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09/09/2014

Crise de régime

Oui la gente médiatique courtisane et bêlante appelle ce livre un « torchon » = la courtisane sans statut, mais pas sans cœur ni cervelle se venge d'avoir été répudiée comme une hétaïre de la cour du Sultan de Turquie. « Elle affaiblit la fonction présidentielle », se plaignent d'une seule voix les hypocrites bramant en cœur, mais qui ne voient pas que le Roi est Nu. Hollande, obligé - c'est un comble quand on pense à la noblesse prestigieuse du Connétable - d'intervenir sur ce sujet intime depuis le sommet de l’OTAN,  l'a rappelé lui-même : il « faut respecter la charge ». Comme si le profond mépris exprimé à l'égard d'une femme mise en scène lors du scrutin de 2012, propulsée sous les feux de l'actualité présidentielle, traînée dans certains voyages officiels, puis ensuite rejetée comme un mouchoir usé, n'avait aucune importance, ni pour elle ni pour le statut des femmes dont la classe au pouvoir ne cesse de se gargariser, ni enfin pour la fonction.  Comme si le fait de se balader en scooter la nuit pour aller voir sa « copine » n'avait pas d'incidence sur la majesté présidentielle que Monsieur le « président normal » voudrait préserver.  On pensera ce qu'on veut de Valérie : qu'elle fut très chiante, qu'elle ne savait pas rester à sa place, qu'elle s'est vengée, qu'elle a trahi,  qu'elle manque de dignité, qu'elle est gouvernée par son égoïsme. Mais de grâce ne confondons pas l'effet et la cause. La fonction présidentielle est gravement affaiblie par le comportement décalé et irresponsable  de ceux qui sont propulsés à ces hauteurs glacés par une constitution « héroïque », multiplicatrice des égos, dont on voit bien qu'elle n'est plus adaptée au temps, aux hommes et aux vicissitudes médiatico-démagogiques du 21ième siècle. La raison essentielle en est que les tripatouillages de notre Loi Fondamentale par la longue succession des "magouilles" politiques depuis les trois cohabitations, jusqu'à la réduction du mandat présidentiel à 5 ans pour supprimer la perspective inconfortable d'une dichotomie entre les majorité présidentielle et législative, ont détruit l'essence même de la 5ième république aujourd'hui vidée de sa vertu primordiale : une relation particulière et directe du Président, clé de voute de l'exécutif, avec le peuple et par-dessus les partis.

Au-delà des tribulations de Valérie, c'est cela qui est en cause. Certes une popularité gravement défaillante dans les sondages n'oblige pas le président à démissionner, mais dans l'esprit de la 5ième, elle doit conduire à s'interroger sur l'aptitude d'un homme à mettre en œuvre les réformes nécessaires avec une aussi faible adhésion populaire. Enfin la jurisprudence gaullienne imposerait à l'hôte de l'Elysée à au moins vérifier par référendum la force du lien qui le rattache au peuple par dessus les Partis.

Lors de son discours du 24 mai 1968, Charles de Gaulle avait lancé une phrase que l’actuel président ferait bien de méditer s’il veut continuer à gouverner vêtu du costume trop grand pour lui de la constitution de la 5ième République : « J'ai besoin que le peuple français dise qu'il le veut ». On ne saurait mieux dire. Et plus loin : « Françaises, Français, au mois de juin, vous vous prononcerez par un vote. Au cas où votre réponse serait "non", il va de soi que je n'assumerais pas plus longtemps ma fonction ; si, par un "oui" massif, vous m'exprimez votre confiance, j'entreprendrai, avec les pouvoirs publics et, je l'espère, le concours de tous ceux qui veulent servir l'intérêt commun, de faire changer, partout où il le faut, des structures étroites et périmées, et ouvrir plus largement la route au sang nouveau de la France ».

Nous y sommes. Comme plus aucun homme politique moderne ne serait capable d’un tel rétablissement populaire, ni d’ailleurs de tirer les conséquences d’un désaveu comme l’avait fait De Gaulle en 1969, non pas que les « héros » auraient disparu et qu’il n’y aurait plus de patriotes ayant du caractère, mais tout simplement parce que les temps ont changé la nature de la relation entre le pouvoir et les peuples devenus, à la faveur des nouvelles technologies de l’information, plus sceptiques, plus rebelles, plus angoissés aussi, peut-être plus responsables et plus conscients, il faut se rendre à l’évidence : nous sommes en crise de régime. 

ROGER

17/06/2014

Petit essai politique

« La politique devrait palier à une insuffisance de régulation, de contrôle et de rétroaction négative c'est-à-dire qui libère la pression au niveau de l’individu, du groupe, de l’espèce »

Francis NERI

La politique ou plutôt l'art politique de la conduite des collectivités humaines, devrait faire en sorte que les individus appartenant à une collectivité dégagent des fins, imaginent des actions, choisissent des décisions et les inscrivent dans le réel.

Mais cet art, nécessaire à la régulation et au contrôle de l’aventure humaine, n’arrive pas en pratique à échapper au diktat implacable du Néo-Empire.

Comme aux temps de la lutte révolutionnaire de Lénine, dure, excessive mais nécessaire, compte tenu du contexte de l’époque, notre société occidentale et démocratique, se transforme à présent en une dictature de quelque uns.

