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15/08/2014

Petit rappel sur la question de l’analyse

La méthode analytique Elle procède par décomposition du sujet. On décompose un ensemble en ses éléments constitutifs, ses éléments essentiels, afin d’en saisir les rapports et de donner un schéma général de l’ensemble. 

La méthode systémique La méthode systémique consiste à considérer l’objet d’étude comme un « système », c’est-à-dire comme un ensemble d’éléments complexes en relation de dépendance réciproque. Elle vise à schématiser cet ensemble afin d’aboutir à une modélisation qui permette d’agir sur lui. Le chercheur peut y recourir dès qu’il est possible de définir un système (objet d’étude structuré et délimité). 

La méthode systémique implique nécessairement une simplification que le chercheur ne doit pas perdre de vue pour ne pas tomber dans des généralisations abusives. Pour une meilleure fiabilité de la méthode systémique, il convient de varier les points de vue sur un même objet d’étude et combiner plusieurs approches pour mettre en évidence tous les aspects de la problématique posée. Quelle que soit la méthode utilisée, il existe trois étapes dont il convient de respecter l’enchaînement : 1) observation des faits 2) élaboration d’hypothèses 3) vérification ou validation des thèses 

Voyons ce qui fait actuellement la différence entre deux méthodes d’analyse :

La méthode analytique

Qui procède par décomposition du sujet.

On décompose un ensemble en ses éléments constitutifs, ses éléments essentiels, afin d’en saisir les rapports et de donner un schéma général de l’ensemble.

Nous sommes tous en ce moment impliqués dans la "réaction" plutôt que dans la prospective.

Ce qui nous conduit le plus souvent à analyser une situation à partir d'un raisonnement Aristotélicien (linéaire et binaire : de cause à effet) et à laisser parler nos émotions plus souvent que la raison.

Voyons comment l’on peut « mieux » : s’élever (prendre du recul) pour mieux voir, relier les évènements entre eux pour mieux les appréhender (comprendre) et distinguer les plus signifiants pour mieux AGIR sur la « complexité » des situations.  

La méthode systémique

La méthode systémique consiste à considérer l’objet d’étude comme un  système, c’est-à-dire comme un ensemble d’éléments complexes en relation de dépendance réciproque. Elle vise à schématiser cet ensemble afin d’aboutir à une modélisation (prospective) qui permette d’agir sur lui. Le chercheur peut y recourir dès qu’il est possible de définir ce système (objet d’étude structuré et délimité).

La méthode systémique implique nécessairement une simplification que le chercheur ne doit pas perdre de vue pour ne pas tomber dans des généralisations abusives.

Pour une meilleure fiabilité de la méthode systémique, il convient de varier les points de vue sur un même objet d’étude et combiner plusieurs approches pour mettre en évidence tous les aspects de la problématique posée.

La méthode analytique, n'est pas incompatible avec la systémique. Elle est suffisante pour analyser les évènements non complexes.

La méthode systémique (et son application BAYESIENE) résout plus facilement les problèmes complexes, par exemple une conjonction de crises – économique, financière, alimentaire, énergétique, climatique – aux caractéristiques et aux temporalités différentes.

Enfin, nous avons à prendre conscience que la réalité n’est pas une somme de faits, aussi « vrais » soient-ils !

Si l’on change ses représentations, on modifie la réalité.

J’engage à interroger les représentations et figures qu'a pu prendre la singularité dans la pensée occidentale et à devenir « singulier » 

A utiliser l’approche systémique pour traiter les problématiques rencontrées aux différents niveaux de réalité :

1) Au premier niveau "physique" est la réalité objectale nécessaire et insuffisante des êtres, faits et objets repérables, observables, quantifiables et mesurables directement par tous, pour peu qu'ils le veuillent (application BAYESIENE par exemple)

 2) Au deuxième niveau "social" est la réalité psychique imaginaire des significations et valeurs conférées aux éléments et systèmes de la réalité objectale précédente. Ainsi, un "fait" ne devient évènement que par ses effets et répercussions dans l'esprit  des personnes.

Lorsque tout est oublié, il n'y a plus d'évènement, seulement un fait enregistré dans quelques archives. Pour qu’un fait devienne réalité il faut le faire vivre.  

Vous aimez votre pays, vos valeurs, votre culture, votre civilisation, alors faites vivre les évènements, les attitudes, les comportements, les pratiques que vous voulez rendre réels et qui contribuent à leur pérennité.... 

« Ceci « EST » un message ! » 

Francis NERI

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09/05/2013

Islamisation et systémique

II semblerait que nombre d’entre vous hésitent encore à poster leurs réflexions sur ce blog. Je les comprends, nous vivons une période historique où toute opinion, même corroborée par des faits, et qui soit non-conforme à la « bien pensance » risque de nous attirer bien des   «ennuis».

Je remercie ceux qui le font directement et par mail (iese67@gmail.com). Je vous invite à faire de même.

Ce qui semble majoritairement vous interpeller, et vous inquiéter, c’est la montée de l’islam radical en France. Vous pensez même que c’est la cause première de nos soucis.

Vous n’êtes pas seuls, 67 % des Français pensent comme vous et ce chiffre est en constante augmentation. Vous êtes donc des réactionnaires « populistes »… je vous en félicite !

