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mondialisation heureuse

  • Le discours d’Eric Zemmour

    Le discours d’Eric Zemmour a permis une fois encore de voir clair. Des voix se sont levées pour faire taire Zemmour. Ils réclament la censure. Ils réclament l’obéissance et la soumission à leurs idées. Ils réclament, pour le climat, que l’on change nos modes de vie. Chez nous, ils veulent confisquer nos armes, nous interdire de nous défendre.

    Qui sont les fascistes ?

    Un homme debout, c’est encore un homme de trop, pour les esprits totalitaires. Qui sont les fascistes ?

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

    « Bonjour. Ah oui, vous êtes nombreux quand même ! Je… je ne m’y attendais pas, on m’avait prévenu mais je n’y croyais pas. Tous ces gens qui viennent quand on leur parle de convention des droites, d’union des droites, de rassemblement de toutes les droites, de rassemblement populaire et même – qui sait ? – populiste, d’alliance entre le Rassemblement National et les Républicains et même de rassemblement des populistes avec des dissidents de France Insoumise, donc tous ces mots interdits, impossibles. On m’avait dit que les gens aimaient les chimères, mais je ne croyais pas que ce fût à ce point.

    Non, vous vous croyez où franchement ? Aux États-Unis ? En Hongrie ? En Pologne ? En Italie ? En Autriche ? Non mais vous croyez vraiment que vous allez échapper au second tour Marine-Macron et à la réélection de Macron ? Vous n’êtes pas sérieux, pas raisonnables, vous n’y croyez pas quand même ? Je sais que Joseph de Mestre disait que le peuple français était le plus facile à tromper, le plus difficile à détromper, le plus puissant à tromper les autres, mais enfin quand même ! C’est réglé, c’est plié, vous êtes venus pour rien. Circulez, il n’y a rien à voir ! Vous savez que vous êtes en France quand même et qu’en France on a la droite la plus bête du monde. Vous savez quand même que c’est breveté dans le monde entier. On est le pays des droits de l’homme et la droite la plus bête du monde. Ça va ensemble.

    Non, vraiment, vous n’êtes pas raisonnables. Et puis, j’ai bien lu le thème de la Convention : « Comment trouver une alternative au progressisme ? »

    Comment et pourquoi chercher une alternative au progressisme ? N’entendez-vous pas dans ce terme doux le nom de progrès ? Songez-vous au sort de nos ancêtres paysans qui souffraient de la famine et à Louis XIV martyrisé par les médecins de Molière ?

    Non, vous n’êtes pas sérieux, pas raisonnables. Le progrès, c’est la grande affaire de notre temps, la grande religion de notre temps. Autre chose que Jésus Christ ou Moïse. Et depuis deux siècles, vous vous rendez compte ? Comment refuser le progrès qui nous tend les bras ? Comment ne pas louer cette magnifique révolution industrielle qui a permis la boucherie de Verdun ? Comment ne pas louer cette science qui nous a donné la bombe atomique ? Comment ne pas s’extasier devant la sublime Révolution française qui a donné la Terreur et ces lendemains qui chantent communistes qui ont donné le goulag ? Oui, franchement, comment ne pas être progressiste ?

    Ah, il faut dire qu’on a longtemps hésité. Il y avait de quoi. À côté de ces massacres, si progressistes, il y avait aussi les antibiotiques, la pénicilline, la sécurité sociale et la cortisone pour la voix.

    Mais depuis quelques décennies, la moindre hésitation n’est plus possible. Le progressisme n’est plus discutable. Le règne de l’individu libre a abattu les vieilles barrières entre les humains et les anciens préjugés. Le patriarcat est mort et les femmes sont libérées de millénaires d’oppression. Les esclaves ont été sortis de leurs fers, Caroline de Haas et Rokhaya Diallo sont reines du monde. C’est quand même autre chose que Bonaparte et Victor Hugo.

    La mondialisation heureuse a fait sortir des centaines de millions de Chinois ou d’Africains de la misère. Et tant pis si elle a fait plonger des dizaines de millions d’Occidentaux dans la pauvreté et le chômage. Chacun son tour. Après tout, les ouvriers blancs ont bien profité de la colonisation et de l’échange inégal. Il n’est que justice qu’ils paient.

    Les beautés du progrès le plus récent me laissent chaque jour plus ébahi.

    Comment ne pas être séduits par ce vent de liberté qui règne sur la France et sur l’Occident ? Comment ne pas approuver toutes ces lois qui sanctionnent la pensée et la parole car on est bien plus libre en pensant bien et en taisant des pensées mauvaises ?

    Comment ne pas être heureux de voir ces hommes au système pileux abondant qui peuvent enfin avouer leur vraie nature de femme, de voir ces femmes qui n’ont plus besoin du contact dégoûtant des hommes pour faire des bébés, de voir ces mères qui n’ont plus besoin d’accoucher pour être mère ? Comme dit la magnifique Agnès Buzyn, « une femme peut être un père ».

    Comment ne pas être emporté par le niveau brillant des copies de ces innombrables bacheliers qui s’amoncellent chaque année ?
    Comment repousser le charme entêtant de ce langage inclusif avec tous ces petits points qui ressemble au petit train de notre enfance ?

    Comment ne pas goûter l’inventivité verbale de nos maîtres : « féminicide », « préjugé genré », « lutte intersectionnelle », « femme racisée » ? Ce sabir magnifique que seuls des ringards refusent d’adopter.
    Comment ne pas être ébloui par l’élégance des tenues de notre ministre préférée, Sibeth N’Diaye, sommet de la distinction française ?

