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22/06/2013

Le combat pour l’égalité.

Voici une chronique écrite il ya déjà quelques années (avant la création de ce blog) pour un journal qui aujourd'hui se garde bien de diffuser  le moindre de mes écrits.

C'est dire si nos médias ont régressé en matière de liberté d'expression !  

Je sais qu'un ami écologue radical me comprendra, lira ce texte avec attention et nous rejoindra pour aller plus loin. 

J'ajouterai encore que je n'ai eu nulle envie d'en changer un seul mot.

Bonne lecture et n'hésitez pas à diffuser la bonne nouvelle: "Ils"  ne veulent toujours rien comprendre, et "ils" ne savent faire que toujours plus de la même chose. "Il"  est temps que "nous" nous en débarrassions.  

Le combat pour l'égalité. 

Le véritable problème est posé sans ambiguïté :  l’Homme en tant qu’espèce et groupe, saura t-il se maîtriser, gérer, réguler, bref devenir adulte et responsable ?

La liberté, précieuse et réelle, est devenue dangereuse car elle est de moins en moins soutenue par la connaissance, l’information et la responsabilité. Il en est de même pour la démocratie, les « Nouveaux Barbares » n’en ont que faire car ils ont faim. L’avenir devrait donc leur appartenir car ils n’ont rien d’autre à perdre que leur vie. Ne parlons pas de la solidarité, ce n’est plus qu’un vain mot.

Pour nous Occidentaux, la réalité de la « Vraie Vie », chacun de nous la fabrique dans une relative et toute matérielle abondance et se moque de la réalité de l’autre.

Pouvons-nous alors créer ensemble des réalités nouvelles et les faire exister ? Probablement si nous adoptons une nouvelle approche :

L'approche écosystémique, qui est une façon de distinguer à la fois l’homme et les hommes, sans que le premier ne dissimule les seconds, sans que les hommes ne masquent le « Vivant » dans sa globalité. L’homme peut se  percevoir comme une configuration d'interactions appropriées aux conditions de vie dans le contexte de « classe humaine » en association avec d'autres Hommes, qui forment et occupent avec lui, sa « niche écologique ».

Dans l'explication cybernétique, dite « négative », l'examen des restrictions ou contraintes du système montre que seule une "réponse appropriée" aux différentes contraintes peut survivre, se développer et se reproduire, c’est la régulation.

Dans sa réponse, l’individu, comme l’espèce humaine, doit abandonner les frontières intérieures qui l’enchaînent ainsi que  Sisyphe à son rocher et étendre son esprit vers le dehors, s’élever, prendre comme Jonathan le Goéland de la hauteur pour mieux distinguer, manœuvrer, appréhender, grandir.

S’élever, relier, grandir pour l’individu et pour l’espèce, ce n’est plus « croître et multiplier », mais au contraire restreindre une population planétaire qui n’aurait, sinon bientôt plus, comme au temps préhistorique, qu’une seule finalité, se nourrir pour survivre, mal.

Comment s’y prendre ? C’est relativement simple, Notre système Terre nous pose un problème majeur : la crise écosystémique.  Une série de défis sans précédents, apparemment insolubles dans le contexte international, institutionnel et technologique actuel. Il y a, d’autre part, un fossé immense entre le discours et l’action, pour ne pas dire une immense hypocrisie pour ne pas voir la réalité en face.

Cette approche écosystémique de résolution des crises, sommes nous en mesure de la mettre en œuvre ?

Aujourd’hui, sept crises majeures convergent vers le point de rupture et menacent l’ordre établi par la société globalisée :

Crise énergétique, financière, économique, environnementale, climatique, alimentaire  et enfin démographique.

Ces crises reliées entre elles, s’accumulent et sont accélérées par de nombreux  facteurs multiplicateurs : l’interactivité de la globalisation, la médiatisation,  l’idéologie guerrière, meurtrières et suicidaire des  groupes terroristes combattants pour « l’égalité », la résistance au changement des classes dirigeantes .

Cette rencontre des crises, au sommet de leur courbes ascendantes, nous conduit au désastre. En identifiant les tensions, nous pourrions envisager de réguler  la crise systémique globale et mettre en place les changements  indispensables.

Cela impliquerait une réflexion fondamentale sur le rôle spécifique du modèle de « développement » de la civilisation moderne occidentale dans la mondialisation actuelle.

En attendant, rien ne va plus et il y a beaucoup de choses à changer; mais il s’agit avant tout de changer les règles du jeu en matière de démographie.

La résolution des autres crises ne pouvant se faire qu’à cette condition. En effet, que constatons nous ? 

