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26/07/2014

Une question de majorité.

« La majorité pacifique n’a aucune espèce d’importance » 
A propos du politiquement correct....
05:23
 
Intervention de Saba Ahmed, musulmane américaine et réponse de Brigitte Gabriel, une conférencière également américaine
 
La « table ronde » avait pour objet l’attaque par des islamistes contre des citoyens américains à Benghazi.
 
Saba Ahmed
« Je suis étudiante en droit à l’université américaine. Je suis ici pour vous poser une question simple. Je sais que nous dépeignons l’Islam et tous les musulmans, comme mauvais. Mais il y a 1,8 milliards de musulmans adeptes de l’Islam 
Nous avons plus de 8 millions de musulmans américains dans ce pays et je ne les vois pas représentés ici…mais une question est : 
« Comment peut-on combattre une guerre idéologique à l’aide d’armes ? Comment peut on mettre fin à cette guerre ?
Le Djihad est une idéologie, ce dont vous avez parlé est une idéologie, comment pouvez vous gagnez cette chose, si vous ne la confrontez pas idéologiquement.
 
Brigitte Gabriel
Très bonne question ! Très heureuse que vous soyez là et que vous souleviez ce point, cela m’offre l’occasion de répondre.
Ce que je trouve étonnant, c’est que depuis le début de cette table ronde nous parlons de l’attaque à Benghazi contre nos concitoyens, pas une personne n’a parlé de musulmans ne dit pas qu’on était contre l’islam ou qu’on relançait une guerre contre les musulmans.
Nous sommes ici pour discuter comment quatre américains sont morts et ce que fait notre gouvernement. Nous n’étions pas là pour dénigrer les musulmans, c’est vous qui soulevez la question de la « majorité des musulmans » pas nous.
 
Puisque c’est ainsi, permettez que je développe ma réponse ! Il y a aujourd’hui 1,2 milliards de musulmans dans le monde. Bien sur qu’ils ne sont pas tous radicalisés. Leur majorité est constituée de gens pacifiques. Les fondamentalistes sont estimés entre 15 et 25 % selon les services de renseignement autour du monde. Ce qui fait que 75 % d’entre nous sont pacifiques. Mais si vous considérez 15 à 25 % de la population musulmane du monde, vous avez alors une population de 180 à 300 millions de personnes dédiés à destruction de la civilisation occidentale. C’est autant que la population des USA !
 
Pourquoi devons nous nous soucier des 15 à 20 % de radicaux ?
 
Parce que ce sont les radicaux qui tuent ! Ce sont les radicaux qui décapitent et qui massacrent !
Si vous regardez tout au long de l’histoire. Si vous regardez toutes les leçons de l’histoire vous constaterez que : la majorité des allemands étaient pacifiques, pourtant les nazis tracèrent la feuille de route. Résultat : 60 millions de mort, presque 14 millions dans des camps de concentration, 6 millions étaient des juifs.
La majorité pacifique n’avait aucune espèce d’importance.
Si vous considérez la Russie, la majorité des Russes était tout aussi pacifique. Malgré cela les Russes étaient capables de massacrer 20 millions de personnes.
La majorité pacifiste n’avait aucune espèce d’importance.
Si vous considérez la Chine par exemple, la majorité était tout aussi pacifique pourtant, les Chinois étaient capables de tuer 70 millions de personnes.
La majorité pacifique n’avait aucune espèce d’importance.
Si vous considérez le Japon avant la 3eme guerre mondiale, la majorité des nippons était pacifique, malgré cela, le Japon était capable de commettre une boucherie sur son chemin à travers l’Asie du sud est, 12 millions de victimes, tuées la plupart du temps à coups de baïonnette et de pelles. 
La majorité pacifique n’avait aucune espèce d’importance.
Le 11 septembre aux Etats-Unis, nous avions 2,3 millions de musulmans arabes vivants aux USA. Il n’y a eu besoin que de 19 pirates de l’air, 19 radicaux pour mettre à genoux l’Amérique, détruire le WTC, attaquer le pentagone et tuer prés de trois mille Américains ce jour là !
La majorité pacifique n’avait aucune espèce d’importance 
Avec notre capacité de parler et de raisonner, nous tous sur les musulmans pacifistes, je suis heureuse que vous soyez là, mais où se sont manifestés les autres ?
Et puisque vous êtes la seule représentante musulmane ici vous êtes vous distinguée et au lieu de vous interroger pourquoi notre gouvernement….vous êtes Américaine ? Oui…
…Ainsi vous êtes citoyenne Américaine ! En tant que citoyenne américaine assise dans cette salle et au lieu de vous lever pour vous poser des questions au sujet des américains qui sont morts, et que fait le gouvernement pour résoudre ce problème, au lieu de cela, vous avez fait le point sur les musulmans « pacifiques et modérés ». J’aurais espérée que vous ayez ramené dix avec vous pour parler de la responsabilité du gouvernement.
 
