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Systémique et complexité - Page 63

  • Un monde futuriste

    Projetez-vous dans un monde futuriste. Un monde où tout serait facile, où la technologie faciliterait grandement votre quotidien. Tapotez une recette de votre choix sur ordinateur et par miracle votre diner est prêt. Présentez-vous sur une plateforme de téléportation et la machine ultra sophistiquée vous propulse vers la destination de votre choix en un éclair.

    Combien de temps cela vous prendrait-il vous, hommes ou femmes, du 21e siècle pour vous acclimater à ces merveilleuses technologies?

    Cela dépendrait de vos capacités bien sûr, mais en tout état de cause votre ambition personnelle vous pousserait à dompter et à domestiquer ces nouvelles technologies dans l'idée d'évoluer et pour parfaire votre existence.

     Aussi comment expliquer que des populations qui immigrent en France se complaisent à reproduire leur mode de vie médiocre voire misérable qu'ils ont laissé derrière eux ?

    N'est-ce pas pour trouver une vie meilleure que l'on fuit dictature, pauvreté ou famine ?

     Comment peut croître économiquement un pays qui intègre des individus imperméables à l'évolution ?

    L'intégration est balayée d'un geste de la main par des gens qui se refusent à la moindre concession en faveur du pays qui les accueille. Évoluer ne les intéresse pas, c'est une notion qui leur est inconnue. Pour ne parler que de l'Afrique, vous prenez ce continent il y a 100 ans, il y a 50 ans et aujourd'hui, rien n'a changé, reprenez-le dans 100 ans ce sera toujours la même civilisation improductive, particulièrement avec l'expansion de l'islam.

    En même temps les idées progressistes sont inutiles sous gouvernance socialiste puisqu'on régresse plus que l'on progresse, voilà pourquoi on ouvre grandes les portes de la maison France, afin de trouver de futurs électeurs qui seront d'accord sur tout pourvu que l'on finance leur médiocrité.

    Lise Baylac

     

  • Souveraineté populaire et démocratie

    Etymologiquement, "démocratie" signifie "le pouvoir au peuple", autrement dit la participation de tous les citoyens aux décisions sur les sujets d'intérêt collectif. L'origine grecque du mot s'explique par l'importance historique de l'exemple donné par la démocratie athénienne dans l'Antiquité. Tous les citoyens d'Athènes étaient amenés à se réunir pour décider de la gestion des affaires communes.

    Les notions de "démocratie" et de "souveraineté populaire" sont pratiquement synonymes, à condition de ne pas assimiler la souveraineté populaire au seul principe du suffrage universel, qui ne suffit pas à garantir un mode démocratique de gouvernement, du fait, par exemple, que les candidats à la gouvernance ont depuis longtemps pris conscience qu’il suffisait de désinformer et de "déséduquer" un peuple pour le priver de sa souveraineté et de faire une fois au pouvoir l’inverse de ce sur quoi ils se sont engagés.

    Le Président Hollande en est le dernier et le parfait exemple.

    Cela conduit à souligner l'importance de la nature de l'information transmise par le système éducatif et par les médias aux citoyens et aux futurs électeurs.

    Cela pose aussi la question de la place des minorités, et de leur importance compte tenu, au mieux de leur faible poids électoral, au pire, de leur absence totale de participation à la vie politique.

    L’exemple de l’absence totale d’influence politique du Front National sur le « système » est éloquente.

    Enfin, le droit de vote des étrangers par exemple, reste une menace sur la souveraineté nationale. Agitée périodiquement par les tenants du multiculturalisme et du mondialisme qui, en cela, souhaitent « diluer » la souveraineté populaire et nationale pour mieux la manipuler et « transformer » le peuple de France.

    Celle-ci doit rester assimilée à la souveraineté nationale si l’on veut conserver l’essence même de l’identité et de la « qualité intrinsèque » d’un peuple.

    Cela pose aussi la question du « retour » de l’information (rétroaction) qui dépend de la « qualité » de celle-ci et non pas de sa quantité.

    La manipulation de l’information, de l’éducation, de la réalité historique, ont atteint un tel niveau de désinformation que nous pouvons considérer que c’en est fini de la démocratie et du peuple souverain.

    En conclusion, nous pouvons affirmer, avec force et conviction, qu’il nous appartient, après avoir libéré la France de ses oligarques, de libérer les médias et l’éducation nationale.

    Notre premier devoir serait d’apprendre au peuple à DISTINGUER, à porter sur les choses, les gens, les événements SON regard et ensuite SA main !

    Je rappellerai donc, une nouvelle fois, un des « NON AXIOME » du Systémicien : « S’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre, distinguer pour mieux agir »

    Francis NERI
    28 08 14

     

     

  • Le programme économique souverainiste

    Le programme économique « souverainiste » est-il viable?

