Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/06/2015

Effondrement ?

Ce qui devrait s’effondrer est absolument gigantesque.
Alors « on » fait quoi ?

En gros depuis De Gaulle, les politiques expliquent à ceux qui les ont élus qu’ils ne peuvent pas faire grand chose contre les marchés financiers, la délocalisation, l’explosion du chômage et les inégalités, les guerres de religions, la dégradation de l’écologie planétaire etc.
Ils nous ont pourtant assurés que l ‘Europe était faite pour çà, que sans elle point de salut et qu’il fallait nous abandonner à cet empire sans empereur identifié.
Ce renoncement conduit, nous le voyons bien à la disparition de la démocratie, son implosion, sa désactivation.
Résultat, nous ne pouvons plus élire des représentants capables de mettre en œuvre des choix collectivement décidés, de construire un projet de société.
Nous ne sommes donc plus en démocratie et c’est finalement volontaire car nous préférons jouir du présent, nous protéger individuellement plutôt que de penser et de faire naitre un autre monde possible.
La tentation hédoniste est trop forte, après tout, « après moi le déluge ».
Nous sommes donc en route vers un futur dont nous n’espérons plus qu’il soit meilleur.

C’est par la pensée systémique, par la complexité et la transdisciplinarité, en pensant autrement, en reliant les savoirs et les compétences que nous pourrons dépasser la résignation et le fatalisme actuel.

A nous de jouer ?!

Francis NERI
13 06 15

08/11/2010

Le Biocentrisme et les défis fascistes.

 

Cette fois ci Gérard Charollois fait fort. A le lire on peut penser que l’espoir n’est plus dans son cœur. Jusqu’à présent, j’avais le sentiment qu’il croyait que l’homme, malade du futur, puisse encore s’auto réguler. J’avais beau lui dire que, pour moi, le contrôle de l’aventure humaine était perdu, rien n’y faisait. Pour lui, l’écologie sauverait le monde que nous connaissons !

Aujourd’hui, il concède que le pire n’est pas impossible.

Il faudra pourtant bien continuer à vivre et s’il le faut dans l’angoisse : stop à la croissance par l’étranglement de l’économie en raison du manque de matières premières, l’insuffisance de la production agricole, l’épuisement des réserves d’eau douce et d’énergie, l’explosion anarchique de la population mondiale, l’irrésistible aspiration à l’égalité des peuples du tiers monde, l’inégalité de la répartition du revenu mondial.

Tout çà c’était avant la crise globale, la montée des communautarismes, le 11 septembre et j’en passe.

Dans 2OOO ans, peut être que l’homme, s'il est encore là, saura enfin concilier la connaissance objective, l’émotion et la raison…ce n’est pas demain la veille, il n’y a qu’à demander à « roustons républicains » il a le couteau entre les dents !       

Allez à vous Gérard !

 §

Tous les pouvoirs politiques, jusqu’à ce jour, par-delà leurs variantes, parient sur l’inaptitude de la société humaine à accéder à la responsabilité et à l’exercice de la liberté.

L’homme, pour les élites dirigeantes, est un animal grégaire, agressif, cupide, irrationnel qu’il faut guider, contenir, conditionner.

Tous les pouvoirs, y compris dans les démocraties formelles, nourrissent une vision ontologiquement pessimiste de l’humain modal.

Dès lors, le troupeau appelle un abrutissement par les religions ou le culte du sport, une fascination par le génie du chef, du guide, du père des peuples ou un conditionnement par une culture de masse appropriée instilée par les jeux, les promotions oniriques de princesses, de champions, de stars adulées, par l’imprégnation de l’esprit de concurrence, de compétition.

Avec un peu de recul, il s’avère que ces pouvoirs multiformes sont fascistes.

Pour emprunter des concepts énoncés par Michel ONFRAY, il convient de distinguer un « fascisme de lion et un « fascisme de renard » (merci à nos amis animaux de nous permettre cette métaphore).

Le fascisme de lion, de type mussolinien, galvanisait le peuple, esthétisait la politique, exigeait l’abandon de tout esprit critique pour s’en remettre au culte d’un Duce, d’un Führer, d’un Caoudillo, homme providentiel, berger du troupeau,   vénéré pour son intuition et sa flamme inspirée pour l’amour de sa patrie et de sa race, chef qui avait toujours raison.

 Le fascisme de lion violait la liberté individuelle en ce que tout réfractaire au grégarisme recherchée s’exposait aux brutalités physiques des milicesmilitantes.

