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Nouvel Ordre Mondial

  • La France en état de mort cérébrale

    L’assassinat atroce de la petite Lyhanna n’est que l’arbre qui cache la forêt.

    Depuis plusieurs jours, nous replongeons dans les mêmes slogans : « Plus jamais ça », « Il y aura un avant et un après Lyhanna ». Les débats stériles s’enchaînent sur les chaînes d’information. Chacun y va de son commentaire, de sa solution miracle, comme toujours dans ces moments-là.

    Les hommages, les bougies, les marches blanches témoignent d’une émotion légitime face à cette nouvelle horreur, qui succède malheureusement à une autre et précède déjà la suivante.

    Et pendant ce temps, ceux qui dirigent notre pays depuis cinquante ans passent de plateau télé en plateau télé pour commenter leurs propres échecs. Incapables de protéger les Français, ils s’enferment dans les excuses, les justifications et les postures de circonstance.

    La mort de la petite Lyhanna changera-t-elle les choses ?
    Ma réponse est non.

    Car c’est tout un pays qui devrait entreprendre sa remise en question, sa révolution morale, politique et civilisationnelle.

    Au prochain drame, nous assisterons exactement au même scénario : les mêmes discours, les mêmes indignations calibrées, les mêmes responsables politiques dont l’unique obsession est de conserver leur place dans un système moribond.

    Nous payons aujourd’hui, au prix fort, des décennies de renoncements. Mai 68 a diffusé le relativisme dans des esprits déjà fragiles et tétanisé des dirigeants qui ont progressivement conduit la patrie dans un état de décomposition avancée.

    La France est en état de mort cérébrale.

    Elle n’est maintenue artificiellement en vie que par les artifices successifs de gouvernements sans vision, par quelques pansements dérisoires appliqués sur une jambe de bois.

    Ce vieux pays, si prompt à donner des leçons au monde entier, est incapable d’empêcher des barbares de mettre des villes à feu et à sang après un match de football. Incapable aussi d’empêcher des bandes dégénérées d’envahir des propriétés privées pour des “drug parties” géantes.

    La colère gronde, mais elle reste sans conséquence.

    Parce que les Français sont devenus résignés. Ils pensent être debout alors qu’ils sont déjà assis. Ils veulent tous le changement, mais personne ne veut changer lui-même. Ils avancent tête basse, prisonniers d’un confort qui les endort pendant que leur pays se défait.

    Les responsables politiques, tous bords confondus, n’ont plus ni souffle, ni courage, ni vision pour inverser cette trajectoire suicidaire.

    Dans ce pays à la dérive, nous avons une gauche insignifiante, sans colonne vertébrale, dont une partie de l’extrême préfère se vautrer dans le fantasme révolutionnaire, l’oisiveté idéologique et la soumission à une contre-culture islamiste qui nous détruit de l’intérieur jour après jour.

    Mais la droite n’est guère plus rassurante : molle, policée, incapable de s’unir, presque honteuse d’exister. Elle parle de combat mais refuse toute confrontation réelle. Depuis des années que je les côtoie, je peux le dire avec gravité : je ne partirais au combat avec aucun d’entre eux. Aucun n’a aujourd’hui l’étoffe d’un chef capable de mener les batailles qui arrivent.

    Ce vieux pays est englué dans un confort destructeur qui annihile toute volonté de survie.

    Nous avons atteint un tel degré de délabrement judiciaire, sécuritaire, identitaire et économique que nous ne savons même plus qui nous sommes, d’où nous venons, ni où nous allons.

    La France est en état de mort cérébrale.

    Et notre président continue de regarder ailleurs, enfermé dans son déni depuis neuf ans. Aucun responsable n’a le courage d’assumer ses échecs ni la dignité d’en tirer les conséquences.

    Le général de Gaulle, lui, connaissait le sens de l’honneur. Il venait d’une institution où l’abnégation, le courage, le sacrifice et l’amour du drapeau constituaient une morale de vie.

    Tous ceux qui lui ont succédé portent une responsabilité écrasante dans la situation actuelle.

