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Nouvel Ordre Mondial

  • Un scénario à la roumaine se profile pour 2027 ?

    Aux législatives de 2024, le RN est arrivé en tête avec 33 % des voix. Mais suite au front républicain et aux 200 désistements pour lui faire barrage, il a fini 3e en nombre de sièges à l’Assemblée, derrière le NFP et la majorité présidentielle.

    Pour nos démocrates modèles, qui traquent la dissidence sous toutes ses formes, mieux vaut le chaos institutionnel généralisé qu’une majorité RN choisie par le peuple.

    Ce qui se prépare avec les lois sur les ingérences étrangères et maintenant intérieures, c’est l’éviction du RN du jeu démocratique, pour non-conformité à la doctrine mondialiste qu’aucun peuple ne saurait contourner.

    Le mondialisme, c’est la mort des nations, donc de la démocratie et des peuples souverains, qui deviendront de simples consommateurs de plus en plus abrutis, remplacés par des robots et par l’IA, laquelle va tout gérer sans besoin de cerveaux humains. On pourra bientôt supprimer l’école et fabriquer des troupeaux de crétins illettrés pour en faire des consommateurs dociles.

    Ce n’est plus de la science-fiction sortie des studios d’Hollywood, nous y sommes.

    Jacques Guillemain

     

  • HISTOIRE

    ELLE NE NÉGOCIE PAS AVEC LES FAIBLES 

    Sous la plume de Charles ROJZMAN, philosophe:

    " Ils nous parlent de menace russe, de POUTINE en spectre menaçant l’Europe.

    Diversion.

    Le danger est ailleurs, ici, au cœur de la France, dans ses failles intimes, dans ses cités, dans ses écoles où l’on récite la litanie de la diversité au lieu d’apprendre l’histoire, dans ses élites qui détournent les yeux, dans cette peur que chacun porte en lui sans oser la nommer.

    La Russie, en vérité, n’est qu’un épouvantail dressé pour éviter de voir l’effondrement intérieur.

    Le péril est domestique, quotidien, presque banal : un séparatisme rampant, une islamisation diffuse, une société où des territoires entiers n’appartiennent plus à la nation.

    C’est la guerre larvée, cette guerre civile à bas bruit que nul ne veut reconnaître et qui avance comme un cancer, métastase après métastase. Les couteaux dans les gares, les prières de rue, les insultes dans les cours d’école, les drapeaux étrangers brandis sur les places publiques : autant de signes que l’État refuse de lire, préférant accuser des ennemis lointains pour ne pas désigner le vrai.

    La République parle encore de « valeurs », mais elle ne défend plus rien. Elle laisse s’éroder l’autorité, elle abdique face au communautarisme, elle se couvre du voile d’une morale humanitaire qui n’est plus que la langue de bois d’une civilisation à l’agonie.

    Ce peuple qui jadis a su être violent pour sa liberté, on le veut aujourd’hui soumis, docile, anesthésié par le discours des droits de l’homme. On lui demande de tolérer l’intolérable, de fermer les yeux sur l’évidence, de croire encore aux mensonges de la coexistence heureuse.

    Mais le peuple sait, au fond : il vit chaque jour la peur. Il la respire. Il la cache derrière ses volets fermés, derrière ses itinéraires déviés pour éviter tel quartier, derrière le silence honteux qui suit chaque attentat. Cette peur est devenue la seule vérité partagée.

    Alors, de quoi parle-t-on encore ? De démocratie ? Non : d’un mot vidé de son sang. De justice ? Elle n’est plus qu’un théâtre où les coupables entrent et sortent sous les applaudissements des bons sentiments. De liberté ? Elle n’est plus qu’un slogan à brandir dans les universités où l’on censure, dans les médias où l’on récite.

    Il ne reste qu’un choix brutal : l’ordre ou la dissolution. L’État doit se décider, non à « inclure » ou « dialoguer », mais à assumer ce qu’il est : une force. Non pas contre tel ou tel groupe en raison de ce qu’il est, mais contre la barbarie, l’anomie, la haine qui rongent de l’intérieur.

    La République ne survivra pas par la pédagogie ni par le sermon. Elle ne se sauvera que par l’autorité nue, exercée sans honte, retrouvée comme une arme.

    Tout le reste n’est que bavardage. La France n’est pas menacée par Moscou, ni même par quelque coalition extérieure : elle se détruit seule, par lâcheté, par refus de voir, par peur d’exercer la force qui la constitua jadis.

    L’histoire, elle, ne négocie pas avec les faibles.

