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30/07/2009

Vers une théocratie Occident/Orient ?

« La théocratie (du grec theokratia, de theos, dieu et kratos, pouvoir, gouvernement de Dieu) est un système politique où la légitimité politique découle de la divinité. La souveraineté y est exercée par la classe sacerdotale, qui cumule pouvoir temporel et religieux. »

Wikipédia

 

Une théocratie universaliste peut-elle émerger ?

Oui si elle parvient à rassembler le « marché » du religieux !

 

Une situation d'oligopole se rencontre lorsque sur un marché il y a un nombre très faible d'offreurs (vendeurs) et un nombre important de demandeurs (clients). On parle aussi de situation de marché oligopolistique.

 

Allons nous plutôt vers une théocratie judéo-chrétienne en réaction à la théocratie islamiste ?

 

C’est possible ! Aussi, mieux vaut prévenir que guérir, car il ne faut pas avoir beaucoup d’imagination pour comprendre dans quel drame l’humanité se trouverait. Le conflit entre juifs et musulmans, même qualifié de guerre entre sionistes et islamistes, pour des questions de territoire, en est la prémisse. Conjugué à la crise écosystémique, consumériste, démographique, sociale, économique, énergétique et j’en oublie, il ne resterait plus qu’à faire ses valises vers l’au-delà, s’ils veulent bien de nous là haut ce qui n’est pas sûr du tout !

C’est la raison pour laquelle un livre « Les chemins de l’avenir » lance un appel pour que se conjugue la raison, la connaissance et l’émotion, c'est-à-dire une alliance entre ce que l’Orient et l’Occident ont de meilleur. Cette union pourrait constituer une matrice d’actions capable de fabriquer pour le monde un avenir commun plutôt que de le subir. Ce n’est pas simple, en terme de coresponsabilités et de choix collectifs, mais avons-nous d’autres possibilités ?

Ces actions mondiales, urgentes, rapidement mises en œuvre, coordonnées et déclinées à tous les niveaux devront répondre à un formidable défi : la société humaine émergente devra être capable de modifier la structure de sa demande en plaçant l’éthique, la responsabilité et la solidarité au cœur du moteur de son évolution.

Nous sommes face à notre destin, nous réussirons tous ensemble, ou échouerons, ce qui ne veut pas nécessairement dire que nous disparaîtrons. La question sera de savoir par qui et comment nous serons régulés et supervisés.

Ce livre est donc seulement la description d’un futur possible mais de plus en plus probable.Il illustre un espace de choix qui hélas se réduit en même temps que s’accentuent les effets de seuil[1] et la convergence des crises. Il décrit des conséquences irréversibles pour lesquelles seule notre génération peut encore tenter quelque chose. C’est dire quelle est notre responsabilité envers nos enfants !

Conjuguez la force des trois religions monothéistes et vous verrez apparaître une théocratie mondiale qui serait rapidement en position d’oligopole.

Le XXI siècle deviendrait « religieux ou pas » disait quelqu’un que l’on ne nomme plus. Jusqu’à présent cela me paraissait impossible. Mais à bien y réfléchir !!             



[1] En sciences, notamment en physique, biologie et économie, l'effet de seuil désigne l'apparition d'un phénomène à partir d'une valeur donnée d'une variable. L'effet de seuil se distingue des lois continues et lisses pour lesquelles le phénomène apparaît au fur et à mesure de l'augmentation (ou de la diminution) de la valeur de la variable. Wikipédia

 

14/04/2009

Nos Identités

Il n’y aura pas de France et pas d’Europe durables sans construction d’une identité commune. Et au-delà, d’une identité universelle, cosmosystémique.  Or, mémoire et identité sont une seule et même chose et, la construction d’une identité nationale est nécessairement basée sur des valeurs issues de notre mémoire, de notre histoire commune. Nos valeurs sont d’influence gréco romaines, latines, judéo chrétiennes et issues du siècle des lumières. Elles sont donc plurielles et, si les peuples européens sont sensibles aux apports des cultures extérieures, ils accueillent et intègrent celles qui ne sont pas en rupture et en opposition avec leur culture et rejettent les autres. Comment, en effet, ne pas s’inquiéter sérieusement de ces immigrants qui loin de chercher à se fondre dans la civilisation des pays occidentaux, s'organisent en minorités agissantes pour développer leur culture et maintenir leur identité ?

Comment se comprendront ces "nouvelles sociétés" : jeunes, violentes et passionnées, se sentant volontiers incomprises, avec nos sociétés "mûres", sceptiques, éprises de sécurité et de mesure ?

L’échec du projet européen montre bien que rien ne peut se faire sans le consentement explicite des peuples.

L’on ne répétera jamais assez que la culture est avant tout basée sur des valeurs et, pour que des chocs culturels ne se déclinent pas en violents affrontements sous forme et sous couvert de conflits d’intérêts économiques ou sociaux, il faut examiner les objectifs et les fins des cultures qui, actuellement, se heurtent, dans le monde entier, aux valeurs et à la culture occidentale, en particulier européenne.

C’est le cas de la culture islamiste intégriste qui, loin à présent d’être minoritaire, tend à prendre rapidement le contrôle du monde musulman et ne cesse sur notre propre sol de contester nos valeurs en particulier démocratiques, nos lois et nos règles en tentant d’imposer les leurs, souvent dans un esprit de revanche et de conquête.