Il est temps de mettre le politiquement correct à sa place !
 

09/07/2014

Universalité une illusion

Le « programme » d’un groupe culturel exige une stricte intégration des unités structurelles qui le composent. En particulier si ce groupe se recompose en terre d’immigration.

Un groupe culturel, et d’autant plus cultuel, minoritaire au sein d’un groupe culturel plus vaste n’a pas vocation à imposer sa différence. Il peut la vivre sans trop de dommages dans la mesure où il en accepte l’expression en privé.

La recherche publique de confrontation ne peut que desservir la minorité, à moins que la majorité n’ait d’une manière ou d’une autre, renoncée à son hégémonie.
Dans ce cas, ou dans celui où la minorité agissante parvienne à un équilibre démographique qui lui serait plus favorables, les confrontations se transforment vite en affrontements guerriers si un équilibre culturel nouveau n’est pas réalisé autour de l’aménagement du contexte commun.

La diversité, la variabilité des programmes culturels n’est pas problématique dés que les conditions de l’intégration/assimilation sont réunies : consensus culturel et cultuel, économie en développement, démographie acceptable (régulation et contrôle), niveau éducatif et socialisant performant.

Le défaut d’intégration/assimilation n’est acceptable que si le migrant renonce à pérenniser sa présence au-delà d’un strict besoin économique et un retour vers son pays d’origine dés que ce besoin est satisfait.

Dans le cas contraire, ce qui s’est produit en France en raison du regroupement familial et de l’immigration clandestine maintes fois régularisée, les programmes culturels et cultuels antagonistes se transmettent à la génération suivante sans qu’il ya ait eu évolution adaptative.
Hors, les programmes prescrivent la forme de toutes les attitudes et de tous les comportements.

Nous sommes en période de récession, voulue d’une part et subie d’autre part, et de crise économico financière mondiale et durable. Dans ce cas, les amortisseurs économiques défaillants, l’ascenseur social en panne, la cohésion sociale introuvable, rendent les frustrations incontrôlables.

Les comportements agressifs justifiés par des conflits religieux ou idéologiques, conduisent les minorités aux pires extrémités auxquelles leurs programmes culturels et cultuels, que des leaders fanatiques exacerbent, peuvent les conduire.

La conjonction de tous ces facteurs en interactions, que les pouvoirs ont laissés se développer au nom du Nouvel Ordre Mondial, accélère les processus de causalité qui forment une boucle à présent impossible à ouvrir sans mesures extrêmes (police, armée) nécessaires à la prévention des épouvantables crises sociales, ethniques et religieuses qui se préparent.

La précédente crise, celle de 29 s’est terminé par un conflit planétaire. Il est prévisible que le conflit qui se prépare sera d’une toute autre dimension.

Francis NERI

 

03/07/2014

La connaissance.

Prendre connaissance de ses déterminismes biologiques et sociaux, remettre en cause et en permanence ses attitudes et ses comportements : une aventure exaltante, une nécessité et un devoir pour l’Honnête Homme du XXI siècle.

J’étais un enfant de cinq ans à la fin de la seconde guerre mondiale. Je vivais dans un monde plus simple que celui que nous connaissons aujourd’hui.

Un monde aux téléphones à cadran, sans télévision, sans ordinateur personnel.

Un monde ou l’autorité se devait d’être respectée quelle que soit sa forme.