    Alors oui, je pense que pour sauver ce pays de lui-même, il faudra un électrochoc. Une autorité ferme. Une main qui ne tremble pas. Une volonté capable de rendre aux Français la fierté d’être ce qu’ils furent jadis : un peuple debout, capable de combattre l’obscurantisme et de renaître de ses cendres.

    Battez-vous.
    Révoltez-vous.
    Ne mourez pas sans combattre.

    Et ne dites plus que vous n’avez pas les moyens.
    Le véritable effondrement commence toujours par la résignation.

    © Pierre Martinet

  • Héritage occidental de la France

    Il peut être compris comme un ensemble de traditions, d’institutions et d’idées qui se sont superposées au fil des siècles.

    1. L’héritage gréco-romain
    La France a hérité de nombreux éléments du monde antique :
    • Le droit romain, qui a influencé les systèmes juridiques français.
    • La langue française, issue du latin parlé dans la province romaine de la Gaule.
    • Des conceptions de la citoyenneté, de l’administration et de l’État héritées de Empire romain.
    • La philosophie grecque, transmise notamment par les auteurs antiques.
    2. L’héritage chrétien
    Pendant plus d’un millénaire, le christianisme a profondément marqué la société française :
    • Organisation du calendrier et des fêtes.
    • Architecture religieuse (cathédrales, abbayes).
    • Références morales et culturelles communes.
    • Développement des universités médiévales.
    Le rôle de Clovis et de l’Église a été particulièrement important dans la formation de la monarchie française.
    3. L’héritage humaniste et des Lumières
    À partir de la Renaissance puis du XVIIIᵉ siècle :
    • Valorisation de la raison et de la science.
    • Développement de l’esprit critique.
    • Défense des libertés individuelles.
    • Réflexion sur la séparation des pouvoirs.
    Des penseurs comme Montesquieu, Voltaire ou Jean-Jacques Rousseau ont marqué durablement la pensée politique française et occidentale.
    4. L’héritage révolutionnaire
    La Révolution française a contribué à diffuser :
    • L’idée de souveraineté populaire.
    • L’égalité devant la loi.
    • Les droits du citoyen.
    • La notion moderne de nation.
    Ces principes sont devenus des références importantes bien au-delà des frontières françaises.
    5. Un héritage enrichi par d’autres influences
    Réduire la France à un héritage uniquement « occidental » serait toutefois incomplet. Son histoire a également été influencée par :
    • Les peuples celtes de la Gaule.
    • Les peuples germaniques, notamment les Francs.
    • Les échanges avec le monde méditerranéen et musulman.
    • Les apports issus de la colonisation, de l’immigration et de la mondialisation.
    Ainsi, l’identité de France est généralement présentée comme le résultat d’un héritage occidental majeur — gréco-romain, chrétien, humaniste et démocratique — auquel se sont ajoutées de nombreuses autres influences historiques et culturelles.
    FCN
  • La montée de ce poison qu’est le Wokisme

    Une magnifique explication de la montée de ce poison qu’est le WOKISME à votre attention saine lecture les amis 

    Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).

    Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l’après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l’élégance de notre langue, l’arme idéologique qui paralyse aujourd’hui l’Occident.

    Il faut comprendre ce qu’ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n’existe pas, qu’il n’y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l’institution médicale, l’école, la prison, la sexualité, tout n’est qu’une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n’ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l’auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu’il fallait préférer le rhizome à l’arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l’être, la différence à l’identité.

    Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison.

    Car voici ce qui s’est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l’Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n’existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s’est mariée à ce substrat, et l’enfant de ce mariage s’appelle le wokisme.

    Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l’intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n’y a pas de vérité, il n’y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable.

    Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n’ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d’exploitation à une génération entière d’activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d’être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l’opinion.

    C’est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu’il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu’il existe un bien distinct du mal, la croyance qu’il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n’a jamais appris à construire.
    Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part.

    Je m’excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C’est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n’auraient jamais traversé l’océan. Nous avons exporté le doute comme d’autres exportent des armes.

    Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d’IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c’est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu’elle vaut qu’on s’y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n’ont pas honte de la transmettre.

    Alors pardon. Et au travail.

    Therese Zrihen-Dvir