Le fascisme de lion en perdant la guerre  disparut d’Occident persistant  dans les théocraties islamiques.

Triomphe présentement un fascisme de renard.

Sous cette forme, le pouvoir émane d’élections libres, en pure apparence, auxquelles concourent divers courants idéologiques. C’est la démocratie représentative à la mode Européenne et Américaine.

Ici, le pouvoir ne viole pas la liberté individuelle, n’escamote pas les urnes, il  prostitue.

 En fait, les élections aux USA, en France, en Italie et consorts ne sont loyales et libres que si l’on veut bien ignorer l’essentiel : C’est l’argent qui achète l’élection.

 Les forces d’argent en finançant les campagnes électorales de leurs agents, en contrôlant les chaînes de télévisions sont les grands électeurs, amenant les peuples à faire des choix radicalement contraires au bien public et aux intérêts personnels des citoyens manipulés.

Certes, les oligarques consentent à laisser vivre des forces de « rupture » qui risqueraient d’ébranler leur pouvoir. Ils savent, scientifiquement parlant, qu’ils n’ont aucun besoin de recourir aux camps, aux milices, aux déportations et même qu’ils peuvent se décerner un brevet de vertu démocratique en tolérant leurs contestataires puisque ceux-ci n’ont aucune chance d’inquiéter le pouvoir de l’oligarchie.

Le fascisme de renard a compris que ce qui comptait n’était nullement l’existence de  réfractaires, mais la moyenne, la masse du troupeau parfaitement guidée, non pas par un führer flamboyant, mais par une acculturation habilement promue par les médias.

 «Voyez comme nous sommes bons, nous vous offrons des petits partis marginaux, prônant la rupture, que vous pourriez élire si vous étiez assez irresponsables pour le faire» !

Le système sévit partout et sous sa forme caricaturale aux USA ou le peuple croit choisir entre Démocrates ou Républicains alors qu’en toute hypothèse, c’est toujours la finance et les lobbies qui commandent.

La démocratie est un leurre puisqu’il n’y a pas de véritable choix et que les jeux sont faits d’avance.

Les démocraties occidentales combattirent, au siècle passé, à juste titre, le totalitarisme soviétique, avec son rideau de fer, son information censurée, son goulag, sa propagande.

 Aujourd’hui, les mêmes démocraties s’accommodent volontiers des systèmes tout aussi dictatoriaux perdurant dans ces pays,  s’abstenant de se gausser puisque l’essentiel est acquis, la soumission au Marché et  à la financiarisation totalitaire.

 A ce stade de nos constatations une question fondamentale surgit.

Puisque les peuples vécurent, soit sous le joug du fascisme de lion des théocraties, monarchies, nationalisme autoritaire, césarisme démocratique, soit sous le conditionnement culturel du fascisme de renard des ploutocraties oligarchiques, l’humain est-il assez mature, responsable, éclairé pour vivre une authentique démocratie que ne manipulerait plus le pouvoir de l’argent ?

L’homme, animal cupide, agressif, irrationnel, égoïste n’a-t-il pas besoin de barreaux trop visibles ou d’une cage de verre ?

Les pessimistes auraient-ils  raison en traitant le troupeau avec mépris, en s’imposant à lui par la brutalité ou l’apprentissage des normes de soumission, en usant de la force ou de la ruse ? Le fascisme de lion ou de renard est-il inéluctable ?

 Pour sauver la planète, entrer dans l’ère de la décroissance quantitative et du progrès de l’empathie, faudra-t-il imposer un éco-fascisme à l’animal cupide et agressif ?

Peut-on espérer que l’homme modal, basique, commun, deviendra assez respectueux du vivant pour se réconcilier avec la Nature, ou faudra-t-il le contraindre, sacrifiant la liberté pour sauver la vie ?

Pour ma part, je me refuse au pessimisme et à l’irrémédiable.

Certes, tous les humains ne vont pas se muer immédiatement en Théodore MONOD mais pourquoi devraient-ils demeurer des brutes débiles jouant avec leurs fusils, leurs gros moteurs, poursuivant leur quête de l’accaparement vorace et votant pour des tea party CPNT et consorts ?

Je veux encore parier pour la démocratie écologiste tout en ayant la lucidité de penser que le pire n’est pas impossible.

C’est le grand défi de l’hominisation, processus en cours, nullement parachevé.

Il est évident que notre espèce n’est jamais qu’un maillon de l’évolution, et notre société une étape toujours transitoire.

La question restera : muter ou disparaître.