Une oligarchie brutale éliminant de sang froid plusieurs millions d’hommes, qui s’affadit, régresse en une bureaucratie de type "Bruxelloise", apathique, tatillonne et médiocre.

Comme l’Empire soviétique elle s’effondrera dans le néant, et pour les mêmes raisons, après avoir provoqué la mort de millions d’individus, un désastre écologique, économique, social.

En réponse aux menaces du futur, le Politique, sous la coupe de l’Empire, étale ses échecs du passé et du présent.

Il en résulte :

  • La décomposition et la descente vers le chaos de la démocratie, gangrenée par des élites ni régulées, ni contrôlées, ni sanctionnées pour leurs dérives, et qui échappent au contrôle des citoyens.
  • L’absence de progrès dans la lutte contre la faim, la surnatalité, le sous développement; lesquels conduisent à l’affrontement général, sous fond de conflits d’ordre culturels, ethniques et cultuels.
  • La disparition des politiques d’éducation et de formation permettant l’évolution des hommes et qui sont les facteurs essentiels du développement.
  • L’inefficacité d’administrations, à maîtriser l’anarchie des minorités, des clans, des mafias et des groupes de pression, malgré la multiplication de leurs troupes pour des contrôles sans suite, et sans sanctions véritables. 

Certaines des collectivités humaines sont parvenues à s’assurer des niveaux de consommation, de liberté, de participation, et d’égalité inconnus jusqu’alors. Il est certain que s’en est terminé.

Malgré l’acharnement du Néo Empire à vouloir nous faire surconsommer et envahir la planète de nos déchets il va nous falloir nous habituer à une croissance zéro, voire à la décroissance, en particulier démographique, si nous voulons survivre et conserver une relative qualité de vie.

La réponse politique au problème ainsi posé à l’humanité est d’ordre global et systémique. Il lui faut régler la question de l’interaction des trois insuffisances de régulation et de contrôle qui sont la cause des ruptures d’équilibres qui entrent en cohérence, se cumulent et se renforcent.

  1. Insuffisance de régulation et de contrôle, déséquilibre au niveau de l’individu entre ses structures nerveuses profondes, qui sont le siège de l’affectivité, et son néocortex qui, assurant encore mal le contrôle des pulsions ancestrales, met à la disposition de ces pulsions le pouvoir du langage et de la symbolisation. Comme nous ne pouvons attendre un million d’années au moins que l’évolution y pourvoie, il n’y a que l’éducation, l’enseignement, la formation, la socialisation adaptées aux « bulles temporelles » et aux contextes locaux qui puissent faire progresser l’individu de manière démocratique.
  1. Insuffisance de régulation et de contrôle, déséquilibre au niveau des systèmes politiques nationaux censés assurer l’intégration et la coordination des activités nationales et internationales. Ils ne possèdent aucune emprise sur leurs environnements, aucune capacité de régulation même à court terme, sont impuissants à maîtriser les très rapides transformations sociales et n’arrivent pas à projeter des buts et des finalités sur le long terme.
  1. Insuffisance de régulation et de contrôle, déséquilibre au niveau global de l’interaction entre les nations dont certaines sont détentrices d’un pouvoir économique, industriel, financiers et de destruction considérables. Dans les drames de l’histoire humaines, les révolutions, les guerres, la chute des Empires se retrouvent toujours imbriquées, en cohérence et se renforçant l’une l’autre, ces trois insuffisances.

Et toujours à un moment donné des hommes qui veulent assurer leur pouvoir de dominance comprennent la nature du problème et l’exploitent à leur seul profit jusqu’à l’implosion de l’Empire qu’ils ont créé.

Ce sont ces hommes qu’il faut repérer, identifier et écarter des pouvoirs, de tous les pouvoirs.

Il est vital d’écarter ces hommes et leurs pratiques qui pourrissent tous les systèmes et par conséquence tous les hommes et l’ensemble du système global, notre bien commun, notre planète.

Des groupes d’hommes qui, consciemment ou pas, nous empêchent de faire évoluer ensemble à la fois l’individu et la collectivité humaine.

Rien ne pourra être construit qui ne soit durable sans ce nécessaire travail de salubrité publique. Alors commençons sans plus attendre.

Francis NERI

17 06 14 

20/04/2014

Immigration

Il faut se méfier des immigrants d'hier et de demain.

Si nous renonçons à les acculturer, à les assimiler, à leur faire adopter nos codes, nos lois et nos valeurs, nous devons craindre qu'ils ne nous remplacent.

Loin de chercher à se fondre dans la civilisation des pays d'Occident, ils s’organiseront en minorités pour développer leur culture et maintenir leur identité, car ils auront cessé d’être fascinés par les valeurs du Nord.

Comment alors se comprendront et se comporteront les sociétés jeunes issues du Tiers monde et les sociétés mûres, âgées de l’Occident avec en souvenir leurs siècles de progrès ininterrompus. 

Nous trouverons d’un coté des sociétés violentes, passionnées, possédées par leurs religions et leurs religieux, se disant incomprises et depuis trop longtemps exploitées. 
Les autres, et en face, sceptiques, techniciennes, éprises de sécurité et de confort, individualistes, centrées sur leurs possessions matérielles. 

Ces dernières sauront t’elles engendrer une foi dans l’avenir qui permette un meilleur partage et une plus grande paix entre hommes de bonne volonté ?

Francis NERI
(Les chemins de l’avenir. 1984)