et plus tôt qu’on ne le pense à mon sens.
En revanche, j’observe que la technique permet une transformation très rapide des acquis culturels et nos ennemis ne s’en privent pas afin de nous réduire dans le chaudron d’une masse culturelle unique et interchangeable.
Notre seule chance c’est de lutter sur ce terrain et avec la même arme : la communication, celle qui organise, enseigne et soigne, pas celle du marketing de masse et des manipulateurs du comportement.

Les réseaux sociaux peuvent nous aider, à nous de savoir les utiliser à notre avantage : et pour commencer, « mettons nos cerveaux en réseaux » et en cohérence sur des objectifs communs.

 

Francis NERI

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12/11/2015

La complexité du monde

La complexité…est encapsulée.

La chercheuse et ethnographe américaine danah boyd (Wikipédia, @zephoria) rappelle que pour elle, l’internet était un “portail vers la complexe société interconnectée dans laquelle nous vivons”.
“Je regardais les activistes utiliser la technologie comme un levier pour connecter les gens d’une manière nouvelle, alors que les gens du marketing utilisaient ces mêmes outils pour manipuler les gens pour gagner de l’argent.
J’ai arrêté de croire alors que la technologie seule pourrait produire l’illumination”. “A mesure que les outils sont devenus plus populaires et se sont répandus, ce qui était en jeu n’était pas la réalisation des désirs idylliques des premiers développeurs, mais une complexité de pratique qui ressemblait plutôt au bordel de la vie quotidienne.”

Je pose la question : pourrons nous un jour « mettre nos cerveaux en réseaux » pour nous connecter « de manière nouvelle » et non pas au bénéfice des « activistes » ni de celui des multinationales de la consommation, du NOM ou encore des divers complexes militaro-industriels ?

Francis NERI
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21/10/2015

Angela Merkel

Elle est le sujet de ces derniers temps. Et elle est devenue sujet d'interrogation pour ceux que séduisaient sa rigueur, son style de gouvernance. Ou de réprobation pour qui s'inquiétait de son impérialisme européen. Ou encore, à l'inverse, sujet de reproches lorsqu'on la trouve totalement inféodée à la politique américaine. Comme si ce n'était pas une constante de la politique extérieure allemande, y compris au temps de De Gaulle, Adenauer et du traité de l'Elysée, y compris encore vingt-cinq ans après l'extinction de la menace soviétique qui pouvait alors justifier l'Alliance Atlantique mais ne la justifie plus ...  Il y a encore ceux - ils pourraient bien avoir raison - qui sont d'avis qu'Angela Merkel n'est pas vraiment le grand dirigeant que l'on a cru, qui pensent qu'on l'a créditée de trop de qualités, qu'elle est trop soumise à l'émotion, qu'elle varie au rythme des fluctuations de l'opinion, qu'elle est pétrie d'idéologie. Que grosso modo, elle se situe dans la même médiocrité moyenne que ses homologues dits occidentaux. Son comportement assez irresponsable à l'origine de l'invasion migratoire en cours tend à accréditer ces derniers points de vue. D'où l'intérêt de la brillante analyse que fait ici Eric Zemmour. Qu'il a publiée dans la dernière livraison du Figaro magazine. 

LFAR 

Analyse d’ Eric Zemmour

« Jusqu'à l'été, les réfugiés étaient reconnaissants d'être chez nous. Ils demandaient où était la police, où était le centre d'enregistrement, où ils devaient aller. Aujourd'hui, ils quittent les .centres d'accueil, ils commandent un taxi et disposent étonnamment de l'argent nécessaire pour parcourir des centaines de kilomètres à travers l'Allemagne. Ils font la grève parce que leur logement ne leur convient pas, ils font des histoires car ils n'aiment pas la nourriture. » 

Thomas de Maizière est le ministre de l'Intérieur allemand. Il a d'abord approuvé la politique des bras ouverts décidée par Angela Merkel. Depuis, la chancelière lui a ôté la gestion de ce dossier. Dans les camps, des réfugiés musulmans agressent les chrétiens. Les services secrets allemands, affolés, alertent leurs autorités au sujet de la présence de nombreux agents dormants de l'Etat islamique parmi les « réfugiés » accueillis avec des fleurs par la population. Le ministre-président de la Bavière, pourtant allié CSU de la chrétienne-démocrate Merkel, a reçu triomphalement Viktor Orbàn à Munich, alors même que le Premier ministre hongrois est le premier opposant à la politique allemande de répartition des « migrants » dans l'Union européenne. Les militants du mouvement anti-islam Pegida retrouvent de la voix à Dresde. Affichent le portrait d'Angela Merkel en Mère Teresa qui a fait la une du Spiegel avec cette légende : « Mutter (mère) Terrorresia », tandis que certains manifestants rappellent avec une rare cruauté qu'« Angela Merkel n'a pas d'enfants ». Après elle, le déluge. La chancelière allemande n'en a cure. Elle continue de répéter en boucle : « Nous y arriverons. » Il y a cinq ans, elle affirmait, tout aussi péremptoire : « Le multi-culturalisme, ça ne marche pas. »

Une majorité d'Allemands est désormais inquiète ; la cote de popularité de la chancelière s'affaisse. La population allemande se réveille de son rêve pour reprendre pied avec la réalité. Comme si, par un étonnant retournement historique, la rationalité était devenue l'apanage du peuple, tandis que les élites restaient confinées dans l'univers de l'émotion, alliant, en Allemagne, le calcul économique du patronat, avide de main-d'œuvre pas chère, et le tourment de la culpabilité du nazisme.

Les immigrants venus de Syrie, d'Irak, mais aussi d'Afghanistan ou d'Erythrée, et tous ceux, du Maghreb ou du Kosovo, qui profitent de l'aubaine pour se fondre dans leur flot, ne tarit pas : 800 000, I million, 1,5 million sont successivement annoncés. Deux millions attendent dans les camps turcs. Merkel se précipite à Ankara chez Erdogan pour qu'il n'ouvre pas les vannes en grand. Angela Merkel a paru enivrée des acclamations universelles qu'a suscitées son choix généreux ; le temps est venu de la gueule de bois.  

Eric Zemmour