    Comment ne pas se pâmer devant un art contemporain dont la beauté renvoie aux poubelles de l’histoire tous nos grands peintres du passé ?

    Et comment ne pas s’extasier devant la plume si élégante d’une Christine Angot qui fait passer Voltaire et Stendhal pour d’obscurs tâcherons ?
    Oui, sans oublier le génie de nos architectes d’aujourd’hui à côté de qui Gabriel ou Lebrun sont des besogneux académiques.

    Non, vraiment, vous n’êtes pas raisonnables. Mais, parce que je me suis déplacé et que vous êtes nombreux, je peux quand même essayer de vous aider.

    Pour trouver une alternative au progressisme, il faudrait d’abord le définir. Enfin, c’est ainsi qu’on nous apprenait jadis à travailler. Je vous propose une définition :

    Progressisme : la religion du progrès, un millénarisme qui fait de l’individu un dieu et de ses volontés jusqu’aux caprices un droit sacré et divin. 
    Le progressisme est un matérialisme divinisé qui croit que les hommes sont des êtres indifférenciés, interchangeables, sans sexes ni racines, des êtres entièrement construits comme des Lego et qui peuvent être donc déconstruits par des démiurges.

    Le progressisme est un messianisme sécularisé, comme le furent le jacobinisme, le communisme, le fascisme, le nazisme, le néolibéralisme ou le droit-de-l’hommisme.

    Le progressisme est une révolution. D’ailleurs, souvenez-vous, le livre de campagne de notre cher Président s’appelait Révolution. Une révolution ne supporte aucun obstacle, aucun retard, aucun état d’âme. Robespierre nous a appris qu’il fallait tuer les méchants. Lénine et Staline ont rajouté qu’il fallait aussi tuer les gentils.

    La société progressiste au nom de la liberté est une société liberticide. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Le cri de Saint-Just est toujours à son programme. Depuis les Lumières, depuis la Révolution française, depuis la révolution de 17, jusqu’à même la IIIe République avec ses radicaux franc-macs, jusqu’à aujourd’hui, c’est toujours le même progressisme : la liberté, c’est pour eux, pas pour les autres. La liberté, eux seuls peuvent l’apprécier et en user. La liberté, eux seuls en sont dignes.

    Nous croyons être sortis de cet engrenage funeste, alors que nous y sommes rentrés. C’est que notre dictature a pris des couleurs inusitées et que nos maîtres ont eu l’habileté de conserver les formes de la démocratie pour mieux les vider de l’intérieur.

    Pour servir ce pouvoir tyrannique et nous imposer cette idéologie diversitaire, comme l’appelle joliment mon ami Bock-Côté, on a mis en place un appareil de propagande qui réunit la télévision, la radio, le cinéma, la publicité, sans oublier les chiens de garde d’Internet. Son efficacité fait passer Goebbels pour un modeste artisan et Joseph Staline pour un débutant timoré.

    Le progressisme, c’est l’omniprésence de la parole soi-disant libre, servie par une technologie d’une puissance de diffusion jamais vue dans l’histoire mais en même temps, comme ils aiment dire, un appareil répressif de plus en plus sophistiqué pour la canaliser et la censurer.
    D’un côté, les libéraux et le marché ont ouvert nos pays aux grands vents du libre-échange mondialisé, abattant frontières et petits commerces, transformant les anciens citoyens en consommateurs individualistes et quasi hystériques, soumis aux injonctions des publicitaires et des grandes entreprises.

    De l’autre, l’extrême-gauche a troqué son marxisme et son bréviaire de la lutte des classes pour la sainte cause des minorités, qu’elles soient sexuelles ou ethniques, et a remplacé la rue et les barricades par les prétoires.

    Les juges, conditionnés par la propagande de gauche dès l’école de la magistrature, sont devenus les relais et souvent les complices des associations diverses à qui ils servent de bras armés pour racketter les dissidents et terroriser la majorité autrefois silencieuse et aujourd’hui tétanisée.

    Tous ceux qui se sentaient à l’étroit dans l’ancienne société régie par le catholicisme et le Code civil, tous ceux à qui on avait fait miroiter une libération et qui y avaient légitimement cru, les femmes, les jeunes, les homosexuels, les basanés, les juifs, les protestants, les athées, tous ceux qui se sentaient une minorité mal vue au sein de la majorité des mâles blancs hétérosexuels catholiques et qui ont joyeusement déboulonné la statue au rythme saccadé des déhanchements de Mick Jagger, tous ceux-là ont été les idiots utiles d’une guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel.

    Non pas un mouvement de libération des femmes. Non pas un combat pour l’égalité entre hommes et femmes. Non pas même un abaissement de tous les mâles au nom d’une revanche universelle contre le patriarcat. Rien de tout cela.

    Le seul ennemi à abattre, c’était l’homme blanc hétérosexuel catholique.
    Le seul à qui on fait porter le poids du péché mortel de la colonisation, de l’esclavage, de la pédophilie, du capitalisme, du saccage de la planète, le seul à qui on interdit les comportements les plus naturels de la virilité depuis la nuit des temps au nom de la nécessaire lutte contre les préjugés de genre, le seul à qui on arrache son rôle de père, le seul qu’on transforme au mieux en seconde mère ou au pire en gamète, le seul qu’on accuse de violences conjugales, le seul qu’on balance comme un porc.

    On voue aux gémonies un Bernard Pivot parce qu’il évoque sa jeunesse éprise de jolies Suédoises et on pardonne tout au rappeur qui insulte et appelle au viol, voire au meurtre des femmes blanches.

