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05/06/2018

Effondrement ?

« La crise politique en Italie et l’ampleur des bulles spéculatives sont lourdes de menaces et un krach peut désormais se produire du jour au lendemain.

Le taux des emprunts français est actuellement au maximum de 1,3 % (inférieur à l’inflation). Certains, à très court terme, sont même négatifs (ils rapportent au Trésor) mais ils risquent de monter en quelques semaines à 8 % (voire 15 % ou 30 %), obligeant le gouvernement à réagir brutalement, car au-dessus de 4 %, ils sont insoutenables. Nous ne pourrons pas faire défaut sur la dette, car nous sommes en déficit primaire (hors remboursement des emprunts, nous dépensons 40 milliards de plus que ce que nous percevons). Le gouvernement préservera à tout prix l’euro, car l’union monétaire a été sans doute une grave erreur économique, mais il serait suicidaire de renoncer à elle, sauf à provoquer la ruine totale du pays. L’image la plus juste est celle des passagers d’un train lancé à toute vitesse et dont les freins viennent de lâcher.

Il aurait été, bien sûr, préférable de ne pas emprunter ce train, mais ceux qui sauteront commettront une folie, car ils se tueront. Il vaut mieux rester dans le convoi en priant pour qu’il ralentisse.
Pour sauver notre pays, des solutions existent. Elles sont, certes, peu agréables, mais elles sauveront l’essentiel. Le gouvernement saisira 30 % des assurances-vie et des livrets au-dessus de 20.000 euros, à l’instar de ce qui se passa à Chypre. Il récupérera, ainsi, 700 milliards qu’il utilisera auprès des banques pour se procurer des liquidités. Il fera, ainsi, redescendre la dette à 60 % du PIB, la rendant soutenable. On donnera en échange, aux Français spoliés, des titres (à 1 % d’intérêt) qui ne seront remboursés que si la situation se rétablit (peut-être jamais). Cette mesure sera bien acceptée par la population, car elle touchera les « riches ». Si cette potion ne suffit pas, le gouvernement prendra une mesure bien plus impopulaire. Tous ses remboursements (dont le traitement des fonctionnaires) se feront à 80 % en euros et à 20 % en reconnaissance de dettes cessibles, une « fausse monnaie » – comme ce fut le cas en Argentine – qui prendra très rapidement de sa valeur jusqu’à ce que sa valeur réelle tombe à 25 % de celle de départ. Les Français seront obligés de s’en débarrasser très vite, ce qui stimulera l’économie.

Grâce à une inflation à 20 %, la crise se terminera rapidement, mais un grand nombre de Français seront appauvris. »

Christian de Moliner
Boulevard Voltaire

Mais c’est bien sur …fallait y penser…aller j’y retourne immédiatement …à mon jardin planter une rangée de pommes de terre … vais en avoir besoin pour nourrir ma famille !

31/05/2018

Que veulent les créationnistes ?

Savoir si l'homme a été "créé" d'argile d'un coup, comme ça, en même temps que les dinosaures, ou s'il est l'un des stades actuels de l'évolution des espèces animales, au fond quelle importance ? Si les créationnistes se focalisent sur cette question de culture scientifique, que veulent-ils vraiment ? On peut vivre très heureux en croyant fermement à la création biblique ou en considérant l'évolution comme une évidence, ça n'empêche pas de dormir.

Alors les créationnistes et les Haroun Yaya de tous poils ils veulent quoi ? Ce qu'ils veulent, c'est faire taire la voix de la raison, faire disparaître toute forme de réflexion et d'esprit critique. La science (la vraie) c'est la liberté de penser, et de n'admettre une chose comme vraie que lorsqu'on en est intimement convaincu au terme d'une réflexion personnelle que n'est venu brider aucun tabou. Si le darwinisme est aujourd'hui reconnu comme une vérité établie, c'est que tous ses détracteurs ont eu le droit de le remettre en question, et ont fini par reconnaître que c'était bien la vérité.

Vouloir imposer la croyance aveugle à la lettre d'un texte présenté comme "divin", "sacré", c'est soumettre la liberté de penser à l'autorité d'un dogme qui n'a pas de comptes à rendre. On tente de soumettre les hommes en deux phases.

- étape I : exiger le "respect" des croyances. C'est à dire imposer à ceux qui n'y croient pas qu'au nom du "respect des convictions religieuses des croyants" ils ont l'obligation de présenter la version biblique ou coranique à égalité avec les vraies connaissances scientifiques. Donc mort de l'esprit critique.

- étape II : exiger le "respect" des religions. C'est à dire interdire la critique et la remise en question des "livres saints" et des "prophètes". On a vu l'étape II à l'œuvre lors des manifestations violentes contre les caricatures de Mahomet, et un groupe de pression tente de faire voter à l'ONU une résolution interdisant formellement la "diffamation des religions", c'est à dire l'expression de leur critique ou de la contradiction de leurs dogmes. Donc mort de la liberté de pensée et d'expression.

Cette étape est déjà atteinte dans les pays musulmans, ou la loi interdit toute expression publique qui contredirait l'islam. En Suisse les islamistes ont obtenu l'interdiction d'une pièce de Voltaire "jugée offensante pour l'islam".

Quand ces deux étapes auront été atteintes, le pouvoir des leaders religieux sera établi sur l'humanité. Peu leur importe que les gens croient ou pas, dans le secret de leur cœur, à leurs affirmations gratuites, puisqu'il leur sera interdit de s'y opposer tant en actes qu'en paroles.

Même dans les pays démocratiques il sera légal d'exiger que l'on expurge les bibliothèques de tous les livres "jugés offensants" pour les religions. Ça va faire de la place... La science ne sera tolérée que dans les limites fixées par les religieux. En poussant les choses à l'extrême Juifs et musulmans intégristes auront le droit de faire interdire le cinéma, la peinture figurative, la photo, sous prétexte que c'est une offense à leur religion. Les musulmans intégristes, même minoritaires, auront le droit en principe d'exiger que toutes les femmes soient voilées car sinon c'est une offense à leur foi, et il sera interdit de les contredire.

Au fond, est-ce cela le but ?

Fritz Helmut Dabber

31 05 2018

 

29/05/2018

Renan nous avait prévenus

"L'islamisme ne peut exister que comme religion officielle; quand on le réduira à l'état de religion libre et individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'État, comme l'a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l'est encore en Espagne, c'est la religion excluant l'État...

Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d'Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L'Islam est la plus complète négation de l'Europe; l'Islam est le fanatisme, comme l'Espagne du temps de Philippe II et l'Italie du temps de Pie V l'ont à peine connu; L'Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile; c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle, pour le mettre en face d'une éternelle tautologie : Dieu est Dieu..."


Ernest Renan
1862, Collège de France

Fritz Helmut Dabber

29 05 18

Renan nous dit aussi: "La critique ne connait pas le respect. Elle juge les dieux et les hommes"
Cette irrévérence puissance portant sur toute chose un œil ferme et scrutateur est par son essence même coupable chez nos "bien pensants" de lèse majesté divine et humaine.

Francis-claude Neri

29 05 18