    La France est déjà à moitié morte. La seule question est de savoir si elle acceptera de l’être tout à fait, ou si, dans un sursaut, elle redeviendra ce qu’elle n’ose plus être : une nation. "

    Charles ROJZMAN

     

  • La France en état de mort cérébrale

    L’assassinat atroce de la petite Lyhanna n’est que l’arbre qui cache la forêt.

    Depuis plusieurs jours, nous replongeons dans les mêmes slogans : « Plus jamais ça », « Il y aura un avant et un après Lyhanna ». Les débats stériles s’enchaînent sur les chaînes d’information. Chacun y va de son commentaire, de sa solution miracle, comme toujours dans ces moments-là.

    Les hommages, les bougies, les marches blanches témoignent d’une émotion légitime face à cette nouvelle horreur, qui succède malheureusement à une autre et précède déjà la suivante.

    Et pendant ce temps, ceux qui dirigent notre pays depuis cinquante ans passent de plateau télé en plateau télé pour commenter leurs propres échecs. Incapables de protéger les Français, ils s’enferment dans les excuses, les justifications et les postures de circonstance.

    La mort de la petite Lyhanna changera-t-elle les choses ?
    Ma réponse est non.

    Car c’est tout un pays qui devrait entreprendre sa remise en question, sa révolution morale, politique et civilisationnelle.

    Au prochain drame, nous assisterons exactement au même scénario : les mêmes discours, les mêmes indignations calibrées, les mêmes responsables politiques dont l’unique obsession est de conserver leur place dans un système moribond.

    Nous payons aujourd’hui, au prix fort, des décennies de renoncements. Mai 68 a diffusé le relativisme dans des esprits déjà fragiles et tétanisé des dirigeants qui ont progressivement conduit la patrie dans un état de décomposition avancée.

    La France est en état de mort cérébrale.

    Elle n’est maintenue artificiellement en vie que par les artifices successifs de gouvernements sans vision, par quelques pansements dérisoires appliqués sur une jambe de bois.

    Ce vieux pays, si prompt à donner des leçons au monde entier, est incapable d’empêcher des barbares de mettre des villes à feu et à sang après un match de football. Incapable aussi d’empêcher des bandes dégénérées d’envahir des propriétés privées pour des “drug parties” géantes.

    La colère gronde, mais elle reste sans conséquence.

    Parce que les Français sont devenus résignés. Ils pensent être debout alors qu’ils sont déjà assis. Ils veulent tous le changement, mais personne ne veut changer lui-même. Ils avancent tête basse, prisonniers d’un confort qui les endort pendant que leur pays se défait.

    Les responsables politiques, tous bords confondus, n’ont plus ni souffle, ni courage, ni vision pour inverser cette trajectoire suicidaire.

    Dans ce pays à la dérive, nous avons une gauche insignifiante, sans colonne vertébrale, dont une partie de l’extrême préfère se vautrer dans le fantasme révolutionnaire, l’oisiveté idéologique et la soumission à une contre-culture islamiste qui nous détruit de l’intérieur jour après jour.

    Mais la droite n’est guère plus rassurante : molle, policée, incapable de s’unir, presque honteuse d’exister. Elle parle de combat mais refuse toute confrontation réelle. Depuis des années que je les côtoie, je peux le dire avec gravité : je ne partirais au combat avec aucun d’entre eux. Aucun n’a aujourd’hui l’étoffe d’un chef capable de mener les batailles qui arrivent.

    Ce vieux pays est englué dans un confort destructeur qui annihile toute volonté de survie.

    Nous avons atteint un tel degré de délabrement judiciaire, sécuritaire, identitaire et économique que nous ne savons même plus qui nous sommes, d’où nous venons, ni où nous allons.

    La France est en état de mort cérébrale.

    Et notre président continue de regarder ailleurs, enfermé dans son déni depuis neuf ans. Aucun responsable n’a le courage d’assumer ses échecs ni la dignité d’en tirer les conséquences.

    Le général de Gaulle, lui, connaissait le sens de l’honneur. Il venait d’une institution où l’abnégation, le courage, le sacrifice et l’amour du drapeau constituaient une morale de vie.

    Tous ceux qui lui ont succédé portent une responsabilité écrasante dans la situation actuelle.

    Alors oui, je pense que pour sauver ce pays de lui-même, il faudra un électrochoc. Une autorité ferme. Une main qui ne tremble pas. Une volonté capable de rendre aux Français la fierté d’être ce qu’ils furent jadis : un peuple debout, capable de combattre l’obscurantisme et de renaître de ses cendres.

    Battez-vous.
    Révoltez-vous.
    Ne mourez pas sans combattre.

    Et ne dites plus que vous n’avez pas les moyens.
    Le véritable effondrement commence toujours par la résignation.

    © Pierre Martinet