    Je vous invite à lire la prose des indigénistes, des féministes racisées, des luttes intersectionnelles qui gangrènent nos facs après avoir pourri les plus grandes universités américaines. Que disent-elles ? Qu’elles sont d’abord noires ou arabes ou musulmanes. Qu’elles appartiennent à leur race – oui, oui, elles, elles ont le droit d’employer le mot -, à leur religion – l’islam -, à leur pays – en tout cas celui de leurs parents. Qu’elles n’ont que faire d’une solidarité avec des femmes qui sont d’abord pour elles des femmes françaises, des bourgeoises et surtout des Blanches. Que leurs hommes sont ce qu’ils sont, avec leurs défauts, leurs énormes préjugés de genre, et même leurs violences. Mais qu’ils sont ainsi non parce qu’ils sont des hommes, mais parce qu’ils ont été dominés et asservis par l’homme blanc. Que leur seul ennemi est l’homme blanc. Et qu’elles ont besoin de leurs hommes pour l’abattre.

    Celles-là ont compris l’évolution du rapport de force. L’homme blanc hétérosexuel catholique n’est pas attaqué parce qu’il est trop fort, mais parce qu’il est trop faible, non parce qu’il est assez tolérant, mais parce qu’il l’est trop. C’est le faible et humaniste Louis XVI qu’on guillotine, pas l’inflexible et puissant Louis XIV.

    Il faut donc sonner l’hallali, achever la bête blessée. Cioran nous avait prévenus : « Tant qu’une nation a conscience de sa supériorité, elle est farouche et respectée. Dès qu’elle ne l’a plus, elle s’humanise et ne compte plus. »

    Tant que les féministes blanches continuent de les rejoindre dans ce seul combat contre l’homme blanc hétérosexuel, elles sont les bienvenues. De même pour les mouvements homosexuels, LGBTQ et autres XYZ. Dès que tous ceux-là ne veulent plus se cantonner à cette seule lutte à mort entre les races et les religions, ils redeviennent, tels le carrosse de Cendrillon redevenant citrouille, que des sales Blanches bourgeoises.

    Formidable, exceptionnelle réussite ! Nos progressistes, si brillants, si arrogants, si férus d’avenir et se souciant du passé comme de leur dernier iPhone, qui croyaient avoir dépassé le stade archaïque de la guerre des nations et de la guerre des classes, nous ont ramenés à la guerre des races et à la guerre des religions. Ils ont ramené l’avenir à Charles Martel et au siège de Vienne de 1683, ils ont ramené l’avenir à la guerre du feu.

    Nous sommes ainsi pris entre l’enclume et le marteau de deux universalismes qui écrasent nos nations, nos peuples, nos territoires, nos traditions, nos modes de vie, nos cultures : d’un côté, l’universalisme marchand qui, au nom des droits de l’homme, asservit nos cerveaux pour les transformer en zombies déracinés ; de l’autre, l’universalisme islamique qui tire profit très habilement de notre religion des droits de l’homme pour protéger son opération d’occupation et de colonisation de portions du territoire français qu’il transforme peu à peu, grâce au poids du nombre et de la loi religieuse, en enclaves étrangères, en ce que l’écrivain algérien Boualem Sansal, qui a vu les islamistes en Algérie opérer ainsi dans les années 80, appelle des « Républiques islamiques en herbe ».

    L’universalisme droits-de-l’hommiste nous empêche de nous défendre au nom d’un individualisme borné qui ne voit pas que ce ne sont pas des individus qui sont en cause mais des grandes masses, que ce sont des civilisations qui s’affrontent sur notre sol dans un combat millénaire et non pas des individus qui se côtoient dans le court laps de leur vie sur terre. Ces soi-disant libéraux ont oublié la leçon d’un de leurs maîtres les plus réputés, Benjamin Constant, qui disait : « Tout est moral chez les individus, tout est physique dans les masses. Un individu est libre parce qu’il n’a en face de lui que d’autres individus de même force. Dès qu’il entre dans une masse, il n’est plus libre. »

    Ces deux universalismes sont à la fois rivaux et complices. Le marché s’adapte à tout tant qu’il peut faire du profit. Il a placé ses hommes à la tête de l’État pour utiliser son monopole de la contrainte légitime comme bras armé. Ainsi l’État français, qui fut le génie bienveillant des populations françaises, qui le protégeait des féodaux et des prédateurs étrangers, qui fit de ce peuple rassemblé sur le territoire entre la Méditerranée et l’Atlantique la grande nation crainte dans toute l’Europe et le monde entier, est devenu, par un retournement incroyable, l’arme de destruction de la nation et l’asservissement de son peuple, du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation.
    Ces deux universalismes, ces deux mondialismes, sont deux totalitarismes.

    Puisque nos grandes consciences progressistes, puisque nos médias et jusqu’à notre président de la République lui-même aime tant les années 30, on va leur en donner. On va faire une comparaison avec cette époque.
    Nous vivons sous le règne d’un nouveau pacte germano-soviétique. Nos deux totalitarismes s’allient pour nous détruire avant de s’entre-déchirer ensuite. C’est leur objectif commun, leur Graal. Aux libéralistes droits-de-l’hommistes, les métropoles. À l’islam, les banlieues.

    Les uns servent pour l’instant de domestiques aux autres : livreurs de pizza, taxis, nounous, cuisines de restaurant et drogues. Les autres protègent leurs domestiques de leurs pouvoirs médiatique et judiciaire contre la détestation sourde de ce peuple français qu’ils vomissent, les uns et les autres, les uns parce qu’ils sont français et pas américains, les autres parce qu’ils sont de culture catholique et pas musulmane.