« A l’échelle planétaire, une majorité croissante des travailleurs potentiels n’ont pas et n’ont aucune chance d’acquérir la compétence qui leur permettrait de produire quoi que ce soit qui puisse être utile à la minorité de “gagnants” des pays occidentaux industrialisés (Western Industrial Nations). Les “Winners” - machines, ordinateurs et automates aidant -n’ont plus désormais besoin de ces travailleurs sans compétences.

Pas plus d’ailleurs que, dans un pays occidental industrialisé, les vrais gagnants, ceux qui ont la compétence d’être utiles, n’ont besoin des travailleurs de ces pays qui sont dépourvus de cette compétence. 

Un (1) travailleur sur quatre (4) dans les WIN ne travaille déjà plus. Le quart des “gagnants”sont devenus aussi des perdants et la proportion des exclus augmente sans cesse. »[1]

Bref, les manœuvres, les éboueurs, les couturières et les plongeurs de restaurant vont se recruter sur place et encore pour un temps et en quantité limitée.

Depuis déjà, quelques années, dans son village planétaire, Yvan Illich nous expliquait que les trois classes sociales n’étaient pas obsolètes du tout, bien au contraire, mais que la classe du bas disparaîtrait dans un délais plus ou moins bref; celui pour lequel la classe du haut en aurait encore besoin comme force de travail, comme banque d’organe ou pour maintenir sa diversité biologique afin d’éviter la consanguinité ( ce dernier point se limitant aux meilleurs spécimens bien évidemment).

Cette fameuse classe du haut n’aura, un jour, même plus besoin de la classe intermédiaire c’est à dire les techniciens et les technocrates qui peuvent encore les servir provisoirement.

Six milliards d’hommes c’est déjà bien trop, alors neuf milliards ! 

Si quelques guerres ne viennent pas en réduire le nombre. il faudra bien employer des méthodes plus radicales et ce ne sont pas les quelques « bien pensants » qui restent et qui auront vite compris ou se situe leur intérêt qui vont se battre pour ceux qui ont eu le malheur de naître en surnombre au mauvais endroit et qui seront mis au rebut.

Pour que chacun vive à l’aise sur cette terre si belle et encore si pleine de vie, l’idéal planétaire devrait se situer autour de trois à quatre milliards, et encore ! Le reste est en excédant.

Reste à savoir comment « ils » (le « ils » est plus commode que le « nous »)  vont s’en débarrasser ! La pilule ? Ce serait un moindre mal, je suppose que les Chinois s’en servent, mais à mon avis nettement insuffisant et encore réprouvé par la morale religieuse et la mentalité du « fellah ». La stérilisation idem cela fait trop IIIe Reich !

Reste la guerre avec son lot de génocides, de vertueuses indignations et de repentances, de comportements héroïques et de sacrifices sublimes, de salut au drapeau en berne, de glorieuses épopées à raconter à « son » enfant et une culture nouvelle sur laquelle construire un nouvel avenir radieux et de juteux rapports pour la caste du haut.

Entendons nous bien, la caste du haut ne se recrutera pas qu’en Occident, mais au sein d’une élite mondiale ou les questions de races, de religions ou de culture seront sans incidences.

Préparez vous les « Winners ». C’est exactement ce qui devrait se passer et vous serez contents de vous en tirer ainsi. Croyez moi, les « autres » n’ont aucune chance… mais ne vont pas se laisser faire, cela va être très dur, le combat pour l’égalité est commencé !

 

Bonne « chance » tout de même !

 

Francis NERI



[1] Pierre JC Allard « Agora Vox »

21/06/2013

Le changement de peuple

Par : Renaud Camus

« Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? » — Bertolt Brecht

La plaisanterie fameuse de Brecht est devenue pour nous une réalité. « Le changement c’est maintenant », promettait François Hollande : le changement de peuple, oui, c’est maintenant, et aussi le changement de civilisation qu’il implique nécessairement. Les socialistes ont suivi les conseils de Terra Nova et escompté du nouveau peuple et de ses voix, naïvement, la garantie d’être au pouvoir à jamais. Mais de cette substitution démographique les gouvernements de droite sont tous aussi responsables que la gauche, de même que le patronat et les intérêts mondialistes, qui ont besoin pour leurs affaires de l’“homme remplaçable”, désoriginé, déculturé, désaffilié, échangeable et délocalisable à merci.

C’est exactement cela la « triplice » (Note Francis NERI)

Et Renaud Camus poursuit :

« Ce qu’il y a c’est un problème d’immigration de masse, de changement de peuple et de changement de civilisation, de coexistence tendue entre l’ancienne et la nouvelle, de lutte pour le territoire, et de conquête ».

