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22/01/2015

Charlie Hebdo

L’émotion laissant progressivement place à l’analyse, il est temps d’observer l'Evènement Charlie Hebdo avec un peu de recul.

Socialement, l’analyse systémique consiste à se représenter un individu, un groupe comme un système, orienté vers un but et en interaction dynamique avec d’autres systèmes- individus, d’autres groupes-systèmes qui forment des ensembles-systèmes (les nations).
Ces nations-systèmes sont elles-mêmes orientées vers un but et en interaction dynamique …de plus en plus dynamique et de moins en moins orientées vers un but commun.
Pour se faire une idée (prospective) de ce qui se passe ou de ce qui peut se passer si nous laissons les interactions se dérouler sans régulation et sans contrôle, nous devons observer les interactions et les rétroactions entre les systèmes, distinguer celles qui « chauffent » les systèmes et risquent de les faire exploser.
Nous aurons alors une chance de pouvoir agir en amont d’un événement pour le prévenir. 
Ce qui peut paraître complexe à réaliser pour un individu isolé est accessible pour un groupe, aisé pour une nation et enfantin pour un « ensemble » mondial surfant au sommet des nations.

Appréhender correctement « ce qui se passe » permet d’agir pour ne pas réagir !

Pour ce qui concerne l’événement « Charlie hebdo » ce ne fut pas le cas. Il était aisé même pour un individu isolé de « prévoir » qu’une telle tragédie allait se produire.
Nous pouvons donc légitimement nous demander pour quelles raisons le pouvoir actuel a laissé se dérouler l’événement sans intervenir en amont pour le stopper alors que l’issue était prévisible ? Et même constater qu’au final c’est à lui qu’il profite !
Et ce constat est terrible !
Le pouvoir actuel n’a probablement pas « organisé » cet événement mais nous pouvons penser non sans inquiétude qu’il l’a laissé s’organiser et qu’il l’a géré avec habileté et à son avantage.

La cote de popularité du président augmente de 21 points, et celle de Manuel Valls, de 17 points. Elle va atteindre des sommets…il ne leur reste plus qu’à durer et nous faire oublier le chômage, l’économie à la traîne, l’insécurité, le désastre de l’UE, la mondialisation prédatrice etc…

Et remettre çà en 17 !

Sommes-nous tous d’accord ?

Francis NERI
22 01 17

28/12/2014

Régulation, contrôle, remédiation.

Nous allons vers une "société de la connaissance" et la seule question qui se pose encore c'est celle du COMMENT et QUI y accédera... pas tous certainement.

Sans progrès scientifique majeurs y compris en sciences humaines, l’homme ne contrôlera pas sa destinée. Sans avancées significatives le genre humain ne pourra se protéger de sa propre disparition.

Quelqu’un pourrait il nous fabriquer un algorithme pour réguler et contrôler le "bordel" ? Le monde entier lui en serait reconnaissant.

Penons l’économie par exemple !

Sa forme actuelle, dérégulée, financiarisée et mondialisée est fortement « criminalogène ». 
Le choix politique et idéologique de la déréglementation des marchés, couplés à l’essor des technologies (robotisation par exemple) et l’extension de la mondialisation, ont offert des opportunités aux comportements criminels et aux fraudeurs.

Ce n’est donc pas la « nature » du système dit libéral qui est en cause, mais bien les pratiques de la plupart des « acteurs » de l’élite politique, économique, financière, sociale, culturelle, médiatique etc. 

Les comportements criminels se banalisent, deviennent de moins en moins marginaux et sont de plus en plus acceptés comme étant inévitables par les peuples résignés, voire même jalousés par certains qui ne peuvent accéder au pouvoir de se servir au détriment de celui de servir.
Le crime …de plus en plus et de mieux organisé, bien vendu aux peuples est devenu une dimension du système global lui-même.
Il faut donc poser le bon diagnostic sur la réalité du fonctionnement du système tel qu’il est devenu.
Il ne s’agit pas d’un  véritable complot mais plutôt de la convergence d’intérêts et de comportements criminels favorisés par un système devenu progressivement déviant.
Des parades issues de la société civile se mettent en place (c’est ce que nous faisons sur nos blogs, nos groupes et nos pages). Mais dans le rapport de puissance actuel, seuls les Etats peuvent parvenir à réguler, contrôler les systèmes et sanctionner les acteurs qui dévient.     