    De nombreux bons esprits ont comparé ces dernières années l’Union européenne à la défunte Union soviétique et l’arme monétaire de la BCE aux chars du Pacte de Varsovie lancés au service de la doctrine Brejnev de la souveraineté limitée. On voit actuellement en Italie, en Angleterre comment les parlements et les juges combattent avec une rare efficacité la volonté des peuples. Le droit et les procédures soi-disant constitutionnels contre la liberté des peuples. On est revenu en plein dans les régimes qui se prétendaient eux aussi démocraties populaires.
    Quant à l’islam, nous avons l’embarras du choix. Dans les années 30, les auteurs les plus lucides qui dénonçaient le danger allemand comparaient le nazisme à l’islam. Oui, l’islam, ils disaient l’islam et personne ne leur reprochait de stigmatiser l’islam. À la limite, beaucoup trouvaient qu’ils exagéraient un petit peu. Bien sûr, disaient-ils, le nazisme est parfois un peu raide et intolérant, mais de là à le comparer à l’islam…

    Quelques années plus tard, après-guerre, un autre totalitarisme, le communisme, menaçait. Et la même comparaison revint au goût du jour. Maxime Rodinson, un des plus grands spécialistes de l’islam, disait : « C’est un communisme avec Dieu. » Toujours cette même comparaison, cette même obsession, diront certains.

    Alors, je sais, on va m’accuser d’islamophobie, j’ai l’habitude. On sait tous que ce concept fumeux d’islamophobie a été inventé pour rendre impossible la critique de l’islam, pour rétablir la notion de blasphème au profit de la seule religion musulmane. Une notion de blasphème abolie, je le rappelle, en 1789. Mais les progressistes qui sacralisent la Révolution ne sont pas à une contradiction près et sont prêts à bazarder un de ses acquis pour protéger leur cher islam.

    Ce que nos progressistes ne parviennent pas à comprendre, c’est que l’avenir n’est pas régi par des courbes économiques, mais par des courbes démographiques. Celles-ci sont implacables.

    L’Afrique, qui était une terre vide de 100 millions d’habitants en 1900, sera une terre pleine à ras bord de 2 milliards et plus en 2050. L’Europe, qui était alors une terre pleine de 400 millions d’habitants – quatre fois plus – n’est montée qu’à 500 millions – un pour quatre. Le rapport s’est exactement inversé.

    À l’époque, le dynamisme démographique de notre continent a permis aux Blancs de coloniser le monde. Ils ont exterminé les Indiens et les Aborigènes, asservi les Africains. Aujourd’hui, nous vivons une inversion démographique qui entraîne une inversion des courants migratoires qui entraîne une inversion de la colonisation. Je vous laisse deviner qui seront leurs Indiens et leurs esclaves. C’est vous.

    À chaque vague démographique correspond son drapeau idéologique. La France du XVIIIe siècle – on l’appelle à l’époque la Chine de l’Europe – conquiert le continent avec les droits de l’homme. L’Angleterre du XIXe siècle victorien et ses neuf enfants par famille légitime son impérialisme par la supériorité raciale du Wasp (White Anglo-Saxon Protestant). Les Allemands de la fin du XIXe siècle inventent le pangermanisme – déjà racialiste – puis le nazisme pour légitimer leur poussée vitale vers l’Est.
    Cette fois-ci, le vitalisme démographique africain a un drapeau tout trouvé : l’islam. L’islam qui avait déjà été le drapeau de l’Orient contre la Grèce de l’Antiquité, le christianisme, reprend du service. Ah, il n’a pas changé depuis le Moyen Âge, il est prêt à l’emploi pour nous vaincre avec nos droits de l’homme et nous dominer avec sa charia, comme disait le prédicateur al-Qaradawi.

    « Nous sommes arrivés aujourd’hui au temps des conséquences et de l’irréparable », disait Drieu la Rochelle dans les années 30. En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés – je ne dis pas « créés » mais « aggravés » – par l’immigration : école, logement, chômage, déficits sociaux, dette publique, ordre public, prisons, qualifications professionnelles, urgences aux hôpitaux, drogues ; et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine.

    Tous les économistes nous expliquent doctement que l’économie est d’abord une affaire de confiance. Or le grand sociologue américain Robert Putnam a démontré que la confiance entre les gens diminuait au fur et à mesure que la société était moins homogène ethniquement et culturellement. Mais on continue à nous seriner que l’immigration est une richesse. Cherchez l’erreur.

    La question qui se pose donc à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? Si oui, ils méritent leur colonisation. Si non, ils devront se battre pour leur libération. Mais comment se battre ? Où se battre ? Sur quoi se battre ?
    Se battre comme certains l’ont fait depuis des années, courageusement, avec les vieux mots de la République – la laïcité, l’intégration, l’ordre républicain ? Malheureusement, ces mots n’ont plus de sens.

    Immigration, intégration, délinquance, incivilité, vivre-ensemble, et même assimilation, République, valeurs républicaines, État de droit, tout cela ne veut plus rien dire. Tout a été retourné, dévoyé, vidé de son sens. Les vieux socialistes comme Jaurès ou Blum n’appelleraient plus République ce que nous appelons aujourd’hui République. Tous ceux qui s’accrochent encore à ce vieux langage républicain sont aussi désuets que le fut Charles X lorsqu’il voulut à l’aube de son règne rétablir le sacre d’antan à la manière de ses ancêtres rois absolus. Il fut ridicule car entre-temps la Révolution et l’Empire avait tout balayé.