Personnellement je pense que c’est plutôt une conséquence, celle de notre complaisance envers des pouvoirs qui nous trompent et nous abusent  depuis 40 ans.

Alors si l’on veut bien évoquer la question de l’islamisation comme partie d’un ensemble à ne pas isoler des autres « composantes » de la « problématique », on peut considérer qu’il y a ceux qui en vivent, ceux qui en parlent et ceux qui la combattent vraiment.

L’enjeu est trop important pour rester au niveau du discours protestataire « résistant ». Il s’agit de défendre par des actes notre civilisation, nos codes sociaux, nos acquis, notre mémoire, notre identité et d’assurer un avenir à nos enfants.

Nous devons être en phase avec une majorité de peuples Européens, montrer la voie d’une approche globale et interactive de la « problématique », de son statut de « complexité ».  Redonner espoir et  montrer que rien n’est perdu, que l’heure du réveil de la raison identitaire partagée a sonné en France et en Europe ! 

Les questions qui se posent de manière lancinante pour un systémicien, une fois cette «finalité» définie, sont les suivantes : que voulons et pouvons nous faire ? Avec qui et avec quels moyens ? Comment « réguler » un systéme devenu fou et revenir au « contrôle » ? 

Je suis à votre disposition pour développer à partie des « entrées » suivantes et selon vos affinités et compétences : Islamisation, Economie, Social, Financier, Ecologique, Bulles temporelles, Contexte, Culturel, Cultuel ou tout autre « item » que vous proposeriez. 

L’objectif serait de parvenir au processus suivant : Analyse systémique, modélisation, action de régulation, contrôle et … on recommence : Analyse, nouveau modèle, action etc… 

Francis NERI

Institut Européen de Systémique Expérimentale

IESE67@gmail.com

21/09/2010

La nouvelle communication

Je pense qu'il est important de vous faire part d'une piste "nouvelle", approchée par Tiziana Terranova, que n'aurait pas désavoué Grégory Bateson ou Henri Laborit s'ils avaient eu connaissance du développement de l'information numérique.

Le numérique est à l'origine d'une abondance d'informations qui est à la base d'une nouvelle communication. Mais cela ne va pas sans nouveaux problèmes. Si l'information est abondante, elle risque de perdre toute valeur. C'est à ce niveau qu'intervient l'analyse systémique qui développe l'attention. C'est à dire la capacité d'abstraire de l'information les éléments que nous estimons  signifiants, permettant d'améliorer notre connaissance objective et d'orienter nos émotions vers un comportement raisonnable.

Nos attitudes et nos comportements seront d'autant mieux adaptés aux situations nouvelles qui bousculent nos quotidiens, qu'ils seront plus « en phase » avec les contextes, les lieux et les bulles temporelles au sein desquelles nous vivons.

Il s'agit, en fait, pour ceux qui veulent changer le monde et forcer le destin, de lire ce qui flotte confusément dans l'atmosphère d'une époque, de s'en emparer si l'on y adhère, d'en porter l'étendard avec émotion, connaissance et raison gardée.

"Ce que l'information consomme est assez évident : l'information consomme l'attention de ceux qui la reçoivent. Du même coup, une grande quantité d'information créée une pauvreté de l'attention et le besoin de répartir efficacement cette attention entre des sources très nombreuses au milieu desquelles elle pourrait se dissoudre."

Dans cette vision, l'attention est considérée comme une rareté qui peut être échangée et comme une aptitude biologique. Elle est abordée sous le double angle de l'économie et des neurosciences. Or, selon Tiziania Terranova, il s'agit d'une conception restrictive de l'attention, car elle ne peut pas être séparée de sa source subjective.

Elle fait un détour par Marx et Gabriel Tarde pour montrer que s'il est important de s'intéresser à la vie du cerveau, ce doit être pour redonner de la force aux valeurs de culture et de social, ces deux valeurs n'étant pas à la périphérie, mais au coeur, de ce que l'on doit considérer pour comprendre l'économie de l'attention.

L'attention est une ouverture vers l'extérieur. Il s'agit d'une rencontre qui s'effectue dans la relation : l'attention est construite conjointement par le sujet, en corrélation avec le cerveau, le corps et la myriade de connexions dans lesquelles nous sommes pris.

En conclusion, Tiziana Terranova pose que l'attention n'est pas seulement le résultat du fonctionnement d'un cerveau individuel, comme les neurosciences semblent le dire, elle ne peut pas non plus être réduite à un bien échangeable. L'attention, selon elle, est un processus dans lequel la production de valeur est inséparable de la production de subjectivité. Elle est le produit de l'invention et de la diffusion de désirs, de croyances, et d'affects qui nous sont communs.

A nous de savoir  réguler les trois composantes : émotion, connaissance, raison.

C'est sur ces bases qu'à Résistance Républicaine nous avons développé une stratégie de reconquête, en phase avec ce qui flotte encore confusément dans l'atmosphère de notre époque. Faites nous confiance, nous y adhérons et saurons nous en emparer, que ceux qui partagent notre « futurible » nous rejoignent ...vite ! Il est encore temps de « changer le monde » avant qu'il ne nous change !




Tiziana Terranova enseigne les media studies à l'Université de East London