Et il n’y a pas d’autorégulation possible, c’est un vœu pieu. Les mauvais comportements chassent les bons !
L’Etat doit donc, face à ces pouvoirs transnationaux, rester le siège ultime de la souveraineté et des libertés.
Si le peuple de France reconquiert cette souveraineté, il pourra imposer l’Etat de droit et de devoir et entreprendre la reconquête « politique, économique, financière, sociale, culturelle, médiatique » etc.

C’est la raison pour laquelle, sur ce blog, ce groupe et ces pages, nous soutenons le projet de Marine Le PEN car nous croyons encore possible la démocratie élective et l’émergence de la volonté populaire, y compris dans un esprit critique, de participer à son avènement.   

Francis NERI

28 12 14

 

11/12/2014

Théories neuro-quantiques

« Penser et créer notre réalité, pour …s'épanouir ? »

Je ne crois pas à un conflit classique entre L’Europe, la Russie et les USA. 

C’est une question d’option optimale pour les trois « joueurs » (ou ensemble de joueur).  Chacun va vouloir chercher la bonne option, celle qui sert ses intérêts.
La gestion de la complexité n’est pas une lubie. La mondialisation et la compétitivité nous  plongent dans la complexité et celle-ci est comme un tissu composé d’éléments différents qui forment un tout qu’on ne peut décomposer. Ce tout existe par les interactions des divers éléments.
Il faut bien appréhender cette notion de « complexité » qui ne signifie nullement« compliqué ». Ce qui est compliqué peut être facilement décomposé en éléments (ou étapes) et on peut « comprendre » et résoudre le problème. Ce qui est complexe indique que nous n’avons pas toutes les données (grande pluralité d’éléments).

Appréhender le complexe est de l’ordre de la conception plutôt que de l’analyse qui nous cache la globalité. 
Un « tout » complexe n’est pas réductible à ses parties, c’est la raison pour laquelle pour « comprendre » ce que « fabriquent » les joueurs en présence, il faut d’abord identifier les joueurs « dominants » et « apprécier » leurs interdépendances.

Personnellement, je raisonne à partir de trois « joueurs » (j’ai conscience d’abstraire) car je ne puis en prendre plus (interactions trop complexes) Les USA, la Russie, la Chine.
L'objectif (théorie des jeux) est de modéliser des situations, de déterminer une stratégie optimale pour chacun des agents, de prédire l'équilibre du jeu et de trouver comment aboutir à une situation optimale.
Dans les jeux coopératifs, on étudie la formation de coalitions entre les joueurs afin d’obtenir de meilleurs résultats pour leurs membres. 
Dans un jeu séquentiel, on peut spécifier l'ordre des décisions de sorte qu'un joueur peut décider de sa stratégie conditionnellement à ce qu'ont joué les autres joueurs précédemment.
On appelle jeu à somme nulle ou jeu strictement compétitif, les jeux à deux joueurs dans lesquels l'intérêt de l'un des deux joueurs est strictement opposé à l'intérêt de l'autre joueur. Si les préférences des joueurs sont représentées par une fonction de gain ou une fonction d'utilité, alors la somme des deux fonctions est toujours égale à 0.
Les échecs, le tarot ou le poker sont des jeux à somme nulle car les gains de l’un sont très exactement les pertes de l’autre.
(Dans certains cas, les deux joueurs peuvent perdre).
Le jeu d'échecs et le jeu de go sont des jeux séquentiels. Chaque joueur a sa propre séquence et joue à tour de rôle ! 

Poutine joue très bien aux échecs…il n’y aura pas de guerre.

La partie EST régulée ET contrôlée....semble t'il, car les joueurs savent qu'il n'y a qu'une voie possible : le gagnant/gagnant ! Ils vont tacher de répartir les pertes sur ceux qui sont en dehors du jeu...les petits joueurs satellites qui jouent des parties à la marge en espérant être à la bonne "table" un jour !!

Francis NERI

11 12 14