    Les débats idéologiques contemporains sont comme les chansons d’aujourd’hui : des reprises des tubes des années 80. Laïcité ou liberté, intégration ou assimilation, droit d’asile, ouverture ou fermeture, ils ne correspondent plus à notre époque. Ces questions, ces débats sont dépassés, désuets, obsolètes. Des questions mortes qui errent encore comme les âmes mortes de Gogol.

    L’immigration, c’était naguère venir d’un pays étranger pour donner à ses enfants un destin français. Aujourd’hui, les immigrés viennent en France pour continuer à vivre comme au pays. Ils gardent leur histoire, leurs héros, leurs mœurs, leurs prénoms, leurs femmes qu’ils font venir de là-bas, leurs lois qu’ils imposent de gré ou de force aux Français de souche qui doivent se soumettre ou se démettre, c’est-à-dire vivre sous la domination des mœurs islamiques et du halal ou fuir.

    Ainsi se comportent-ils comme en terre conquise, comme se sont comportés les Pieds-noirs en Algérie ou les Anglais en Inde : ils se comportent en colonisateurs. Les caïds et leurs bandes s’allient à l’imam pour faire régner l’ordre dans la rue et dans les consciences selon la vieille alliance du sabre et du goupillon, en l’occurrence la kalach et la djellaba. Il y a une continuité entre les viols, vols, trafics jusqu’aux attentats de 2015 en passant par les innombrables attaques au couteau dans les rues de France. Ce sont les mêmes qui les commettent, qui passent sans difficulté de l’un à l’autre pour punir les kouffars, les infidèles. C’est le djihad partout et le djihad pour tous et par tous.

    Tous les ministres de l’Intérieur depuis trente ans jouent les matamores pour combattre les trafics de drogue dans les banlieues et prétendent restaurer l’ordre républicain. Ils ne comprennent pas que pour restaurer l’ordre républicain dans les quartiers, il faut d’abord ramener la France dans ces enclaves étrangères.

    Dans la rue, les femmes voilées et les hommes en djellaba sont une propagande par le fait, une islamisation de la rue, comme les uniformes d’une armée d’occupation rappellent aux vaincus leur soumission.
    Au triptyque d’antan « immigration, intégration, assimilation » s’est substitué « invasion, colonisation, occupation ».

    J’aime la formule de Renaud Camus : « Entre vivre et vivre ensemble il faut choisir ». La question est donc aujourd’hui celle du peuple. Le peuple pour refaire une nation. Le peuple français contre les universalismes qu’ils soient marchands ou islamiques. Le peuple français contre les cosmopolites citoyens du monde qui se sentent plus proches des habitants de New York ou de Londres que de leurs compatriotes de Montélimar ou de Béziers et le peuple français contre l’universalisme islamique qui transforme Bobigny, Roubaix, Marseille en autant de Républiques islamiques et qui brandit les drapeaux algériens ou palestiniens lorsque son équipe de football gagne, enfin son équipe de cœur, l’équipe du pays de leurs parents, pas l’équipe de leur carte d’identité ou de leur carte vitale.

    Nous devons tout remettre sur pied.

    Nous devons nous affranchir de la religion des droits de l’homme puisqu’elle a oublié qu’elle s’adressait aussi aux citoyens. Lamartine écrivait dans l’Histoire des Girondins : « Quand il y a contradiction entre des principes et la survie de la société, c’est que ces principes sont faux car la société est la vérité suprême. »

    Nous devons nous affranchir des pouvoirs de nos maîtres : médias, universités, juges.

    Nous devons restaurer la démocratie qui est le pouvoir du peuple contre la démocratie libérale qui est devenue le moyen au nom de l’État de droit d’entraver la volonté populaire.

    Nous devons abolir les lois liberticides qui au nom de la non-discrimination nous rendent étrangers dans nos propres pays.
    Nous devons au contraire partout remettre à l’honneur le principe de la préférence nationale qui n’est rien d’autre que le fondement d’une nation qui n’a de raison d’être que si elle privilégie les siens au détriment des autres.

    Nous devons assumer notre conception de l’écologie, celle qui défend d’abord la beauté de nos paysages, de nos sites, de notre art de vivre, de notre culture, de notre civilisation.

    Bien sûr, nous devons être conservateurs, et conservateurs de notre identité, mais que pouvons-nous conserver puisque tout a été détruit ? Notre tâche est plus immense, presque désespérée : nous devons restaurer.

    Je ne dis pas que la question de l’identité est la seule question qui nous soit posée, je ne dis pas que l’économie n’existe pas, que la désindustrialisation n’existe pas, que les fins de mois difficiles n’existent pas, que les petites retraites n’existent pas, que le Code du travail n’existe pas, que les délocalisations n’existent pas, que les contraintes et défauts de l’euro n’existent pas.

    Je prétends seulement que la question identitaire du peuple français les précède toutes, qu’elle préexiste à toutes, même à celle de la souveraineté. C’est une question de vie ou de mort. Une République islamique française pourrait être souveraine, en quoi serait-elle française ?

    Cette question de l’identité est aussi la plus rassembleuse, car elle réunit les classes populaires et les classes moyennes, et même une partie de la bourgeoisie qui est restée attachée à son pays. Oui, elle réunit toutes les droites, jusqu’à une gauche restée près du peuple français, sauf la gauche internationaliste et la droite mondialiste, qui est déjà passée chez les progressistes macronistes et pour qui la France n’existe plus et pour qui importent seulement les villes dans le monde où sont localisées les banques qui gèrent son argent.