    Par Lucien SA Oulahbib 

    L'idée centrale de ce programme, au-delà de ses diverses approches idéologiques, est de considérer que la maîtrise retrouvée de la création monétaire permettrait, comme aux USA au Japon en UK en Chine en Russie, Israël…, de renouer avec la croissance donc le plein emploi, la prospérité etc… Est-ce si sûr ?… Avant d'aller plus loin observons deux points en quelque sorte préalables:

    1/l'indépendance monétaire n'est pas en soi garante de prospérité : l'Algérie, l'Égypte…, nombre de pays dans le monde ont eux aussi leur "souveraineté" monétaire sans que cela soit un facteur tel qu'il garantisse les promesses tant agitées en France. D'autres facteurs sont donc aussi à l'oeuvre à l'évidence…

    2/Certes, les pays cités plus haut abondent de liquidités, et ont ces temps-ci des résultats supérieurs à ceux de la zone euro, mais est-ce si probant (d'autant que l'on ne peut pas comparer les pays qui partent de plus bas comme la Chine et la Russie) ? En effet, le niveau de vie tout comme le pouvoir d'achat ne semblent pas avoir (re)décollé de façon si significative malgré  l'arrosage monétaire constant.  Par ailleurs l'on sait que cet accroissement de liquidités a cependant des répercussions non prévues (agrégation fortuite) sur le reste de l'économie mondiale (externalités négatives) parce que faute d'investissements rentables dans des économies atones ou corrompues les liquidités créés vont acheter de la dette étatique à taux extrêmement bas (comme en France) ce qui permet de continuer de vivre à crédit (mais à petits feux) dans le status quo, bref, c'est l'état stationnaire qu'a déjà connu l'Europe avant la révolution industrielle du 19ème siècle (tant décriée de nos jours).

    Mais admettons que ces deux points soient des préalables discutables et écartons les.

    Entrons alors dans le vif du sujet : posons qu'un futur gouvernement en France décide de retrouver sa souveraineté monétaire. Pourquoi faire ?… Question idiote ! diront les intéressés parce qu'il s'agira avec cet argent créé de "booster" l'économie en particulier les TPE/PME, de relancer en même temps la consommation en augmentant les salaires, déjà des fonctionnaires et les prestations sociales, ensuite de tous les autre salariés mais à crédit donc puisque la croissance et donc les marges ne seraient pas encore reconstituées…

    Néanmoins, admettons encore qu'à terme cela jouera sur le bâtiment, la consommation de biens, et donc la croissance…

    Sauf que ce schéma, idyllique, nécessitera quelques modifications de taille que certains ont cependant eu l'honnêteté d'annoncer :

    - si la demande ainsi s'accroît, rien ne dit que cela soit des biens produits en France qui en bénéficieraient d'emblée ; par ailleurs si la production redémarre, et comme nous sommes toujours en situation concurrentielle, rien ne dit également que les entreprises boostées par de l'argent quasi gratuit fassent produire français.

    - Pourquoi ? Parce que les coûts sociaux sont tels qu'en définitive la quasi gratuité de l'argent emprunté ne compensera pas ou si peu les déficits engrangés puisque en final le consommateur préférera toujours acheter moins cher malgré son salaire revalorisé.

    On peut certes discuter ces points.

    Mais allons à l'essentiel du propos : comme je le disais plus haut les protagonistes de ce retour à la souveraineté monétaire ont prévu ces objections en proposant des rétorsions: taxes sur les produits étrangers issus du "dumping social" (il faudra faire la liste) contrôle des frontières pour vérifier le contenu des containers des camions etc, enfin interdiction d'employer des travailleurs étrangers en dehors des barèmes salariaux français. Tout ceci nécessitera d'alourdir la bureaucratie, de la payer (à vie puisque le statut des fonctionnaires est garanti par tous les protagonistes du souverainisme alternatif).

    Est-ce que toutes ces mesures auront les résultats escomptés ? Pas sûr, surtout évidemment à court et moyen terme. Entrons encore plus dans le détail : va-t-on (sur)taxer tous les produits fabriqués en Chine (championne du dumping social) mais vendus sous des marques françaises ? Ne parlons pas des mesures de rétorsion, on en voit un avant goût avec ce qui se passe entre la Russie et l'UE, sur un problème géopolitique il est vrai. Par ailleurs, et en admettant qu'un téléphone français voit le jour, la réorientation des consommateurs français vers des biens produits en France ne va pas aller de soi, déjà pour des raisons de prix (supra) mais surtout des problèmes d'approvisionnements car l'on ne passe pas facilement à une production de masse sans une infrastructure adéquate, ne serait-ce que le transport… or le fret et le maritime sont à l'abandon, il faudra les remettre à niveau en créant là aussi de la monnaie et à foison parce que toutes ces structures de l'économie étatisée en sont grandes consommatrices.