Gérard  CHAROLLOIS 

www.ecologie-radicale.org

 

14/08/2010

Les néo-féodaux.

Bonjour,

Gérard Condorcet est pour moi un ami. Je l'aime beaucoup bien qu'il fasse, je crois ou du moins par l'idéologie, parti de ces révoltés de 68 que je regardai sans indulgence (j'avais 28 ans, je travaillai dur pour nourrir ma famille et ils m'empêchaient de travailler) Et puis, je suis comme lui un écologiste, mais je ne pratique pas l'écologie politique, je considère que c'est un non sens !

Les écologistes ont du souci à se faire. Ceux qui pensent que l'écologie passe en priorité par la protection de la nature et des animaux encore plus.

L'être humain n'est pas prêt, volontairement, à se réguler : ne pas exterminer les animaux et leur laisser un peu d'espace vital, ne plus manger de viande, Halal ou non, et laisser les céréales à ceux qui ont faim. Bien au contraire, ils veulent tout et ceux qui n'ont rien également ! La lutte pour l'égalité ne fait que commencer.

Le combat de Gérard, sous cette forme est sans issue. Sa cible c'est le « Capitalisme » et la chasse à courre, çà me fait doucement sourire. Le conflit est ailleurs !

Il y a bien longtemps que la chasse à courre est un épiphénomène et le capitalisme n'est plus qu'une conséquence, celle de notre absence de régulation et de contrôle. Bref  nous ne savons pas gérer un ensemble planétaire et çà s'arrête là.

Pour moi, il n'y a qu'une seule solution au problème : la réduction drastique de la population humaine.

Si les écologistes et les défenseurs des animaux étaient conséquents, ils devraient admettre que si les « hommes » veulent l'égalité de consommation, de liberté de circulation, de fraternité et de démocratie, ils ne pourraient en aucun cas dépasser 2 à 3 milliards d'individus. Nous sommes bien au-delà de ce chiffre. Et tous les problèmes que nous connaissons ne sont que la conséquence de cette verrue démographique.

Je vous transmets sa dernière chronique. A vous d'apprécier. Les parties en italique et soulignées sont des commentaires de mon fait.

 

Les néo-féodaux.

Qu'y a-t-il de commun entre les petits arrangements entre amis du cercle des « donateurs de l'UMP » et le décret érigeant la chasse à courre en loisir protégé de toute entrave par l'édiction de sanctions pénales ?

Si 80% des Français souhaitent l'abolition de la vénerie, nombre des mondains en grands équipages émargent au parti conservateur qui ne saurait rien refuser à cette infime caste de privilégiés.

Une néo-féodalité a intérêt à la perpétuation du pouvoir en place et instrumentalise les peurs et les préjugés de braves citoyens pour obtenir une majorité électorale de dupes.

Le gouvernement réactionnaire en contraventionnalisant l'entrave à la chasse « à courre », faisant du loisir de mort l'unique loisir au monde pénalement protégé, déclara la guerre aux protecteurs des animaux et de la Nature, comme, sur le plan social, il déclara la guerre aux salariés en supprimant les emplois publics et en bloquant les salaires. On se croirai en 1936 ! C'est fini la lutte des classes, le front populaire, faut plus réver à çà, faut voir autre chose

Bien sûr, cela fait du monde et l'affaire pourrait être entendue. Le FOUQUETS CLUB, les nostalgiques de la monarchie servant le cerf ne constituant pas 1% de la population, le parti conservateur sera balayé en 2012. çà cela m'étonnerait mais Gérard est plein d'illusion car le balayage emportera également ses amis de gauche et, nous serons là pour ramasser la mise et remettre les pendules à l'heure !

Les écologistes, les démocrates, les femmes et hommes de mieux peuvent-ils déjà respirer un air de liberté, de générosité, d'empathie, après les miasmes affairistes et cynégétiques ?

Pourtant, la bataille sera rude. Les écologistes à la Cohn Bendit, Mamaire, des islamogauchistes : certainement pas !

La caste féodale possède ses relais dans la télévision sous contrôle, propriété des forces d'argent et du pouvoir, et ses conseillers en manipulation mentale savent parfaitement guider le troupeau. Erreur c'est la gauche qui possède les relais d'influence dans les médias, à l'Education Nationale, au tribunal, dans les administrations etc...

Une flambée de violences urbaines, une once de syndrome Kosovo, quelques maladresses des oppositions perçues comme pusillanimes à l'égard des obscurantismes religieux exogènes, des délinquants, des effrayants et le monde de l'argent sauve sa mise.