    Nous devons savoir que la question du peuple français est existentielle quand les autres relèvent des moyens d’existence. Les jeunes Français seront-ils majoritaires sur la terre de leurs ancêtres ?

    Je répète cette question car jamais elle n’avait été posée avec une telle acuité. Dans le passé, la France a été menacée de dislocation, de polonisation comme on disait en référence au partage de la Pologne, elle a été occupée, rançonnée, asservie, mais jamais son peuple n’a été menacé de remplacement sur son propre sol.

    Ne croyez pas ceux qui vous mentent depuis 50 ans. Ne croyez pas ceux qui, comme Macron aujourd’hui, reprennent les mêmes mots que Hollande, Sarkozy, Chirac et Giscard. Quand vous entendez que notre politique d’immigration doit être ferme et humaine à la fois, vous pouvez être sûrs qu’elle ne sera pas ferme et qu’elle sera humaine pour les immigrés mais pas pour les Français.

    Ne croyez pas les démographes et leurs porteurs médiatiques de bonnes nouvelles. Souvenez-vous de la phrase de Churchill qui disait : « Je ne crois qu’aux statistiques que j’ai trafiquées moi-même. »

    Ne croyez pas les optimistes qui vous disent que vous avez tort d’avoir peur. Vous avez raison d’avoir peur : c’est votre vie en tant que peuple qui est en jeu.

    Ne croyez pas ces optimistes qui sont comme les pacifistes de toutes les époques. Ils s’aveuglent volontairement, ils sont comme Aristide Briand, ce grand pacifiste d’après la Première Guerre mondiale qui criait « Guerre à la guerre » et écrivait au chancelier allemand Streisemann : « Je jette au panier tous les jours des rapports de mon état-major qui me montrent des preuves du réarmement de l’Allemagne. »

    De même nos Briand d’aujourd’hui mettent au panier toutes les collections de Coran qu’on leur apporte remplies de sourates qui donnent l’ordre d’égorger tous les mécréants, les infidèles, les juifs et les chrétiens.

    Ne croyez pas les optimistes. Récitez-vous la célèbre phrase de Bernanos que beaucoup connaissent déjà : « L’optimisme est la fausse espérance des lâches et des imbéciles, la vraie espérance est le désespoir surmonté ».
    Mais je sais que si vous êtes ici aujourd’hui, c’est que vous surmontez.

    Ripostelaique.com

    Francis-claude Neri
    NERI Francis @Iese67NERI
    http://semanticien.blogspirit.com/

    05 10 19

     

  • Le pourquoi et le comment

    • Pour quelles raisons les sociétés développées, malgré les extraordinaires succès de la science se sont elles jusqu’à présent montrées si peu capables de maîtriser leur histoire ?
    • Comment l’humanité peut elle surmonter les périls du futur et mieux contrôler son avenir ? 

    Répondons à ces deux questions et nous aurons la méthode de résolution du "problème" posé.

    Encore faudra t’il accepter de remettre en cause le catéchisme politique élémentaire, qui nous impose son choix, sans penser une seconde que nous n’avons plus à nous résigner à l’une ou l’autre de ses alternatives :

    Le libéralisme qui assure la liberté par une large décentralisation, est égalitaire dans une certaine mesure, atteint une grande efficacité grâce à la concurrence, lorsqu’il n’est pas détournée au profit exclusif de quelques uns.
    La démocratie populaire qui devrait garantir la participation par la suppression des classes sociales et si possible la dominance et qui n’a pas à s’adapter puisqu’elle constitue le dernier système avant l’âge d’or du communisme.  
    La dictature dont l’efficacité serait permise par la disparition des vains palabres de la démocratie, améliorerait le sort des plus défavorisés, de la communauté concernée, et assure la pérennité du pouvoir.

    La méthode nous l’avons bien évidemment et c’est à l’épistémologie scientifique que nous demanderons les modes de pensée et les concepts permettant utilement de résoudre la problématique.

    En effet, en dehors par exemple de la science économique, de l’écologie, de l’informatique, de  la sociologie etc. il se dégage un concept majeur destiné à jouer un rôle fondamental dans l’évolution de la pensée et de l‘organisation humaine c’est la notion de système et la méthode  systémique dans son approche de la complexité : interaction, rétroaction, auto-organisation, mémoire,  régulation, contrôle etc.

    En systémiciens éclairés, il nous faudra faire face aux trois insuffisances de régulation et de contrôle qui s’inscrivent à trois niveaux.

    Celui de l’individu, noyau insécable de la collectivité humaine dont le néo cortex ne régule pas toujours l’affectivité et les pulsions premières.      

    Celui du groupe et des systèmes politiques nationaux qui doivent assurer l’intégration et la coordination des activités nationales

    Celui d’un système politique international, cadre de la paix et de la guerre, avec des nations détentrices d’un pouvoir absolu de destruction.

    Dans les guerres, les révolutions, les effondrements de civilisations, se retrouvent d’une part, toujours une  seule forme de gouvernance : libéralisme, démocratie populaire ou dictature et d’autre part, toujours imbriquées les trois insuffisances de régulation et de contrôle.

    J’ai souvent constaté que nous évitons tous de nous poser la question de la « finalité » de la politique et la raison en est simple, c’est que nous nous heurtons à la divergence des systèmes de valeur et que celles ci ne sont universelles que pour ceux qui, veulent bien y croire.

    Il y a donc les tenants d’une idéologie, qui énoncent des critères de choix entre les évolutions possibles et se placent au dessus de la communauté humaine et, d'autre part, ceux qui ne veulent que créer les conditions de construire par eux mêmes, par le jeu de leurs interactions les évolutions qu’ils trouvent acceptables.