Les migrations de peuplement tendent à la modification rapide des équilibres démographiques  en leur faveur. Un travail de sape discrédite depuis trop longtemps notre histoire, nos valeurs et notre culture occidentale menacées maintenant dans leur essence même et sur nos propres territoires.

Il nous faut à présent identifier ces valeurs et ces cultures dans ce qu’elles ont d’essentiel, d’universel, d’actuel et de commun, les préserver, les promouvoir dans et avec des pratiques économiques et sociales qui en sont issues, dans l’esprit d’une autorité retrouvée.

Les préserver, les enrichir d’une approche orientale de valeurs à conjuguer librement et les promouvoir car la France et l’Europe n’existeront socialement, économiquement et politiquement qu’à partir d’une identité culturelle commune. Si nous ne voulons pas avoir à combattre pour la France et pour l’Europe, il nous faut éduquer et socialiser à partir et autour de nos valeurs et de nos cultures, de nos pratiques sociales régulées par le droit et par nos règles morales et éthiques qu’il faut inculquer aux nouveaux arrivants et rappeler à ceux d’entre nous qui les auraient oubliées.

C’est à cette tâche prioritaire, à notre niveau de responsabilité et avec les moyens à notre disposition que nous devons nous atteler. Chaque Français doit être en mesure de relever le défi, c'est-à-dire de tracer des possibles et de transmettre, d’éduquer, de former, de socialiser. De comparer et de promouvoir nos systèmes de référence, car ils en valent bien d’autres, à commencer par l’estime, le respect de soi et la fierté de nos origines.

Oui c’est à l’intérieur, et à l’intérieur seulement, d’un système donné de références qu’il faut savoir accueillir, demander, recevoir donner ou refuser.

Oui, c’est à cette condition que nous pourrons rester libres et manoeuvrants, ouverts et bienveillants, conscients du poids de notre histoire et responsables de notre futur et de l’avenir économique et social de nos enfants.

Les politiques prétendant à nos suffrages feraient bien de réfléchir à ce qui pourrait conduire les Français si les inquiétudes et les attentes de ce type n’étaient pas prises en compte.  

 

 

24/04/2006

L'approche systémique

L’approche systémique du fonctionnement des groupes sociaux n’est pas simplement une pratique relevant de la psychothérapie, c’est aussi, et je dirai en premier, une école de pensée qui élabore au quotidien des méthodes et des moyens pour permettre aux êtres humains d’établir un meilleur rapport avec la réalité.
Cette réalité est faite de communications ou encore, que chacun de nous entre en relation avec lui même, avec les autres et avec l’ensemble social, en particulier ce que l’on peut désigner par l’Institution.
L’hypothèse première que je propose est que l’harmonisation de ces relations passe par un équilibre à trouver en permanence entre ces trois axes ou encore par une mise en cohérence des trois systèmes.
L’hypothèse seconde sur laquelle je m’appuierais pour développer la première est qu’il faut redéfinir la réalité en terme de perceptions et de réactions. La réalité serait la résultante de nos interactions, du lieu de notre observation, des outils utilisés et du langage dont nous nous servons pour traduire notre représentation de cette réalité.
Dans cette hypothèse, la réalité n’existe pas en tant que telle, elle est celle que nous voulons qu’elle soit. Il y a autant de réalités possibles qu’il y a d’individus porteurs de leur réalité.
Ce que nous sommes est le produit de ce que nous pensons être dans la réalité que nous avons construite et que nous assumons, dépassons, transformons  ou encore subissons.
Cela fait de nous des individus libres et manoeuvrants capables, s’ils le veulent et le peuvent, de se libérer de leurs conditionnements inadaptés, de réformer le cadre étroit de leurs schémas mentaux, de leurs représentations, de leur vision du monde, et de leurs relations trop souvent devenues pathologiques.
Considéré de ce point de vue, tout « recadrage » doit être proposé comme une remédiation qui est la conséquence d’un apprentissage inadapté lors du processus initial de construction du sujet.
Nous pourrons alors logiquement déduire de ces hypothèses que les troubles individuels, relationnels et sociaux sont la résultante d’un apprentissage défectueux, d’une éducation inadaptée, d’une socialisation non prescrite, et d’une prévention inconséquente.
Une théorie générale de la communication devrait être en mesure de proposer des finalités, des pratiques, des méthodes et des moyens éducatifs, socialisants, préventifs et de résolution des dysfonctionnements.
Cela peut être conduit par un cadrage initial dés le plus jeune âge et un recadrage périodique élaborant et modifiant la perception de la réalité et des réactions des individus.
Se pose alors une grave question éthique qui constitue en quelque sorte ma problématique. Si nous voulons que chaque individu devienne libre, manoeuvrant, en pleine santé physique et mentale, avons-nous le droit sinon le devoir de le conditionner selon une « normalité » et une « réalité » que nous aurions décidé comme étant la meilleure adaptation possible à son environnement, dans l’intérêt bien compris et gagnant/gagnant du  système  individu, celui de l’autre, comme du système social ?
J’invite chacun de mes correspondants concernés par les rapports sociaux à m’aider dans la résolution de cette « injonction paradoxale » en me faisant part de leurs réflexions et de leurs expériences.