Contrairement à ce qu'imaginent les intellectuels de gauche, cette droite de l'argent n'a rien de nationaliste. Elle s'accommoderait volontiers de tous les prêtres, imams et consorts, fussent-ils très traditionalistes, trouvant même qu'on fait guère mieux en gardiens de troupeaux. Là je suis d'accord

Le nationalisme, l'islamophobie mal assumée, la lutte contre la délinquance autre que financière, l'invocation de l'ordre et de la sécurité, ne sont jamais que des instruments, des gadgets, des fumigènes anesthésiants.
Sa seule patrie est l'argent, les affaires, l'exploitation maximisée des humains et de la Nature.

Cette droite affairiste espère bien que les « belles âmes » tomberont dans leur piège  et participeront à un débat pipé que le petit peuple arbitrera en choisissant, comme d'habitude, celui qui brandira le plus gros bâton. Encore d'accord mais rassurez vous Gerard nous ne tomberons pas dans le piège de l'UMPS

Aussi, ami « intellectuel de gauche » et les autres alors ils comptent pour du beurre si nous ne sommes pas de gauche, point de salut ? ne réponds pas à la provocation, refuses le faux débat lancé uniquement à dessein d'égarer l'opinion, de réveiller un populisme bête le peuple, c'est très très intelligent il perçoit la réalité globale et ignore les concepts idéologiques bidons qui l'aliènent. On appelle çà l'intelligence intuitive permettant à la caste féodale de sauver ses privilèges, ses fortunes indécentes, son loisir de mort. Le peuple a besoin de leaders honnêtes et courageux qui le conduisent sans faiblesse  vers le vrai enjeu : la survivance de la France telle que nous la connaissions et qui vit encore dans nos cœurs. Recréons une identité forte, un lien social puissant autour de nos valeurs de liberté, de fraternité envers les notres, d'égalité devant les droits et aussi les devoirs, de laïcité et, le reste, y compris l'écologie, viendra tout naturellement

Le vrai débat n'est point de savoir qui approuve ou combat  la criminalité, (question absurde pourquoi absurde ne faut-il pas la combattre ?. La gauche l'a-t-elle combattue véritablement ou bien l'a t-elle plutôt favorisée ? ), mais de savoir si l'on veut des services publics, des champs sans OGM et pesticides, une augmentation constante du trafic routier de marchandises, des infrastructures dévoreuses d'espaces naturels, une urbanisation extensive, une politique nataliste, la tyrannie des chasseurs, une croissance quantitative, cancer de la terre ou un vrai progrès qui libère, adoucit la vie.

L'UMP-CPNT  L'UMPS sert les intérêts de l'agrochimie, du tout-en-camion, de la vénerie, des promoteurs bétonneurs, de la concurrence féroce, de la dérèglementation anti-sociale et anti-écologique.

En 2012, quelle que soit la médiocrité prévisible des candidats en présence, ce serait une contravention contre l'esprit que de ne pas ouvrir la chasse à l'UMP UMPS et écologistes de pacotille qui depuis huit ans multiplie les cadeaux aux ennemis de la terre, après, un temps d'illusions, une lourde tentative de séduction des plus vulnérables des protecteurs de la Nature piégés par les « GRENELLE de l'environnement » et table ronde sur la condition animale.

La simple vérité tient à ce que ce pouvoir réactionnaire ???? n'imposera jamais d'avancées civilisatrices aux chasseurs, agro-chimistes, promoteurs, pollueurs car fondamentalement, radicalement, ce pouvoir nourrit une approche négationniste des êtres sensibles et de la biodiversité.
Le problème n'est pas là et vous devriez le savoir. Le pouvoir c'est le pouvoir, c'est tout, et nous sommes responsables d'avoir élu ceux qui l'assurent, vous compris !

Nous n'avons pas été dupes des opérations de séductions peut-être par excès de lucidité mais aussi parce que nous n'avons rien à faire de leurs subventions et de leurs marques de pseudo-notoriété.

La Liberté de pensée, d'expression, vaut bien un ostracisme honorable. Essayer d'avoir raison tout seul ne permet pas de changer le monde ! Pour le pouvoir que vous critiquez vous ne représentez pas l'ombre d'une menace. Nous reparlerons d'écologie ou plus exactement « d'écosystémique » une fois quelques petits problèmes de « pouvoir » enfin réglés

 

www.ecologie-radicale.org
Gérard CONDORCET

TEL 06 76 99 84 65