Les Français, sous le règne du faussel, sont tous devenus, par force, d’excellents traducteurs, décrypteurs, herméneutes de cette langue menteuse qu’on leur impose, cette langue qui est faite pour ne pas dire et ne pas laisser dire, pour ne pas voir et surtout pour ne pas montrer ».

Merci Renaud camus !

C’est bien à quoi nous prétendons : nous voulons dire et laisser dire, nous voulons voir et montrer …nous voulons porter sur les évènements, aussi complexes soient ils, et sur ceux qui les provoquent, notre regard, notre main.

Nous voulons rester libres et « maneuvrants », rechercher, en analyse permanente, la cause des causes, celle qui empêche le système de fonctionner correctement, c’est à dire en équilibre.

Notre futur est en train de se jouer,  nous voulons en être à la foi les acteurs et les spectateurs.  

A cet effet, nous voulons réunir ceux qui « réparent le système » et d’écarter du pouvoir ceux qui le démolissent pour les empêcher de nuire.

Nous voulons nous inscrire dans un réseau interdépendant de compétences dont les objectifs sont : d’aider à « s’élever[1] pour mieux voir, relier pour mieux comprendre, situer pour mieux agir » (Joël De Rosnay sur : l’approche systémique[2]

Pour cela, nous proposerons à partir du mois de septembre de cette année une série de rencontres, débats, conférences autour des notions de complexité et d’approche systémique.      Elles devraient avoir  lieu sur les sites de : Paris, Lyon, Marseille et Strasbourg.

Les personnes intéressées par une préinscription peuvent s’adresser à :

Francis NERI

Iese67@gmail.com



[1] S'élever leur niveau de conscience 

[2] L’approche ou démarche systémique qui diffère de la démarche analytique de Descartes est un instrument efficace pour appréhender le fonctionnement des systèmes humains, des organisations, de l’économie etc. Elle permet d’orienter l’action des « décideurs » vers l’efficacité personnelle et collective.

Elle est également à même de fournir les clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons.     

12/06/2013

L’ordre et le désordre

Jean Luc Potier nous dit :

Très intéressante conférence, qu'on peut qualifier de "systémique", avec des analyses pertinentes sur l'Europe, les usa, la financiarisation et l’orientation des politiques diverses très intéressant!

partie 1: http://www.dailymotion.com/video/xzzdw0_conference-d-herv...

partie 2: http://www.dailymotion.com/video/xzzvhf_conference-d-herv...

Conférence d'Hervé Juvin : D'une crise à l'autre, vers un nouveau monde ? partie 1

www.dailymotion.com

Conférence d'Hervé Juvin, donnée à l'Ecole Militaire devant la Société de Stratégie

 

§

 

Et notre « dialogue » que j’avais envie de vous faire partager !

 

Mon cher Jean Luc,

Nous pourrions effectivement dire que cette, longue, conférence contient quelques germes d’approche systémique, mais çà n’émerge pas et, l’émergence est une propriété majeure de la « complexité » du Système.

Quand il dit par exemple que la crise de la démocratie marque « la fin de l’histoire » c’est un peu court. Il faut au moins dire de quelle forme de démocratie il s’agit et que ce n’est pas « la fin de l’histoire », mais le commencement d’une nouvelle.

Autre exemple : dire que notre futur est en train de se jouer, c’est enfoncer une porte ouverte. Notre futur se joue à chaque seconde et, à chacune de ces  secondes LE futur de notre choix est possible pour peu que nous le voulions.

Le reste est à « lavement » si j’ose copier Tonton Daniel !

Nous sommes, en effet, dans ce débat, assez loin de l’essentiel et il faudrait pour le moins remettre de l’ordre dans cet amoncellement, qui comme beaucoup d’autres, s’intéresse aux conséquences en ignorant les causes et en particulier « la cause des causes » sur laquelle il faut revenir sans cesse : insuffisance de régulation et de contrôle.

En ne nous en prenant qu’aux conséquences, l’islamisation par exemple, ou encore la crise économique et financière, nous ne faisons qu’accentuer le bruit et la fureur du monde.

Ce qu’il faut rechercher systématiquement c’est la cause qui empêche le système …

…que l’observateur examine

…de fonctionner correctement c'est-à-dire en équilibre, en homéostasie dans la chaude ambiance de la « matrice humaine ».

 …et de ne pas oublier de penser que l’observateur fait partie du système. Bref qu’il est « cause et effet ».

… en interaction avec « l’autre ».

Vois-tu, Jean Luc, la plupart d’entre nous avons un Don …

…de Dieu, du hasard ou de la nécessité, comme tu voudras…

…peu importe.

Nous dirons de « l’inné ».

Et ce DON si nous savons le reconnaître et l’accepter…nous dirons de l’acquis…il nous engage sur le chemin de la complexité et de la responsabilité…il nous « apprivoise » comme le dirait le Petit Prince.