    C’est à partir, de là que se fait le choix de la gouvernance : libéralisme, démocratie populaire, Etat fort et souverain (il est temps en effet d’oublier la dictature, tout au moins au sein du Monde Occidental).

    C’est le moment, probablement historique, de faire ce choix consciemment, et il ne sera pas le même selon le contexte économique, culturel, cultuel, démographique etc.

    Et dans bien des cas il faudra faire un mixte !

    Francis NERI
    21 06 15

     

     

  • Le néo-fascisme en Occident

    Inutile de présenter Lucien sur ce blog. Un ami qui comme moi militait au sein de Résistance Républicaine et qui, comme moi, en a vite perçu les limites. Il a un net avantage sur certains d’entre nous qui « écrivent » : il trouve des éditeurs pour ses livres !

    Bon ! je ne pouvais pas ne pas vous faire partager ce tour d’horizon et son analyse d’un système à bout de souffle. Bonne lecture et accrocher vous, car si c’est long, c’est très bon !

    Francis NERI

    Nouveaux éclairages sur le néo-fascisme en Occident 

    Posted by Lucien SA Oulahbib on 18/3/2014

    Six exemples permettent d'étayer de plus en plus cette thèse, difficile sans doute à percevoir (mais faut-il faire toujours confiance en ses sens, et surtout son intuition politique sans réfléchir ?) :

    1/en France, on assiste à la morgue moribonde d'un État failli incapable tout autant d'expulser les nervis écolo-fascistes installés sur Notre dame des Landes que ceux qui s'installent de temps à autre sur des centrales nucléaires, alors que la majorité des particules fines qui viennent empester le ciel en France viennent du charbon allemand et du feu de bois scandinave. Or, cette domination écolo-fasciste (l'écologie est né à l'extrême droite, Hitler était végétarien) étend son emprise partout (jusque dans le genre) tandis que l'on assiste toujours comme à Guignol aux gesticulations vaines d'un supposé "Ministre du redressement productif"(un titre tout droit sorti de Tartarin de Tarascon d'Alphonse Daudet) sorte de sous-préfet persistant à se croire encore dans la France des années impériales et qui donc cherche à tout prix à sauver la collusion État post monarchie absolue (solidifié par Bonaparte) et assistanat affairiste (colbertisme du mercantilisme) aux grandes entreprises se nourrissant au Marché Public comme Bouygues, sans compter les subventions prétextes " je te casse une jambe mais je te fournis une béquille" comme le dit Nicolas Doze de BFM, mixture de patronat "roumain" que dénonce également Alain Madelin en observant ce grand patronat pleurnicher le chapeau à la main pour quelques sous, un "Capitalisme Monopoliste d'Etat" dénoncé en effet autrefois par les communiste mais qui est devenu en réalité un devenir indépassable pour une classe bureaucratico-syndicale française de plus en plus en perdition pourtant. Ce CMN français veut imposer sa vision néofasciste des télécoms instrumentalisant maintenant la Caisse des dépôts afin de continuer son parasitage au nom du Peuple français, ce qui illustre un cynisme rare.

    En fait l'idée de l'État "stratège" c'est cela même le néo-fascisme, c'est-à-dire l'État colbertiste devenant de plus en plus un faisceau au sens affairiste (et parfois mafieux, exemple l'affaire Boulin) espèce de Cartel à la française qui associe une partie de la Haute Administration (les mousquetaires de Richelieu) s'étant aujourd'hui affranchie des contraintes politiques par son informatisation complexe (jusqu'au ratage du logiciel Louvois) à des syndicats croupions s'étant accaparés de l'appareil d'État, tout comme celui de ladite protection sociale, toujours obligatoire et surtout toujours monopolistique.

    Ces deux faisceaux, Haute Administration absolutiste et Syndicats croupions libertaires/communistes, veulent toujours maintenir leur force de frappe, leur emprise et parasitage sur la société civile en empêchant par exemple toute tentative d'autonomisation (ainsi les lycées n'ont toujours pas le droit de choisir leurs enseignants) en se mettant en grève contre "le pacte de responsabilité", en tentant enfin de préserver une mainmise sur les réseaux de communication de plus en plus vaches à lait, ce qui excite cette techno-structure néo-fasciste qui, bien sûr, se cache sous de la dentelle démocratique de bon aloi, l'anti-racisme par exemple alors que les quartiers sensibles restent toujours abandonnés ; ainsi ce reportage à Bobigny relatant que l'habitat est repeint mais jamais réhabilité en profondeur, tandis que les complexes sportifs municipaux restent toujours sous la dépendance d'un carcan réglementaire qui empêchent par exemple de bénéficier des bibliothèques, des piscines,des gymnases, de façon plus dynamique, ce qui inciterait les jeunes à se les approprier au lieu de les boycotter voire les détruire.
     
    En réalité, l'État, le vrai, celui au service de la Nation, donc l'État réellement républicain (res publica) devrait être son instrument facilitateur au sens qu'il doit faciliter les choses, pour le Peuple, non pour les nantis ; un Peuple qui serait incité et accompagné à se prendre réellement en main, non pas pour qu'il se débrouille dans l'angoisse et la misère comme sous l'État Providence (la gageure) mais pour que non seulement il s'émancipe mais affine son être à la fois un un et multiple ; c'est d'ailleurs ce que conseillait Alexandre Soljénitsyne en 1998 dans La Russie sous l'avalanche (livre prémonitoire, éditions Fayard, p.28) avant qu'il ne se fasse diaboliser par BHL parce qu'il voulait juste que la Russie, débarrassé du communisme (défendu par le maître de BHL, Althusser), retrouve son âme, qu'un Depardieu a semble-t-il entre-aperçu.