Un monde ou la notion de consumérisme et d’hédonisme était encore inconnue.

J’ai l’impression de me retrouver dans une autre réalité où le temps et la connaissance s’accélèrent.

Je considère que l’accès à la connaissance en particulier scientifique, trop souvent orientée « technologique » et « consumériste » se révèle merveilleux ou terrifiant, parfois les deux à la fois.

On ne peut pourtant pas penser que la science soit bonne ou mauvaise, c’est une conception purement religieuse ou éthique. Seules les actions, l’utilisation, la pratique, peuvent être morales ou immorales, relever de l’Ethique, de la psychologie, de l’aliénation, mettre en jeu telle ou telle attitudes, tels ou tels comportements.

On ne peut donc pas appliquer le même raisonnement à la connaissance. Pour un scientifique comme pour tout Homme de culture, la science est neutre par nature et l’accès à la connaissance un droit et un devoir.

Dans le monde actuel les hommes ne sont plus hantés par la crainte de l’échec, que ce soit le leur ou celui de la collectivité humaine, alors que pour ma génération, les parents inculquaient à leurs enfants la nécessité d’accéder à la connaissance avec l’acquisition des savoirs, à la nécessité de réussir, d’atteindre ses objectifs au-delà de ses besoins primaires.

Peut importait les succès remportés. Tout pouvait être remis en question. Il n’était pas encore question d’assistanat social et encore moins de partager avec « le reste du monde » des acquis matériels, sociaux, culturels, de mémoire et d’identité.

Bref nous possédions plus de liberté et plus de responsabilité. Le succès était toujours précaire et il fallait sans cesse le consolider.

Bien sur beaucoup renonçaient à prendre les chemins moins fréquentés de la « connaissance » et se contentaient de compromis en se disant : « Je suis ce que je suis et dois donc je vais me contenter de vivre le mieux possible en harmonie avec le reste du monde ».
D’autres se disaient que le temps accordé aux humains est court et qu’il valait mieux user voire abuser des trésors mis à notre disposition, y compris au détriment des « autres ».

Après moi le déluge ! Ma transformation et mon accession à des niveaux de responsabilité, d’efficacité, individuelle et collective n’est pas en mon pouvoir pensaient ils.

Il est trop difficile de se dégager, prendre du recul et de remettre en cause des attitudes et des comportements, des préjugés, des jugements de valeur, des automatismes, des déterminants que les « autres », mes frères humains, mon environnement, mon acquis génétique, mon époque et son contexte ont mis en moi.

Il faut de la volonté, de la détermination et du temps pour acquérir la maîtrise de cette « connaissance ».

C’est chose faisable, mais c'est exceptionnel. Pour beaucoup c’est impossible et c’est la violence, la pulsion destructrice inscrite dans leurs gènes qui prend le pas.

La connaissance scientifique des sciences du comportement à depuis mon jeune âge fait pourtant des progrès considérables, mais furent malheureusement freinés, en France en particulier par celle provenant de l’analyse Freudienne qui déresponsabilise l'individu et culpabilise le groupe.

La psychologie de la forme et l’anthropologie culturelle s’en dégageait et la psychiatrie se détachait enfin de l’étude exclusive du patient individuel pour se tourner vers l’étude des relations humaines au sein de son environnement.

Puis se posèrent les fondements de ce qu’on allait appeler la cybernétique, généralisant aux domaines de la biologie et de l’organisation sociale ce que les ingénieurs et les mathématiciens avaient appris sur les mécanismes auto- régulateurs, en fait auto-correcteurs.
Puis fut soulevée la question de la manière dont sont codés les messages dans notre système nerveux central (le cerveau)
A Vienne, Bertanlanfy enfin, tout vient à point à qui sait attendre, construisait les bases de la théorie des systèmes en mettant particulièrement l’accent sur les systèmes humains (organismes qui disposent d’une source d’énergie continue tirée de l’environnement).
D’autres élaboraient ce que l’on appelle aujourd’hui la « théorie de l’information » et concevaient de nouveaux modèles destinés aux théories de l’apprentissage et de l’évolution du cerveau.