Par exemple, j’ai un ami, Fernand qui est malade, très malade …il lutte depuis de longues années contre une terrible maladie.

Il possède un Don, celui de savoir instantanément ce qui cloche dans un système EN fonctionnement…ton téléviseur est en panne, tu l’appelles, il vient …il observe un peu, tripote l’appareil l’air absorbé et soudain il sourit et, toi qui a passé une heure ….au moins dessus tu deviens tout humble, ton appareil se met à fonctionner.

Fernand est un autodidacte, il n’a fait aucune étude, mais il « répare » n’importe quoi, y compris une panne informatique qui fait souffrir tout « ingénieur » informaticien.

Fernand a accepté son Don, il n’en tire aucun profit personnel, aussi il est très demandé, certains abusent un peu, mais malgré sa maladie il ne se dérobe jamais.

Bien évidemment j’ai cessé de le solliciter car j’aimerai(s) qu’il se repose, qu’il profite de ce qu’il lui reste de vie. Mais j’ai peut être tort car SA vie c’est probablement çà et je te laisse le soin de deviner QUOI !

…Et de réfléchir au Don que tu possèdes et à ce que TU pourrais « réparer » au sein du Système global.

… du contexte…de ta bulle temporelle.

Cherches bien et tu trouveras quel est ton pouvoir… 

… attrape le bout de la « ficelle systémique » et tire doucement dessus.

Le mien par exemple je considère que c’est l’harmonie : remettre de « l’harmonie homéostasique » dans un système…

… communication managériale

… communication pédagogique

… communication thérapeutique 

Et en mesurer le degré

…d’entropie 

…de néguentropie

…d’éthique et d’esthétique

…d’empathie

…d’altruisme

Le Pb c’est que nous ne pouvons ou nous ne savons pas nous auto-réparer ! Pour cela, nous avons besoin des autres et c’est bien ainsi.

 C’est cela, l’approche systémique : «  identifier ce dont nous sommes capables de créer et de réparer …

… rétroaction négative (qui compense ou conduit à l’équilibre)  

…au sein du Système global, identifier nos frères en réparation et en création… c’est difficile, je sais mais on peut apprendre …se rapprocher d’eux comme le font… au hasard (?) …les grains de sésame jetés sur une table.                 

C’est ce que nous pouvons faire au sein de l’IESE. C’est avec cette finalité que j’ai crée, depuis de longues années, cette association.

Les circonstances (?) font que l’impérieuse  nécessité d’un changement de modèle éclaire, depuis la « crise des subprimes »,  le fait que cette « crise » est à la fois systémique, complexe  et donc globale et que seule une réponse « systémiquecomplexeetglobale » peut «réparer » ou créer un nouveau modèle plus efficace.

Mais réunir réparateurs et créateurs…

…ce sont souvent les mêmes, mais pas toujours car il y a les conceptuels et les praticiens et ils ne savent pas qu’ils peuvent faire les deux … conceptualiser sa pratique et la mettre en œuvre

…Fernand le sait LUI d’instinct !

…n’est pas une mince affaire ! Il faut les éduquer et les former à cette pratique et aussi à identifier les « démolisseurs »,

…ceux qui mettent en panne les systèmes,

…engager le combat…

…entre le bien et le mal ( ?)

…essayer de les « réparer » eux aussi et si nous n’y parvenons pas, les écarter de tout pouvoir de nuisance.

Nous avons du pain sur la planche ami Jean Luc !

Il n’y a plus de temps à perdre !

Fraternité.

Francis NERI      

 

Et….

 

Jean Luc Potier je te rejoins complètement sur ce "don" que nous avons tous, et pour beaucoup sans le savoir.
D'ailleurs, "rater sa vie" revient de plus en plus pour moi à justement la vivre sans jamais avoir découvert ce fameux don qui nous aurait guidé tout au long de l'existence vers notre chemin naturel, celui qui nous était destiné... car, bizarrement, on a "une place" et je crois qu'on n'atteint la plénitude que si on y accède.

J'éprouve d'autant plus de sympathie pour ton ami Fernand que j'ai un bon copain qui lui ressemble, la maladie en moins car il est plus jeune. Je lui souhaite donc le meilleur compromis entre les différents paramètres de sa situation

Tu finis par "plus de temps à perdre": oui, il y a urgence!
Et tu sais où me trouver en cas de besoin 

§ 

Pour ceux que çà intéresse une « petite » analyse systémique des implications possible de cette « séquence de communication thérapeutique » à la Grégory Bateson » ne serait pas inutile en particulier à ceux qui ne connaissent pas encore quel est leur Don et comment s’en servir !

Amitié et fraternité

Francis NERI