    Mais ce n'est pas tout.

    Est-ce que ces tentatives de redémarrage vont résoudre pour autant les problèmes du rapport au travail avec son turn over extrêmement rapide dans les métiers difficiles (par exemple dans la restauration, la boulangerie, l'industrie) ? Et le problème des retraites, de la santé, leurs déficits abyssaux, ces derniers vont-ils être réduits par la création monétaire ? Admettons encore que tout cela soit envisageable, l'expérience montre que la préférence pour la liquidité qui n'est pas contrebalancée par une demande forte à la fois interne et externe, peut entraîner une dévalorisation de la monnaie en dehors de l'immobilier au sein des grands centres urbains, des placements divers, s'entend ; or, cette dévalorisation va entraîner un surcoût concernant les achats fondamentaux extérieurs en matière par exemple de gaz, de pétrole, de machines outils, d'autant qu'il faudra bien payer avec une monnaie internationale.

    D'aucuns promettent alors plutôt un retour au "serpent monétaire", la France payant par exemple toujours en euros ces achats extérieurs du fait que le nouveau franc serait toujours arrimé à la zone euro ; sauf que cette hypothèse est loin d'être évidente, parce que déjà la France s'en allant rien ne dit que l'Allemagne reste ; par ailleurs, quelle serait l'intérêt de la zone euro d'acheter des francs dévalorisés du fait d'une croissance non encore là?... 

    Mais admettons qu'il faille voir le verre plutôt plein. L'accroissement de liquidités en soi ne garantit cependant pas le décollage économique. Pas plus que l'accroissement de la bureaucratie pour contrôler toutes les nouvelles normes en place. Sans parler des tensions sociales accrues si des tentatives de réformes sont envisagées allant dans le sens d'une meilleure efficacité. Nombre d'autres variables sont à prendre en compte pour asseoir un solide renouveau en la matière. Ne parlons pas des problèmes de formation, de cohésion sociale, de renouveau des quartiers déshérités pour lesquels la distribution d'une manne ne suffira pas pour les restructurer : des dizaines de milliards ont été déjà déversés depuis plus de trente ans, pour quels résultats?…

    En fait ce n'est pas ainsi qu'il faudrait procéder pour retrouver une souveraineté réelle de la Nation France. Pas en tout cas par son étatisation même élargie. Mais la pleine responsabilisation du citoyen auquel on ferait réellement confiance parce qu’après tout lorsque l'on prétend gouverner en son nom il faut bien qu'il puisse non seulement avoir son mot à dire mais qu'il puisse réellement le réaliser. C'est du moins ce que je tente de défendre dans Intérêt général et Bien Commun… En pure perte je le crains tant le microcosme se demande plutôt comment être "vraiment" de gauche ou être "vraiment" de droite alors que le pays se demande semble-t-il comment devenir "la" France… De demain.

    Lucien SA Oulahbib 23/8/2014     

     ........

    Un vieux rêve Marxiste mon cher Lucien !

    Dans la réalité, rétablir la démocratie en rendant leur sens aux élections est encore et toujours une utopie, surtout en s’incluant dans l’UE. Comme tu le sais, des Etats (27) que l’on force à appliquer un programme commun çà ne marche pas surtout s’ils ne sont pas nés ensemble, et d’une même culture.

    D’autre part, les puissances d’argent n’en veulent pas vraiment et elles sont là dessus d’une vigilance sans cesse en éveil. Ils veulent en dehors de tout conflit sérieux les opposant, maintenir la paix sociale pour leurs affaires.

    Comme tu le sais, la première condition pour maintenir la paix sociale consiste à faire en sorte que le peuple ait le sentiment de son impuissance.

    Pour cela, lorsque la subversion menace, les « gens de bien » s’organisent pour faire tenir les foules tranquilles.

    Le reste est affaire d’autorité. C’est à dire appliquer la force qui obtient une obéissance consciente.

    C’est ce qu’attendent de nous nos maîtres, ni réaction, ni révolution.  L’immobilisme social : le gouvernement de l’oligarchie républicaine des « libéraux » par les « libéraux » pour les « libéraux » (Tu peux, à ta guise, remplacer « libéraux » par « riches » ou par « capitalistes » …les mots n’ont plus que le sens que l’on veut bien leur donner).Bref le Nouvel Ordre Moral, c’est à dire l’alliance du sabre (l’empire militaro-industriel Occidental) du goupillon (même islamiste) et du coffre fort (même Saoudien ou Qatari) est fait pour durer encore un bon moment.

    La seule réponse possible EST globale (régulation, contrôle, sanctions) systémique…mais elle n’est pas …et de loin dans l’intérêt des puissants et il faudra bien la leur ARRACHER !

    Bon courage en attendant !    

    Francis NERI

    24 08 14