Se produisit alors l’émergence d’un certain nombre d’idées qui touchaient toutes à la nature de la communication que l’on étudia sous trois formes mise en permanence en cohérence : communication managériale ou organisationnelle, la préférée des agences de Marketing, communication pédagogique qui lutta vaillamment contre ce que l’on appela le « pédagogisme » et qui fut un succès au sein, par exemple, de l’école Steiner et enfin communication thérapeutique qui bouleversa complètement la psychologie et la psychiatrie (Bateson et Watzlawick, Ecole de Palo Alto).

Les démarches et enchaînement de la logique prirent vie dans les séquences causales des ordinateurs.

Le résultat fut que les principes mathématiques de l’approche scientifique devinrent une pierre angulaire de l’étude des problèmes de la communication.
Deux scientifiques furent pour moi les vecteurs de la diffusion de cette somme de recherches en France : Henri Laborit, un neurobiologiste fort connu aux USA mais ignoré en France et Joël de Rosnay un cybernéticien (entre autre) qui inventa le mot « systémique », contraction des mots système et cybernétique, que l’on peut qualifier de « science de la régulation des systèmes ».

L’on comprend après avoir connu la dernière crise, celle de 2008 que certains comme le LEAP 2020 avaient prévu bien avant son apparition grâce à une analyse systémique, qu'elle aurait pu être évitée si l’on avait mis en place les systèmes de régulation et de contrôle, les thermostats de l’approche systémique qui auraient conduit au moins à partir de 1973 vers un monde moins encombré de prédateurs économico-financiers et de fanatiques religieux.

Cette approche de la régulation et du contrôle des activités humaines est donc connue depuis les années 70, mais nos dirigeants ont vite compris qu’ils avaient un intérêt personnel et de clan à l’ignorer préférant promouvoir la notion d’autorégulation, ce qui est un non sens connaissant très bien la nature humaine incapable encore et pour longtemps de s’auto contrôler et de faire preuve d’un minimum d’altruisme.

Cet état est donc voulu par ceux qui gouvernent l’Empire et le monde actuel. Dans tous les domaines, l’approche systémique remet en question non pas la nature même du système écologique mondial qui est ce qu’il est et qui tend tout simplement à maintenir sa structure et dont l’évolution est extrêmement lente, mais les attitudes et les comportements de l’espèce humaine qui sont le fruit de milliards d’interactions au sein de l’espèce elle-même et de son environnement.
Tant que ces interactions ne seront pas contrôlées, régulées, rectifiées et les dérapages  sanctionnés dans un certain nombre de domaines : démographie, énergie, industrie, finance, économie, matières premières, tant qu’une juste affectation des richesses produites, en particulier alimentaires ne sera pas effective, les prémisses du désastre éco systémique qui préfigure notre effondrement se feront de plus en plus précises et les rétroactions du système lui-même, de plus en plus violentes, jusqu’au retour à un équilibre qui peut très bien ne pas correspondre au maintien de la vie sur terre, du moins telle que nous la connaissons.

Alors comme nous avons probablement plus de moyens que les dinosaures pour y faire face, commençons dés maintenant à nous poser la question de la signification des signaux auxquels nous sommes confrontés et posons nous la question : Que signifient ces signaux ?

Une fois cette signification clairement analysée et admise, débarrassons nous de ceux qui se refusent d’en admettre le sens et condamnent l’avenir au bénéfice de leur présent.

Ensuite, comme il est bon de penser global mais d’agir local, comme l’avenir dépend de milliards d’interactions et de rétroactions individuelles incontrôlables, commençons par revisiter nos propres attitudes et nos comportements, de nous mettre en adéquation avec nos aspirations les plus profondes et faisons en sorte que le plus grand nombre nous suive dans cette démarche.

Tachons de résoudre la première insuffisance de régulation et de contrôle, celle du niveau individuel, nous passerons ensuite au niveau du groupe, puis de l’espèce. Il n’y a pas d’autres voies possible, c’est le seul et unique chemin, particulier pour chacun d’entre nous, mais unique  pour ce qui concerne l’espèce humaine.

Francis NERI

03 07 14