    2/Et justement, l'opiniâtreté à vouloir sanctionner la Russie au sujet de la Crimée (alors qu'elle n'a guère été critiquée lorsqu'elle a écrasée la Tchétchénie, tandis que la Turquie occupe toujours une partie de Chypre) illustre bien cette volonté étatiste de refuser que la géographie épouse la volonté des peuples à s'associer selon leurs affinités électives ; or, il se trouve que la Russie refuse à la fois le nouvel ordre religieux qui place l'islam, y compris wahhabite, comme religion dite de paix alors qu'il véhicule un obscurantisme rare, – et il était en passe de dominer la Syrie tant ils étaient sur-armés par l'Arabie Saoudite et le Qatar ; et à la fois la Russie refuse le nouvel ordre moral, celui par exemple du "Trouble dans le Genre" qui veut imposer la production à terme cybernétique d'un nouvel eugénisme celui de l'enfant clé en main, preuve par excellence de l'existence en acte de ce néo-fascisme qui prétend cependant toujours lutter contre le fascisme de papa avec son eugénisme traditionnel et son racisme antijuif alors qu'il en édifie un en toute légitimité au nom de la Science et de la Morale exigeant la confusion des genres et des civilisations (puisque la domination vient du Masculin et de l'Occident). Tout en exigeant (du moins officieusement) le boycott d'Israël. Alors que les réfugiés syriens se comptent par millions et qu'ils crèvent de faim. Comme prévu.
     
    La France suit. Sur tous les plans. Que fait-elle en Syrie ? Rien bien sûr. Ce qui ne veut pas dire pour en revenir sur le plan international qu'il ne faille pas dire à la Russie le fond de sa pensée, par exemple que l'on ne touche pas à la Pologne par exemple, ou qu'il faille bien faire quelque chose en Syrie… Mais l'on doit parler d'égal à égal avec la Russie. Il ne faut pas la mépriser comme le fait le ministre français des affaires étrangères qui parle de "Poutine" (même pas de "Monsieur Poutine") comme s'il s'agissait du garnement de la porte d'à côté, du chef d'une république bananière, l'on croit littéralement rêver, le menaçant même de ne pas lui livrer des bateaux militaires, ce qui se double d'une imbécillité crasse, évidemment. 

    3/ De même, l'idéologie dudit réchauffement climatique (0,7° en plus depuis 150 ans alors qu'il était question de plusieurs degrés à la fin du Quaternaire) devient de plus en plus l'un des symboles phares de ce néo-fascisme néo-scientiste au sens où le "réchauffisme" a été élevé au rang de science alors que de plus en plus de scientifiques honnêtes mettent en doute le fait que l'activité humaine en soit le principal facteur. Il suffit de lire Marcel Leroux, de le voir et l'écouter aussi, et d'aller sur le site de Pensée Unique pour s'en convaincre.

    4/Idem pour l'idéologie du "trouble dans le genre" (supra) considéré comme une avancée "scientifique" : la preuve, l'une de ses inventrices est devenue docteur honoris clausa. D'où la tentative de l'enseigner jusque dans les maternelles comme on l'a vu (et d'aucuns à l'UMP la défende, ne voyant pas que sous couvert d'égalité des sexes l'on inoculait le nihilisme).

    5/ Idem pour l'Islam qui serait, paraît-il une religion de "paix", ce que ne comprennent pas, paraît-il, les dits "islamistes", or, au lieu de discuter avec eux pour tenter de montrer leur lecture par trop "littérale" (pourquoi pas, cela ne mange pas de pain) Obama et Hollande préfèrent sinon les éliminer (à coup de drones) du moins les améliorer avec des sermons (comme ne pas tuer des homosexuels, ce n'est pas "bien", sauf que les LGBTQI préfèrent s'en prendre aux méchants "catho" de la Manif pour tous) Obama, Hollande et consorts stipulant que les islamistes auraient "mal" lu l'islam, ce qui est d'une ineptie rare, du moins si l'on sait lire la littérature islamique et surtout si l'on a vécu sous son joug.

    6/Et que penser de ces "affaires" qui secouent alternativement gauche (Cahuzac) et droite : ainsi sept juges au moins sont sur le dos de Sarkozy, sans oublier les propos d'un ambassadeur affirmant que Kadhafi, aurait financé Sarkozy. Ce qui ne serait guère nouveau dans la France/Afrique (Bongo, Bokassa…). N'oublions pas que Kadahfi a financé la gauche française dont le PSU et el PS -il achetait beaucoup de numéros de leurs journaux. Tandis que Ben Bella finançait certains trotskistes issus du courant dit "pabliste". Que du beau monde englué jusqu'à la moelle dans les affaires donc. Mais que peuvent faire d'autre des "révolutionnaires professionnels" ou des "résistants issus du Conseil National de la Résistance" sinon vivre à ce genre de crochets en attendant le parasitage officiel dans l'Administration, à la MNEF et autres officines para-étatiques juteuses lorsqu'ils décident pour certains d'avaler leur chapeau "radical" afin d'accepter au bout du compte de devenir les faire valoir du social étatisme basculant sous nos yeux en social fascisme malgré l'illusion du contraire ?…

    On peut observer que ces six thèses (il y en a mille autres) sont partagées par tout le spectre politique ou à peu près des pays abritant les vrais imitateurs de Potemkine.

     
    Lucien SA Oulahbib 18/3/2014